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ISBN : 2757869418
Éditeur : Points (19/10/2017)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 56 notes)
Résumé :
"Je me suis levé ce matin en pensant que la journée allait être bonne. Je crois que je me coucherai ce soir en me disant que je suis le plus heureux des hommes. Comment ne pas frissonner un peu à cette idée ? Je suis riche, incommensurablement riche de ce qui manque à presque tout le monde : le temps." Ce journal est celui d'un âge d'or. Choisir de vivre à la campagne loin des milieux littéraires et parisiens. Regarder par la fenêtre pousser les fleurs de son jardin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  07 juin 2017

Très émouvante et apaisante lecture que ce journal tenu par l'auteur durant une année , de 1988 à 1989, une année d'un bonheur simple et absolu, jamais retrouvé ensuite, mêlant joies douces de la campagne normande, temps qui s'écoule paisiblement entre copies d'élèves à corriger et écriture journalière et amour pour sa femme , son fils et ses amis.
Très attachants aussi et intéressants, les commentaires faits sur ce journal par l'écrivain actuel, qui a changé pour certains points mais reste le même pour beaucoup d'autres.Philippe Delerm ne connaitra le succès qu'une dizaine d'années plus tard, avec la publication de " La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" en 1997 mais on sent déjà dans ce texte tout l'univers délicieusement intimiste et poétique de l'auteur.
Et justement c'est l'autre aspect prenant de ce journal, outre son style si reconnaissable et sa belle mélancolie: cette attente angoissée de la reconnaissance littéraire, alors qu'à cette époque, même s'il a publié quelques livres ( dont le magnifique" Un été pour mémoire"), il ne s'est pas encore fait un nom, comme on dit...
Un homme heureux, oui, l'auteur en convient, mais un homme qui cherche cependant déjà à transcender les plaisirs simples de la vie en mots, à trouver des lecteurs, à être aimé d'eux...
" Ce qui me plait, c'est la façon de dire la vie,les rêveries,la mélancolie.Un " je" débarrassé de tout artifice, livré comme ça, dans la couleur des jours"...
C'est tout à fait ce qui m'a plu, cher Philippe Delerm, vous avez coloré ma grise journée de mille nuances délicates, merci !
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littlecat
  22 octobre 2016
Un nouveau livre de Philippe Delerm est toujours une joie pour moi, j'aime son écriture.
Ce journal écrit entre septembre 1988 et décembre 1989 raconte les plaisirs simples de la vie, une vie ordinaire en Normandie, avec ses joies et ses peines. de l'émotion, des silences et des rires.
Adepte de la contemplation, l'auteur nous rappelle aussi que le bonheur est fait de tous les petits moments que l'on peut grapiller chaque jour.
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Plumette
  14 novembre 2016
Peut-on dire le bonheur ? L'écrire ? Il paraît que seul le malheur a une histoire. C'est faux. Philippe Delerm nous le prouve dans son Journal.
Son bonheur est dicible et il a une histoire. Celle d'une parenthèse, à cheval sur 1988 et 1989. Alors âgé de 37 ans, il vit une période exceptionnelle. Il connaît alors les meilleures conditions pour écrire, installé dans un petit village normand où il enseigne à temps partiel, sans autre ambition d'être bien avec ses élèves et sa famille (sa femme Martine, illustratrice et son fils Vincent) et d'avoir du temps, le bien le plus précieux à ses yeux. Eloigné du microcosme littéraire de la capitale, à une époque où il ne connaît pas encore le succès qu'on lui connaît, il vit au rythme du village, des saisons, de sa famille, de sa passion, l'écriture. En accord avec lui-même et ses valeurs, il est riche de tout ce dont il a besoin, et en a pleinement conscience au moment précis où il l'écrit.
