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EAN : 9782715228245
160 pages
Le Mercure de France (20/08/2009)
3.34/5   129 notes
Résumé :
www.antiaction.com est pris d’assaut. Beaucoup de compliments, qu’Arnold a d’abord trouvé outranciers, mais on s’habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d’épanchements sont souvent signés d’un prénom féminin accompagné d’une adresse e-mail, mais Monsieur Spitzweg s’est promis de ne pas répondre.
Certaines correspondantes comprennent cette attitude : «Ne perdez pas votre temps. Continuez seulement à cueillir le meilleur des jours.» Cueillir le meilleur des jour... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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fanfanouche24
  14 juillet 2015
J'achève ce roman choisi et débuté en 2009, à la Librairie Anaphore dans le 20e parisien... et abandonné plusieurs fois...
Une lecture plaisante, grave sous la légèreté... mais je reste "mitigée"...peut-être car elle est trop dans l'air du temps ? Je ne saurai dire, franchement.
Un employé de bureau d'une discrétion maladive, se lance dans la rédaction d'un blog, mais dans un esprit lui, à contre-courant des discours ambiant de l'activisme et compétivité de l'époque !!
Arnold , au contraire, se fait le chantre de la lenteur ainsi que de la paresse. A sa grande surprise, son blog remporte un franc succès. Ce quidam , anonyme parmi les anonymes, félicité, sollicité, interviewé, sort en pleine lumière et cette notoriété le laisse quelque peu perplexe et abasourdi... mais n'en disons pas plus !

"Depuis longtemps, il ne se regarde plus dans les glaces. Non qu'il se trouve laid. Il sait simplement que le regard des femmes glisse sur lui. Elles n'aiment pas les spectateurs.
Pas d'attaches familiales, aucune ambition professionnelle. Pas d'angoisse existentielle. (p. 78) " Voilà notre personnage central, Arnold Spitzweg... campé en quelques mots....
et je me permets de retranscrire un extrait qui nous ramène au choix du titre et du personnage de H. Melville : " Pourquoi Bartleby l'écrivain ? le personnage central n'est pas un créateur. Un simple commis aux écritures, dans un bureau à Wall Street où il côtoie un patron, deux collègue. A la différence de ces deux derniers, il ne boit ni thé, ni bière, ni café. Il passe de longues heures à rêvasser devant une fenêtre donnant sur un mur de briques. Chaque fois qu'on lui propose un travail sortant si peu que ce soit de sa routine de copiste, il répond : " je préférerais pas." Bientôt son chef- le narrateur de la nouvelle-s'aperçoit que Bartleby n'a pas d'autre domicile que le bureau, où il revient en cachette quand les autres sont partis, dormant sur un mauvais fauteuil.
La fascination exercée sur Arnold par ce personnage fut d'emblée équivoque. D'une certaine façon, il se sentait complètement Bartleby, par une répugnance à se livrer, une tendance à dire non, une satisfaction morbide à exercer un travail dénué de réelle implication. La solitude de Bartleby et même son absolue pauvreté lui apparaissaient comme une forme d'idéal, une piste possible et révélée. " (p.52)
Cette fiction m'a touchée essentiellement de par les réflexions, notations concernant la solitude de cet homme, mais aussi les solitudes, en général, à Paris et ailleurs, de façon universelle .Le côté dynamique, attractif, attachant de cet anti-héros est , avec le contenu atypique, insolite de ce blog, d'aller à l'encontre du "politiquement correct de l'activisme" ambiant !
Volontairement, comme le plus souvent, je n'ai pas souhaité lire ni parcourir les nombreuses critiques déjà existantes !! et mes impressions mises noir sur blanc... ma curiosité va prendre le pas pour aller découvrir de suite les appréciations des autres camarades "babéliotes" !!
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ssstella
  22 septembre 2013

Une balade dans Paris... juste une balade en solitaire, surtout sans se presser, sans baladeur sur les oreilles mais avec les yeux bien ouverts.
