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Martine Delerm (Illustrateur)
ISBN : 225314584X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1999)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Balades, flâneries... Je cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Oui, tout autour de chez moi, et pas très loin le plus souvent. Mais après tout, cela pourrait aussi bien être partout ailleurs. C'est le regard qui compte, et cette envie d'aller par les chemins. Bien sûr, les rivières étaient belles. Mais d'un matin de gel à la lenteur d'un soir d'été, la lumière les appelait, chaque fois différentes. J'apprenai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
pgremaud
  22 juin 2017
Avec d'autres auteurs, Philippe Delerm et sa femme Martine ont collecté leurs souvenirs dans une "Petite géographie intime". Avec ce livre, ils nous invitent à découvrir, par le texte et la photo, les lieux véritables de leur géographie humaine. Ils nous promènent ainsi à travers tous les paysages de la Normandie. Du Bec-Hellouin à Giverny, nous suivons les vallées de l'Eure, de la Risle, de l'Avre, de l'Authou, de la Charentonne. Nous visitons des châteaux, des jardins, des endroits abandonnés. Sur chacun de ces lieux ou de ces bâtiments, comme d'habitude, Philippe Delerm pose un regard empreint de poésie car il veut "saisir le temps, le cueillir quand il passe."
On trouve déjà cette poésie dans les titres des textes : Balade en souvenir de la lisière, Il pleut sur l'or, La Rumeur et sa lumière, Tant qu'il y aura des rues en herbe, et une kyrielle d'Harmonie (de brume grise et bleue, baroque et couleurs d'aquarelle, de feuillages à contre-jour) !
Ce regard poétique prend encore une saveur plus profonde quand Philippe Delerm évoque Sylvie, sa libraire qui était devenue son amie et qui est morte à 40 ans : "Jamais, je ne me suis senti si bien chez quelqu'un. Les fauteuils étaient faits pour s'asseoir, le chat pour être caressé, les livres donnaient envie de les toucher (...) Sur le banc déserté, quelqu'un nous manque dans l'automne."
Un petit regret : que les photos de Martine Delerm ne soient pas mieux mises en valeur. Elles sont toutes petites, collées au texte. Dommage car certaines d'entre elles mériteraient une pleine page !
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nelly76
  10 octobre 2016
Sans être chauvine, toutes les régions ont leur "petit cachet" , un voyage , au travers quelques descriptions très poétiques de mon "pays" : la Normandie, par un auteur que j'affectionne particulièrement tant il se dégage de sérénité , de douceur de vivre au travers ses ouvrages; en espérant vous avoir donné l'envie , un jour, d'y faire une halte.
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saphoo
  04 avril 2011
Le titre à lui seul nous emporte sur les chemins de poésie, chaque chapitre est une balade, la découverte d'un lieu, l'admiration d'un paysage, Philippe Delerm, nous invite au-delà des mots, nous emmenant à l'orée d'un espace, il nous reste plus qu'à pénétrer cette bulle de bonheur…
J'ai aimé chaque promenade, j'ai lu avec plaisir des petits coins que j'ai moi-même connus le temps des vacances, notamment le village de l'abbaye du Bec- Hellouin , Harcourt pour ne citer que deux de ces lieux normands. L'envie n'a pas besoin d'être attisée, elle vit à chaque page, traverser les mots et continuer la balade… Un vrai bonheur de lecture, la poésie devient peinture, devient verdure, un paysage de douceur et de sérénité.
J'aimerais vous retranscrire tous les passages retenus, mais ils sont très très nombreux, comment vous donner l'envie de découvrir ce sublime recueil de poésie buissonnière ?
Aimer se promener, aimer les mots, aimer cette association, savoir apprécier une simple balade hors des sentiers battus loin des grandes routes touristiques ou les aborder sous un angle nouveau, détourner son regard pour que l'ombre devienne lumière.
Lire Delerm, c'est : suspendre le temps, traverser la toile et se fondre dans cette osmose harmonieuse.
De superbes photos de Martine Delerm accompagnent à merveille les mots de Philippe Delerm, comment vous dire, si vous n'avez jamais eu le plaisir de les lire de vous octroyer une fois ce bonheur concilié.
C'est un petit livre que je garde tout près, pour m'y perdre le temps d'une flânerie, un instant m'échapper, j'en ressors toute éblouie et apaisée.
Si vous ne connaissez pas la Normandie, commencez donc par lire ce livre, je suis certaine, que vous serez séduits par le charme de cette région.
Que du bonheur !

