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ISBN : 2021411982
Éditeur : Seuil (14/08/2019)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu'au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l'autre. Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s'engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  04 septembre 2019
Sur les terres arides et incultivables de l'Utah, Wyatt et Lucy, jumeaux fusionnels tout juste sortis de l'adolescence, tentent de s'en sortir seuls depuis la mort de leur père. Tué. D'un coup de fusil. Par Lucy…
Quand « la fille », une gamine qui n'en est plus une débarque et abat froidement six de leurs bêtes, Wyatt sent le drame et la faillite arriver, et n'a d'autre choix que de se lancer à sa poursuite pour récupérer son préjudice. de son départ à son retour, Wyatt ne rencontrera que le désert, les gangs, la drogue, la soif, la violence. Et le sang, celui qui coule, celui qui nourrit, celui qui est transmis.
Attendu avec impatience en raison des avis flatteurs lus pendant l'été, À sang perdu de Rae DelBianco traduit par Théophile Sersiron m'a finalement laissé sur une impression mitigée… Pourtant j'étais le bon client pour ce roman bien noir où la violence, physique et morale est omniprésente, conditionnant sous des angles différents les vies de Wyatt et de « la fille ». Mais aussi pour ces approches nature writing du désert ou des forêts de l'Utah. Et également pour ces portraits d'écorchés vifs confrontés au deal binaire de tuer ou d'être tués. Sans oublier cette atmosphère brûlante et étouffante que l'environnement désertique fait régner tout au long du livre.
Mais une certaine confusion dans l'écriture m'a malheureusement et souvent perdu, mélangeant dans un même paragraphe des phrases profondes à d'autres particulièrement torturées ; déversant une profusion d'adjectifs là où j'aurais aimé davantage de simplicité ; revenant trop souvent à l'étude psychologique et familiale de ces jumeaux, avec un désagréable sentiment de redites… Bref, un thème mais pas forcément un style pour moi, puisque l'auteure est une des plumes US contemporaines les plus prometteuses. Je réessaierai donc pour son prochain livre.
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BuffaloVoice
  16 septembre 2019
Il faut dire que la couverture ne pouvait pas me rater, bisonophile en puissance tolérante sur les autres bêtes à cornes... il faut dire aussi que le titre claquait au vent, que le nom de l'auteur était euphonique, que le Seuil est l'éditeur de Sabato. Il y avait marqué Cormac McCarthy en petit, comme pour souligner quelque chose de maudit.
Derrière, les mots de la promotion indiquaient un western électrique et ultra-violent, la bio de l'écrivain, plaquée à côté de la photo d'une blonde au regard hanté, échappée d'American Horror Story, annonçait que Rae DelBianco avait abandonné l'élevage de bovins pour s'enfermer avec sa grand-mère de 88 ans afin d'écrire, enfin, vous voyez, le paquet Violente Rurale Amérique fascinante, offre à tes anciens dieux européens fatigués une nouvelle voix à dévorer...
Mais la promesse du moteur tonitruant n'a pas pu tenir la route et, à mi-chemin, je lâchai le morceau, bolide en panne.
Un morceau sanglant, poussiéreux et terreux, poisseux et brutal dès la scène d'entrée où le troupeau de Wyatt est décimé (du nom exact, puisqu'une bonne dizaine de têtes tombent dans la nuit, sous les balles d'un ennemi invisible). Celui-ci, vivant seul avec sa jumelle après des circonstances tragiques qui nous seront révélées au compte-goutte, part en chasse contre son agresseur à travers un Utah désertique et halluciné, pour tenter quelque chose plutôt que l'impuissance de devoir quitter les terres familiales à la suite d'un massacre qui les laisse, lui et sa soeur, exsangues à tout point de vue.
