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EAN : 9782757880487
336 pages
Éditeur : Points (10/09/2020)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu'au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l'autre. Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s'engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  04 septembre 2019
Sur les terres arides et incultivables de l'Utah, Wyatt et Lucy, jumeaux fusionnels tout juste sortis de l'adolescence, tentent de s'en sortir seuls depuis la mort de leur père. Tué. D'un coup de fusil. Par Lucy…
Quand « la fille », une gamine qui n'en est plus une débarque et abat froidement six de leurs bêtes, Wyatt sent le drame et la faillite arriver, et n'a d'autre choix que de se lancer à sa poursuite pour récupérer son préjudice. de son départ à son retour, Wyatt ne rencontrera que le désert, les gangs, la drogue, la soif, la violence. Et le sang, celui qui coule, celui qui nourrit, celui qui est transmis.
Attendu avec impatience en raison des avis flatteurs lus pendant l'été, À sang perdu de Rae DelBianco traduit par Théophile Sersiron m'a finalement laissé sur une impression mitigée… Pourtant j'étais le bon client pour ce roman bien noir où la violence, physique et morale est omniprésente, conditionnant sous des angles différents les vies de Wyatt et de « la fille ». Mais aussi pour ces approches nature writing du désert ou des forêts de l'Utah. Et également pour ces portraits d'écorchés vifs confrontés au deal binaire de tuer ou d'être tués. Sans oublier cette atmosphère brûlante et étouffante que l'environnement désertique fait régner tout au long du livre.
Mais une certaine confusion dans l'écriture m'a malheureusement et souvent perdu, mélangeant dans un même paragraphe des phrases profondes à d'autres particulièrement torturées ; déversant une profusion d'adjectifs là où j'aurais aimé davantage de simplicité ; revenant trop souvent à l'étude psychologique et familiale de ces jumeaux, avec un désagréable sentiment de redites… Bref, un thème mais pas forcément un style pour moi, puisque l'auteure est une des plumes US contemporaines les plus prometteuses. Je réessaierai donc pour son prochain livre.
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Bazart
  19 décembre 2019

Wyatt et Lucy, un frère et une soeur, jumeaux fusionnels, vivent seuls dans un ranch isolé du fin fond de l'Utah. La mère d'abord puis le père sont morts. A peine adulte, ils sont seuls à travailler la terre laissée par leurs ancêtres. La violence du monde extérieur les frappe de plein fouet lorsqu'une adolescente abat sans raison des têtes de bétail en blessant Wyatt. le jeune homme prend en chasse la sauvageonne.
Dans cette course poursuite, Wyatt va rencontrer l'Amérique profonde, l'Amérique de la marge, une Amérique inconnue, pourrissante et florissante, l'Amérique des cartels de la drogue. Un monde perdu entre Phoenix, Albuquerque et Vegas.
Fable initiatique, panthéiste et violente, récit d'apprentissage extrême, la prose de Rae Delbianco, saignante et poussiéreuse entraine le lecteur dans une ballade sauvage.
Jeune écrivaine (26 ans) et déjà à l'égale des vieux routiers, elle écrit sec et syncopé.
Un match de Free-Fight littéraire qui ne s'arrêtera pas au premier sang et qui laissera le lecteur groggy.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Wyoming
  05 décembre 2019
Très, très grand roman d'une jeune écrivaine, son premier! Puisse-t-elle écrire encore, encore et encore et avec tant de qualités!
C'est un roman de sang, de sauvagerie, de survie, de haine, de violence, d'amour fraternel, de mystère, dans un cadre naturel qu'il imprègne de tout le sang versé, nourrissant une terre hostile, avec de courtes et heureusement nombreuses descriptions de terre et ciel, étoiles et soleil, chaleur et froid.
Rae DelBianco installe son histoire dans le cadre désertique de l'Utah et entraîne ses lecteurs dans une fantastique poursuite d'un garçon après une fille qui a tué plusieurs animaux de son ranch. Il veut récupérer l'équivalent de cette perte financière qu'elle lui a causée, rien de plus.