L'histoire ? ... l'histoire n'est pas très importante. L'important c'est ... "la volupté d'un changement de rythme. "Avec vous, tout d'un coup, on prend le temps... On regarde des choses auxquelles on ne prête pas attention d'habitude." (p. 126) "
Un "livre pause" bien agréable.
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Mimimelie
  30 août 2013
Je me faisais un plaisir de découvrir ce livre dont j'avais eu plutôt de bons échos et aussi par les sujets qu'il se promettait d'aborder ... et bien je suis très très déçue. Je me suis barbée au possible ! S'il a voulu exprimer la platitude de l'existence de son personnage par un récit plat, des anecdotes sans intérêt, et sa torpeur mentale par une narration embrumée, il a bien réussi son exercice de style... mais je n'ose le penser.
En plus de ça il nous ballade dans tout Paris, je comprends que l'agitation de la capitale soit idéale pour marquer l'exact opposé des préférences de notre héros adepte de la lenteur et de la contemplation, mais tout de même, c'est plus un roman, c'est un guide Michelin ! Tout y passe, les quais, les rues, les ponts, les squares, les restaurants, les places, les jardins... et essentiellement les quartiers et lieux bien bobos... tiens donc pourquoi ça ?
C'est dommage car ce livre pose des questions intéressantes, par exemple  : l'homme quoi qu'il fasse, n'est-il pas emporté par son époque et contraint à l'action ? qui semble émerger en final et à laquelle l'auteur apporte sa réponse personnelle.
Bref il me semble que la forme et le fond se mêlent, sans relief aucun, et au final ce roman s'identifie complètement à son personnage, terne et effacé, sans fond. C'est sévère, mais ce n'est que mon ressenti, mais peut-être que moi aussi, trop hyperactive, toujours par monts et par vaux, courant toujours 36 lièvres à fois, boulimique de tout, ne lâchant rien, considérant la détente une activité comme une autre, peut-être alors que comme les lecteurs de son blog, j'attendais les ficelles afin de profiter du temps présent...
Dans ma biblio m'attend « Autumn », mais je crois que je vais laisser un petit temps s'écouler (lentement ?) histoire de prendre un peu de distance.
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Herve-Lionel
  15 avril 2014
N°459 - Octobre 2010
Quelque chose en lui de BartlebyPhilippe Delerm Mercure de France.
Le titre de ce roman évoque une chanson connue, mais qu'en est-il, et d'abord qui est ce Bartleby et qui se cache derrière ce « lui »?
Selon l'auteur, Bartleby est le nom d'une nouvelle d'Herman Melville (l'auteur de Moby Dick), c'est aussi le nom du personnage principal, simple employé aux écritures de Wall Street qui tout d'abord se montre discipliné, travailleur, lisse, solitaire mais qui, avec le temps, s'oppose à son patron en refusant de faire certains travaux en déclarant systématiquement « Je ne préférerais pas ». Peu à peu il cesse tout travail, s'installe définitivement dans son bureau où il finit par habiter et refuse même son licenciement par son patron!
« Lui », c'est Arnold Spitzweg, c'est le type même de l'anti-héros, simple employé de « La Poste », modeste, casanier, célibataire, solitaire, malgré une brève aventure avec une de ses collègues, demeurant dans deux pièces 226 rue Marcadet à Paris et cela dure depuis 20 ans, depuis qu'il a quitté son Alsace natale! Malgré son travail, il est imperméable à l'informatique, normal, il n'est pas né avec! A force d'être moqué par ses collègues, il va se mettre à tenir un blog, nom bizarre, « espèce de borborygme scandinave, moitié blizzard moitié grog », une sorte de journal intime qui ne l'est plus guère puisque confié à Internet. Il y confesse son envie de silence, de solitude, ses goûts simples pour la glace au café, le cigarillo où le plaisir de flâner dans Paris, surtout l'été, c'est à dire l'inverse de ce qui est la modernité, l'hyperactivité...