Lien : http://lesmotsdepascale.cana..
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Feuilletre
  24 décembre 2016
Un petit livre porteur de sérénité, la ballade du dimanche embellie. J'ai beaucoup aimé le duo écriture et photos qui illustre les périples, dans un livre de poche sans prétention. Un recueil de pépites et de belles simplicités. Une invitation aux multiples petits voyages à deux pas de chez soi.
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EosMayonnaise
  19 mars 2013
Un recueil d'écrits sur les chemins de Normandie, région dont j'ignore presque tout mais qui me fait complètement rêver, que demande le peuple.
C'est instructif, poétique, plein de passion... on s'y croirait!
Seul petit bémol: certaines phrases donnent au fur et à mesure, où si on a déjà lu d'autres ouvrages de Delerm, un léger sentiment de déjà-vu. Ce n'est pas dérangeant en soi, mais quand ça devient récurrent, ça fait un peu grincer des dents.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   06 octobre 2016
Même si le calendrier n'est pas d'accord, le dernier jour d'automne est au creux de Novembre.Il y a eu d'abord d'infimes rougeoiements. Puis, sont venues les nuances de l'ambre.Mais la vraie fin des feuilles est jaune d'or.Un jour, il y a cet éclat dans le ciel qui annonce les premiers froids.La nuit suivante, le gel mordra les rescapés, et puis voilà. 《 Crois-moi, c'est bien fini jusqu'à l'année prochaine》 , écrivait Jules Laforgue. .....
Mais c'est le jeu de ce jour là. Les ombres encore froides et longues, une lumière déjà très vive, et les couleurs d'automne : la symphonie en naturel majeur a des accents artificiels à force de beauté,.Ce e sont pas les bouleaux découpés sur la rive opposée qui me démentiront. Passé pour leur feuillage aérien, encore frêle et léger, sou le ciel clair.Mais leur reflet dans l'eau moirée de bleu est d'un or stupéfiant. Plutôt qu'un feuillage dans l'eau, on dirait la lumière du café provençal de Van Gogh contre la nuit.....La fin de l'automne y est pour beaucoup bien sûr, avec ce soleil qui vient aussi du sol où l'on avance en s' enfonçant dans les feuilles encore souples.Mais le soleil oblique et pourtant déjà mur connaît aussi son rôle. Dans les haies vives , leurs talents conjugués déferlent en glorieux désordres : feuilles vernissées des lierres et des houx, baies rouges d'eglantier allumées de reflets , feuilles jaunies de branches entrecroisées : le ciel bleu s' efface dans cette profusion de couleurs chaudes, dans ce fouillis royal.
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nelly76nelly76   09 octobre 2016
Présences Féminines
Château du Champ-de-Bataille

Car la grandeur domine, dans l'atmosphère très grand siècle de cette demeure et de ce lieu.le site, largement ouvert sur l'espace du plateau, rappelle la bataille de 935, entre le comte de Cotentin et les armées de Guillaume Longue-Épée, commandées par Bernard le Danois. Quelque chose de ce souffle épique plane encore sur l'horizon libre.........