A partir de ce thème qui peut paraître banal, une construction élaborée d'une histoire qui va s'emballer, où le suspense et l'action vont côtoyer la méditation sur la destinée humaine, les origines, l'aboutissement dans la mort, la gémellité, le parricide.
Ce que j'ai particulièrement aimé ce sont les zones d'ombre que Rae DelBianco laisse s'installer dans l'histoire, permettant au lecteur de peupler son imaginaire et son interprétation, sachant que le mystérieux ne peut jamais être expliqué, mais approché avec prudence ou violence, ainsi qu'en témoignent les deux, voire les trois, héros du livre.
La relation de poursuite va devenir une relation de survie, la fille et le garçon devant faire cause commune et boire le même sang. Rae DelBianco ne s'attarde pas sur les explications de détail, elle est dans le mouvement de cette histoire qu'elle porte dans une écriture où le rythme sait s'accorder avec le vécu : frénésie de l'action violente, calme et lenteur des temps d'échange sur le destin entre la fille et le garçon. Ces deux personnages en deviennent très attachants et ils conduisent le lecteur jusqu'au bout du livre, indispensables qu'ils sont jusqu'au terme de cette épopée.
La nature est bien sûr très présente à travers le désert, les coyotes, les chevaux, le vent, les odeurs du sang, de la sueur, des animaux, de la douleur et de l'espoir.
Un premier roman fabuleux!
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motspourmots
  14 août 2019
Voilà typiquement ce qui peut arriver lorsque vous participez en tant que jurée à un prix de lecteurs : vous recevez un livre sur lequel vous ne vous seriez pas précipitée, vous jetez un oeil sceptique à la quatrième de couverture - "western électrique", "cartels de drogue sanguinaires"... hum... -, vous grimacez ; mais vous vous êtes engagée alors. Alors, vous lisez. Au début vous vous forcez un peu mais vous vous trouvez prise par... un je ne sais quoi, une atmosphère, une tension, un rythme. Vous vous surprenez à avoir envie d'avancer. Vous êtes intriguée, et puis intéressée, et puis sacrément épatée. Et voilà. Vous venez de lire un truc qui n'est pas du tout votre tasse de thé - il est d'ailleurs peu probable que vous cherchiez à réitérer l'expérience - et de trouver ça sacrément bien balancé.
Tout commence par une scène terriblement cinématographique, dans la nuit noire. le calme et l'isolement dans lesquels vivent Wyatt et sa soeur Lucy sont brutalement troublés par l'intrusion d'une jeune femme armée jusqu'aux dents qui abat sans broncher le troupeau du ranch familial. Qui est-elle ? Que cherche-t-elle ? Fou de douleur et de rage, Wyatt se lance à sa poursuite dans le but de récupérer les quelques milliers de dollars que lui auraient rapporté la vente des bêtes et dont dépendent leur survie. le début d'une course poursuite sanglante et pleine de surprises dans des zones arides et désertes de l'Utah, des paysages à couper le souffle.
Le moins que l'on puisse dire c'est que Rae DelBianco sait installer une ambiance, planter un décor. On sent la poussière, la chaleur, la rudesse du désert. Façon western revisité par un Tarentino en grande forme, rapport à la dose d'hémoglobine. La violence est ultra-présente et pourtant, jamais gratuite. Derrière elle affleure un portrait de l'Amérique sauvage, loin des grandes villes policées (quoi que…) où règne encore la loi du plus fort sous l'influence de cartels et autres hors la loi. Ici, on cherche à survivre et pour cela, on n'hésite pas à donner la mort. de cette épopée sauvage émergent deux figures, l'une féminine, dont on ne connaîtra pas le nom, rompue aux rapports de force et passée maîtresse dans l'art de tuer. L'autre, Wyatt, plongé malgré lui dans un engrenage de violence qui va l'obliger à piocher au fond de lui des ressources insoupçonnées. Au centre, la question de la légitimité à tuer. A l'horizon, le point de bascule. L'instant qui vous empêche définitivement de revenir en arrière. Si le roman démarre lentement, le crescendo attache irrémédiablement le lecteur aux pas de Wyatt qui porte en lui le questionnement universel de l'homme qui ferraille pour ne pas perdre sa part d'humanité.
