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EAN : 9782246855842
234 pages
Grasset (09/03/2016)
3.25/5   40 notes
Résumé :
Benoît est un pèlerin de notre temps, un drôle de randonneur qui traverse la France, les yeux tournés vers les étoiles. Figure de clochard céleste, digne d’un roman de Kerouac, Benoît va à la rencontre de son destin avec douceur et naïveté.
Librement inspiré de la vie de Saint Benoît Labre, le vagabond mystique du XVIIIème siècle, Frère des astres est un « road-book », nourri de rencontres improbables, de paysages grandioses et de couleurs saturées. Frère des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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joedi
  13 janvier 2018
Benoît est l'aîné, en 1992 il a douze ans, sa famille vit dans une localité du Nord de la France. Son père qu'il admire travaille à l'usine, il est aussi délégué syndical. Benoît est différent, il vit dans son monde, ses lectures dont il insère des extraits dans ses dissertations à l'école, sont les écritures de la Bible, ce qui passe assez mal au bahut Émile-Zola. À 16 ans, il entre à l'usine, son père est mort, sa mère boit trop ...
Un jour, il décide de partir, il laisse une lettre et de l'argent à sa mère pour ses petits frères et soeurs, il n'emporte que ce qui est précieux à ses yeux, l'écharpe de supporter de son père, sa bible, un opinel, une lampe torche, un duvet. Toute sa vie, il vit en pèlerin comme l'a fait saint Benoît, dans l'amour de la création divine. Il ne mange plus de viande, respectueux des animaux ; il se nourrit de ce qu'il trouve. Il traverse la France du Nord au Sud, visite et prie dans tous les édifices religieux qu'il rencontre.
D'une écriture poétique, Julien Delmaire raconte la joie de vivre dans la spiritualité de Benoît, pèlerin de notre temps.
Lu dans le cadre du Festival et Prix Horizon 2018 du 2e roman de Marche-en-Famenne (Belgique).
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Francedewepion
  23 décembre 2017
Lu dans le cadre du Festival et Prix Horizon du 2e roman de Marche-en-Famenne 2018 – (Belgique)
(corrigé)
Enfant issu d'une famille nombreuse du Nord de la France, Benoît, est un garçon solitaire, plutôt étrange. Les médecins le considèrent comme schizophrène ou bipolaire. Il peut rester des heures à prier alors qu'il vit au sein d'une famille ouvrière communiste. Il vient spontanément en aide aux plus faibles quitte à lui-même prendre des coups. Lors du décès de son père, sa mère sombre dans l'alcoolisme. Il ne peut le supporter et un jour, il prend la route. Il choisit le dénuement, ne garde que quelques objets précieux à ses yeux : l'écharpe de supporter de son père, une Bible, son opinel, une lampe de poche, quelques vêtements et un duvet. Son itinéraire le fera passer notamment par Beauvais, Paris, Lyon, l'Ardèche, les Alpes, Les Saintes Marie de la Mer. Ses pérégrinations sont en fait un cheminement intérieur, spirituel, un pèlerinage. Chaque cathédrale, église, chapelle qu'il visite, les gens qu'il rencontre le rendent de plus en plus mystique, extasié. Il chemine à pied tel un SDF. La surabondance et les excès de notre société ne le touchent pas. Il vit misérablement : pas toujours de toit au-dessus de sa tête, pas de lit, pas de douche, il se nourrit de ce que la nature lui offre. Il est heureux tout simplement.
Ce roman inspiré par la vie de St Benoît Labre, se déroule au XXIe siècle. Au lieu du terme « Road book » du quatrième de couverture, je préfère le terme « cheminement » qui me paraît plus adéquat moins violent. Ecrit tout en poésie, ce roman m'a fait du bien. Je l'ai terminé avec une pointe de regret. J'aurais voulu y rester. Dans la liste des livres du Festival, il arrive juste à un tournant de ma vie : je chemine vers la fin du burnout qui m'est tombé dessus il y a un an.
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Fleurdesbois
  08 janvier 2018
Lu dans le cadre du Prix Horizon du 2e roman de Marche-en-Famenne (Belgique), édition 2018
Livre librement inspiré de la vie de Saint Benoît Labre, pélerin mendiant qui a parcouru les routes d'Europe au XVIIIe siècle.
Récit très spirituel dont la poésie de l'écriture sonne entièrement juste. Il contient également de nombreux clins d'oeil humoristiques. Ce livre apaisant ramène le lecteur à l'essentiel, aux plaisirs simples de la vie comme par exemple la contemplation d'un paysage. Ce qui en fait l'originalité, c'est que tout au long du récit, l'auteur a emprunté des extraits de la Bible qui tiennent sur quelques mots et qui sont quasiment invisibles. Ces extraits constituent pourtant ce qui s'apparente à un fil conducteur pour les lecteurs attentifs à ces détails.
