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EAN : 9782757882269
168 pages
Éditeur : Points (20/08/2020)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 18 notes)
Résumé :
"Grimoire : Un joli mot à deux entrées, moitié gribouillis, moitié mémoire, qui coule dans la bouche avant de fuir en entonnoir". Piquants comme grésil ou guêpière, comiques comme topinambour ou potée, solennels et mystérieux comme crépuscule ou sibyllin, les mots séduisent Philippe Delerm. Il caresse leur étoffe, s’enchante de leur musique et célèbre leur puissance évocatrice.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Palmyre
  20 mars 2018
Découvert lors de la Nuit des bibliothèques, j'ai trouvé l'idée intéressante de mettre en avant les mots que nous côtoyons tous les jours...
Moi qui suis devenue une amoureuse des mots au fil des années, je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas eu l'idée avant, de créer une collection de mots que j'aime et de dire pourquoi certains m'attirent plus que d'autres. Je vais donc partir à la chasse aux mots qui me marquent, qui me plaisent.
Un petit livre que je vous laisse découvrir, à consommer sans modération si comme moi vous aimez les mots et que vous souhaitez passer un instant de poésie au milieu des mots de langue française. Car les mots vivent à travers nous.
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beatriceferon
  13 avril 2015
Philippe Delerm dresse la liste des mots de la langue française qu'il aime le mieux, et, dans de petits textes pleins de verve, d'humour, de poésie ou de nostalgie, il explique ce qu'ils représentent pour lui ou ce qu'ils lui évoquent. Cela va des plus simples, banals, communs, tels « vin », « bleu », « neige » ou « café » aux plus raffinés « contentieux », , « camerlingue » ou « gourgandine ».
Le plus mystérieux, sans conteste, c'est « crépusculoroyos » qui l'a fait rêver longtemps quand il était enfant. Jusqu'au jour où il a découvert que ce poème qu'il roulait sur la langue avec délice, n'abritait, en fait, que des « crépuscules royaux » bien moins surprenants!
« La saudade n'est pas confite dans sa déréliction. Née de l'idée de solitude, elle en exprime à la fois la tristesse et la satisfaction, le sentiment de vivre un peu plus fort en approchant la nostalgie, dans un velours de brume. » Et la javanaise nous emporte sur les paroles de Gainsbourg: « j'avoue j'en ai bavé pas vous » vers la loge d'une « Kiki de Montparnasse inaccessible, évanouie par avance dans les volutes de fumée. »
Quant à moi, je me laisse griser par la musique des mots qui m'élèvent vers des nuages éthérés bien loin des miasmes de notre triste quotidien.
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Marech20
  22 septembre 2017
10 écrivains et artistes choisissent leurs 10 mots préférés de la langue française et écrivent pourquoi... On ne s'étonnera pas que ce soit une collection dirigée par Philippe Delerm. Sympa, parfois étonnant, mots simples ou compliqués.... A picorer.
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AnSoFie
  15 juin 2020
On n'aime pas tous les mêmes !
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critiques presse (1)
Telerama   10 octobre 2013
En s'offrant une incursion, comme auteur, dans la collection Le goût des mots, qu'il dirige chez Points, l'apologiste de La Première Gorgée de bière dresse la liste de ses préférés. Un ouvrage inédit et savoureux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PalmyrePalmyre   19 mars 2018
Carambar. Une barre de caramel dur, dont la minceur ne doit pas faire illusion. Dès l'attaque de l'incisive, le carambar se révèle étonnamment rebelle. A défaut de pouvoir le couper en deux, on l'engloutit en le pliant, sans rapprocher vraiment les parties opposées. Dès lors, il tient beaucoup de place et répand dans le palais une saveur des plus désirables, mais trop.
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HaleahHaleah   09 janvier 2015
Les mots nous intimident. Ils sont là, mais semblent dépasser nos pensées, nos émotions, nos sensations. Souvent, nous disons : « Je ne trouve pas les mots. » Pourtant, les mots ne seraient rien sans nous. Ils sont déçus de rencontrer notre respect, quand ils voudraient notre amitié. Pour les apprivoiser, il faut les soupeser, les regarder, apprendre leurs histoires, et puis jouer avec eux, sourire avec eux. Les approcher pour mieux les savourer, les saluer, et toujours un peu en retrait se dire je l'ai sur le bout de la langue - le goût du mot qui ne me manque déjà plus.
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ParCheminParChemin   21 août 2016
Bonheur,
S'il n'y avait qu'un mot, ce serait celui-ci. Bonheur ce luxe douloureux, ce beau souci. Pendant de siècles et des siècles les hommes en ont fait l'économie. Il chassaient seulement la joie ou le plaisir, résignés à n’espérer une satisfaction durable qu'au delà de cette vallée de larmes appelée la vie. Et puis ils ont commencer à vouloir s'accomplir sur la terre. Alors est née l'idée, alors est née le mot bonheur.Un mot très sourd. Le b comme un début de bulle, comme un désir d'envol. Mais la seconde syllabe dure dans le feutré profond, semble épouser l'horizontalité à peine courbe de la planète. Bonheur. Beaucoup prétendent n'y pas croire, et le conjuguent seulement au passé inconscient, au futur impossible. Le mondes nous envoie sans cesse les pires nouvelles du monde, mais nous ne sommes pas dupe: tout ce pessimismes n'aurait pas de sens s'il n'y avait la certitude qu'autre chose nous mène, qui dépasse de beaucoup le zénitude, la paix, l'équilibre ou l'harmonie.Un quelque chose si discret, presque impossible à dire et qui trouve pour ce nommer un mot si retenu, dont l'écho grave se prolonge à tout jamais. Bonheur
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raynald66raynald66   01 février 2019
Mélancolie

Bile, humeur noire.
Le mot était trop beau pour persister dans la rectitude de ses origines étymologiques.
Mélancolie : ce royal balancement rythmique, cette ampleur si vocalique, si raffinée dans l'effacement des consonnes ne pouvaient continuer de se lover dans la couleur d'une lugubre maladie.

Les poètes lui ont donné les charmes d'un état d'âme presque complaisant, grisé de sa musique narcissique.
Les Romantiques, des effusions suaves et des chemins d'automne. Et puis Apollinaire l'a chantée dans la tonalité si douce où nous l'avons gardée, de l'anémone à l'ancolie.

Un mot pour être soi, très fort, en solitude et en attente, en long repli. Pour préserver l'adolescence.

(Vincent Delerme : les mots que j'aime)
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raynald66raynald66   01 février 2019
Bonheur.

Beaucoup prétendent n'y pas croire, et le conjuguent seulement au passé inconscient, au futur impossible. Le monde nous envoie sans cesse les pires nouvelles du monde, mais nous ne sommes pas dupes : tout ce pessimisme n'aurait pas de sens s'il n'y avait la certitude qu'autre chose nous mène,
qui dépasse de beaucoup la zénitude, la paix, l'équilibre ou l'harmonie.
Un quelque chose si discret, presque impossible à dire, et qui trouve
pour se nommer un mot si retenu, dont l'écho grave se prolonge à
tout jamais. Bonheur
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Videos de Philippe Delerm (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
Et vous, quel geste vous trahit ?
Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
- le selfie, geste roi de nos vies modernes ; - le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; - les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; - cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; - un verre qu'on tient à la main sans le boire…
À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des libraires, 1997).
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