Durant presque un an, Philippe Delerm note des instantanés sensibles et poétiques - sensations tirées de ses observations de la nature, de la vie partagée avec les habitants du village, sa famille et ses amis - se réjouissant des petits bonheurs (couleur du ciel, fleurs du jardin, arôme d'un café ou d'un chocolat chaud...), partageant ses réflexions sur la société et ses travers, sur le monde littéraire et le microcosme parisien, l'art et les artistes qui l'inspirent, ses projets d'écriture.
Celui en cours est un roman historique se déroulant à l'époque des préraphaélites. Malgré l'abondante documentation difficilement réunie sur le sujet, l'auteur ne se réalise pas complètement dans ce projet. Il ne se sent véritablement écrivain que dans une écriture personnelle, d'où ce Journal, qui n'était pas destiné à être publié quand il a été rédigé, et qu'il écrit parallèlement à son roman.
Philippe Delerm excelle dans l'écriture du bonheur simple et quotidien, de cet art de vivre choisi et pleinement savouré. Il invite le lecteur à entrer dans son «paradis» doucement mélancolique. Une fracture s'installe entre cet univers un peu hors du temps, et une société citadine qui vit à un rythme effréné, ignorante des vraies valeurs. L'auteur mesure l'écart qui se creuse à chacun de ses brefs aller-retours à Paris ou à chaque contact avec la société de consommation. Dans un discours critique, nostalgique et un peu trop moralisateur à mon goût, il en dénonce les travers (l'égoïsme, le matérialisme, la vanité, l'indifférence...)
Ce texte écrit il y a trente ans est par ailleurs mis en perspective grâce à un second degré de lecture et d'écriture. En effet, le Philippe Delerm d'aujourd'hui propose un éclairage actuel sur ce qu'il a écrit à l'époque. Des pages datées de 2016, imprimées dans une police de caractère différente, viennent s'intercaler ici et là. L'auteur s'y interroge : ses désirs, ses ambitions, ses espoirs littéraires ont-ils été exaucés ? Ce mode de vie a-t-il perduré ? Pense-il toujours ce qu'il a jadis écrit ? Ses goûts littéraires ont-ils évolué ? Et qu'en est-il de sa vision du bonheur ? C'est une démarche rare et interessante, que de relire ainsi le passé à la lumière du présent dans un même ouvrage.
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charlitdeslivres
  04 octobre 2016
La beauté réside dans tous ces petits riens qui créent notre quotidien. A chaque fois que j'ouvre un roman de Philippe Delerm, je me remémore cette phrase comme une évidence. Et à chaque fois, cette phrase s'impose à moi !
Une fois encore, je me suis laissée entraîner par les mots de l'auteur. Ici, il nous livre le journal d'une année de sa vie. Il écrit régulièrement ses pensées, ses réflexions, mais surtout tente de coucher sur le papier tous les petits moments de sa vie qu'il a vu et qu'il a estimé important à conserver. Des petits riens que l'on oublie bien trop souvent et certains éléments que l'on aurait préféré enterrer à tous jamais mais qui nous construisent.
Dans les textes de cet auteur je retrouve ce besoin criant de vivre, cette manière de nous réveiller intérieurement afin de se recréer. Il parvient à condenser le positif et le négatif que l'on peut côtoyer tous les jours sans perdre de sa fraîcheur. Là encore, je me suis laissée porter par cette double réflexion. Une sur le moment présent où l'auteur écrit et vit cette vie. Puis le rappelle à la réalité 20 ans plus tard. La comparaison avec le présent actuel, afin de toucher du doigt son évolution.
J'aime avec Delerm cette facilité de plonger dans une vie simple, belle mais dur parfois. Il réunit tous les petits riens de la vie pour nous fournir des textes d'une justesse incroyable. Là où je vais apprécier ces moments de partage, d'amour, de bonheur. Des moments qui nous rappellent à notre propre vie. Bien sûr, ici pas d'action, mais très vite on est immergé dans ce journal. On le parcourt avidement, on s'en imprègne en cherchant un peu de nous dans ces quelques pages.