Rae DelBianco est une toute jeune femme au visage d'ange, A sang perdu est son premier roman et tout ceci est très très impressionnant dans sa façon de mêler classique et modernité pour nous parler de l'Amérique. Puissant.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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lechristophe
  23 octobre 2020
On est aux États-Unis, dans l'Utah, dans un ranch occupé par des jumeaux âgés de vingt-trois ans. Une soeur, Lucy, devenue foldingue et Wyatt, un frère, borgne. Ils essayent d'élever quelques têtes de bétail etne roulent pas sur l'or car l'Utah, c'est du désert, le Grand Lac Salé et Salt Lake City bâtie sur ses rives.
Nos jumeaux, donc, sont pauvres. Et Lucy n'est pas tellement productive depuis qu'elle a une araignée au plafond (c'est comme cela que je l'ai compris), c'est à dire, depuis qu'elle a abattu leur père au cours d'un accident de chasse.
La faillite les guette même le jour où une furie, nommée seulement "la fille" tout au long du roman, leur abat une grande partie de leur troupeau à l'arme automatique. Wyatt réussit à la capturer mais elle s'évade bien vite. Il lui faut alors absolument la poursuivre afin qu'elle leur rembourse ce qu'elle leur a détruit. Lui qui ne sort presque jamais des limites de son ranch, qui ne se mêle pas aux autres, qui n'a jamais dénoncé sa soeur aux autorités pour lesquelles leur père est toujours en vie, en poursuivant "la fille", va devoir faire face à l'ultra-violence des cartels de narcotrafiquants qui infestent l'Ouest sauvage des États-Unis.
Ce premier roman mêle scènes d'extrême violence, longues plages paisibles de nature writing (traversée du désert), et souvenirs d'adolescence des jumeaux avec leur père.
Malheureusement, beaucoup trop de choses font que je n'ai finalement pas accroché à ce roman.
Je vais déjà citer en tête de liste le style de l'auteur. En voulant poser une ambiance poisseuse, pleine de désespoir, elle accumule les phrases compliquées ne voulant au final rien dire, surtout quand elle se penche sur le cas de Lucy. Bref, à moins qu'il n'y ait eu une mauvaise traduction en français, je n'ai pas du tout été sensible à la poésie de Rae DelBianco, trop étrange pour moi.
Ensuite, si je continue ma liste de tout ce qui ne m'a pas plu, je pourrais y ajouter les personnages principaux (les jumeaux Wyatt et Lucy, et "la fille") qui ne m'ont pas paru sympathiques, certaines actions incompréhensibles des personnages (pourquoi, lors de la scène de fusillade dans le désert, "la fille" fuit puis revient se jeter au coeur de la bataille ?), les scènes inutiles centrées sur Lucy seule dans le ranch, les scènes finalement inutiles de souvenirs de l'éducation des jumeaux par leur père (je pensais qu'elles allaient expliquer le meurtre du père), la cruauté envers les animaux, et, enfin, la fin très décevante (tout ça pour ça !). Ouf !
Je n'en remercie pas moins Babelio pour m'avoir sélectionné lors de sa Masse Critique d'octobre et l'éditeur Points de m'avoir envoyé la version poche d'"À sang perdu".