Tout cela est bel et bon, mais Bartleby la-dedans? Certes Arnold lui ressemble un peu et chacun d'eux marque sa différence à sa manière, pourtant notre postier reste un fonctionnaire modèle, respectueux de sa hiérarchie et de son travail.
Pour lui, ce blog sera son originalité, il y parle surtout de son quotidien, de la solitude sans qu'on sache très bien s'il la recherche ou s'il la subit [« Au Luxembourg où naissent vite les conversations sur le sens de l'existence, (il) évite les bancs... Il se choisit un fauteuil vert pâle, à défaut une chaise. Il se redit cette phrase de Léautaud qui le ravit « ce que j'ai dans la tête me suffit »]. Pour que les choses soient bien claires il baptise sa chronique du nom d' « antiaction. com ».
Le plus étonnant c'est qu'on finit par parler de lui à la radio et que, chose étrange sans doute, on goûte son écriture au point qu'on songe pour lui à une édition! Ainsi Arnold qui ne voulait pas entendre parler de l'informatique, qui souhaitait surtout rester anonyme devient sujet de conversation, surtout de la part des femmes, reçoit des e-mails auxquels il ne répond jamais, découvre qu'il aime être aimé et être connu![« Il a là-dessous une angoisse métaphysique. Un besoin d'exister qui ne repose sur rien. Çà, c'est vraiment notre époque. Çà m'horripile évidemment. Mais bizarrement ça me concerne »]. Il sort tellement de l'anonymat que son amour de jeunesse qu'il n'avait cependant pas oublié se manifeste à nouveau grâce à la toile.
Que fera-t-il? Sortir de sa condition de quidam et devenir quelqu'un d'autre est-il si tentant? L'exergue qui, comme la préface fait partie d'un récit et que bien entendu il faut lire, nous avertissait déjà « Il n'y a pas de grandes vies, il n'y a pas de petites vies » Alors!
J'arrête là pour ne pas déflorer ce roman, présenté en courts chapitres et décliné dans une belle écriture, agréable à lire et avec parfois des accents poétiques, comme toujours chez Delerm. le décor parisien procure un dépaysement bienvenu, loin de l'agitation quotidienne du métro et des affaires médiatiques surtout quand l'auteur y met une touche bucolique.
Cela dit, on peut se poser moult questions. Quelle est la valeur de l'écriture et pourquoi la pratique-t-on? Est-elle un réel besoin et quelle est sa véritable raisonnance? Peut-on vouloir rester réellement anonyme en confiant ses états d'âme à Internet?Quid de la notoriété? Malgré tout, nous sommes dans une société de plus en plus indifférente aux autres mais où la réussite individuelle prime. Être différent est-il aujourd'hui bien reçu dans un monde en perpétuel mouvement, en quête d'uniformisation?... Internet a quelque chose de fascinant et de mystérieux, de dangereux aussi...
Beaucoup peuvent se retrouver dans ce personnage du blogueur sur qui se braquent un temps les projecteurs de la renommée pour l'abandonner ensuite...
J'ai bien aimé ce roman dans la lignée de ce que j'avais déjà lu de cet auteur.

Hervé GAUTIER – Octobre 2010.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Filox
  30 décembre 2021
Philippe Delerm nous livre un roman, inspiré et partiellement transposé, de Bartleby le Scribe, d'Hermann Melville, écrit en 1853. Petit rappel : Employé en qualité de copiste dans un cabinet juridique, Bartleby en vient peu à peu à ne prononcer qu'une seule phrase, énigmatique : « I would prefer not to », « Je préférerais ne pas… » ou « J'aimerais mieux pas ».
