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EAN : 9782707327802
645 pages
Editions de Minuit (17/10/2013)
4.27/5   52 notes
Résumé :
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié.
- Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités. - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (Les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Chri
  04 juillet 2021
Quel est le rapport entre la parole d'un fou, le chant d'un oiseau et un discours politique ?
C'est peut-être chez la personne dite « schizophrène » qu'on peut l'entendre mieux qu'ailleurs :
« il y a toutes sortes de voix dans une voix »…
Gilles Deleuze et Felix Guattari ont conçu une expérience analogue de la multiplicité, pour le lecteur comme pour eux-mêmes, en écrivant ce livre. À deux, ils ont déclaré que le « je » n'avait pas grand importance. Ils ont détaché les chapitres comme autant de voix, et ils ont laissé advenir un agencement singulier de concepts…
Au lecteur de jouer. Je ne sais pas dire si cet agencement est concret ; j'emploierais plutôt le mot pâteux. Pour se rendre compte du processus, suivons le bouillonnant professeur Challenger tout droit sorti de la nouvelle de Arthur Conan Doyle, « Quand la terre hurla » ; ça se passe lors d'une conférence de presse imaginée par Deleuze et Guattari, où le professeur part en vrille devant un auditoire qui déserte en dénonçant le côté fumeux de l'affaire...
Si on devient fou en lisant ce livre, on peut dire que l'objectif est atteint. On aura compris que « le devenir et la multiplicité sont une seule et même chose » ;
Devenir-sorcier.e peut-être, ou devenir-femme, ou devenir-animal pour l'homme aux loups ;
On devient ce qu'on n'est pas, or je ne suis pas ce que je suis. On devient, c'est tout, par un concours de circonstances…
Ce qui est amusant quand on s'intéresse à l'éthologie, c'est de se dire que les animaux, comme tous les êtres vivants, multiplient par avance les solutions aux problèmes qui pourraient se poser ;
Naturellement, on est donc en train de résoudre des problèmes sans savoir lesquels...
Comment ? par une prolifération d'expérimentations baroques, « des noces contre nature » comme la symbiose de la guêpe et de l'orchidée, des aventures « cosmiques » comme la prodigieuse remontée des saumons à leur source…
Si on veut, on peut trouver un fondement à cette prolifération ou aux agencements concrets, en le nommant « inconscient libidinal, machinique, moléculaire » ;
Mais ce qui est manifeste dans ce livre, c'est que tout devenir n'est qu'un rapport à autrui : les animaux, les fous (même si ce livre ne s'intéresse pas directement à leur souffrance), les personnages de romans, les femmes...
Partout, la fascination est manifeste. « C'est curieux comme une femme peut être secrète en ne cachant rien »…
C'est un régal d'en apprendre plus sur les pinsons d'Australie, sur leur chant et leur comportement ;
agencement collectif d'énonciation et agencement de corps ;
C'est l'histoire d'un pinson qui tenait en son bec un concept...
un simple brin d'herbe en l'espèce,
« un vecteur de deterritorialisation » qui agit comme « une composante de passage entre l'agencement territorial et l'agencement de cour » ;
Les vecteurs se conjuguant, le pinson devenait une autre créature…
C'est encore un régal de lire Henry James et de rencontrer les personnages de ses romans, à l'invitation de notre duo de choc Deleuze et Guattari ;
Leur pragmatique à ces trois là n'est pas exactement le pragmatisme de William James, le frère. On a dit que Henry est un romancier de l'indirect...
Voici un autre visage du concept : « Le concept par certains aspects, est un personnage, et le personnage, par certains aspects, est un concept »...
On aimerait poursuivre sur cette tonalité joyeuse, mais on sait qu'on peut devenir réellement fou, par une déterritorialisation brutale : on voit une meute de loups, un essaim d'abeille puis un champs d'anus...Il peut aussi survenir une reterritorialisation destructrice ;
La psychiatrie nous révèle notre propre image : « tantôt avoir l'air fou sans l'être, tantôt l'être sans en avoir l'air » ;
C'est la figure de la face blanche et des trous noirs qui vient hanter ce livre ; nous sommes pris dans le mix « d'un régime de signes despo­tique, signifiant et paranoïaque, et d'un régime autoritaire, post­ signifiant, subjectif ou passionnel »...
