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ISBN : 2844140351
Éditeur : L'Association (30/11/-1)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 450 notes)
Résumé :
Envoyé pour trois mois à Shenzhen, en Chine, pour superviser un studio de dessin animé, le Canadien Guy Delisle raconte par le menu les rapports parfois incongrus, souvent drôles, toujours enrichissants qu'il entretint tout au long de son séjour avec ses collègues et amis, malgré la barrière de la langue et avec un style unique, incisif et observateur.
On retrouve déjà dans ces pages le Delisle au trait sûr et incroyablement expressif de "Aline et les autres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  09 mai 2014
Travailler quelques mois en Chine, ça vous tente ?
L'auteur de bd Guy Delisle l'a fait dans les années 90 et c'est ce qu'il raconte dans ce recueil réaliste : manger, dormir, se déplacer, vivre dans un pays dont on ne connaît pas la langue.
On est loin ici du rêve d'exotisme, mais les traits en noir et blanc de ce roman graphique donnent vraiment l'impression d'accompagner l'auteur dans son quotidien.
À lire en attendant de pouvoir aller marcher sur la Grande Muraille…
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litolff
  31 octobre 2012
C'est à Shenzhen que Guy Delisle a commencé ses fameuses chroniques qui seront suivies de Pyong Yang, Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem. Parti en Chine pour superviser la production d'un atelier d'animation, Guy Delisle arrive donc pour passer 3 mois à Shenzhen. A seulement 35 km de Hong-Kong et 2h de Canton, il se retrouve seul occidental de sa connaissance immergé dans un environnement exclusivement chinois et sinophone si l'on exclut son interprète. Autant dire que la communication n'est pas facile ! Les dialogues étant pour ainsi dire exclus, Guy Delisle se rabat sur l'observation de ce qui l'entoure, avec une prédilection pour la nourriture qui n'en finit pas de le surprendre et de l'enchanter. C'est à la faveur de cette expérience solitaire qu'il griffonne ses croquis et ses observations, souvent ironiques sur le mode de vie d'un peuple en mutation ultra-rapide et dont les codes nous demeurent parfaitement étrangers. Drôles et un peu désabusées, ces premières chroniques ne sont encore qu'une esquisse qui sera peaufinée par la suite à la faveur de ses futures expatriations.
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Marti94
  16 mai 2018
Cette bande dessinée de Guy Delisle est un témoignage des trois mois qu'il a passé à Shenzhen en Chine, dans les années 90. Il a été missionné pour travailler dans un laboratoire qui réalise des dessins animés et superviser une équipe d'animateurs. Shenzhen se situe dans le sud de la Chine, près de Hong Kong qui, à l'époque, ne faisait pas partie de la Chine populaire. À proximité il y a également la ville de Canton.
Quand on est canadien, que l'on ne parle pas le chinois et que l'anglais est peu courant, la communication est difficile. Dans le cadre professionnel, il a beau avoir une traductrice, les conversations sont limitées. Et quand il est seul dans la ville, il doit se débrouiller en parlant avec les mains et ses 3 mots de chinois et c’est parfois la galère.
L'auteur observe donc ce qu'il y a autour de lui et passe de longs moments seul ce qui lui permet de tenir ce journal et de dessiner, ce qu’il sait faire puisque c'est son métier.
Il est assez doué pour nous intéresser à cette expérience même s'il a l'impression que tous les jours se ressemblent un peu et qu'il ne se passe pas grand-chose sauf les weekends où il a l’occasion de faire quelques escapades.
J'ai appris pas mal de choses intéressantes pour moi car je vais bientôt faire un voyage en Chine. Par exemple : un Chinois offre et reçoit avec les deux mains, on mange du chien et du serpent et la nourriture semble très bonne ou encore des hôtesses font le salut militaire dans le wagon du train lors de l'entrée en gare, ce qui peut représenter une sorte de spectacle.
J'ai donc bien aimé ce petit voyage en images.
Lu en mai 2018
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Ziliz
  20 février 2012
Voici (à ma connaissance) la première BD-témoignage écrite et dessinée par Guy Delisle sur ses voyages professionnels à l'étranger - pour enseigner les techniques de dessin animé télévisé dans des pays où la main d'oeuvre est beaucoup moins coûteuse qu'en Occident.
On retrouve bien sûr le mélange d'anecdotes personnelles et d'observations sur le pays et ses résidents. le ton m'a cependant semblé sensiblement différent de celui adopté dans 'Chroniques birmanes' et 'Pyongyang'. L'humour est là, certes, mais plus désabusé, grinçant, cynique. On peut y percevoir de l'agacement et de la condescendance vis à vis des Chinois en général, des personnes avec lesquelles l'auteur travaille en particulier, et un ras-le-bol pour tout - ce qui laisse supposer un dépaysement plus grand, un isolement plus inconfortable que dans les autres pays visités, mentionnés dans ses recueils ultérieurs ?
Un bon moment de lecture malgré tout, même si c'est probablement celui des ouvrages de Delisle qui m'a le moins appris sur le pays (mais davantage sur le dessin animé).
