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EAN : 9782844140357
100 pages
Éditeur : L'Association (30/11/-1)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 505 notes)
Résumé :
Envoyé pour trois mois à Shenzhen, en Chine, pour superviser un studio de dessin animé, le Canadien Guy Delisle raconte par le menu les rapports parfois incongrus, souvent drôles, toujours enrichissants qu'il entretint tout au long de son séjour avec ses collègues et amis, malgré la barrière de la langue et avec un style unique, incisif et observateur.
On retrouve déjà dans ces pages le Delisle au trait sûr et incroyablement expressif de "Aline et les autres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  09 mai 2014
Travailler quelques mois en Chine, ça vous tente ?
L'auteur de bd Guy Delisle l'a fait dans les années 90 et c'est ce qu'il raconte dans ce recueil réaliste : manger, dormir, se déplacer, vivre dans un pays dont on ne connaît pas la langue.
On est loin ici du rêve d'exotisme, mais les traits en noir et blanc de ce roman graphique donnent vraiment l'impression d'accompagner l'auteur dans son quotidien.
À lire en attendant de pouvoir aller marcher sur la Grande Muraille…
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litolff
  31 octobre 2012
C'est à Shenzhen que Guy Delisle a commencé ses fameuses chroniques qui seront suivies de Pyong Yang, Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem. Parti en Chine pour superviser la production d'un atelier d'animation, Guy Delisle arrive donc pour passer 3 mois à Shenzhen. A seulement 35 km de Hong-Kong et 2h de Canton, il se retrouve seul occidental de sa connaissance immergé dans un environnement exclusivement chinois et sinophone si l'on exclut son interprète. Autant dire que la communication n'est pas facile ! Les dialogues étant pour ainsi dire exclus, Guy Delisle se rabat sur l'observation de ce qui l'entoure, avec une prédilection pour la nourriture qui n'en finit pas de le surprendre et de l'enchanter. C'est à la faveur de cette expérience solitaire qu'il griffonne ses croquis et ses observations, souvent ironiques sur le mode de vie d'un peuple en mutation ultra-rapide et dont les codes nous demeurent parfaitement étrangers. Drôles et un peu désabusées, ces premières chroniques ne sont encore qu'une esquisse qui sera peaufinée par la suite à la faveur de ses futures expatriations.
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jamiK
  06 octobre 2020
Dans le genre guide de voyage qui ne fait pas envie, Shenzhen est un ouvrage de référence. Guy Delisle nous raconte son expérience dans cette ville, comme superviseur d'un studio d'animation, de complice de la sous traitance à bas prix dans une ville industrielle laide et sans âme. La vie d'expatrié dans cette ville, proche de Hong Kong, côté chinois, n'est vraiment pas folichonne. L'humour de Guy Delisle, détaché, ironique et un peu désabusé fait des merveilles, j'ai souvent ri aux éclats, parfois par effarement devant cette culture très bizarre à mes yeux. le graphisme est simple, brut, au crayon, du genre prise de notes directe, quelques décors sont plus élaborés, comme pour ponctuer le récit, entre ce qui est à voir et ce qu'il vit. Il distille entre les impressions de voyage et problèmes de compréhension, quelques réflexions bienvenues sur son métier, et surtout sur l'incompréhension entre les cultures trop différentes. On est loin de la vision exotique, il y a une honnêteté appréciable et la force de sa dérision fait tout le sel de cet ouvrage. Peut-être pas le meilleur de ses comptes rendus de séjours à l'étranger, mais c'est toujours un moment de lecture formidable et comme il le dit : “C'est autant plus agréable de prendre conscience de l'étendue de sa liberté”.
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Arthur409
  12 janvier 2017
J'ai lu ce livre après « PyongYang » du même auteur, et « Shenzen » m'a paru moins clair, un peu plus confus : mais c'est sans doute que la situation de la Chine est plus complexe que celle de la Corée du Nord. Comme la Corée, la Chine a vécu des siècles en repli total sur elle-même, mais dans les dernières décennies elle s'est mise brusquement à vivre à l'occidentale. On a donc un télescopage entre les habitudes séculaires (alimentation, propreté douteuse, ignorance, voire mépris de l'étranger) et un nouveau mode de vie qui tendrait vers l'ouverture.
Tout au long des planches, on éprouve la solitude de Guy Delisle dans une mégalopole sans charme, mais grouillante de vie et toujours en activité. Vélo, boulot, dodo, notre occidental compte des jours qui s'étirent sans fin, les rares distractions venant de rencontres surtout avec des isolés occidentaux comme lui.
Il est pourtant plein de bonne volonté, il essaie de développer des relations avec ses collègues de travail, mais tout cela semble tomber à plat. Et le fait d'ignorer la langue n'explique pas tout, le malaise est plus profond : comme le dit Tom un californien qui parle le chinois (quelle chance !?) : « Alors quand tu parles pas chinois, tu les comprends pas…et quand tu le parles, tu les comprends toujours pas plus… »
Pourtant, il y a quelques scènes à la fois cocasses et réconfortantes, où le contact arrive à bien s'établir. Par exemple, le soir de Noël, Monsieur Lin, un animateur, invite chez lui Guy Delisle pour qu'il ne soit pas seul. La soirée commence de façon plutôt calamiteuse : le café est très mauvais, et l'hôte propose comme distraction de regarder des vidéos de taï chi chuen… Puis, petit miracle, on arrive à parler de peinture, et en particulier de Rembrandt : et là on trouve une image sublime, c'est Guy Delisle qui se représente en train de commenter le tableau « Bethsabée», avec des « bulles » en forme d'idéogrammes …. une synthèse des écritures chinoise et occidentale ?
