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ISBN : 202105649X
Éditeur : Seuil (13/09/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.12/5 (sur 186 notes)
Résumé :
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Dans ce nouveau livre, Philippe Delerm nous décrit, avec la finesse et l'élégance d'un peintre de miniatures, de petits tableaux de nos vies quotidiennes. Traquant les apparentes banalités de nos discours - nos petites phrases toutes faites -, il révèle pour chacune un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
15 février 2013
« Je vais passer pour un vieux con »… voilà un titre osé, tapageur comme voulu par l'auteur, le but avoué est de distraire le tout venant.
Philippe Delerm, que je découvre avec cet ouvrage (consommé en livre audio, je précise), nous livre un livre original, même le concept de départ est, à l'inverse, bien classique : Knitspirit prend, comme exemple, le sketch « Les expressions » de Jean-Marie Bigard, je soutiens. Malgré tout, on consomme (je répète le terme, car c'est vrai cela) avec un certain plaisir ce mélange d'humour subtil et d'ironie, servi par la grande culture générale dont fait preuve Philippe Delerm. Ainsi, il détaille des contextes de vie quotidienne où interagissent les quarante-deux expressions bien convenues qu'il a voulus examinés de sa plume fine. C'est court, percutant et ça fait mouche le plus souvent. de deux minutes en deux minutes, le temps passe vite, c'est certain. le plaisir de la lecture auditive est encore plus facilité quand on est chaleureusement accompagné par Pierre Arditi lui-même ; il mérite bien une palme spéciale pour l'aspect théâtral donné par sa voix tantôt sombre et ténébreuse, tantôt enjouée et décalée.
En revanche, quitte à réfléchir sur l'ensemble de la démarche de l'auteur, je trouve le choix du format un peu dommageable, au bout du compte. En effet, Philippe Delerm liste plus qu'il ne montre du doigt. Un essai, un pamphlet, plus général sur l'attitude à avoir face à ce genre de situations qui passeraient au deuxième plan sous forme d'exemple, cela aurait sûrement été plus logique à mes yeux. Mais peut-être que je pinaille, sûrement même.
Dans tous les cas, avec ce Je vais passer pour un vieux con, les fausses questions, les ironies et les faux-semblants sont légion et c'est toujours utile de mettre à distance bon nombre de situations quotidiennes qui irritent, usent et énervent, illustrées par ces « petites phrases qui en disent long ». Bref, avec sa plume acerbe, Philippe Delerm réussit à nous faire du bien, c'est distrayant et ça fait réfléchir : je n'en demandais pas plus à cet ouvrage.
Merci à Babelio et aux éditions Audiolib qui m'ont permis de faire cette première expérience de Philippe Delerm !
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Lorraine47
03 mars 2013
L'idée était intéressante et avait tout pour attiser ma curiosité: analyser les petites expressions de la vie de tous les jours pour en faire un billet d'humeur, une analyse cocasse.
Mais malheureusement,je me suis passablement ennuyée à l'écoute de ce livre audio qui au passage est mon premier!
Cela ne tient absolument pas à l'interprétation de Pierre Arditi mais à l'écriture que je trouve la plupart du temps pontifiante, je ne dirais pas ringarde.
Les seuls moments où j'ai vaguement souri concernent les relations dans le couple sur le CD 2 avec "C'est peut-être mieux comme ça" et "Lui, rien ne l'inquiète" mais c'est vraiment mineur et en tous cas trop peu!
Je ne peux pas dire que je suis restée sur ma faim, il n'y a pas eu de mise en bouche pour me mettre en appétit.
Je vais passer pour une" fin bec" comme on dit chez moi ou une difficile mais puisqu'il le faut j'assume!
Merci à Babelio qui m'a envoyé ces disques dans le cadre de la nouvelle Masse critique! J'espère vivement renouveler l'expérience, même si pour cette fois je n'ai pas fait une bonne pioche!
