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ISBN : 2070302261
Éditeur : Gallimard (09/09/2004)

Note moyenne : 3.11/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Voici un livre rond, transparent, mystérieux, le livre d'une douce urgence qui commence avec cette aquarelle de Folon
« Oui c'est moi dans la bulle, à la surface du papier glacé. Votre main passe sur le livre, caresse le mirage, et ne dérange rien. Je suis dans la couleur du jour ; une aube imperceptible, ou bien peut-être un soir ; dans cette nuance idéale des premières pages : le rose informulé, tremblant, de tout ce qui commence et, d'avance le bleu voilé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
CraboBonn
  15 décembre 2012
Ce livre a pour moi ete une rencontre. J'ai passe alors quelques temps avec un homme sorti d'une bulle et l'homme qui l'en delivra. quelques mots sur cet homme sortis d'une bulle ... Il vivait dans un tableau, a l'interieur d'une bulle rose-orange pale, quelques reflets jaune pastel. Un passant, un collectionneur de billes de verre et de kaleidoscope, le regarda autrement et l'invita dans l'autre bulle, la notre, la grosse bulle bleue comme on l'appelle ici, pour la distinguer des autres bulles du systeme solaire, bulles de savons et de pierre irisees par les regards des etoiles. Comme ca que ces deux comparses se sont rencontres. Quant a moi, je les ai croises sur les rayons de l'etagere d'une librairie. Une breve errance parmi les pages et un contact qui s'est vite etabli. Au toucher d'abord. Un echange de regards ensuite. Puis on a un peu patiente avant de se revoir. Je les ai laisse au milieu d'autres gens, d'autres histoires, d'autres voyages : qu'ils fassent connaissance avec un monde que je m'appretais moi aussi a decouvrir. Ensuite, nous nous sommes revus, episodiquement. Nous avons partage notre espace-temps et ils m'ont guide dans des reveries de mots d'encre. Dix en plus tard j'en garde un souvenir diffus, quelques notes posees et une petite musique joyeuse, celle des rencontres qui ont marques.
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SebastienFritsch
  19 avril 2012
Toujours la même plume douce, qui parle d'enfance, d'amitié et de tout ces détails qui donnent sa couleur, sa chaleur, son odeur, sa consistance, à la vie : une promenade, une discussion autour d'un verre, l'intimité d'un appartement, le plaisir de regarder un saltimbanque un soir d'été, les paysages parisiens ou belges ou hollandais ou suédois, et aussi une collection de billes de verre, une autre de kaléïdoscopes.
Tous ces détails, de même que l'enfance et l'amitié, sont magnifiés par le fait qu'ils sont découverts, au fil des pages, par un homme qui ne les a jamais connus. Et pour cause : cet homme, c'est celui que l'on voit sur la couverture du roman. Oui, c'est le personnage d'un tableau de Folon. Un jour, il sort du tableau, parce qu'il a rencontré le regard particulier d'un visiteur du musée où il est exposé depuis des années. Il sort du tableau comme on nait et il part à la découverte du monde et de la vie, entièrement vierge de souvenirs, de sensations, d'amitié et d'inimitiés, de joies et de tristesses. Ne devrions-nous pas faire pareil à chaque fois que nous reprenons le cours de notre existence, en nous levant le matin ? Ou à chaque nouvelle heure qui commence ?
Ces étranges amis (le visiteur-collectionneur-de-billes-et-de-kaléidoscopes et l'homme-peinture-qui-vient-de-prendre-vie), partagent dès cet instant une amitié simple, à laquelle viendra participer, après quelques semaines, un troisième homme : un jeune saltimbanque vêtu d'un costume florentin, qui danse dans les rues de Paris, et fige à chaque fois son public par son étrange magnétisme.
Ce sera pour l'homme-peinture l'occasion d'une découverte supplémentaire. La vie de son premier ami, simple, calme, n'est pas la seule vie possible. Il existe des vies déchirées, douloureuses. L'homme-peinture l'apprendra avec le jeune saltimbanque. Et l'on découvrira que la plume de Delerm ne connait pas que la douceur : elle sait aussi peindre la douleur et la difficulté de l'apprivoiser. Et toujours avec finesse.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
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Cannobia
  04 octobre 2014
J'ai bien aimé ce voyage, je me suis amusée à lire les chapitres à voix haute, sur mon blog,
Merci pour ce joli instant... d'une bulle...
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Bruno_Cm
  13 septembre 2013
Ce livre, je le crois est bien mieux que ce que j'ai ressenti en le lisant. le contexte a faussé mon jugement. Je suis passé à côté. Ma lecture est passée à côté. Plus tard, peut-être.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
CraboBonnCraboBonn   15 décembre 2012
"A la ligne suivante, le menu nous promettait la compacte perfection d'un mot de passe. The complet (the - toast - confiture). Nous n'avions pas faim, mais cela nous faisait envie dans le silence austere un peu de desordre en couleurs. (...) Il nous apporta la theiere, un pot de gres, des toasts sur une assiete chaude, un gros confiturier ventru de porcelaine. Dedans, c'etait rouge sombre, flamboyant. On peut rester longtemps a explorer les montagnes de confiture. On plonge la cuillere, et des versants s'inventent, translucides, a la crete fragile et vite boulversee. La suspension fait danser sur les glaciers groseille des reflets clairs et des ombres mouvantes. Le garcon reparti, nous avons mange a meme la cuillere pour le plaisir defendu, du bien meilleur en douce. Et puis le the au lait nous pacifia le corps de sa force un peu pale. "
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AgatheDAgatheD   20 février 2018
L'Oise. Un mot ailé,légèrement acide.Quand ils s'en vont jouer par là, c'est avec le sentiment vague d'être en faute. Une odeur un peu âcre annonce le plaisir de l'eau, lié à des barques vert sombre, à un café de plein air abandonné l'hiver.Une sourde émotion leur fait battre le coeur. Ils montent dans les barques enchaînées qui tanguent dans le délicieux vertige d'un jeu à peine défendu.
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eli-zaeli-za   28 avril 2014
Tout se perd et tout se confond, tout est léger, tout est fragile. On ne possède rien. Tout juste sans bouger quelques secondes de beauté, une patience ronde, sans désir. Un peu de bonheur sage passe ; on le retient entre le pouce et le majeur de ses deux mains. Il faut toucher à peine.
J'ai appris à toucher à peine, à effleurer. Je venais d'une immobilité complète, et ces gestes me convenaient.
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eli-zaeli-za   28 avril 2014
Parmi tous ceux qui marchaient dans la ville, vous étiez sûrement le moins pointu, le moins tendu - vous étiez le plus rond. Rond, comme celui qui s'enivre au point de faire basculer le monde étroit des conformismes rectilignes, et sent soudain flotter le corps trop lourd qui l'oppressait. Mais rond surtout comme l'enfant qui ne sépare pas, confond les couleurs, les parfums, en devenant tout ce qu'il touche.
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CraboBonnCraboBonn   15 décembre 2012
"Parler ne suffit pas. Vous pourriez partager notre souper ? Dans un décors de bois et d'or nous serions mieux pour nous apprendre"
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Vidéo de Philippe Delerm
Rencontre avec Philippe Delerm à la librairie La Galerne, pour la parution de "L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent".
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