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ISBN : 2070403912
Éditeur : Gallimard (12/02/1998)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus teste la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les « impressionnistes ». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrick Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de parti pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer. Il est dès lors partagé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
unetassedebonheur
  11 juillet 2014
Trouvé par une amie dans la boutique du petit Palais où nous venions de voir l'exposition sur Carl Larson, je viens de finir ce petit roman, qui de frais, charmant et décrivant le monde des artistes fin XIXème, à un rythme aussi doux que les couleurs des aquarelles de Larson, va s'approcher de questions plus sérieux sur la peinture et l'art de vivre avec cette passion.
Pour qui s'intéresse à la façon dont vivait une colonie d'artistes étrangers en France, trouvera ici une description intéressante. Ils étaient venus s'installer près de Barbizon pour capter une lumière qu'ils n'avaient pas beaucoup chez eux. Venant du Danemark ou de Suède, seuls ou en couple, ils s'installaient dans la propriété de l'un dentre eux, mécène et passionné, mais à qui il manquait une touche de génie. Ulrik est celui qui va parler dans le livre, se nourrissant autant de la peinture des autres que de leur faculté à vivre heureux, simplement, ensemble, sans se soucier du lendemain, autrement que pour organiser une fête. La peinture, le bonheur, et l'amour, qui va les unir naturellement.
de cette maison, certains vont repartir dans leur pays d'origine, irremplaçable, les Larson vont pouvoir construire la leur, y ajoutant une forme de bohème, de légèreté, en communion avec la nature, et qui dès le premier jour accueillera les amis. Regarder les aquarelles de Larson en même temps que lire ce livre est une parfaite illustration de leur vie dans ce qui fut un paradis.
On se serait presque cru dans le monde des bisounours si à un moment Ulrike souvent présent en demie teinte, va rompre cette unité, en posant la vraie question : peut-on concilier sa passion et son amour, sans que l'un ou l'autre ne soit dans l'ombre. En fait, c'est assez subtil mais on devine une forme de mélancolie, voire de tristesse chez Ulrike qui endosse le rôle de spectateur de la vie des autres. Mais la propension des Larson à distribuer une joie de vivre autour d'eux atténue l'amertume de certains
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raynald66
  05 janvier 2014
J'ai un coup de coeur pour certain auteur comme Philippe Delerm et Laurent Gaudé, quand je vois un de leurs livres en librairie, je ne peux pas résister à l'envie de le lire de suite !!! Ce livre (prix des libraires 1997) raconte l'histoire d'un groupe de peintres "impressionnistes" scandinaves installés à Grez sur Loing, livre très agréables à lire (comme tous les livres de cet auteur !). Tout tourne autour de la peinture et même le célèbre peintre Monet fait une apparition dans ce livre. A lire !
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brigittelascombe
  17 mai 2011
Né dans l'enfer des bas quartiers de Stockolm,, le peintre Carl Larson a voulu répandre la joie à travers sa peinture pour proner un possible accés au bonheur. Entre 1882 et 1885 il rejoint à Grez en nemours un groupe de peintres scandinaves pour tester la lumière vantée par les impressionistes. Fidèle à l'aquarelle il chante l'harmonie homme/nature dans des compositions bucoliques aux reflets chatoyants. Limité dans son choix de couleurs par l'atmosphère humide il repart en Suède à Sundborn véritable paradis pour huiles lumineuses.
L'auteur évoque ici l'impossible conciliation de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence ainsi que la célébration de la joie de vivre à travers la peinture de Carl Larson. Car malheureusement les peines surgissent souvent sur les chemins les plus lumineux telle la perte d'un fils qui fera fléchir la foi du peintre en un bonheur éternel. Mais toute lumière ne s'intensifie t elle pas lorsque les ombres la mettent en valeur?
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CelineCDI
  21 février 2013
En 1884, à Grez-sur-Loing, une petite communauté scandinave s'est formée autour du peintre Karl Larsson, venu ici trouver la "lumière" des impressionnistes. Il y a des peintres, des écrivains (comme August Strindberg) et un jeune homme, Ulrik, qui papillonne autour de ce joyeux groupe d'amis, en cherchant sa voie. Puis le groupe se disperse et Ulrik passe de l'un à l'autre, de Skagen (Danemark) à Paris, en passant par Sundborn, où Larsson s'est établi.