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cicou45
12 octobre 2012
Dans ces quarante-deux phrases (eh oui, je les ai comptées) parfois trop souvent entendues et que Philippe Delerm se plaît à décortiquer, voire même à analyser, tout un chacun s'y retrouve, peut-être pas dans toutes bien entendu mais au mins dans quelques-unes. En effet, ce fut mon cas, et pour justifier le fait que je ne me sois pas retrouvée dans toutes les scénettes auxquelles il est fait référence ici, je ne prendrai pas l'excuse "J'étais pas né" (clin d'oeil à l'auteur) mais tout simplement par le fait que chaque individu est différent (et heureusement) et n'as par conséquent pas les mêmes centres d'intérêt. Aussi, n'ai-je pas honte de dire que je n'ai jamais regardé un match de tennis à la télévision en entier...
Mais bon, malgré mon manque de culture pour les uns et mon manque d'enthousiasme pour ce genre d'évènement pour les autres, il n'en reste pas moins vrai que même ce passage là ("Joli chapeau madame") m'a tout de même beaucoup plus car l'auteur joue avec les phrases, il s'amuse à les démonter pour analyser chaque mot et expliquer son emploi dans cette phrase et le pourquoi, parfois ridicule, dérisoire, employé par politesse pour exprimer atténuer une douleur mais qui au contraire ne fait qu'enfoncer le clou un peu plus profond dans la plaie mais le plus souvent de façon involontaire bien sûr (voir "C'est peut-être mieux comme ça").
Un ouvrage très vite lu, très bien écrit et où chacun y trouve son compte, ce qui peut l'amener à réfléchir mais le plus souvent, à rigoler de sa propre naïveté (pour ne pas employer le mot bêtise qui serait tout de même un peu trop exagéré). A découvrir ! Un très bon moment en perspective !
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manU17
27 février 2013
Ma première rencontre avec la plume de Philippe Delerm date de 1998 pendant mon service militaire. C'est un copain ("Jeannot" si tu me lis…) qui m'a prêté La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, livre dont je me suis régalé et qui m'accompagne encore toutes ces années plus tard (je refuse de compter…), signe indéniable d'une lecture marquante pour moi. Séduit par cette découverte, j'y repense très souvent et j'apprécie particulièrement la notion de "plaisirs minuscules". C'est donc avec un réel plaisir que je me suis lancé dans l'écoute de ce livre audio. J'ai écouté, réécouté et écoute encore cette succession de textes au volant de ma petite 107 jaune poussin (Milado, si tu me lis…).
Une quarantaine de textes, plus pertinents les uns que les autres, qui met le doigt sur des expressions toutes faites, des sentences définitives, que l'on énonce bien souvent à tort et à travers, n'ayant plus vraiment en tête, ni le sens premier, ni les doubles sens possibles, ni tout ce qu'elles peuvent induire. J'ai particulièrement apprécié la précision de l'écriture de Philippe Delerm, son choix méticuleux, exigeant, du mot le plus adapté, de l'adjectif le plus adéquat. Son goût pour le bon et beau mot, mêlé à son sens du rythme, apporte une vraie musicalité à ces textes courts.
Des univers qui nous sont d'emblée familiers, du fait de l'universalité des thématiques abordées, permettent une identification immédiate et la sensation d'être en terrain familier, pour la plupart. En effet, je mentirai en disant que les références à Michel Dhrey, évoqué dans "Jolie chapeau madame", ou au triplex, dans "C'est du triplex !" m'ont parlé. Si j'osais, je dirai que je ne peux pas connaitre, "j'étais pas né !", petit clin d'oeil au texte du même nom.
Concernant la lecture de Pierre Arditi, elle est parfaite. Si elle est si parfaite, c'est qu'il s'agit moins d'une lecture que d'une interprétation. le comédien incarne véritablement les textes et leur apporte une saveur supplémentaire. Son côté un peu bougon, pince sans rire, est en parfaite adéquation avec les textes. L'alchimie Arditi-Delerme fonctionne à merveille. Si bien, que dorénavant, quand je penserai Pierre Arditi, je ne penserai plus uniquement Alain Resnais ou Sabine Azéma mais aussi un peu Philippe Delerm.
