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EAN : 9782757878576
144 pages
Éditeur : Points (05/03/2020)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 83 notes)
Résumé :
« Ceci est une adresse. Aux femmes en général, autant qu’à leurs alliés. Je vous écris d’où je peux. Le privé est politique, l’intime littérature. »

En France, la quatrième vague féministe a fait son entrée : non plus des militantes, mais des femmes ordinaires. Qui remettent en cause les us et les coutumes du pays de la gaudriole, où une femme sur dix est violée au cours de sa vie, et où tous les trois jours une femme est assassinée par son conjoint.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  13 avril 2019
Quelle réjouissance, combien d'éclats de rire, j'ai lu ce livre, toujours dans "ma forêt" cet après-midi, et il m'a fait du bien !
Evidemment, il est très "provoc", et sans doute bien trop optimiste, car non, mes bien chères soeurs, le patriarcat est encore bien incrusté dans nos vies et nos esprits, mais j'aime la vision "cash" de Chloé Delaume.
Je l'avais entendue, invitée sur France Inter, et j'avais noté le titre de son livre sur .... ma liste de courses ... et oui, j'étais comme beaucoup d'entre nous vers 19 heures 30, à la cuisine, en train de préparer le repas !!
Son ton, ses rires, son assurance m'ont immédiatement plu, j'ai acheté le livre à la première occasion !
J'avais du vague à l'âme aujourd'hui ... merci Chloé, ton livre m'a redonné envie de sourire et même de sourire à tous les "couillidés" rencontrés sur le chemin du retour à ma voiture ... enfin tous sauf les chasseurs, il ne faut pas exagérer non plus !!
Les filles, n'hésitez pas, lisez ce bouquin ....
Les hommes, évidemment, vous aussi :)
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Afleurdelivres
  28 juin 2019
Aurores sororales🌅👭
Insurrection féministe versus « couillidés» en perdition, il était vraiment temps d'aérer😊
Formidable Chloé Delaume. Si originale, vraie et malgré son parcours souvent scabreux, d'un d'optimisme communicatif et d'un enthousiasme revigorant.
Ce manifeste analyse la fin du patriarcat, la montée en puissance du féminisme et encourage à la sororité lien égalitaire et horizontal, comme arme absolue et éthique de vie faisant au passage des pieds de nez au conservatisme.
Ici, le féminisme est prescrit et décortiqué, le machisme démantibulé.
C'est vif, incisif, cash et sans compromission.
Son but: mobiliser dans la bienveillance sororale et le pacifisme pour que cesse cette infériorisation. Elle se livre à un exercice de style brillant et drôlissime malgré le sérieux du sujet, des statistiques à l'appui.
A l'ère du numérique le pouvoir digital écrase peu à peu tous les autres, permettant une immédiateté dans la solidarité. le mâle alpha « ne contrôle plus rien à part la taille de sa barbe » il est « pris dans les fils de la Toile ».
Dans ce nouvel open space l'intime est à la fois privé et public, la cellule familiale se transforme et la maltraitance féminine s'expose.
Aux réseaux sociaux s'associe un journalisme féministe, la Toile devient dépositaire de témoignages salutaires.
L'auteure revient sur les quatre vagues féministes et leurs avancées dont la 4ème, actuelle, s'érige contre le sexisme.
Tout devient possible à l'ère du féminisme 2.0 où l'on balance son porc en un clic, on soutient en un like on informe en un tag et l'on répand l'information dans un « marc d'hastags » car « Internet a libéré la femme là où Moulinex a échoué »😆.
Tour d'horizon de la cause : des suffragettes au MLF en passant par viedemeuf.fr jusqu'aux fameux #balancetonporc et #metoo. La parole à portée de tous « l'équivalent de la rue derrière les écrans » malgré les dérives éventuelles de la délation.
-Sororité- « utiliser ce mot c'est modifier l'avenir » elle nous livre des propositions d'actions pour entretenir la déferlante et oeuvrer « au-delà de l'écran et du clavier ». En prime un chant des partisanes.
Génial.
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hanyrhauz
  08 mai 2019
Merci Chloé Delaume, tout simplement merci ! Ce livre est nécessaire pour comprendre ce que les femmes vivent aujourd'hui. Nous en sommes à la quatrième révolution féministe, celle qui s'intéresse aux us et coutumes : les précédentes ont permis le droit de vote, le droit à la contraception et à l'avortement et de tuer la figure de grand-papa.
#MeToo a changé les choses, une sororité commence à apparaître sur les réseaux sociaux. Et c'est ce concept de sororité qui imprègne toute la dernière partie du texte. Il est temps de se serres les coudes et d'agir ensemble.
C'est un vrai livre féministe, positif, qui ne pointe du doigt aucune femme. On peut être féministe, se maquiller et porter des talons. Ce qui compte, c'est que les femmes ne se dénigrent pas entre elles.
Pour ce qui est du style, la première partie est comme un rap, et je suis persuadée que l'on peut la déclamer en musique.
Un livre à lire de toute urgence !
