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Félix Delep (Autre)Xavier Dorison (Autre)
EAN : 9782203222953
72 pages
Casterman (16/11/2022)
4.54/5   189 notes
Résumé :
Au Château, la dictature continue. Grâce aux efforts de Miss B, le mouvement pacifiste des Marguerites renaît en même temps que le printemps. Mais Silvio ne l'entend certainement pas de cette oreille, et le taureau dictateur en a sous le sabot pour conserver le pouvoir : toujours aidé par sa cruelle milice canine, il décide de faire embastiller les animaux rebelles au donjon. Qu'à cela ne tienne : Miss B et ses amis vont répondre par la ruse... et la solidarité !>Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Des animaux ont décidé de mettre fin à la tyrannie de Silvio le taureau dictateur en imposant le vote d'un chef. le mot d'ordre est de ne pas céder à la violence façon Gandhi. Il est vrai que parfois, il faut en user car ils ne peuvent comprendre que de cette façon. Mais ceci est un autre débat...

La ruse et la solidarité auront-ils raison des manoeuvres politiques visant pour le dictateur à conserver coûte que coûte le pouvoir ? La révolte sans violence à savoir la désobéissance peut-elle vraiment mettre un terme à l'inacceptable ? Même si la lutte est non-violente, elle génère une grande violence à laquelle il faut faire face.

En Russie, le dictateur Poutine a fait emprisonner ses opposants après avoir tenté de les assassiner par empoisonnement. Silvio va lui aussi arrêter et emprisonner grâce à sa brigade canine les oppositions aussi pacifiques soit-elles. On voit bien que la métaphore de la Ferme des animaux est à un niveau plus universel, la fable pouvant s'appliquer à bien des régimes politiques de tous bords !

A noter que 4 tomes ont été prévu au départ. On est à la moitié et le récit a déjà bien avancé dans sa progression dramatique et ses nombreux rebondissements. Par ailleurs, le graphisme ainsi que la colorisation sont toujours aussi bien réussis. Ce trait est vraiment magnifique. Je suis toujours subjugué par ces magnifiques couvertures.

Pour ma part, je considère que « la nuit des justes » est une lecture nécessaire pour comprendre le mécanisme des dictatures qui pullulent à travers le monde et qui sont la cause majeure de toutes les guerres et les tensions.

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Comme il est difficile de continuer le combat ! Surtout si celui-ci demeure sans violence, comme le voudrait Miss Bengalore. C'est que certains de ses comparses sont déterminés à en user et même en abuser jusqu'à la mort. Pauvre Miss Bengalore qui doute alors de son pouvoir de persuasion et de sa place parmi les animaux. Mais aidée de César, le vieux rat philosophe, elle continue sa route vers plus de justice et de liberté... La ruse et la solidarité sont bons conseillers.

La détermination de Miss Bengalore anime toujours son combat, sans violence, pour la reconnaissance de leurs droits à tous et du vivre-ensemble sans discrimination.

C'est une belle philosophie et un bel exemple de révolution. Dans notre monde actuel où les dictatures fleurissent sous d'autres noms, il n'est pas inutile de conserver un esprit critique pour dénoncer certains régimes. Et ici pas question d'édulcorer le contexte même si ce sont des animaux humanisés qui prennent la parole : les sacrifices et les douleurs existent dans tout combat. La liberté n'a pas de prix.

Et le dictateur a plus d'un tour dans son sac pour déjouer le « complot » : incitation à la faute, déclaration de propagande illégale, enfermement, brimades et quolibets, coups et violence, semer la peur et la zizanie... Tous les coups sont permis pour asservir le peuple.

Heureusement les dessins, très harmonieux et doux quand la nature se fait sage et amie (la page 19 est une pure merveille), effacent parfois la barbarie et plongent le lecteur dans un état de grâce : petit flottement dans un paysage apaisant.

Un album qui prend aux tripes tant on voudrait voir Miss Bengalore et les siens sortir victorieux de cette grande quête.

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Comme je l'ai attendu ce tome 3!

Comme j'ai été heureuse de pouvoir enfin m'y plonger après avoir relu au préalable "Miss Bengalore" et "Les Marguerites de l'Hiver" aussi éblouissantes à la première qu'à la seconde lecture!