Au-delà de l'absurdité des tâches administratives qu'il réalise avec zèle, son attitude critique le processus d'aliénation par le travail, propre aux sociétés industrielles. A travers cette petite phrase en apparence inoffensive, c'est toute la logique productiviste du XIXe siècle qui vacille dans ses fondements rationnels. Bartelby qui fut un employé modèle est devenu, pour de nombreux admirateurs, le symbole de la résistance passive. Ne laissant aucune prise permettant d'avoir de l'emprise sur lui, il condamne tout le système économique très hiérarchisé de son temps.
Delerm reprend l'idée centrale de cette fable, mais la traite sous la forme intimiste d'un roman d'atmosphères, succession de tableaux -scènes de la vie parisienne. Arnold (alias le petit Bartelby) est un employé modeste de la Poste, ses deux seules collègues, son petit chef et son grand chef ponctuent sa vie sociale réduite de leurs réflexions, chacun sa place avec la posture qui va avec. Arnold maintient de grandes distances avec chacun, il ne se passera pas grand-chose de ce côté-là, il n'en reste pas moins que la caricature de ces liens convenus, dans le cadre professionnel, est réussie.
La vie d'Arnold, célibataire endurci, est marquée par les habitudes, la solitude dénuée de souffrance, la nostalgie. Reste ces petits moments de bonheur, ces petites gorgées de joies banales : un pique-nique sur le quai de la Tournelle, rien n'est anonyme, surtout pas les lieux, Paris constitue un personnage à part entière du roman ; des rêveries au Train Bleu, gare de Lyon ; les odeurs du métro et des corps qui y transitent en plein été ; une déambulation entre le bassin de la Villette, jusqu'au canal de l'Ourcq sans dépasser le périph, bien sûr ! scènes de tango et de Tai-chi aussi.. Les saisons, le temps qu'il fait tiennent aussi une grande place.
Lecteur babéliote, parisien, ou qui comme moi le fut quelque temps, ces pages sont du miel ! de l'essence essentielle signée philippe Delerm.
Pour le reste, l'idée intéressante de création d'un blog intitulé www.antiaction.com par Arnold Spitzweg, qui lui permet un exercice d'écriture prometteur et qui le sortira, très transitoirement, de l'anonymat, et lui apportera une belle et courte revanche sur son grand amour « avorté » d'adolescent, aurait pu être un excellent filon. J'ai trouvé que ce filon a été est insuffisamment exploité dans ce roman. Certes, le petit Bartelby ne pouvait que s'en tenir à son « j' aimerais mieux pas » , il s'autorise tout en s'obstinant à rester un spectateur, non voyeur, de la vie des autres, à butiner juste ce qu'il faut pour ne pas quitter son état de "désespérément optimiste" bien enfermé sa prison dorée de célibataire, par ailleurs très faiblement empathique dans ses liens aux autres.
Son destin est moins tragique que l'antihéros de la fable de Melville, est-ce là la marque des passions tristes qui caractérisent notre époque ?
Carpe diem, mais sans Eros et avec grande modération !
Vous l'avez compris je suis resté sur ma faim, heureusement le talent de l'auteur sauve ce qui aurait pu n'être qu'un court roman ennuyeux. En conclusion : « Parfois, il suffit d'un tout petit rien. Un petit souffle qui te murmure « La vie est belle etc… »
Bonne lecture !
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   27 février 2018
La voix off. Les premières phrases du Manhattan de Woody Allen. Monsieur Spitzweg s'est acheté le DVD juste pour se repasser ces premières minutes. Quand il dit aimer New York, ses interlocuteurs le regardent avec un peu d'incrédulité, puis finissent par lui dire : "Vous devriez y aller. Vous êtes libres. Qu'est-ce qui vous empêche d'aller faire un tour là-bas?" Arnold répond qu'il ne prendra jamais l'avion. Cet aveu suscite toujours une petite gourmandise dans le regard des autres :
- Vous avez peur?
- Non. Je n'en ai pas envie.