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Fabienne1809_Des_livres_dans_mon_coeur
  19 janvier 2018
Lu dans le cadre du Prix Horizon du 2e roman de Marche-en-Famenne (Belgique), édition 2018.
C'est assurément une très belle plume.
Un vocabulaire riche pour décrire les paysages, la souffrance du pèlerin, la saleté des lieux et du corps...
Mais j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout... Cette leçon d'humilité est un peu longue à mon goût, le manque de péripéties ne m'a pas aidée à m'accrocher vraiment à cette lecture.
Comme c'est sans doute juste l'histoire qui ne m'a pas passionnée, je n'exclus pas de lire d'autres romans de cet auteur.
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JoyeuxDrille
  10 avril 2016
Un roman que j'ai trouvé beau, fort, empreint de poésie et de spiritualité et profondément apaisant. En s'inspirant d'un personnage du XVIIIe siècle et en le transposant dans notre société contemporaine, au contact des exclus, des marginaux, de ceux qui tracent leur sillon à l'écart de la marche du monde, Delmaire nous offre un portrait riche, humain et touchant, entre folie, candeur et mysticisme.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   13 janvier 2018
Les salines sont mauves. Des milliers d'algues affleurent à la surface, leurs tiges épaisses flottent sur l'eau comme les tutus de jeunes danseuses. La perspective se divise en larges aplats : bleu de Prusse au firmament, jaune clair des herbes desséchées, gris des cailloux sur la rive. Les tas de sel dégorgent au soleil, réserves blanches qui cernent le panorama et accordent au regard des passages. Au loin sont des manufactures coiffées d'un sfumato cendré. Des flamants abasourdis par la lumière égaillent le ciel. Un vernis brûlant enrobe le paysage, l'accouche d'une abstraction sensible. Ce miracle, beau à défenestrer un peintre, Benoît le reçoit en pleine poitrine, sans cesser de marcher.
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BibaliceBibalice   05 mai 2016
Il se précipite vers le banc sur lequel il était assis. Le sac a disparu. Qui voudrait s'encombrer d'un aussi maigre trésor ? Un misérable, un saint homme. Benoît se plait à cette pensée. Le chapelet rejoindra d'autres doigts, plus agiles que les siens, et l'eau de sa bouteille coulera dans les entrailles d'un Juste. Soulagé par cette perspective, il s'affale sur le banc. Bien qu'il ne soit pas triste, des larmes roulent à son menton.
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BibaliceBibalice   05 mai 2016
Rosaire des ruines. Bénies soient la terre d'Artois, la terre gluante du Hainaut, la terre sucrée de Cambrésis. Bénis les cieux de Flandres. Bénies la Côte d'Opale, les falaises scalpées par le vent. Bénie la Picardie mentale qui recueille les lueurs orphelines. Bénis soient les houillères, les pétales silicosés, les cokeries muettes, les fosses à purin, les cages à lapins. Bénis les femmes et les hommes d'ici, leurs bonheurs et leurs peines.
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BibaliceBibalice   05 mai 2016
Chaque racine se souvient qu'elle fut un soir baïonnette au ventre des hommes. Sur cette tranche de terre, une génération s'est effondrée, entre colère et dénuement. Des paysans sont tombés, des maçons, des instituteurs, des assassins, des musiciens, des mineurs, des marins. La terre murmure ce que les monuments de pierre voudraient taire à jamais : la honte, l'effroi et le remords d'une génération brutalisée.
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joedijoedi   12 janvier 2018
Le crépuscule réconcilie les couleurs. Les miroitements d'un étang où la lumière du jour a trébuché. Les grenouilles trouvent l'heure propice.
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Vidéo de Julien Delmaire
Julien Delmaire publie Delta Blues chez Grasset
Printemps 1932, dans le delta du Mississippi. Une chaleur suffocante écrase la campagne et menace les récoltes. Un assassin sans visage frappe la nuit, et une injustice sans nom règne le jour. Des croix brûlent sous la lune, les cavaliers fantômes du Ku Klux Klan font régner la terreur et le Mississippi prend les couleurs de l'enfer. Au milieu du désastre, deux amants : Betty et Steve. Ils sont jeunes, Noirs et pauvres, mais persuadés que leur amour les sauvera... Vaste fresque historique et musicale, aux accents faulknériens, Delta Blues déploie une galerie de personnages : Noirs, Blancs, Indiens et métis, planteurs et bluesmen errants, prêcheurs, sorcières, politiciens véreux, bagnards, trafiquants d'alcool et Legba, le dieu vaudou, « Maître des carrefours » qui, tel un détective d'outre-monde, veille sur le destin de chacun.
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