Notre duo de choc y voit le visage humain : « La tête humaine implique une déterritorialisation par rapport à l'animal » ;
Or, le côté obsessionnel de cette face blanche avec ses trous noirs me fait plutôt penser à un cul ; à chacun son délire...
Pourquoi s'efforcer de fonder une exceptionnalité humaine, si c'est pour se dire à la fin du livre qu'« il n'est pas sûr qu'on puisse faire passer une frontière entre l'animal et l'homme » ?…
Et pourquoi cette question : « Faut-il garder un minimum de sujet ? »
Pourquoi cette tentation de conserver un moi minimal, un fondement, un plein, qu'aucun affect ne peut faire vaciller, pour faire face à la réalité dominante…
…alors que la question suggère déjà que le Moi y est toujours englué…
Nous sommes sur le plan politique depuis le début de ce livre ;
pris dans des alliances infernales entre, d'une part, un régime totalitaire qui ne réclame que l'obéissance et qui obture les lignes de fuites, et d'autre part, un régime suicidaire dans lequel les lignes de fuites sont devenues destructrices ;
Or, l'appareil d'état et la machine de guerre n'ont pas la même origine…
Encore ce besoin de fonder : trouver une origine puis construire un appareil conceptuel ;
C'est curieux comme ça suppose aussi le pouvoir de déformer, destratifier ;
John Dewey, un autre philosophe du pragmatisme, avait noté ce paradoxe observable chez tous les animaux : « l'augmentation du pouvoir de former des habitudes signifie qu'augmentent aussi l'émotivité, la sensibilité, la réceptivité »…
Refaire l'histoire est décidément trop tentant ; en quelques pages on trouve l'origine nomade de la machine de guerre ;
celle-ci est dirigée contre l'état avant que celui-ci s'en empare et fasse de la guerre son objet ;
Mais cette machine de guerre renvoie d'abord aux mutations, à « l'émission de quanta de déterritorialisation » ; elle renvoie à une sémiotique contre-signifiante, distincte des deux précédentes, signifiante et post-signifiante (voir au-dessus)…
On n'a encore rien dit sur le capitalisme. Or, si l'embarras est évident, il me semble qu'il vient d'abord de la tentative douteuse de traiter la question comme une pathologie sur le même plan que la schizophrénie ;
Pourquoi devrais-je m'accommoder à une société comme à une réalité qui est en même temps un bien ? (question du médecin-philosophe Canguilhem) ;
Et réciproquement, on ne sait rien non plus des résultats de la « schizo-analyse », car il n'a jamais été question dans ce livre de personnes en souffrance…
La machine de guerre monde, avec le capital en input, semble fonder la société entière sur une axiomatique pas plus large qu'une tête d'épingle ;
Et comme réponse type à cette situation, la « pragmatique » est aussi indirecte que possible ; c'est « un voyage sur place »...
« Les conditions mêmes de la machine de guerre d'Etat ou de Monde…ne cessent de recréer des possibilités de ripostes inattendues, d'ini­tiatives imprévues qui déterminent des machines mutantes, minoritaires, populaires, révolutionnaires. »...
On nous croit stratifiés sur le fond d'une axiomatique ou d'une morale,
à la fois sédimentés et plissés, codés et surcodés ;
Voyez les deux articulations, le contenu et l'expression : chacune met en jeu des formes et des substances, des codes et des territorialités…
C'est « la géologie de la morale », géologie et non généalogie…
Mais la stratification n'est pas tout ; Il faudrait revenir à la conférence du professeur Challenger…
Comme la terre sous sa croûte,
les terriens n'ont pas dit leur dernier mot ;
Et de son côté, la machine Deleuze-Guattari expérimente un « Corps sans Organes »…
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LucienRaphmaj
  21 juin 2013
- Tu vois 1000 Plateaux c'est comme un super vélo à 1000 vitesses. Tu pédales pas mal pour comprendre, parfois tu moulines, mais des fois tu gravis des sommets que tu n'aurais jamais pensé franchir, à toute allure.
- J'ai toujours pas pigé ce que c'est qu'un « plateau ».
- C'est comme… C'est un plan d'immanence, composé d'agencements de concepts, de dates, de figures qui permettent, si tu veux, de penser l'organisation de la réalité à nouveaux frais.
- C'est ton cerveau qu'est pas frais.
- Tu rigoles ? 1000 Plateaux c'est le pédalier du Disque-Monde !