A signaler : je garderai une grande sympathie pour le cuistot qui "fait le signe du plat avec l'oeuf" et les sourires radieux échangés à l'occasion avec l'auteur !
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Belzaran
  22 décembre 2015
Avec ses quatre carnets de voyage, Guy Delisle a fini par obtenir un prix à Angoulême pour « Chroniques de Jérusalem ». Mais tout a commencé à 2000 avec Shenzhen, où il relate son expérience en Chine, dans la ville de Shenzhen. Si Guy Delisle a visité des pays très différents (Chine, Corée du Nord, Birmanie, Israël), il en récupère à chaque fois tout ce qui en fait le décalage culturel. En passant plusieurs mois sur place, il s'approprie réellement la vie locale. le tout est publié à L'Association pour 150 pages de décalage culturel.
À l'époque, Guy Delisle travaille dans l'animation. Cette dernière étant délocalisée en Asie (en Chine donc, puis en Corée du Nord), il part superviser les équipes locales et vérifier que les plans sont correctement faits. C'est l'occasion d'un premier choc culturel sur la façon de travailler des Chinois…
L'autre partie est bien évidemment le choc culturel avec le pays. La Chine n'est pas le pays le plus ouvert du monde et les problèmes de passages dans certaines zones le montre bien. Mais surtout, la langue est un vrai souci. Peu de chinois parlent anglais et beaucoup le parlent très mal. Guy Delisle est donc souvent dans l'incapacité de communiquer et passent des week-ends seuls… Sur ce point, on ressent parfaitement le côté « Lost in translation ». Seul membre occidental à être venu sur place, il est très isolé. de plus, la Chine ne propose pas réellement de moyen de se réunir entre expats.
La force des carnets de voyage de Guy Delisle est de ne pas chercher à écrire un documentaire détaillé sur son expérience. Il dit ce qu'il voit, ce qui le choque, sans chercher à appuyer sur l'aspect politique des choses. C'est le lecteur qui, guide subtilement, se fait son opinion. L'auteur exprime un ressenti et ne cherche pas à nous le présenter comme une vérité objective.
Concernant le dessin, l'auteur opte pour un dessin plus fouillé que ce qu'il produira par la suite. le trait reste simple, mais la colorisation en niveaux de gris apporte de la matière. C'est expressif et plutôt réussi comme choix graphique. Et plutôt adapté à la saleté de la Chine décrite par le livre.
« Shenzhen » est une réussite. Guy Delisle trouve vite son ton. Son carnet de voyage, sous forme d'anecdotes, passionne. On s'intéresse autant aux péripéties de Guy qu'au pays en lui-même. Un subtil équilibre que l'auteur saura garder à chacun de ses bouquins.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Deej1223Deej1223   02 juin 2019
Car avec le temps qui se charge d’effacer les mauvais moments, la mémoire garde à jamais son côté naïf et stupidement positif.
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bilodohbilodoh   08 mai 2014
Après chaque gorgée, ma tasse est immédiatement remplie. Au début c’est assez obnubilant, après on s’habitue en faisant abstraction de leurs présences.
Ça doit commencer comme ça l’embourgeoisement.
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litolfflitolff   31 octobre 2012
Le lendemain, je visite une chaîne de télé, avec nous le PDG et quelques directeurs. A un moment la conversation dérive sur les salaires... Je leur explique que chez nous, les techniciens comme ceux que nous venons de croiser, sont payés le double les dimanches. Rigolade générale. Durant mon séjour en Chine, je ne pas qu'une de mes blagues ait fait autant rire.
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santaappoloniasantaappolonia   06 mai 2012
Depuis un temps, j'allais et venais au boulot en vélo.
Circuler même lentement c'est assez sportif.
Pour y arriver, il faut tout d'abord mettre de côté nos très culturels réflexes de politesse.
Ensuite, quelques principes s'imposent....
Premier principe: un espace libre peut être occupé...en tous temps.
Deuxième principe: l'autre n'existe pas...ou du moins pas dans un rayon dépassant un mètre cinquante.
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lanardlanard   29 janvier 2011
Dans les marchés, le milieu de l'allée fait office de poubelle. Broyés sous la semelle des passants, les détritus jetés au au cours de la journée par les marchands, se transforment lentement en bouillie.
Plus haut devant moi, je vois un vieux qui glisse et s'étale par terre dans l'indifférence générale... Il se relève et lorsque j'arrive à sa hauteur, je remarque à ses pieds une peau de banane... Incroyable! Juste devant mes yeux, ce type venait de glisser sur une peau de banane! Une peau de banane! Jamais j'aurais cru voir ça un jour. Moi qui pensait que ça arrivait que dans les bandes-dessinées...
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Videos de Guy Delisle (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy Delisle
Guy Delisle publie la suite du Guide du mauvais père. Il explique ici comment il s'y est pris pour apprendre à dessiner. Plus d'informations sur la BD "Le Guide du mauvais père", tome 4, parue chez Delcourt : https://www.franceinter.fr/livres/bande-dessinee-le-guide-du-mauvais-pere-de-guy-delisle Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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