Ça calme, en général. Mais est-il bien raisonnable d'ajouter :
- Ce que j'aime, c'est le New York de Woody Allen. Pas besoin d'aller à New York pour le voir.
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fanfanouche24fanfanouche24   09 juillet 2015
Ce passage le touche d'autant plus qu'il s'agit d'un renoncement amoureux, et Arnold s'y connaît un peu en renoncements. Dans "L'Education sentimentale", il reprend indéfiniment le début de l'avant-dernier chapitre: "Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots..." Très fort, la mélancolie des paquebots quand on est toujours resté à quai. (p.20)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 juillet 2015
Non, c'est plutôt l'organisation de la comédie humaine qui est en cause. Le monde est fait pour être deux, pour être au moins à deux: les spectacles, les terrasses, les tables de restaurant :
-Vous serez seul ?
Oui, je serai seul. Ca vous ennuie ? Au Luxembourg, où naissent vite des conversations sur le sens de l'existence, Monsieur Spitzweg évite les bancs...Il se choisit un fauteuil vert pâle, à défaut une chaise. Il se redit cette phrase de Léautaud qui le ravit: "Ce que j'ai dans la tête me suffit." (p.99)
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FiloxFilox   28 décembre 2021
Arnold s’accoude a son balcon et se concentre sur les gestes du Tai-chi. C’est beau ces gestes lents des bras qui semblent se mouvoir dans l’air comme si c’était de l’eau. Les jambes se déploient sans affectation chorégraphique, sans trembler. Beaucoup de rondeur, aucun exploit, une impression de retenue, tout reste bien en deçà de la tension. …Il ne se verrait pas dire au bureau : « Vous savez je le suis mis au tai-chi . On ne se met pas au tai-chi ». Ce langage est trop fluide pour être disséqué avec une méthode Assimil.
Pourtant c’est peut-être ça que voudrait Monsieur Spitzweg ( Arnold). Une sérénité muette, enclose dans le corps et tutoyant l’espace, apprivoisant les formes et les couleurs. Quand il écrit, quand il essaie de suspendre quelques instants le cours de sa vie, de se détacher des choses en les nommant, en tentant de les pénétrer, de les devenirs, n’accomplit-il pas une sorte de tai-chi -une tentative de tai-chi, car il se sent encore bien loin de la maîtrise ?
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myriampelemyriampele   02 août 2013
Mais, en définitive, je préfère les Ninas à la course à pied. Entre dix minutes de plaisir qui me rapprochent de la mort et quatre heures de souffrances qui me donnent la santé, je choisis le Ninas. Je quitte peu Paris, mais c'est toujours pour voir des touristes en proie à ce syndrome de l'activité, aquatique, foretière ou bitumeuse. Ils ont tous raison. Je crois que j'ai horreur des gens qui ont raison. Dans leur gestuelle, il me semble lire un petit quelque chose en trop, un débordement si ténu soit-il d'autosatisfaction affichée qui m'horripile. Vive le Ninas. Il ne fait pas de morale.
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Vidéo de Philippe Delerm
https://www.laprocure.com/product/341705/delerm-philippe-new-york-sans-new-york
New York sans New York Philippe Delerm Éditions du Seuil
« Tous ces films regardés, toutes ces photos, tous ces albums, tous ces livres, non pas pour aller à New York un jour, mais un peu bizarrement pour ne pas y aller, pour préserver le secret d'une ville essentielle qui ne supporterait pas d'être tant soit peu violée par la réalité. » Inventer sa vie, la rendre plus authentique et plus forte que la réalité, c'est la proposition que nous fait Philippe Delerm. Trouver dans les cartons des brocantes, sur les murs d'une chambre, dans les recoins de sa mémoire tous les trésors qui font les vrais voyages. Les tenir bien au chaud dans la main, les admirer quand on le veut. Se réjouir de vivre si fort avec si peu de choses. ©Éditions du Seuil
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