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Marti94
  11 mai 2019
J'aime beaucoup la façon de mordre de Chloé Delaume et de mettre les pieds dans le plat avec son humour incisif. Car elle est sincère et convaincante. J'ai envie que l'on reprenne avec elle toutes en coeur ce "Mes bien chères soeurs".
Elle constate qu'en France il y en a ras-le-bol de la gaudriole et du patriarcat tout-puissant.
Avec une histoire familiale très douloureuse puisque elle a assisté enfant à l'assassinat de sa mère par son père (ça s'appelle un uxoricide), je comprends qu'elle se soit toujours sentie féministe, avant même de connaître le mot. Elle a toujours eu la volonté d'améliorer et d'étendre le rôle et les droits des femmes dans la société.
Il y a aussi un côté très instructif dans ce court récit qui retrace l'histoire du féminisme. Nous vivons une 4eme vague dans laquelle les outils numériques nous permettent d'entrer dans une ère nouvelle sans non-dits, depuis le mouvement #metoo. La parole se libère sur les réseaux et le patriarcat bande mou. le féminisme concerne les femmes ordinaires et plus seulement les militantes.
Mais ce qui est bien, c'est que Chloé Delaume fait des propositions. Même si cela peut sembler utopique, je trouve formidable cette façon de prôner la sororité. Il ne s'agit pas d'être soeurs au sens familial mais en créant un lien pour des relations horizontales bienveillantes, sans soucis de domination.
Cela me fait penser au slogan du Salon des dames : Liberté, Sororité, Diversité (LSD). le Salon des Dames est « une ONG qui repense la place des femmes dans la société, booste les petites filles à avoir de grandes ailes et empowerise les femmes au quotidien ».
Je suis certaine que plus on est de folles plus on rit et je vais offrir ce livre passionnant à ma soeur que j'adore.
Lu en mai 2019
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jongorenard
  05 août 2019
Mes bien chères soeurs, le titre de ce livre m'a fait penser au départ à la chanson d'Eddy Mitchell. Mais, l'humour mis à part, la comparaison s'arrête là. Ici, badaboum, la messe est dite avec un tout autre sermon. Car, comme l'écrit avec verve Chloé Delaume, « le patriarcat bande mou ». le féminisme 2.0, suite du mouvement MeToo, est le sujet de ce livre hybride, très court et très fort. Comme un cri, personnel et politique, culottée et très drôle. C'est un essai qui mêle histoire, politique, autobiographie et même musique avec le chant des partisanes. L'autrice y aborde la question du renouvellement du féminisme et de l'extinction en court du patriarcat. On y croise Buffy, la chasseuse de vampire, Donald Trump et son lamentable « Grab them by the pussy » et même l'ancienne émission de télé Cocoricocoboy, gaudriole française avec sa vulgarité sexiste et ses plaisanteries graveleuses. Actuellement dans l'ère post-Weinstein, le féminisme est devenu plus performant grâce aux réseaux sociaux, c'est ce que l'autrice appelle la quatrième vague. Après les suffragettes, après le MLF, après les questions de genre, voici venu le temps des hashtags. Chloé Delaume nous parle dans une langue qui claque avec des formules percutantes. Elle reprend des éléments de Virginie Despentes, mais de façon plus poétique et conciliante en s'adressant à tous les courants du féminisme avec le rêve d'un mouvement unifié et bienveillant, un féminisme de soeurs et pas de rivales. Pour y parvenir, elle creuse la langue qui a toujours été une chasse gardée masculine, elle réfléchit aux mots, à leurs histoires, à leurs usages actuels, anciens ou disparus. Car ce qui n'est pas nommé n'existe pas. Elle propose le mot sororité pour appeler ce nouveau féminisme, un mot jeté aux orties depuis des lustres, le pendant de fraternité. Un mot pour rompre avec les comportements individuels de rivalité féminine, pour en finir avec les logiques hiérarchiques verticales du patriarcat, un mot pour aller vers plus d'horizontalité, d'apaisement, pour définir d'autres formes de rapports sociaux. Car pour « soeur » Chloé, la révolution des moeurs est amorcée. Et un jour, peut-être, fraternité et sororité disparaitront de l'usage au profit d'humanité, tout simplement.
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critiques presse (1)
Bibliobs   08 mars 2019
La messe est dite. Et avec quelle verve. Noire, incantatoire, foudroyante. Pythie sans pitié, piquante et piquée, Chloé Delaume a revêtu sa plus belle chasuble pour prononcer son sermon sur la chute de l’homme. Le patriarcat vit ses dernières heures et la romancière lui offre un enterrement de première classe.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   13 avril 2019
Le crépuscule des guignols

Le patriarcat bande mou. Quelque chose est pourri au royaume de la flaque, les indices et symptômes croissent et se multiplient.
A se regarder jouir de son impunité, le mâle alpha n'a pas vu surgir l'obsolescence de ses propres attributs et fonctions symboliques.

