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EAN : 9788857420462
196 pages
Faligi Editore (20/05/2014)
4.4/5   5 notes
Résumé :
"Roseaux au vent" se passe dans la région de Nuoro (centre nord oriental de la Sardaigne) où est née l'auteur Grazia Deledda. Le livre raconte l'histoire de trois s?urs Ruth, Ester et Noémie issues d'une noble famille déchue et ruinée et de leur vieil et fidèle serviteur Efix qui s'occupe du petit domaine, seul bien qui leur reste. L'arrivée soudaine de leur neveu Giacinto, fils de leur s?ur Lia qui dans sa jeunesse s'est enfuie de la maison paternelle et est décéd... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lu en V.O.
Un roman plein de tensions et de drame au coeur de la Sardaigne.

C'est l'histoire d'une famille noble déchue, trois soeurs qui ne veulent pas renoncer à leur position sociale malgré l'absence d'argent. C'est aussi l'histoire du serviteur plus que jamais fidèle, Efix, qui se sacrifie pour payer un crime du passé. Puis il y a le retour du neveu, le fils de la quatrième soeur qui s'est enfuie il y a longtemps.
Le roman défile au rythme des remords, des souvenirs douloureux, des espoirs, des rêves ou de la résignation. La maison des trois soeurs est un personnage à part entière tellement présente dans le récit. Elle abrite la tourmente des sentiments mais aussi le temps qui semble parfois se figer.
Il y a des passages de pure poésie surtout dans la description des lieux et de la nature toujours fortement présente, comme si elle jouait un rôle elle aussi dans le drame de la vie, au rythme des saisons.
Puis l'écriture de Grazia Deledda sait admirablement rendre la psychologie de ses personnages au gré de toutes les pensées qui les assaillent, avec un lien religieux puissant et omniprésent.
J'aime énormément le personnage d'Efix d'une force dramatique incomparable, pilier de cette histoire, qu'il débute et termine d'ailleurs. J'apprécie particulièrement les passages dans son « poderetto » (sa petite ferme qu'il cultive pour ses patronnes) et son rapport avec les éléments naturels comme s'il communiait totalement avec eux.

Un roman puissant, inoubliable.
Grazia Deledda mérite d'être davantage connue et lue. La deuxième femme tout de même à recevoir le Prix Nobel de littérature en 1926!
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Grazia DELEDDA –roseaux au vent
Rose Grazia Deledda Prix Nobel 1926 –est une gloire de la région d'Orosei.
Galtelli où se situe le roman Roseaux au vent l'a célébrée en offrant un parcours – un parc littéraire- où des citations sont placardées sur des plaques émaillées à la manière du nom des rues. Nous avons visité Galtelli trop tôt. Je n'avais pas encore lu le livre et je n'en ai reconnu qu'une seule :
« Voici là-haut, assis sur une banquette de pierre adossée à la maison grise du Milese, un gros homme vêtu de velours dont la teinte marron fait mieux ressortir le rouge du visage et le noir de la barbe »
Si j'avais lu le livre plus tôt j'aurais vu les rues vides se peupler des silhouettes d'Efix – le narrateur – j'aurais cherché les figuiers de barbarie entourant la cour de Kallina, l'usurière. J'aurais imaginé la maison des nobles Pintor, les patronnes d'Efix. Pour moi, celle-ci est la maison transformée en Musée ethnographique – la seule maison que j'aie visitée au village.
le livre m'aurait servi de guide pour nos promenades. Nous nous serions arrêtées à Oliena où Giacinto est allé chercher le vin de Don Pedru. Nous aurions cherché les chapelles où se déroulaient les fêtes et pèlerinages. Nous aurions mis des noms sur les sommets. Aurions prêté plus d'attention à la route de Nuoro, aux roseaux du Cedroni que nous avons traversé sur l'étroit pont de pierre d'Orosei ou sur le pont de fer d'Onifai.
A propos de l'arrivée à Galtelli : château de Pontes
« Voici d'un coup, la vallée s'ouvre sur le sommet d'une colline semblable à un énorme amas de décombres, apparaissent les ruines du château, d'une muraille noire, une fenêtre bleue vide comme l'oeil même du passé regarde le panorama rose mélancolique du soleil naissant, la plaine tachetée de gris des sables et du jaune pâle des joncs qui ondulent, l'eau verdâtre du fleuve, les petits villages blancs avec leur clocher au milieu comme le pistil dans la fleur, les petits monts au dessus des villages et au fond le nuage mauve et or des montagnes du Nuorese. »
C'est une très jolie histoire, très bien racontée que celle d'Efix, le serviteur des dames Pintor qui cultive le petit domaine de ses patronnes nobles mais trop pauvres pour le payer. Trop nobles pour travailler sauf en cachette, ou se marier sans déchoir. Trois vieilles filles – elles étaient quatre soeurs mais l'une d'elles s'est enfuie. Et justement, le fils de la fugitive, Giacinto paraît au village. Ce jeune homme sera-t-il capable de redonner son lustre au domaine ? Tandis que les soeurs sont méfiantes, Efix donnera toute son affection au jeune homme. Même quand cela tournera très mal et que l'usurière lui permettra de ruiner ses tantes…
aux au Vent

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Efix  est un agriculteur qui travaille depuis plusieurs années dans une ferme en Sardaigne appartenant aux dames Pintor.
À la fin d'une dure journée de travail il reçoit, en fin de soirée, la visite d'un jeune homme qui demande quelques éclaircissements concernant une lettre qui vient d'arriver. 
Efix retrace l'histoire de la famille Pintor ; 
les trois demoiselles Pintor , Ruth, Noemi et Ester ,
la mère Donna Cristina , décédée prématurément,
le père Don Zame, despotique et arrogant, de plus en plus tyrannique envers ses filles jusqu'à sa mort, survenue dans la rue pour des raisons inconnues, peut-être une syncope ou une agression par des inconnus,
sa soeur Lia, qui s'est enfuie suite à des mésententes familiales.
Des roseaux sous le vent (Canne al vento) est une simple histoire d'hommes simples. 
Le talent de l'auteur – je dois dire auteure...
a été de représenter avec succès la société de l'époque avec ses traditions, ses fêtes et ses superstitions. 
Elle décrit une société dans laquelle la journée était consacrée aux tâches les plus simples de la vie et la nuit au repos. 
La nuit qui est un moment de magie, animée par toutes sortes de créatures fantastiques.

Les romans de Grazia présentent, dans une langue qui colle au sujet, les vies de ceux que l'on appelle maintenant les gens de peu.

Lien : http://holophernes.over-blog..
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Videos de Grazia Deledda (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Grazia Deledda
Images d'époque: à Stokholm, le 10 décembre 1926, Grazia Deledda reçoit le prix Nobel de littérature . C'est la seconde femme qui reçoit un prix Nobel , après Marie Curie (commentaires en italien).
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