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EAN : 9782070421817
177 pages
Éditeur : Gallimard (29/10/2002)
3/5   110 notes
Résumé :
On aurait pu croire l'auteur de La Première Gorgée de bière désaltéré, repu, comblé par le bonheur. Son personnage, un professeur de lettres entre deux âges (toute ressemblance avec l'écrivain serait fortuite !) connaît pourtant la faille, la fêlure. De celles qui rendent soudain difficile le moindre petit rien du quotidien : "Faire la queue chez le boulanger, attendre au guichet de la Poste, écha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Unhomosapiens
  20 janvier 2021
Gentil petit roman dans l'esprit des nouvelles de « La première gorgée de bière ». Sébastien, un brave enseignant de français, la quarantaine, resté un peu baba cool, a beaucoup de mal à se résigner aux nouvelles prérogatives de l'Éducation Nationale. Nostalgique, comme moi, des décennies passées, il se réfugie dans les plantes de son jardin et déplore que la dernière épicerie du village soit détruite, à la mort de sa propriétaire, pour être transformée en parking. Comme je comprends tout cela. Nostalgique également, encore comme moi, du temps où il jouait avec ses enfants qui n'étaient pas encore étudiants à Paris et dont les visites se font de plus en plus rares. Reste le couple, l'amour. Pourtant, tout cela se traîne un peu, beaucoup. On aurait souhaité plus de mordant dans ce personnage légèrement à la dérive qui subit les affres du passage du temps et se contente de vivre l'instant présent, devant la moindre chose pouvant susciter son émerveillement. Ce n'est pas la première gorgée de bière, mais la contemplation de son jardin de ses fleurs. Bref, un roman qui ne restera pas inoubliable mais que j'ai pris du plaisir à lire.
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fanfanouche24
  06 juillet 2016
"Et puis à l'évidence, le moment tombait mal. Sébastien était censé se trouver dans la force de l'âge, et il se sentait précisément depuis quelques mois dans la faiblesse de l'âge; ses certitudes pédagogiques n'étaient pas épargnées par l'inquiétude qui le poignait
dans tous les domaines" (p. 56)
Une lecture mitigée... J'ai retrouvé dans mes réserves d'écureuil ce texte de Philippe Delerm où ce dernier met en scène un professeur de lettres , entre deux âges, assailli subitement par les doutes, le mal-être, la difficulté de vivre au quotidien...Un récit où on voit le protagoniste central se battre pour poursuivre au mieux son métier d'enseignant qu'il adore.
En parallèle des remarques, critiques sur les aspects parfois trop normatifs de l'Education Nationale, son goût des jardins, de la nature, d'une maison ancienne, où il décide pour conjurer son état dépressif d'aménager autrement le jardin, en y ajoutant un "Portique"...sorte de pergola... à teneur hautement symbolique....
"...Mais dans le mot -Portique- dormait aussi l'idée d'une sagesse hellénique. On y voyait déambuler des philosophes en robe blanche, exposant leur pensée avec une parfaite maîtrise du corps qui traduisait la paix de l'âme. Peut-être sous son portique Sébastien retrouverait-il le pouvoir de se connaître et de s'accepter ? Dans - portique-il y avait -porte- aussi, le signe d'un passage dont il ignorait le sens , mais qui gagnerait en substance avec sa construction" (p. 30)

Ce texte sur la dépression ne m'a guère convaincue... D'autres éléments intéressants sur l'amour de l'enseignement, et plus particulièrement celui de la Littérature, la joie de se créer un petit paradis à soi, à l'écart de la ville, pour se préserver et se
ressourcer...
Ma déception ne concerne que la manière de dire "La Dépression"... qui n'a pas accroché... Ce texte reste fort agréable à lire pour les autres thématiques,
secondaires....
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carre
  24 mai 2012
Sébastien Sénécal est un quadra plutôt installé bien dans sa vie, professeur de collège, il doit pourtant consulter un médecin après un malaise devant sa classe. Et de découvrir qu'il est au bord de la dépression.
Choisissant la fuite en avant, il décide pour répondre à ces troubles existentiels de construire un portique dans son jardin.
On retrouve l'écriture plein de charme de Delerm à s'arréter sur les petites choses de la vie, qui vous maintiennent la tête hors de l'eau , si l'on veux bien y regarder. L'écriture futile et légère fait merveille, même si l'histoire manque d'épaisseur. Un roman à l'image de Delerm, sympathique, léger, avec un regard tendre et humoristique sur nos petits malheurs.
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Lorraine47
  25 mai 2016
La mort n'est rien qui nous concerne; car ce qui est dissous n'a aucune sensation, et ce qui n'a aucune sensation n'est rien qui nous concerne.