Autre séquence réconfortante, lorsque Guy Delisle annonce à son interprète qu'il part le lendemain pour la France, il y a un déclic : cette femme qui limitait la conversation au strict minimum utilitaire dit « I love France ! You know I speak un peu français ? » Et l'image suivante, qui les montre en pleine conversation, a pour légende : une demi-heure avant de se quitter, on a fait connaissance (alors que le séjour de Guy a duré trois mois…)
Et le dernier clin d'oeil, c'est le cuistot chinois qui ne parle même pas quelques mots de mauvais anglais, mais qui fait « le signe du plat avec l'oeuf »…
Tout espoir n'est donc pas perdu, encore un peu de temps et la communication passera.
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Ziliz
  20 février 2012
Voici (à ma connaissance) la première BD-témoignage écrite et dessinée par Guy Delisle sur ses voyages professionnels à l'étranger - pour enseigner les techniques de dessin animé télévisé dans des pays où la main d'oeuvre est beaucoup moins coûteuse qu'en Occident.
On retrouve bien sûr le mélange d'anecdotes personnelles et d'observations sur le pays et ses résidents. le ton m'a cependant semblé sensiblement différent de celui adopté dans 'Chroniques birmanes' et 'Pyongyang'. L'humour est là, certes, mais plus désabusé, grinçant, cynique. On peut y percevoir de l'agacement et de la condescendance vis à vis des Chinois en général, des personnes avec lesquelles l'auteur travaille en particulier, et un ras-le-bol pour tout - ce qui laisse supposer un dépaysement plus grand, un isolement plus inconfortable que dans les autres pays visités, mentionnés dans ses recueils ultérieurs ?
Un bon moment de lecture malgré tout, même si c'est probablement celui des ouvrages de Delisle qui m'a le moins appris sur le pays (mais davantage sur le dessin animé).
A signaler : je garderai une grande sympathie pour le cuistot qui "fait le signe du plat avec l'oeuf" et les sourires radieux échangés à l'occasion avec l'auteur !
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   08 mai 2014
Après chaque gorgée, ma tasse est immédiatement remplie. Au début c’est assez obnubilant, après on s’habitue en faisant abstraction de leurs présences.
Ça doit commencer comme ça l’embourgeoisement.
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litolfflitolff   31 octobre 2012
Le lendemain, je visite une chaîne de télé, avec nous le PDG et quelques directeurs. A un moment la conversation dérive sur les salaires... Je leur explique que chez nous, les techniciens comme ceux que nous venons de croiser, sont payés le double les dimanches. Rigolade générale. Durant mon séjour en Chine, je ne pas qu'une de mes blagues ait fait autant rire.
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santaappoloniasantaappolonia   06 mai 2012
Depuis un temps, j'allais et venais au boulot en vélo.
Circuler même lentement c'est assez sportif.
Pour y arriver, il faut tout d'abord mettre de côté nos très culturels réflexes de politesse.
Ensuite, quelques principes s'imposent....
Premier principe: un espace libre peut être occupé...en tous temps.
Deuxième principe: l'autre n'existe pas...ou du moins pas dans un rayon dépassant un mètre cinquante.
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lanardlanard   29 janvier 2011
Dans les marchés, le milieu de l'allée fait office de poubelle. Broyés sous la semelle des passants, les détritus jetés au au cours de la journée par les marchands, se transforment lentement en bouillie.
Plus haut devant moi, je vois un vieux qui glisse et s'étale par terre dans l'indifférence générale... Il se relève et lorsque j'arrive à sa hauteur, je remarque à ses pieds une peau de banane... Incroyable! Juste devant mes yeux, ce type venait de glisser sur une peau de banane! Une peau de banane! Jamais j'aurais cru voir ça un jour. Moi qui pensait que ça arrivait que dans les bandes-dessinées...
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ZilizZiliz   16 février 2012
Selon la presse officielle, il y a eu en moyenne plus de cinq condamnés par jour [exécutés] en 1997. Les chiffres réels sont probablement bien plus élevés. Le nombre exact de peines capitales est un secret d'Etat en Chine.
On raconte que les autorités poussent le cynisme jusqu'à réclamer à la famille du condamné, le prix de la balle utilisée pour l'exécution.
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Videos de Guy Delisle (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy Delisle
"Être otage, c'est pire qu'être en prison, parce qu'on ne sait ni pourquoi on est là, ni quand on sortira"… Enlevé en pleine nuit en 1997, Christophe André, va rester prisonnier pendant plus de trois mois. le dessinateur Guy Delisle (Guide du mauvais père, Chroniques birmanes…) a recueilli son témoignage. Il publie "S'enfuir" chez Dargaud. Et raconte ici à Anne Douhaire comment il l'a dessiné.
Guy Delisle, invité d'Augustin Trapenard dans l'émission Boomerang : https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-26-septembre-2016 et https://www.franceinter.fr/livres/430-pages-pour-emmener-le-lecteur-dans-la-tete-de-christophe-andre-otage-pendant-111-jours-le-defi-de-guy-delisle
Guy Delisle dans le Nouveau Rendez-vous : https://www.franceinter.fr/emissions/le-nouveau-rendez-vous/le-nouveau-rendez-vous-06-octobre-2016
La chronique Bulles de BD de Laetitia Gayet : https://www.franceinter.fr/emissions/bulles-de-bd/bulles-de-bd-30-septembre-2016
Et aussi : plus de "Comment j'ai dessiné... la leçon de dessin de..." par Anne Douhaire
https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
+ de BD sur le site de France Inter : https://www.franceinter.fr/theme/bande-dessinee
La sélection de la rentrée 2016 : https://www.franceinter.fr/culture/les-10-bd-de-la-rentree
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