Une lecture en apnée, le souffle presque coupé. C'est, de la part Félix Delep et de Xavier Dorison, un nouvel uppercut qui nous envoie au tapis, même si je l'ai trouvé un peu moins violent, un peu moins poignant et peut-être aussi un peu moins bon que les deux tomes précédents. Cela dit, un uppercut reste un uppercut, de ces coups qui vous font voir danser des étoiles voire un peu trop de lumière et ici le vertige commence dès la couverture, sublime, qui laisse à penser qu'à l'intérieur, les graphismes et la mise en couleur seront toujours aussi beaux que précédemment.

Dans ce troisième volume de la série qui en comptera quatre et intitulé "La Nuit des Justes", on retrouve Miss B., le lapin César (mon personnage préféré, encore plus depuis ce tome!) le rat Azélar (attachant mais parfois un peu trop prêcheur à mon gout je crois...) et leurs comparses.

Tous, encore et toujours, souffrent sous le joug de Silvio, de sa dictature, de la terreur qu'il fait régner sans partage.

Malgré la neige et le froid, malgré la faim et le sang, les animaux de cette autre "Ferme des Animaux" -hommage assumé et grandiose au texte de George Orwell- poursuivent leur révolte et les marguerites refleurissent.

Cela n'entrave malheureusement pas la puissance et la cruauté du boeuf en chef (vivement le tartare du chef, mes envies belliqueuses en déplaisent à Azélar et Miss B.!) qui secondé par sa milice meurtrière parvient à mater la révolte.

Toujours plus de barbarie et les murs de la prison... Toujours plus et face à ce déferlement de violence, il en faut peu pour que les animaux ne basculent pas à leur tour dans cette même violence, bestiale, brutale, humaine (?) car le sang appelle le sang, le mal appelle le mal et si l'homme est un loup pour l'homme, il est des circonstances où une poule et un bélier peuvent aussi être meurtriers Il

Il faudra toute la conviction et le sang froid de Miss B. et la sagesse d'Azélar (qui se mouille fort peu tout de même!) pour les convaincre de revenir à une démarche plus pacifiste et de se battre encore et autrement.

"La nuit des Justes" est sans doute le plus philosophique et le plus réfléchi des différents tomes du "Château des Animaux"... Il explore davantage la psyché de ses personnages et questionne avec une profondeur accrue la notion de bien et de mal, de révolte et d'engagement. Cette profondeur donne au livre une dimension passionnante et essentielle -aujourd'hui plus que jamais- mais le rend parfois un peu bavard et amenuise surtout la puissance que qui m'avait transporté avec tant d'élan, de force, de violence...

De fait, j'ai un peu regretté au cours de ma lecture cette accalmie qui a selon moi entravée le rythme du récit...

Il n'en demeure pas moins que "La Nuit des Justes" demeure un ouvrage virtuose tant dans sa composition que dans son scénario ou les messages qu'elle véhicule; dans la manière qu'elle a de disséquer les mécanismes de la dictature et de la terreur mais aussi ceux de la résistance et il est évident que je me sens déjà fébrile à l'idée de découvrir le tome 4 dans lequel j'espère retrouver ma propre terreur de lectrice (et ce citoyenne), le charisme et la puissance dégagés par "Miss Bengalore" et "Les Marguerites de l'Hiver".

J'y crois. J'y crois au moins comme Miss B. croit en Azélar.

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La nuit des justes est déjà le troisième volume des quatre attendu devant narrer la triste histoire du château des animaux. Sans surprise, la lecture (et même la relecture) des deux volumes précédents est indispensable.

La première de couverture ne peut que serrer le coeur : voici que l'on nous annonce l'arrestation et la mise au cachot de miss B, tout un programme… et celui-ci sera à la hauteur de nos attentes. Mis à mal à la suite des événements du volume précédents, le taureau Silvio est bien décidé à se maintenir au pouvoir et les insurgés à faire de leur mieux pour le renverser, sans violence. Sauf que le dictateur n'est pas né de la dernière pluie.