Vigueur, combativité, courage, maîtrise : les canons occidentaux antiques sont en cours de fossilisation.
Le mâle alpha s’éteint, ses pouvoirs s'amenuisent.
L'époque est historique et les faits indéniables.

Les critères et fictions virilistes se périment à mesure que la technologie se substitue à l'humain.
Force et puissance physiques : les muscles de ces messieurs, l'automation s'en branle, drones et exosquelettes partout se greffent et se déploient.

Les formes et stratégies d'oppressions séculaires s'avèrent déjà inefficaces.
Intimider un algorithme ne relève pas plus de l'envisageable que de culpabiliser une base de données.
Les logiciels sont insensibles au chantage affectif, l'intelligence artificielle hermétique aux effets de la testostérone.

Au contact de la quatrième révolution industrielle, la phallocratie devient soluble : tous égaux devant le chômage et les applications de rencontre.
Des corps usés, nervures dissoutes, de la viande au rabais qui à force de râteaux s'est tellement attendrie, c'est dur de distinguer l'identité sexuelle de la chair à pâtée, quel que soit le marché sur lequel elle évolue.

Le couillidé ne contrôle plus rien mais à part la taille de sa barbe. Les jeunes filles codent et les enfants rient de la fable du chevalier.
Evolution des mœurs et des pratiques de vie.
Sur les écrans, trop de héros; dans la réalité, protéger est un verbe qui ne se conjugue plus qu'à l'échec antérieur.

Le mythe du papatron pilier sécuritaire se consume à même la souche, en sachant le roi nu, personne ne se veut plus prince.
Un sceptre, une dynastie. Faillite pour héritage et anosognosie, des châteaux en hospice avec vue sur le bilan carbone, la corruption transmise de gourdin en gourdin.
Les trésors de papy, la jeunesse le remercie, mais elle n'a pas de placards dans sa colocation.

C'est l'histoire d'une espèce qui se regarde dans le miroir sans admettre que son visage est celui de Donald Trump.
No que le monothéisme li fait une vilaine peau.
C'est l'histoire de la chute du vieux papatronat à l'heure où la puissance ne sait plus dans quel corps elle devrait s'incarner.
C'est l'histoire du pouvoir qui, soudain, change de camp.
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HarioutzHarioutz   13 avril 2019
La seule chose que toutes les femmes partagent, c'est le fait d'être perçues en tant que femmes et d'être traitées comme telles.
Julia Serano
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hanyrhauzhanyrhauz   07 mai 2019
J'écris de chez les vraiment toutes seules. Les orphelines, les nullipares, les célibataires à Paris. Celles sans attaches ni branchée, qui dans le réel flottent. Qui s'écrivent à la craie, leur vie faite de falaises, qui ne savent pas qui prévenir en cas d'accident. J'écris de chez les sans-famille, celles qui doivent s'inventer chaque jour. De chez celles qui en rigolent, c'est une question de principe. La faiblesse est toujours une maladie honteuse.
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19chantal19chantal   15 août 2019
La sororité est une attitude. Ne jamais nuire volontairement à une femme. Ne jamais critiquer publiquement une femme, ne jamais provoquer le mépris envers une femme. La sororité est incluante, sans hiérarchie ni droit d'aînesse. Cercle protecteur, horizontal
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19chantal19chantal   15 août 2019
Le jeu du Badaboum est un vieux jeu d'adresse et d'équilibre, le but est d'empiler des pièces de bois jusqu'à la chute. La pièce de trop, et badaboum.
Lorsque sur le plateau social un représentant du papatronat empile les remarques sexistes ou paternalistes, les joueuses en présence ont pour but de lui faire perdre l'équilibre en ponctuant chacune de ses saillies d'un "badaboum".
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Vidéo de Chloé Delaume
Adélaïde vient de rompre, après des années de vie commune. Alors qu'elle s'élance sur le marché de l'amour, elle découvre avec effroi qu'avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l'idée de rencontrer un homme et de l'épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait. Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d'apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d'édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu'elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d'hommes, et ils meurent en premier. »
À l'heure de #metoo, Chloé Delaume écrit un roman drôle, poignant, et porté par une écriture magnifique.
Retrouvez les informations sur notre site : https://bit.ly/3jaRGL1
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