Un grand merci à Babelio et à Audiolib pour cette découverte.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Floyd2408
29 janvier 2017
Philippe Delerme aime la minutie des gestes, l'invisibilité des mouvements, le temps ne se perd plus, il se dilate lentement dans ses mots, notre enfance réveillée par une odeur lointaine enfouie dans les cavités nébuleuses de notre mémoire, restitue dans ces nombreux recueils les tableaux divers de notre vie et de ce qui gravite dans la sphère de notre quotidien.
Plusieurs livres comme son premier fige ces moments futiles et inopportuns La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, 1997 puis d'autres dans la mêlée, Les Eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre,2015, Enregistrements pirates, 2004 et tant d'autres jalonnés aussi de roman à la douceur et quiétude delermesque.
Je vais passer pour un vieux con, titre ostentatoire de ce recueil de nouvelles, une forme détournée et ironique de se moquer de lui-même, comme une virgule légère laissant l'instant se figer dans ce miroir réfléchissant le déroulement de sa vie, celle d'un vieux ; immuablement écrivain éphémère, crachant ces courtes nouvelles statiques, ces images du moment, ces émotions prisonnières d'une prose picturale fixant le stoïcisme du quotidien.
Ce titre résume avec dérision l'image de l'auteur face à ses détracteurs, titre de sa première nouvelle, glaçant la nostalgie de cette fracture intemporelle, érodant petit à petit notre jeunesse d'esprit pour ce vieux con rabat-joie, si tendrement dénoncé.
Puis les autres petites phrases qui en disent long suivent de petites réflexions personnelles, ces formules communes à tous, certaines éveillent des souvenirs, des anecdotes puis d'autres nous laissent songeur, voire dubitatifs, mais toutes ne sont pas de la famille de notre vie, indifférences sociales, réveillant toute même certaines situations croustillantes vécues ou narrées, voici ces petites phrases désarticulées par Philippe Delerme.
Vous n'avez aucun nouveau message, est une continuité, le progrès nous ne libère pas de la vacuité d'un message, cette absence comme un affront, une forme d'échec face à cette diablerie de téléphone, Philippe Delerme peint avec amusement le ridicule virtuel de l'échange téléphonie moderne, le suspend à une réponse stupide.
La maison n'accepte plus les chèques Petite chansonnette sur la naïveté des restaurateurs, un simple morceau de papier porteur de tous les maux devient le cheval de bataille de la rébellion, le monde glisse lentement, le passé s'enfuit avec.
C'est moi ! Est cette intention muette devant l'interphone où Philippe Delerme chantonne cette singularité avec tendresse et poésie, ce regard nouveau est une politesse nouvelle, une nouvelle forme de premier contact, Un bonjour timide.
Tout d'abord, bonjour ! Oh le bonjour est dans un magasin le premier mot lancé ou pas selon les auxiliariats y travaillant, cette maladresse de l'oubli trouve toujours un sarcasme acidulé de la part d'un employé en manque de reconnaissance.
J'ai habité trois ans rue Commines ! Proust aime le vertige du souvenir à travers une flagrance, une sonorité, un mot comme cette petite rue devient soudain une nostalgie, un souvenir, des lieux, une intimité soudaine trop présente.
Et puis je vais vous faire une confidence…Oh une petite boutade politique de la partie de poker menteur de nos élus, comédien éternel. Un petit délice.
Comment il l'a cassé ! Oh Comment Philippe Delerme creuse la moquerie à sa genèse, l'école lieu de l'apprentissage de cette niaiserie de domination puérile peaufinée ensuite à l'autel de l'absurde avec la télévision réalité…
Quand on est dedans, elle est bonne. Toujours ces moments insignifiants de prime abord, ces instants rares, le bain estivale dans les eaux troubles d'une mer polaire, ce franchissement surhumain de fendre les eaux et d'y trouver une chaleur de connivence, celle des vacances d'été.