Ce dernier sera ici bien plus présent, se montrant tour à tour, sûr de lui, mais aussi prenant de mauvaises décisions, manipulant son monde à grand coup de discours… et se faisant lui-même manipuler alors que nous apprenons qu'il est aussi père de famille (à raison de quelques minutes par jour). Cette présence est l'un des points forts de l'album qui débute d'ailleurs de manière fort surprenante.

D'autres mauvais bougres auront également droit à une attention soutenue… ce qui laissera moins de place à nos amis… le choix peut paraître discutable mais il produit ici un effet imprévu, alors que plusieurs personnages vont vivre des heures très difficiles.

Alors que l'hiver va progressivement céder la place au printemps, nous allons découvrir un château qui vit des heures complexes, dures, mais tellement passionnantes à suivre !

Une nouvelle fois, voici une belle réussite, qui justifie, une nouvelle fois la lecture et la relecture de ce qui est déjà un cheg d'oeuvre qui ne laisse pas indemne !

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Cette fois, les animaux refusent de payer le bois qu'ils engrangent par leur travail et dont ils ne peuvent disposer que s'ils payent. Ils rentrent alors en résistance.

Vont-ils tenir ou lâcher, d'autant plus que Miss Bengalore refuse les propositions de Silvio qui veut « l'acheter ». En plus, elle exige des élections, des élections !!!????… Alors, que va faire Silvio ?

Et comment vont réagir les chatons de Miss Bengalore qui souffrent de l'absence de leur mère ?

Cette BD est toujours aussi prenante, addictive. Bien des thèmes sont aborder. Cela fait réfléchir. Vivement le dernier opus, afin de découvrir le final de cette histoire ! Histoire qui prône la rébellion pacifique, la solidarité, au détriment de la haine, de la colère, et de tout ce qu'elles engendrent.

Je remercie vivement BABELIO et son équipe, car c'est grâce à BABELIO que j'ai découvert cette superbe BD, que j'ai reçue en cadeau, les trois tomes, à Noël.

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critiques presse (3)
Sceneario
02 janvier 2023
La puissance des textes et leur justesse demande au lecteur une attention toute particulière, accentuant ainsi encore la qualité de l'ouvrage. Nos yeux s'arrêtent sur les illustrations qui sont d'une réussite parfaite. Les animaux tous extrêmements réalistes, ajoutant une crédibilité supplémentaire à l'histoire. De page en page, nous sommes captivés, ayant toujours envie d'en savoir plus sur la suite et retenant notre souffle, tellement nous nous attachons aux personnages.
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD
12 décembre 2022
Ce troisième tome rajoute très intelligemment une couche complémentaire à la construction du récit, en dotant les deux protagonistes principaux d’un véritable passé. D’un côté Miss B, l’héroïne et ce qu’elle a traversé, ce qui permet de comprendre pourquoi cette mère seule avec enfants s’engage aussi résolument dans le combat.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LigneClaire
29 novembre 2022
On est charmé par ce Château superbe et généreux.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation

Si aujourd'hui vous montrez à Silvio qu'il peut vous interdire de porter une marguerite... Qu'est-ce qui l'empêchera demain de vous interdire de parler ? De rire ? ... De vivre ?

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C'était pas une "attaque"... C'était un "message". La preuve qu'ils peuvent nous tuer... Mais qu'ils ne veulent pas.

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- Je sais... Je vous ai déçu.

- "Déçu" ?!!!! Pourquoi ? Parce que vous avez fait des erreurs ? Pfff ! Vous en ferez d'autres ! Il n'y a que ceux qui ne tentent rien qui ne se trompent pas ! Mais, au moins, chez eux, l'échec est une certitude !

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Il n'y a que ceux qui ne tentent rien qui ne se trompent pas ! Mais au moins, chez eux, l'échec est une certitude !

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Éduquer, ce n’est pas éviter de faire mal, c’est donner un exemple qu’un jour vos petits pourront suivre. Et quand vous aurez compris que la première non-violence est celle que l’on se doit à soi-même… Vous n’aurez non seulement trahi personne, mais vous aurez même « réussi » avec vos chatons, comme avec tous les animaux.

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