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EAN : 9782070411559
116 pages
Éditeur : Gallimard (12/01/2000)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 134 notes)
Résumé :
" "Revoir Paris." Arrivé à la gare du Nord, monsieur Spitzweg se surprend à siffloter la chanson de Trenet. Ah oui! finalement, c'est surtout pour ça qu'il est parti. Dans la rumeur de sept heures du matin, une grande bouffée de Paris lui monte au coeur, et c'est plus fort que toutes les vagues de la mer du Nord. Il prend un café sur le zinc, dans les annonces des haut parleurs :
"Le T.G.V. 2525 à destination de Bruxelles partira de la voie 8..."
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  01 décembre 2015
Ah, on peut dire que Monsieur Spitzweg, Arnold de son prénom et employé des postes, est un drôle de personnage et pourtant extrêmement attachant. Célibataire et sans enfant, Arnold ou Monsieur Spitzweg selon comment l'auteur se plait à l'appeler, jouant même sur ces deux appellations qu'il emploiera parfois même au cours d'une même phrase, est sans attache. Mais cela est sans compter sur Paris, cette ville qu'il affectionne plus que tout et qu'il ne quitterait pour rien au monde, même pour retourner dans son village natal, non Arnold aime Paris. Il n'aime pas le métro, préférant le bus ou encore se rendre à pied à son travail mais il aime voir les gens sortir du métro aux heures d'affluence, et plus particulièrement aux alentours de 20 heures. Monsieur Spitzweg regarde rarement la télévision ; cependant, il enregistre...pour plus tard, pour garder une partie de lui-même car Spitzweg n'efface jamais rien, empilant les cassettes vidéo dans son modeste appartement. Oui, je sais tout de suite ce que vous allez répliquer : quel intérêt de lire un pareil ouvrage maintenant, ouvrage qui peut certes paraître obsolète quand Philippe Delerm nous parle encore de cassettes VHS à l'heure du numérique et des clés USB ? Eh bien, justement, tout l'intérêt est là : le ^protagoniste n'est pas quelque héros passionnant qui aurait accompli quelque exploit pour sauver la planète, guérir des gens ou autre chose que ce soit. Non, Arnold est un homme tout ce qu'il y a de plus ordinaire, banal, sans grand intérêt pourraient dire certains mais pour moi, il représente la simplicité de la vie. Il aime la vie, s'émerveillant d'un rien, ne s'ennuyant jamais car si il est seul, les personnes et le paysage parisien qui l'entourent sont là pour lui rappeler qu'il est tout simplement bon d'être vivant.
Un ouvrage qui se lit très vite, avec un style de légèreté propre à Philippe Delerm et qui fait du bien en ces temps troubles et on ne peut plus mouvementés.
A (re) découvrir et à faire découvrir !
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mosaique92
  11 février 2020
‘'Philippe Delerm et le minimalisme positif'' : dans son livre sur cet auteur Rémi Bertrand a explicité cette « manière spécifique d'être au monde, consacrant le présent comme temps unique et le quotidien comme seul espace d'accomplissement possible ».
‘'Il avait plu tout le dimanche'' ne déroge pas à la règle : Arnold Spitzweg est un homme banal, avec un métier banal et une vie banale. « Un Français moyen, dans un quartier populaire de Paris : voilà ce qu'il faut pour goûter le monde à la Spitzweg ». Ce petit livre est une suite de scènes quotidiennes de la vie du personnage principal. Contrairement à certains lecteurs, j'aime bien cette banalité faite de petits évènements et/ou non-évènements… c'est la vie au jour le jour. Et puis, ces promenades et trajets dans un Paris et une banlieue que je connais bien et où je me sens dans mon élément me sont très familiers : un quotidien que j'ai apprécié de retrouver sous la plume de Philippe Delerm. Certes, ce n'est pas un écrivain dont je ferais mon ordinaire de lectrice, mais j'aime bien retrouver son univers de loin en loin.
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100choses
  12 janvier 2011
Je lis peu de littérature contemporaine « pure », et c'est donc par curiosité et après avoir lu beaucoup de bien de cet auteur, que j'ai eu envie de découvrir Philippe Delerm. J'avoue avoir opté pour ce titre, plus au moins au hasard, parce que je le connaissais de nom, sans même en lire la quatrième de couverture. Pour tout dire, j'ai découvert cette dernière en rédigeant mon billet. Je dois dire aussi, que j'ai un peu de mal à rédiger mon avis sur cet ouvrage, alors il sera très court et pas vraiment approfondi.
Au final, beaucoup de choses m'ont dérangée dans cet ouvrage et pourtant il m'a beaucoup plu, me laissant comme flottant sur un petit nuage, remplie d'un mélange de mélancolie inexpliquée, de tendresse pour M. Spitzweg et d'une furieuse envie de revoir Paris .