J'en parle dans le livre Lorsque le sujet du livre prime sur lui-même et son auteur, le héros de la biographie est l'invité au détriment de l'auteur contraint par faiblesse à devenir juste un commercial devant ventre à tout prix.
Nous vous invitons à vous rapprocher Petite phrase de courtoisie de la SNCF pimentée d'incertitude et d'attente, les initiés comprendront.
C'est du triplex ! Souvenir lointain d'un combat de boxe et de cette phrase anthologique- boxeur français poids welter Gustave Humery et Roumain Popescu, autre frappeur, et champion d'Europe de la catégorie.
C'est presque de mauvais goût Lorsque la nature s'évapore dans la normalité, elle devient clichée voire une illusion.
J'étais pas né Petite Une petite critique acerbe du monde des jeux télévisés, ces candidats la fleur aux fusils, inculte de leur inculture mais féroce dans leur mauvaise foi.
Alleeez Petit pamphlet ironique sur les petits cons des allées de tennis pétaradant leur bêtise avec ce non-sens Alleeez…Un branleur comme le nomme avec beaucoup d'humour.
Je garde mon maître Un écriteau défendant virilement son lieu d'habitation, Philippe Delerme dénonce allégrement cette forme d'agression verbale, un attribut machiste, très crétin.
C'est à voir Un réponse sans saveur pour un voyage d'une liste, d'une vie, de rien
J'ai fait cinq ans de piano C'est une blessure d'enfance réveillant l'attente des parents et les espoirs perdus.
Joli chapeau madame Philippe Delerme aime le sport, il se souvient des retransmissions de Roland Garros et des anecdotes.
Sinon, moi je peux vous emmener Philippe Delerme aime les mots les expressions, les disséquant pour nous souvenir que nous pouvons les avoir utilisées, les employer et sourire de cette prose où l'on se reconnait. La complaisance de rendre service par cette politesse mondaine nourrit la courtoisie de circonstance.
On ne vous voit pas assez souvent ! La groupie embarrassante perturbe le mirage de la marginalité, celle choisit par calcul et non par défaut, la chanteuse glisse de son piédestal.
Et là, c'en était pas une ? Oh pouvoir se garer dans une ville, la petite phrase à l'imparfait tinte l'erreur, la prudence, le conducteur en alerte furieuse, contradiction des humeurs en suspension. Pas place au présent, ni au futur.
Je préfère le Havre à Rouen La ville de béton gagne en beauté, l'urbanisme contemporain sublime l'esthétique, la beauté change, fuis, s'évapore vers la vacuité ….
C'est peut-être mieux comme ça Petite phrase lors d'une rupture pour se recentrer inconsciemment sur eux-mêmes et couper de l'autre toute imbroglio, le peut être laisse l'incertitude comme faiblesse.
C'est très bien fait Lorsque nous devons avoir un avis sur une production médiatique cinématographique ou littéraire pour sortir du piège, du convenu, celui d'un avis commun, cette pirouette conventionnelle rompt et suspend la critique pour l'alléger la dissoudre.
Oh, lui, rien ne l'inquiète ! Expression d'un autre âge d'une autre époque, mais pour se rassurer la femme aime ressentir l'enfant présent dans son mari, elle est prisonnière de son rôle par choix, cette tendresse recherchée.
Ça passe trop tard Cette sensation de présent partagé comme l'écrit Philippe Delerme augure la communauté des évènements, celles de la télévision aux stéréotypes classiques au moment du prime time, la culture s'en tarde comme souvent, l'heure du sommeil profond. Mais est-ce une recherche ou une fuite de cette culture !
Il y a longtemps que vous attendez ? Il y a toujours ce rapport de force tacite, ce contrôle stupide de la domination, surtout lorsque le retard est gênant sans politesse d'excuse, la pertinence naïve d'être un malotru dans la goujaterie de rendre l'autre coupable de son avance au rendez-vous.
À l'aile, bon dieu ! Comment ne pas savourer un match amateur dans son petit village, chacun avise sa formule d'encouragement de rancoeur envers l'arbitre et l'ancien joueur patriarche, prônant l'aération du jeu vers les ailes, comme à son époque.