Comme à son habitude, Delerm nous met tout de suite dans l'ambiance de cette communauté d'artistes du 19e siècle, par petites touches quasi-impressionnistes. On se retrouve propulsé sur les bords de la rivières, dans le soleil couchant, et on peut presque sentir l'odeur des foins ou celle du vin chaud, servi sur la terrasse... C'est un livre très agréable, qui m'en a appris plus sur Larsson, peintre suédois que j'aime beaucoup. Ce n'est pas une biographie, puisque Delerm mêle histoire et fiction mais un petit livre très chaleureux qui me donne envie de me documenter davantage sur les artistes dont il parle. Et c'est aussi une réflexion sur le processus artistique, sur l'histoire de la peinture de l'époque, bref, un très bon moment.
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charlottelit
  23 décembre 2014
la vie de Carl Larsson et d'autres peintres dans un village français.
Delerm nous fait découvrir la beauté d'un ciel nordique, la mer et la joie d'une vie en communauté qui se teinte de mélancolie lorsque tout se délite.
belle histoire.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
goshadagoshada   04 octobre 2015
ce courage qu'ont les Scandinaves pour arrêter le temps, pour se regarder vivre l'instant, n'a rien d'un conformisme. Chez moi... D'abord il y avait peu de fêtes. Mais quand c'était la fête, les soirées se passaient sans que jamais personne n'ait su dire aux autres qu'il les aimait. Appelles-tu cela de la pudeur ? Alors, j'aimerais bien ne plus jamais être pudique. La vie passe, on se perd. Mais quand on se rassemble, surtout pas de sentimentalisme. On fait assaut d'esprit, d'ironie, on se dispute pour une pièce de théâtre ou pour de la politique. Voilà comment les choses se passent en France. Je sais trop l'amertume qu'il en reste, à la fin d'une vie. Aimer les gens quand il n'est pas trop tard, au prix même d'un peu d'emphase... Risquer ce ridicule est beau, Julia. C'est chaud et c'est vivant. Nous ne sommes pas nés seulement pour demeurer pudiques...
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brigittelascombebrigittelascombe   17 mai 2011
Nous sommes tous en quête de lumière.Mais cette lumière passe sur les choses, les êtres que nous aimons. Ce que tu appelles un peu dédaigneusement le bonheur, c'est cette fragilité de la lumière qui s' arrête une seconde sur notre petit spectacle. Pour moi, la beauté du décor vient aussi du talent des personnages..
-Oui, reprit Soren en écho. La vie n'est pas si méprisable. On n'a encore rien trouvé de mieux!
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luis1952luis1952   28 août 2014
La plupart des embarcations avaient été tirées sur le sable, et les enfants y déposaient leurs vêtements pour aller se baigner. Il avait ébauché une scène joyeuse où l'on voyait les enfants nus se risquer frileusement dans l'eau.Puis il avait différé ce premier objet pour s'intéresser à une petite fille, orteils à nus, en robe bleu marine et chapeau noir.
-Tu ne vas pas te baigner ? demanda-t-il en s'approchant, le pinceau à la main.
-J'aime pas l'eau, répondit la fillette avec une moue boudeuse, sans le regarder.
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brigittelascombebrigittelascombe   17 mai 2011
La mort, l'absence;pour moi ces mots n'avaient pas perdu leur sens, mais gagné au contraire une dimension différente. Doué d'un étrange talent pour vivre le présent, je regardais mes amis peintres détacher l'instant, le poser sur la toile. Chez moi, l'instant demeurait virtuel, inassouvi; mais je ne le buvais pas vraiment.
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ColibrilleColibrille   30 juin 2015
La poussière presque blanche de la cour vole au moindre souffle, danse et blondit dans les rais de soleil. Devant moi le pot à eau, un verre de sirop d'orgeat. Cette odeur d'amande douce à la première gorgée, cette sensation de boire le calme de l'après-midi tout entier, la paix des jardins ensilencés, le village enclos dans ses rites minuscules.
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Videos de Philippe Delerm (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
« Pierre Arditi lit ce qu'il aime ». C?est le titre du spectacle que cet amoureux des mots donne actuellement au Théâtre du Rond-Point et jusqu?au 28 avril 2018. Une pièce dans laquelle le comédien aborde trois grands cycles de lectures consacrés à Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray, justement, à ses côtés.
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