Epicure Tetrapharmakon, seconde maxime (p41)
Sébastien,prof de lettres au mitan de sa vie pourrait faire sienne cette maxime. Il ne va pas très bien physiquement, il se regarde un peu pédaler. Les enfants sont partis du nid faire leurs études, sa femme Camille viole de gambiste émérite le seconde de son mieux avec une douce bienveillance. Son jardin et son métier le tiennent et l'empêchent de sombrer.
Un petit roman tout en nuances, sur fond de dépression qui ne dit pas son nom, une ambiance nostalgique un peu comme le film "Une semaine de vacances" avec la belle Nathalie Baye.
Le portique a su faire vibrer quelques cordes sensibles chez moi un peu comme les mélodies chaudes et profondes de Marin Marais, ah, tous les matins du monde peuvent être des enchantements pour ceux qui savent les déguster...
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LauBlue
  25 juin 2019
Dans ce court roman, le portique, de Philippe Delerm il y a Sébastien Sénégal, la quarantaine, professeur de lettres au collège qui fait face avec plus ou moins d'objectivité à un « passage à vide » dans sa vie.
Et puis il y a tout le reste.
De jolies pépites au détour d'une phrase, de courts passages qui tout à coup séduisent, et des mots qui racontent avec simplicité et justesse ces moments qui peuplent l'existence.
Ma lecture a été comme un voyage tranquille, une douce plongée dans l'écriture limpide et fluide de Philippe Delerm. Ce n'est pas réellement à l'histoire que l'on s'attache mais bien au style de l'auteur et au plaisir de la lecture qui en émane.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   25 juin 2016
Ecouter la radio, entendre la radio, la mêler au pain grillé qui saute dans le grille-pain quand on ne l'attend plus, à l'odeur mentholée du dentifrice, c'était une façon de se livrer au monde qui préservait l'intégrité, la solitude.
Mais ce jour-là il suspendit le geste de sa main avançant vers le poste, comme s'il y avait eu dans ce besoin des autres voix une solution de facilité, un aveu de faiblesse. (...)
C'était lui qui avait besoin de la radio, et soudain c'était trop. Lui qui prétendait ne jamais s'ennuyer, ne jamais se sentir seul, pourquoi éprouvait-il dès le matin ce besoin de ronron radiophonique ? Il y avait là déjà comme un vide à combler, une interrogation, une inquiétude . (p. 60-61Editions du Rocher, 1999)
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fanfanouche24fanfanouche24   06 juillet 2016
...Mais dans le mot -Portique- dormait aussi l'idée d'une sagesse hellénique. On y voyait déambuler des philosophes en robe blanche, exposant leur pensée avec une parfaite maîtrise du corps qui traduisait la paix de l'âme. Peut-être sous son portique Sébastien retrouverait-il le pouvoir de se connaître et de s'accepter ? Dans - portique-il y avait -porte- aussi, le signe d'un passage dont il ignorait le sens , mais qui gagnerait en substance avec sa construction. (p. 30)
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carrecarre   24 mai 2012
Très vite, on culpabilise, et ça n’arrange rien. Il y a les handicapés, les cancéreux, les sidéens, tous ceux qui viennent de perdre quelqu’un. De quel droit peut-on se sentir mal, être si mal ? Et puis c’est beaucoup plus stupide encore, mais on se sent vexé. On ne meurt pas.
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fanfanouche24fanfanouche24   26 juin 2016
Il lui restait du temps. Mais, depuis quelques mois, ce temps gratuit, naguère savouré, devenait un temps pour être mal et pour s'interroger. Un temps à ne trop savoir quoi en faire. Un temps pour redouter le temps. (p. 114 / Editions du Rocher, 1999)
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alainmartinezalainmartinez   01 janvier 2016
Camille et Sébastien avaient leurs moments privilégiés pour se parler des choses graves ; En voiture, souvent, le parallélisme et le sens de la route favorisaient les déclarations délicates, les projets esquissés.
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Vidéo de Philippe Delerm
« Je n'ai pas l'impression d'avoir été enfant, adolescent, homme d'âge mur, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d'âge mûr, et vieux. C'est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout. »
Être riche, à chaque époque de notre existence, de tous les moments qu'on a vécus, qu'on vit, qu'on vivra encore : c'est cela, la vie en relief. Voir ses souvenirs et ses sensations non pas additionnés les uns aux autres, mais comme démultipliés, à l'infini. Vivre comme si c'était la première fois. Trouver de la beauté dans l'ordinaire des choses. Aimer vieillir, écouter le bruit du temps qui passe. Ce livre est un aboutissement : celui d'une carrière, celui d'une vie d'homme. Certainement un des plus grands livres de Philippe Delerm.
Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l' "instantané littéraire", Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont "La Première Gorgée de bière", "Je vais passer pour un vieux con" ou "Sundborn ou les Jours de lumière" (prix des Libraires, 1997).
Retrouvez les informations à propos du livre "La Vie en relief" de Philippe Delerm sur notre site : https://bit.ly/3omVfQW
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