J'ai d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans cet ouvrage, à la langue un peu surfaite, un peu prétentieuse, où tous les verbes sont au présent. Je trouvais cela plat, monotone, sans relief, un poil artificiel. Mais je me suis finalement laissée prendre par ce rythme qui résume bien la vie parfaitement ordonnée et sans vague de M. Spitzweg. de même, j'ai été assez déboussolée, par ces chapitres s'enchainant sans lien logique, nous brossant à chaque fois de petits portraits, instants de vie et instants parisiens. J'ai l'habitude qu'un livre me raconte une histoire, ici c'est au lecteur de la reconstruire au moyen des éléments donnés par l'auteur. Mais, là encore, j'ai fini par m'habituer à cet ensemble décousu.
J'ai finalement, bien vite, oublié tous ces petits désagréments, pour me laisser porter par la poésie des phrases et émouvoir par la vie simple et solitaire de M. Spitzweg. J'ai aussi souvent eu le sourire en découvrant ces évocations de traits si typiquement parisiens, c'est tellement bien observé. On sent que l'auteur connait et aime profondément cette ville et qu'il veut en partager tous les petits trésors avec le lecteur.
Au final, c'est un tout petit ouvrage qui m'a bien plu, mais ne me laissera pas forcément un souvenir impérissable. Je lirais peut-être un peu plus souvent ce type de littérature, mais ce ne fut pas une grande révélation non plus, et j'ai bien hâte de retrouver mes bon vieux romans.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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Fab73
  14 mai 2020
C'est le premier livre que je lis de Philippe Delerm.
La lecture de ce petit livre est un peu particulière, un peu décousue , mais reste fluide et rapide et j'ai été séduite par la poésie de ce récit.
Dans une suite de scènes, nous découvrons le quotidien de Monsieur Arnold Spritzweg, alsacien de naissance, mais parisien de coeur, personnage attachant, qui ne s'ennuie jamais et s'émerveille de tout.
Et puis c'est une balade parisienne : le lecteur est immergé dans les rues, les cafés, le métro et l'ambiance de Paris.
J'ai passé un bon moment, une petite parenthèse de légèreté.
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Zabouille
  28 septembre 2014
Ah Mr Spitzweg ! Un sacré monsieur : un bonhomme solitaire, alsacien de retour à Paris. le temps d'un temps, il se lie avec Clémence, mais pas pour longtemps. "A lui seul bien des personnages". 1er ouvrage de Philippe Delerm, pour lequel j'ai trouvé l'écriture agréable. Découverte à poursuivre...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mosaique92mosaique92   11 février 2020
Il va faire son marché, avenue de Saint-Ouen, et c’est dimanche. Une petite phrase de Goscinny chante en lui, lui revient de l’époque où il lisait les épisodes du «Petit Nicolas» dans le journal 𝘗𝘪𝘭𝘰𝘵𝘦 : « Un marché c’est comme une cour d’école qui sentirait bon ». Des deux côtés de l’avenue, c’est une jolie cour d’école. Il fait beau, l’air a cette fraîcheur d’eau qui précède au matin les journées les plus chaudes. Avenue de Saint-Ouen, toutes les rues autour sont rassemblées : rue Marcadet, rue Championnet, rue Ordener, rue Vauvenargues, rue Lamarck. Le béret kabyle, la casquette à l’envers et le bibi désuet se côtoient sans effort. Arnold Spitzweg est là comme un poisson dans l’eau. C’est la vraie vie. Un quartier populaire.
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cicou45cicou45   01 décembre 2015
"Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager."
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LUKE59LUKE59   05 octobre 2011
Les marronniers sont juste un peu plus pâles dans le square Carpeaux.Il fait encore très beau,très chaud.Mais monsieur Spitzweg l'a bien senti.Un je-ne-sais-quoi de trop sucré dans le soleil de fin d'après-midi.Une brume plus fraîche dans la rumeur du petit matin.L'automne va commencer.
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MaripositaMariposita   12 juillet 2012
Un bonheur , comme a chaque lecture de Delerm...je l'ai lu un dimanche pluvieux, par hasard, et c'est encore mieux....
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crapettecrapette   03 juillet 2015
Le fleuve coule et la rumeur semble emporter tous les poissons dans le même courant. Mais deux espèces nagent côte à côte et on ne choisit pas sa race. Il y a les regardants, les regardés, et les seconds ont besoin des premiers.
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Videos de Philippe Delerm (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
Et vous, quel geste vous trahit ?
Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
- le selfie, geste roi de nos vies modernes ; - le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; - les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; - cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; - un verre qu'on tient à la main sans le boire…
À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des libraires, 1997).
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