Ainsi peut-on (doit-on ?) aborder cette oeuvre de Guattari&Deleuze : avec humour et enthousiasme. J'avoue, la métaphore du vélo ne va pas chercher loin. Mais on ne peut pas introduire réellement à la facture de l'ouvrage que par ce genre de tournure décalée. Et c'est sûrement une des qualités de l'écriture du livre qui l'a rendu si sympathique à autant de lecteurs différents : « livre pour tous et pour personne » comme disait Nietzsche (c'est un bel hommage que de faire parler le Grand Moustachu). Car il faut suivre, et il est facile de se perdre dans ces plateaux, ces strates géologiques de concepts forts mais parfois bruts, non-raffinés : au lecteur d'opérer la transformation des injonctions, de traduire en sa langue mentale toutes les pistes esquissées par le double-philosophe Deleuze&Guattari. C'est là le risque et la réussite de l'ouvrage. DIY : dé-fais toi toi-même scande le livre.
Livre de philosophie c'est-à-dire livre-concept, légèrement imagé, à la prose tantôt magmatique, digressive, scientifique, linguiste, tantôt fulgurante, poétique, 1000 Plateaux est fécond en concept décisifs et fascinants : déterritorialisation, corps-sans-organes, lignes molaires - lignes moléculaires - lignes de fuite, devenir-animal – devenir-intense – devenir-imperceptible, ritournelle, agencements, plan d'immanence, nomadologie, etc. Tout ce lexique qui fait que « le siècle sera deleuzien » pour reprendre la formule de Foucault. Vraiment, un cortège de concepts vitaux qui se veulent opératoires. Et qui peuvent l'être si l'on prend le temps d'approfondir la lecture (ce qui n'est tout de même pas évident).
Il faudrait 1000 textes et 1000 lectures pour bien traiter l'ouvrage. le commentateur moutonne.
Qu'à cela ne tienne. On y revient, toujours avec plaisir, avec perplexité, et parfois l'on fait des découvertes étonnantes. A vous de dire.
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Charybde2
  18 juin 2019
Un monument heureux de la philosophie contemporaine de combat, qui n'a rien perdu de sa puissance et de sa pertinence 40 ans après sa publication, malgré les efforts réguliers menés à son encontre.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2019/06/18/note-de-lecture-mille-plateaux-gilles-deleuze-felix-guattari/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   18 juin 2019
Un livre n’a pas d’objet ni de sujet, il est fait de matières diversement formées, de dates et de vitesses très différentes. Dès qu’on attribue le livre à un sujet, on néglige ce travail des matières, et l’extériorité de leurs relations. On fabrique un bon Dieu pour des mouvements géologiques. Dans un livre comme dans toute chose, il y a des lignes d’articulation ou de segmentarité, des strates, des territorialités ; mais aussi des lignes de fuite, des mouvements de déterritorialisation et de déstratification. Les vitesses comparées d’écoulement d’après ces lignes entraînent des phénomènes de retard relatif, de viscosité, ou au contraire de précipitation et de rupture. Tout cela, les lignes et les vitesses mesurables, constitue un agencement. Un livre est un tel agencement, comme tel inattribuable. C’est une multiplicité – mais on ne sait pas encore ce que le multiple implique quand il cesse d’être attribué, c’est-à-dire quand il est élevé à l’état de substantif. Un agencement machinique est tourné vers les strates qui en font sans doute une sorte d’organisme, ou bien une totalité signifiante, ou bien une détermination attribuable à un sujet, mais non moins vers un corps sans organes qui ne cesse de défaire l’organisme, de faire passer et circuler des particules asignifiantes, intensités pures, et de s’attribuer les sujets auxquels il ne laisse plus qu’un nom comme trace d’une intensité. Quel est le corps sans organes d’un livre ? Il y en a plusieurs, d’après la nature des lignes considérées, d’après leur teneur ou leur densité propre, d’après leur possibilité de convergence sur un « plan de consistance », qui en assure la sélection. Là comme ailleurs, l’essentiel, ce sont les unités de mesure : quantifier l’écriture. Il n’y a pas de différence entre ce dont un livre parle et la manière dont il est fait. Un livre n’a donc pas davantage d’objet. En tant qu’agencement, il est seulement lui-même en connexion avec d’autres agencements, par rapport à d’autres corps sans organes. On ne demandera jamais ce que veut dire un livre, signifié ou signifiant, on ne cherchera rien à comprendre dans un livre, on se demandera avec quoi il fonctionne, en connexion de quoi il fait ou non passer des intensités, dans quelles multiplicités il introduit et métamorphose la sienne, avec quels corps sans organes il fait lui-même converger le sien. Un livre n’existe que par le dehors et au-dehors. Ainsi, un livre étant lui-même une petite machine, dans quel rapport à son tour mesurable cette machine littéraire est-elle avec une machine de guerre, une machine d’amour, une machine révolutionnaire, etc. – et avec une machine abstraite qui les entraîne ? On nous a reproché d’invoquer trop souvent des littérateurs. Mais la seule question quand on écrit, c’est de savoir avec quelle autre machine la machine littéraire peut être branchée, et doit être branchée pour fonctionner. Kleist et une folle machine de guerre, Kafka et une machine bureaucratique inouïe… (et si l’on devenait animal ou végétal par littérature, ce qui ne veut certes pas dire littérairement ? ne serait-ce pas d’abord par la voix qu’on devient animal ?). La littérature est un agencement, elle n’a rien à voir avec de l’idéologie, il n’y a pas et il n’y a jamais eu d’idéologie.