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critiques presse (2)
Bibliobs   25 septembre 2019
La qualité du cauchemar est à la mesure du talent de l’auteur : Rae DelBianco, 26 ans, a été éleveuse de bétail, modèle à Bali, étudiante à Londres. De ses diverses expériences, elle a tiré un livre brutal et élégant, avec une sourde tonalité biblique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   05 septembre 2019
Prose âpre, dialogues au couteau, descriptions frottées au papier de verre... Cette odyssée a quelque chose de grand, de tragique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   19 décembre 2019
Une des motos fit un écart pour prendre la fille par le coté et le motard sauta de son engin pour s’élancer à pied vers elle, hurlant en espagnol. L’homme avait sorti son arme mais ne tirait pas et sans rien lui répondre elle se retourna et lui fonça dessus, ils tombèrent enchevêtrés au sol. Ce fut elle qui se libéra en premier, roulant dans le sable et le plaquant au sol, lui écrasant les épaules de ses genoux. Le coup de l’homme se plia en se brisant et quelques secondes plus tard elle était à nouveau debout et courait, le fusil de l’homme à la main.
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WyomingWyoming   04 décembre 2019
La porte n'avait pas de seuil et la poussière du désert se déversait dan la pièce pour s'y tasser en un sol de terre compacte. A l'intérieur, les vitres jaunies étaient maculées de crottes de mouches. Les murs étaient couverts de paniers tressés empilés jusqu'au plafond bas, et des bouts de rubans ternis pendaient accrochés sur le mur du fond. Un comptoir en formica décoloré par le soleil était marbré de taches brunes comme les mains d'un vieux.
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WyomingWyoming   04 décembre 2019
Le sang rouge, désormais violet et tirant vers le noir après être passé par le filtre de sa chaussette en laine et s'être mélangé à la sueur du cuir de sa chaussure, coulait en noircissant une fleur brodée sur le côté de sa botte de cow-boy. Une goutte s'y accrochait et le reste s'écoulait, coulant et coulant et formant une flaque dans le désert comme de l'encre fraîche jetée sur le sable. En se répandant et s'imprégnant ainsi, il ramollissait un sable qui n'avait pas vu d'eau depuis six mois, excitant les larves de créatures microscopiques restées jusque-là endormies dans l'attente de son retour. Ce liquide chaud, plus frais pourtant que le désert lui-même, s'infiltra en formant des pétales ou des cicatrices dans les profondeurs du sable, jusqu'à atteindre les nids remplis d'oeufs de papillons de nuit et de puces de sable sous la surface, les faisant alors éclore collectivement et absorber cette eau avant qu'elle s'évapore de nouveau, aussi vite qu'elle était arrivée, les papillons mourant avant de disparaître à leur tour, un instant seulement après avoir été créés par le sang et la sueur échappés de la botte d'un vieil homme.
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WyomingWyoming   03 décembre 2019
Les pierres restent pendant si longtemps au même endroit, elles endurent tant de chaleur, de pluie et de siècles, montant et descendant au gré du niveau du sol, et elles résistent, intactes, seulement pour qu'enfin on les ramasse et se les mette dans les poches.
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JIEMDEJIEMDE   01 septembre 2019
Mais quoi de plus implacable que le ciel asséché de l'Utah, blanchissant les crânes, repoussant le sable à l'intérieur des pâturages sans rien offrir pour affronter la destruction chaotique de tout ce qui flottait sur la boue irriguée dans les hauteurs des déserts du sud qui avalaient notre siècle.
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Videos de Rae Delbianco (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rae Delbianco
Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu'au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l'autre.
Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s'engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, de cartels de drogue sanguinaires et de coyotes affamés, au risque de s'éloigner à jamais de la seule personne qu'il ait jamais aimée.
Western d'apprentissage électrique au coeur de paysages grandioses et inhospitaliers, odyssée mythique où chacun lutte pour sa vie, haletant du premier coup de feu à la dernière insolation, À sang perdu est la révélation d'une voix puissante de la littérature américaine.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Rae DelBianco a grandi en Pennsylvanie. À l'âge de 14 ans, elle s'est lancée dans l'élevage de bétail. Après avoir obtenu son diplôme à l'université de Duke en 2014, elle a suivi des cours d'écriture à Londres. Elle s'est ensuite installée dans le New Jersey avec sa grand-mère de 88 ans pour pouvoir écrire. À Sang perdu est son premier roman.
Retrouvez les informations sur notre site : http://bit.ly/2GDGk13
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