Mais si tout le détail de la chair coulante, suppurante, maculée, noircie, ensablée nous est déployé le long de laborieuses descriptions souvent confuses, il me semble que le couteau peine à passer sous le cartilage. On sent Rae DelBianco obstinée (en survol, lisant à partir de la page 140 une poignée de pages toutes les 20 pages jusqu'au final, pour comprendre sa construction et son choix romanesque), acharnée même à tourner autour de la plaie, de la mise à mort, de la survie en de sinistres conditions physiques, jusqu'au bout de l'épopée, essouflée à tirer sur tout ce qui bouge et faire souffrir convenablement ses tristes sires, mais de sa fosse sceptique, de son ventre pourri à elle, rien, je n'ai pas trouvé un seul son vibrant dans ce fracas, un son qui ne soit déjà désossé, à qui on aurait donné une chance de vivre. Les descriptions même, morceaux de phrases apposées avec des "et, ..., et...." à n'en plus finir, ne trouvent que de brefs envols aussitôt retombés, et l'effet viscéral ne fonctionne pas, les entrailles étant déjà sèches, à peine sorties. Bien sûr que la comparaison à McCarthy s'imposait, mais certes pas dans le sens de l'éloge. Plutôt dans le sens d'une cible qu'on a raté, à trop vouloir mimer un enfer qui ne peut pas simplement se travailler : le rythme, la musique de la phrase, surtout si tu dois filer à 180 km/h dans un pickup, ou encastrer ta moto dans un poney sauvage, la beauté d'une vision même - surtout - de violence infinie, c'est cette grâce injuste dont tu es dotée ou non et qui me semble, à moins que cela ne soit un problème de traduction (je ne suis pas compétente pour en juger), absente de ces pages. Décidément, je peine à trouver le livre total que j'affectionne particulièrement, dans cette rentrée littéraire : fond, forme, surprise et insolence.
Sans passion mais sans rejet, mais n'ayant pas le coeur d'y passer plusieurs heures encore, je rends À sang perdu à son destin, ne lui souhaite pas de mal mais ne peux rien pour lui.
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motspourmots
  14 août 2019
Voilà typiquement ce qui peut arriver lorsque vous participez en tant que jurée à un prix de lecteurs : vous recevez un livre sur lequel vous ne vous seriez pas précipitée, vous jetez un oeil sceptique à la quatrième de couverture - "western électrique", "cartels de drogue sanguinaires"... hum... -, vous grimacez ; mais vous vous êtes engagée alors. Alors, vous lisez. Au début vous vous forcez un peu mais vous vous trouvez prise par... un je ne sais quoi, une atmosphère, une tension, un rythme. Vous vous surprenez à avoir envie d'avancer. Vous êtes intriguée, et puis intéressée, et puis sacrément épatée. Et voilà. Vous venez de lire un truc qui n'est pas du tout votre tasse de thé - il est d'ailleurs peu probable que vous cherchiez à réitérer l'expérience - et de trouver ça sacrément bien balancé.
Tout commence par une scène terriblement cinématographique, dans la nuit noire. le calme et l'isolement dans lesquels vivent Wyatt et sa soeur Lucy sont brutalement troublés par l'intrusion d'une jeune femme armée jusqu'aux dents qui abat sans broncher le troupeau du ranch familial. Qui est-elle ? Que cherche-t-elle ? Fou de douleur et de rage, Wyatt se lance à sa poursuite dans le but de récupérer les quelques milliers de dollars que lui auraient rapporté la vente des bêtes et dont dépendent leur survie. le début d'une course poursuite sanglante et pleine de surprises dans des zones arides et désertes de l'Utah, des paysages à couper le souffle.
Le moins que l'on puisse dire c'est que Rae DelBianco sait installer une ambiance, planter un décor. On sent la poussière, la chaleur, la rudesse du désert. Façon western revisité par un Tarentino en grande forme, rapport à la dose d'hémoglobine. La violence est ultra-présente et pourtant, jamais gratuite. Derrière elle affleure un portrait de l'Amérique sauvage, loin des grandes villes policées (quoi que…) où règne encore la loi du plus fort sous l'influence de cartels et autres hors la loi. Ici, on cherche à survivre et pour cela, on n'hésite pas à donner la mort. de cette épopée sauvage émergent deux figures, l'une féminine, dont on ne connaîtra pas le nom, rompue aux rapports de force et passée maîtresse dans l'art de tuer. L'autre, Wyatt, plongé malgré lui dans un engrenage de violence qui va l'obliger à piocher au fond de lui des ressources insoupçonnées. Au centre, la question de la légitimité à tuer. A l'horizon, le point de bascule. L'instant qui vous empêche définitivement de revenir en arrière. Si le roman démarre lentement, le crescendo attache irrémédiablement le lecteur aux pas de Wyatt qui porte en lui le questionnement universel de l'homme qui ferraille pour ne pas perdre sa part d'humanité.