C'est beau car on nous présente ce miroir sur la vie de l'auteur et nous sommes le spectateur silencieux. Tout ce que nous pouvons faire c'est imaginer et comme l'auteur profiter de ces petits moments qui nous permettrons de regarder la vie de tous les jours avec un regard plus neuf. Un regard nouveau sur nous et notre propre rapport aux autres, avec toujours en ligne de fond la réalité du temps qui passe et de ce besoin de profiter de chaque instant.
Philippe Delerm a su me toucher dans ses réflexions de tous les jours, dans ses riens qui remplissent plus de la moitié de notre vie. Des riens nécessaires, des riens insignifiants et pourtant si cher à chacun.
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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antibouille
  08 novembre 2016
Quand ce monde de brutes devient vraiment trop nul, je relis du Philippe Delerm...et ça fait du bien!
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   07 juin 2017

En redescendant vers Andlau, c'était presque incroyable de retrouver une brume aussi dense noyant le village. C'est bon, cette fumée de l'air dans la vallée du soir, cette écharpe de gris-douceur après le grand soleil de la montagne. Tout à l'heure, il y aura le bois chaud du caveau, le pinot noir dans un pichet de grès, peut-être une salade de gruyère et de cervelas,sans doute une tarte flambée, avec ce goût suret de la crème légère fondant autour des lardons frits. La vie est dure.
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TezelsupTezelsup   19 février 2018
Vieillir, pour moi, c'est une chance. Si je vieillis, c'est que j'aurai eu le temps de faire ce que je dois. Déjà, à trente-sept ans, j'ai la disposition d'esprit de considérer comme une chance chaque année qui passe.
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nelly76nelly76   19 décembre 2016
Jeudi 28 décembre 1989

Dans cette accélération historique de la fin de la décennie, le symbole de l'effondrement du mur de Berlin a semblé un événement capital.je l'ai ressenti comme tel le premier jour où les Allemands de l'est sont passés à l'Ouest , disant:
- on est bien! On est libre!
Mais dès le lendemain, des images nous montraient qu'ils étaient surtout libres de s' acheter des lecteurs de cassettes, et de faire la queue devant les cabines de vidéo pornographique. Tristesse de penser qu'une aussi longue attente pouvait tout à coup déboucher sur ...pire que rien.
Les grands événements de la fin du siècle montrent surtout que l'homme est désespérant. Le communisme s' effondre .On ne peut que s' en réjouir, étant donné ce qu'il était devenu.Mais dans l'absolu, comment se réjouir qu'un idéal aussi extraordinaire ait pu dégénérer jusqu'à l'absurde?
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littlecatlittlecat   15 octobre 2016
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.
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nelly76nelly76   14 décembre 2016
Petite fête chez nous, en ce jour de rentrée scolaire.Il y a quelques jours, François Didier a téléphoné:
- Ça tient toujours, pour mardi?
Martine et moi nous nous sommes regardés, interdits.C'est vrai que nous avions parlé de fêter la rentrée, mais les vacances avaient passé, et nous ne nous souvenons plus de rien.Nous nous sommes vite décidés, et retrouvés à quinze.
Une soirée toute douce, toute tranquille sur des tréteaux, dans le jardin.....
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre; plaisir
de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait presque se taire ensemble.Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images. En marchant lentement vers la maison, mélancolie de tout cela, si vrai, si discrètement tendre, et que la mort d'un seul de nous peut balayer.
La fête s' appelait fête des mûres. Dans le jardin, le mûrier à donné de grosses baies juteuses, plus sucrées que celles des bois.Avant le feu d'artifice, nous en avons bu une liqueur délicieuse. Envie de commencer ce journal.
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Videos de Philippe Delerm (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
« Pierre Arditi lit ce qu'il aime ». C?est le titre du spectacle que cet amoureux des mots donne actuellement au Théâtre du Rond-Point et jusqu?au 28 avril 2018. Une pièce dans laquelle le comédien aborde trois grands cycles de lectures consacrés à Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray, justement, à ses côtés.
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