Et ce soir ? Dialogue entre deux amis se rencontrant à l'improviste, leur vie est comblé par différents impératifs familiales pour se revoir à autre moment mais le ce soir reste toujours libre comme à l'époque de leur jeunesse, un retour vers le passé, comme une parenthèse.
Attention, l'assiette est très chaude ! Petite soirée dans un restaurent autour de la table isolé des autres dans la conversation des souvenirs des vélites usuels d'usages puis l'intrusion subversive des plats et de l'annonce autoritaire des assiettes chaudes réveillent l'atmosphère nouvelle pour suivre le cours comme un point d'exclamation, restant en suspend tout le long.
Ils l'avaient dit Petite exclamation désuète entre deux personnes, juste une petite phrase informelle que Philippe Delerme dissèque avec sa perspicacité tranquille et juste. Même si ce petit texte me touche moins, et me laisse de marbre.
Je vais relire Proust Que dire de plus que Philippe Delerme, le saint Graal A la recherche du temps perdu qui est tronqué des deux derniers mots comme si le titre était une référence inéluctable comme une évidence A la recherche se suffit à lui-même, comme cette lecture, l'envie suffit pour s'y perdre et devenir le feu-follet de Proust, embrasé par ces mots, une lecture obligatoire sans modération .
Mets ta cagoule ! Il y a des bonheurs invisibles derrière certaines expressions comme celle-ci, celle de l'enfance, de l'insouciance, l'innocence, ce bonheur d'être avec son enfant lui disant cette ordre soi-même déjà entendu plus comme une résonance.
On n'est pas obligé de tout boire ! Lorsqu'un repas tranquille s'entremêle avec le choix de la bouteille de vin, pas la qualité mais sur sa contenance, puis la phrase magique pour ce décider, ensuite les humeurs se dérident en finissant le cru pour ce plaisir et la ballade qui s'en suit
Vous n'aimez pas l'accordéon ? Rencontre ennuyeuse avec une femme peu enclin à la découverte, juste trop imbue de sa personne et sa culture néo bourgeoise sans saveur. Et soudain cette question rompant la poursuite amicale de la conversation.
Je vais chez Mentec Lorsque les commerçants étaient des personnes assimilés à leur Noms de famille, ce passé du petit bourg français, son facteur, l'instituteur dormant dans son école, petite nostalgie de notre auteur bohème.
C'est vraiment par gourmandise La gourmandise péché originel s'amuse du dessert, les enfants se resservent avec insouciance mais les adultes évaporent leur soucis quelques de cette gourmandise. Puis la politesse de complaisance assourdit de ce cliché se moque de la bonne tenu, une pirouette amusante.
Il n'y a que moi qui passe chez moi ! Un jeu de société relativise ce que l'on est dans notre vie, cette chance des uns, cette malchance des autres mais nous sommes happé par les faits jalonnant nos vies, nos choix, recherchant cette sécurité dans cette réflexion, le jeu restant le miroir de cette vie.
On va laisser descendre les gens Cette situation banale des femmes encombrées de poussette, se croyant prioritaire comme des convois exceptionnels mais cette fois-ci la politesse est de laisser les passagers descendre, alors ce cri de mauvaise augure feignant l'aphorisme de Marcel Aymé « Quels sales types, les gens ! » qu'elle se renvoie.
Je ne m'en servirai plus, maintenant Oh dernière petite autopsie linguistique des petites phrases singulières recueillies dans l'escarcelle de Philippe Delerme, cette expression est un appel au souvenir, celui du regret de donner ce que l'on ne peut plus faire, comme un héritage par intérimaire. Désespoir de vieillir et d'abandonner aux autres ce que l'on pouvait faire, comme ce vélo ancien où s'évapore ses moments passés avec.
Tous ces moments sont des petites proses Delermiennes à savourer à tout moment.