Rae DelBianco est une toute jeune femme au visage d'ange, A sang perdu est son premier roman et tout ceci est très très impressionnant dans sa façon de mêler classique et modernité pour nous parler de l'Amérique. Puissant.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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CaroGalmard
  18 septembre 2019
Il y a les coups de coeur et...les coups de beurk.
Eh bien je suis navrée de situer ce roman dans la catégorie coup de beurk en ce qui me concerne.
Pour être tout à fait honnête, je n'ai même pas réussi à le terminer. J'ai atteint très péniblement les 130 pages, avec l'impression d'avancer dans un labour frais, dont la boue qui s'accroche aux bottes, rend la marche pesante et difficile.
Je suis vraiment restée à côté. A côté de l'ambiance, de l'histoire, des personnages. Comme une peinture abstraite qui ne parvient pas à émouvoir, à transmettre du sens.
Les phrases sont alambiquées, longues, mêlant plusieurs thèmes et sujets, pour en rendu fouilli qui manque de netteté et de fluidité.
Voilà. C'est rare que je ne finisse pas un roman, surtout après avoir réussi à passer le cap des 100 pages, mais définitivement non. Je suis même soulagée d'avoir pris la décision de ne pas le finir
Alors, faut-il le lire ? Je vous souhaite sincèrement d'y arriver.
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Sabine57
  07 septembre 2019

Une atmosphère sombre, glauque et pesante, c'est dans un endroit isolé que l'on commence à avoir le souffle coupé par cette ambiance macabre où nos emporte l'autrice.
" Un décor ambiance western avec des chevaux et des vaches tachées de sang."
Aucune pitié dans ce roman pour les faibles, seules les forts s'en sortiront en vie.
Wyatt va devoir partir dans une aventure sanglante, afin de retrouver une jeune fille assoiffée de sang qui n'a peur de rien.
Ensemble, ils vont devoir affronter des trafiquants et ils frôleront la mort à chaque mauvaise rencontre. Il apprendront à se découvrir avec méfiance et dans leurs esprits l'envie de tuer.
Lucy attends son frère, seule comme un fantôme elle survie dans sa maison où règne encore un profond malaise suite à ses erreurs passées.
Ici ce n'est pas trop le rêve américain mais un bon cauchemar teinté de rouge.
Les armes à feu, les armes blanches et la violence font partie de cette histoire qui franchement met parfois mal à l'aise, il n'y a rien d'amusant dans la vie de ces personnages mornes et tristes.
Pour les lecteurs qui adorent les romans noirs et ben c'est celui-ci qu'il faut lire, si vous aimez les bonnes giclées d'hémoglobine et les situations embarrassantes vous allez être servi.
Lien : https://sabineremy.blogspot...
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critiques presse (1)
LeFigaro   05 septembre 2019
Prose âpre, dialogues au couteau, descriptions frottées au papier de verre... Cette odyssée a quelque chose de grand, de tragique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   04 septembre 2019
Tuer n’est pas une fin en soi, c’est un transfert de pouvoirs. (…) Tuer avec sincérité est un acte impersonnel, fait sans hésitation, dans l’intention d’atteindre un but précis.
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JIEMDEJIEMDE   04 septembre 2019
Dans ce monde, quand l'opportunité se présente, certaine personnes doivent être tuées si on veut en épargner cent autres.
Commenter  J’apprécie          80
JIEMDEJIEMDE   01 septembre 2019
Mais quoi de plus implacable que le ciel asséché de l'Utah, blanchissant les crânes, repoussant le sable à l'intérieur des pâturages sans rien offrir pour affronter la destruction chaotique de tout ce qui flottait sur la boue irriguée dans les hauteurs des déserts du sud qui avalaient notre siècle.
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JIEMDEJIEMDE   02 septembre 2019
Les hommes pensent tout savoir du désert comme ils pensent tout savoir de la violence. Mais ils ont tort, pour les deux.
Commenter  J’apprécie          50
JIEMDEJIEMDE   02 septembre 2019
À partir de maintenant, t'es jetable. Peu importe l'utilité que cette fille te trouvait jusque-là, elle a eu ce qu'elle voulait. Elle est en sécurité ici, et elle a du boulot. Alors si elle se trouve à avoir besoin, ou même envie, de te buter, plus rien n'assure ta survie. Et crois-moi, ces situations finissent toujours par arriver.
Commenter  J’apprécie          10
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