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Ada_2012Ada_2012   30 mai 2013
"C'est parce que nous n'avons plus rien à cacher que nous ne pouvons plus être saisis. Devenir soi-même imperceptible, avoir défait l'amour pour devenir capable d'aimer. Avoir défait son propre moi pour être enfin seul, et rencontrer le vrai double à l'autre bout de la ligne. Passager clandestin d'un voyage immobile. Devenir comme tout le monde, mais justement ce n'est un devenir que pour celui qui sait n'être personne, n'être plus personne. II s'est peint gris sur gris." (pp. 241-242)
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blanchenoirblanchenoir   11 janvier 2017
C'est le langage tout entier qui est est discours indirect. (...) Le discours direct est un fragment de masse détaché, et naît du démembrement de l'agencement collectif ; mais celui-ci est toujours comme la rumeur où je puise mon nom propre, l'ensemble des voix concordantes ou non d'où je tire ma voix. Je dépends toujours d'un agencement dénonciation moléculaire, qui n'est pas donné dans ma conscience, pas plus qu'il ne dépend seulement de mes déterminations sociales apparentes, et qui réunit beaucoup de régimes de signes hétérogènes.
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blanchenoirblanchenoir   25 janvier 2017
"Les valeurs, les morales, les patries, les religions et les certitudes privées que notre vanité et notre complaisance à nous-mêmes nous octroient généreusement sont autant de séjours que le monde aménage pour ceux qui pensent se tenir ainsi debout et au repos, parmi les choses stables : ils ne savent rien de cette immense déroute où ils s'en vont... fuite devant la fuite."

(Blanchot, L'Amitié.)
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blanchenoirblanchenoir   27 janvier 2017
Nous savons qu'entre un homme et une femme beaucoup d'êtres passent, qui viennent d'autres mondes, apportés par le vent, qui font rhizome autour des racines, et qui ne se laissent pas comprendre en terme de production mais seulement de devenir. L'Univers ne fonctionne pas par filiation. Nous disons seulement que les animaux sont des meutes, et que les meutes se forment, se développent et se transforment par contagion.
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Vidéo de Gilles Deleuze
Frédérique Berthet Never(s) éditions P.O.L : où Frédérique Berthet tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Never(s)" et où il est notamment question de Casablanca et de Saint-Benin-des-Bois, entre 1942 et 1948, de la libération de la France et de l'Indochine, de Gilles Deleuze et de Marguerite Duras, d'amour et d'éloignement, de jamais et de toujours, de correspondance et de parenthèses, de la différence entre écrire, écrire des lettres et faire des écritures, et de Nevers, à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L de" Never(s)", à Paris le 4 juin 2020 "un jour vous avez sorti la valisette de l'ombre de la chambre toutes les disparitions étaient envisageables même la vôtre, que vous avez vue venir toutes, sauf ces efforts ces élans inspirés avec plume encrier papier – vos écritures je vous ai lue, j'ai nagé de Saint-Benin à Saïgon il se pourrait donc bien que ce livre ait commencé de s'écrire un été 42, dans une caserne de l'infanterie coloniale de Casa."
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