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Les critiques presse (1)
LePoint16 juillet 2012
Philippe Delerm, un vieux con ? Ne vous fiez pas à la précaution oratoire qui ouvre son nouveau recueil de textes courts. Loin de passer pour le réac' de service, il y croque avec justesse, malice, souvent avec ironie, les travers de notre quotidien : ce que révèlent des rapports humains les petites phrases banales et les situations anodines.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos8909 février 2013
Oui, à 25 ou 30 ans, avec la séduction physique, l’écharpe au vent, la chevelure folle, on peut tenter de donner un petit coup de canif dans le politiquement correct, et même envisager de provoquer la concession, voire l’assentiment. Après… ça devient plus périlleux. Et bientôt… suicidaire.

(Extrait de 1. Je vais passer pour un vieux con)

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LuniverLuniver10 décembre 2016
Notre temps adore que l’on casse, non pas dans un cénacle, une assemblée de beaux esprits, mais de préférence à la radio, à la télévision, pour des millions d’oreilles. Des émissions sont conçues dans cet unique but. Leur producteur réclame du sang, de la violence oratoire, un vainqueur et un vaincu, la seule recette pour rivaliser avec les larmes en termes d’audimat. Le cassage n’est plus une humeur mais une profession.

Certains chroniqueurs le pratiquent sans aucun danger, sans adversaire, bien au chaud dans un studio où les rires flagorneurs de leurs collègues font penser aux bandes enregistrées des séries anglo-saxonnes. Les cibles visées sont des plus récurrentes, les travers vilipendés doivent, pour être efficacement condamnés, provoquer le stéréotype et le politiquement correct à tour de bras. Il n’est pas défendu de tirer sur les ambulances, sous des formes peu variées, soulignant par exemple le déclin des vedettes populaires avec des phrases qui ronronnent : « Elle vend de la moquette le samedi après-midi au Carrefour Vélizy. » Rien que du neuf.

Il semble bien pourtant que les grands du cassage ne soient que des succédanés d’enseignants redoutés. Oui, c’est dans les classes d’abord que naît ce voluptueux frémissement du « Comment il l’a cassé ! ». La victime évoquée n’est pas nécessairement haïe. Le cassage concerné est d’autant plus émoustillant qu’on aurait pu soi-même en être la victime. Beaucoup plus tard, on gardera cette disposition charitable en ne risquant plus rien. Les célébrités brocardées remplaceront les camarades. Plus de profs prédateurs, mais une vie morose qui trouve un producteur payé pour la venger.
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mademoisellechristellemademoisellechristelle28 octobre 2013
Comment il l'a cassé ! Quelle expression nos ancêtres utilisaient-ils quand ils éprouvaient le réjouissement pervers de voir un acteur de la comédie humaine crucifié par un contradicteur ? […] Quand le Christ disait à Saint-Thomas : « Parce que tu as vu, Thomas, tu as cru. Heureux celui qui croit et ne voit pas », aucun des apôtres ne s'exclamait « Comment il l'a cassé », même si le sentiment éprouvé devait être assez proche.
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YukoYuko26 février 2013
J'ai habité trois ans rue Commines !

L'exclamation suit la révélation de votre adresse, rue du Pont)aux-choux. Paris est grand, et les deux sont effectivement plus que voisines. L'enthousiasme suscité par cette révélation semble quand même bien surdoué. Petit détail amusant, révélateur la la nature humaine : l'enjouement est moins spectaculaire quand une personne habite réellement tout près de chez vous, et risque de vous croiser à tout moment. Mais la jovialité du rapprochement tient semble-t-il beaucoup à sa virtualité, qui n'engage rien ni personne.
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soukeesoukee21 juin 2013
La maison, ce havre chaud, cette entité protectrice, chargée d'hérédité, au moins d'une volonté tutélaire, empreinte d'une dignité qui dépasse de loin les enjeux financiers. La maison, donc, a été outragée dans sa pérennité débonnaire. Elle reste ouverte, continue d'assurer son sacerdoce, héroïque et brave comme une veuve, qui poursuivrait sa marche en claudiquant, écartant d'un geste magnanime tous les bras secourables.
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