...... Derrière les buis taillés, c'est une pente d'herbe toute ronde, qui semble avoir été tracée pour que l'image du porche et du château se découpent sur fond de ciel, comme suspendues dans un rêve. Là, sans doute, Alice pourrait jouer contre la reine de coeur une partie de croquet livrées aux malices de génies fantaisistes. Je sais que dans mon dos des joueurs de golf très réels poursuivent leur propre patience- Pardonnez - moi si je préfère l'imaginaire croquet de la mystérieuse Alice. Au dessus du porche, deux allégories confortablement allongées semblent soutenir un blason : peu importe le symbole, c'est leur féminité qui me va- et de l'autre côté, sur la promenade en terrasse surplombant le mur, je ne sais quelle attente féminine aussi, parant d'une touche de mélancolie les déambulations trop rectilignes.
Des feuilles aux sphinges, au jeu d'Alice, c'est le même charme léger, le même mystère bousculant le colosse faussement sûr de lui - et si vite troublé par des présences féminines.
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nelly76nelly76   07 octobre 2016
Feuilles d'automne au fil de l'eau

Au-delà d'une arche rocheuse, la promenade prend son essor au moment où l'on pensait qu'elle allait se terminer.Un étang se dessine entre les arbres.En s' approchant, on distingue mieux le caractère civilisé, avec une barrière blanche, des petites presquîles aménagées. Des cols verts glissent sur l'eau.Mais on est seul à marcher sur la berge, et cela semble mystérieux dans un décor aussi parfait, comme si quelqu'un allait vous héler, vous dire que vous êtes en faute.Mais non vous êtes bien chez vous, dans ce tableau de vert et d'or - à terre, les feuilles des érables mêlent dans un contraste délicat ces deux tonalités d'herbe et de branche.
Au loin se dresse l'ancienne motte féodale, et l'ombre de ce temps où plane la silhouette de Guillaume le Conquérant. Vous êtes seul, chez vous, si près du bourg, si loin pourtant, et dans le coton sourd d'une matinée grise, c'est bon d'être le seul acteur d'un opéra d'automne flamboyant, si près, si loin des brouillards du silence.
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nelly76nelly76   10 octobre 2016
LE JARDIN MOUILLÉ
Giverny
Les touristes s' amenuisent. On ne fait plus la queue sur le trottoir, pour pénétrer dans la maison.Tout redevient plus simple, un peu plus vrai, un peu plus calme.Fraicheur grise, fin d'été : cela suffit pour que tout recommence à vivre, à respirer.
Venir à Giverny dans le jardin mouillé, quand octobre déjà flamboie en vigne vierge rougeoyante sur les murs alentour, quand tout autour le village soudain ressemble à un village, avec ses habitants, son école à la cour penchée, son rythme, son identité. Octobre.Le nom est doux à boire, coule dans la gorge comme un vin muscat.Octobre à Giverny, c'est la promesse d'un automne à la française, où l'onctuosité de la Normandie se mêle à l'aristocratie d'une Ile-de-France toute proche.Partout, au début de l'automne, on fait de la gelée de coings, de mûres. Ici, Monet marchait dans son jardin, et préparait des confitures de lumières.


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nelly76nelly76   08 octobre 2016
La douceur du village
Au Bec-Helloin

C'est bon de prendre un pot dans le café de plein air.La blondeur embuée de la bière reste longtemps posée sur la table blanche. La première gorgée prise, on a saisi le meilleur; pour le reste c'est bon de garder la couleur, de prolonger l'instant, de se dire après tout qu'on pourrait bien rester dîner.; la vieille vigne déferlante habille si complaisamment la porte du restaurant caréné de bois doux.C'est bon , l'idée de s' embarquer jusqu'à la fin du jour.Plus tard, beaucoup plus tard, des lampes vont s' allumer au creux des feuilles.Mais c'est comme si la nuit ne devait jamais venir.On s' en ira marcher près de l'école- Quel privilège aussi d'être écolier dans cette cour là, d'avoir ses souvenirs de cache cache, ses rêveries par la fenêtre au coeur de ce décor ! C'est bon le Bec, quand les soirs de l'été s' étirent à l'infini.
En contrebas, l'enclos de l'abbaye se mêle aux rires clairs imaginés dans la cour de l'école. La tour Saint Nicolas s' endort dans l'idée des jardins, des lavoirs, des cerises.Entre la prière et le fruit, la silhouette blanche au loin, le parfum lourd des roses, le Bec est un village.Une harmonie.
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Videos de Philippe Delerm (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
Rencontre avec Philippe Delerm à la librairie La Galerne, pour la parution de "L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent".
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