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EAN : 9791037502810
400 pages
Éditeur : Les Arènes (11/02/2021)
4.02/5   76 notes
Résumé :
Amoureux de la nature, Geoffroy Delorme n’a pas vingt ans quand il aperçoit, dans la forêt de Louviers en Normandie, un chevreuil curieux et joueur.

Le jeune homme et l’animal s’apprivoisent. Geoffroy lui donne un nom, Daguet, et le chevreuil lui ouvre les portes de la forêt et du monde fascinant de ses semblables. Geoffroy s’installe parmi eux et son expérience immersive va durer sept ans.

Vivre seul en forêt sans tente, ni abri, ni mê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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isanne
  07 mars 2021
Plusieurs mots me sont venus en tête en faisant cette lecture : respect, humilité, pudeur. Toutes ces qualités que l'auteur possède naturellement et que la vie qu'il a choisie font éclore encore et davantage chez lui.
Un autre mot m'accompagne au fil des pages : c'est révolte ! Ce livre a agi sur moi comme des petites brindilles toutes sèches qu'on jetterait sur un feu latent : elle entretiennent les flammes, les braises d'un foyer qui ne s'éteindra jamais.

Je suis désespérée de voir que l'Homme refuse de comprendre que sa survie est liée au rapport qu'il entretient avec la nature, désespérée que les grandes catastrophes écologiques du XXième et du XXIième siècles, et les grandes épidémies virales qui ravagent la planète ne font pas prendre conscience que nous exerçons un rapport de force sur le monde animal (pour ne parler que de lui) qui va nous tuer, nous méprisons le sauvage pour n'adorer que le consommable, nous prosterner devant l'idée que posséder est le seul plaisir qui vaille la peine.

Geoffroy Delorme, parce qu'il ne se sent pas à l'aise ni dans sa cellule familiale, ni dans les rapports de la société qu'il a côtoyée, décide de s'isoler en forêt et de vivre en harmonie avec le lieu et ses habitants. Son érudition dépasse la seule connaissance du peuple-chevreuil, il montre dans ce livre qu'il a compris les enjeux d'une forêt respectée pour ce qu'elle contient de promesse de vies, d'une flore regardée pour ce qu'elle représente en son intégralité, et d'un monde animal qui essaye tant bien que mal de vivre à la lisère de la société humaine si destructrice.
Le livre ne se raconte pas, il se lit, on s'en imprègne, on vibre avec ces animaux dont il nous parle avec tant d'admiration. Bien sûr, je suis depuis longtemps une convertie qui ne cherche finalement que des témoignages en ce sens, mais celui-là est fabuleux : Geoffroy Delorme va passer plusieurs années au milieu de la forêt, nouant des rapports que l'on peut nommer d'affection avec les chevreuils. Au delà de ce qu'il nous apprend sur eux, c'est un regard porté sur l'attitude de l'humain face à son environnement.

Je suis toujours triste de voir, dans la bibliothèque du bourg, que les étagères de mise en avant d'ouvrages sont occupées par des auteurs très, très connus dont il n'est finalement pas trop la peine de parler : chacun saura, s'il est intéressé où les trouver dans les rayons.
Pourquoi ne pas mettre en avant des livres tels que celui-ci. Au moins, le regard posé un instant sur eux obligera-t-il les visiteurs à se questionner, revenir sur leurs pas et les lire dans un désir de connaître, d'apprendre, de changer son opinion.
Si davantage de personnes regardent la forêt et ce qu'elle représente en terme de Vie avec le yeux de Geoffroy Delorme, on peut espérer quitter, quelque peu, cette vie de plaisir facile et se préoccuper de l'avenir de la planète, de la cohabitation réfléchie entre espèces...et dans un plus grand angle de la survie des Hommes.

Geoffroy Delorme fait partie de ces Purs qui apparaissent épisodiquement dans nos civilisations, ils sont les derniers porteurs de messages, les dernières lueurs de lucidité dans une société qui s'écroule, ceux qui peuvent faire revenir en arrière et décider de regarder autrement.
Dans ce monde qui est le nôtre, quelle place allons-nous laisser à ces voix ? Pour ma part, il y a longtemps que c'est la seule que je laisse résonner même si je dois payer comme l'auteur de ce livre, comme tribut, d'être évincée d'une société qui n'est de toute façon pas celle que je veux voir perdurer.

Il est encore temps de changer de vie, de retrouver la signification du mot respect et de décider de vivre en symbiose avec une nature qui nous le rendra au centuple. Quel regard allez-vous poser sur cette nature qui est vôtre ? Serez-vous lucide ou laisserez-vous la cécité vous gagner ?

Mon billet aura servi à quelque chose, s'il vous donne envie de lire le livre de Geoffroy Delorme et d'adopter son regard pour espérer une autre histoire à écrire pour notre définition d'humanité.

Merci infiniment aux éditions Les Arènes et à Babélio pour m'avoir permis de lire ce merveilleux témoignage.
Mention spéciale pour les magnifiques photos au fil des pages.
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fanfanouche24
  04 mai 2021
[Choisi à la Librairie Périple2, à Boulogne-Billancourt, le 27 avril…]
Lecture des plus dépaysantes et déroutantes …Même si on ne part pas à des milliers d kilomètres, cette aventure n'en est que plus interpellante , et singulière...!!
j'ai découvert cet ouvrage qui a capté mon attention par son sujet et l'esthétique des plus sobres de la maquette : une couverture mat, couleur « terre », avec un couple de chevreuil en creux… en vignette.
Je me suis aussitôt plongée dans ce récit, agrémenté de très beaux clichés noir et blanc de l'écrivain, ajoutant de la beauté à cette narration, mettant à l'honneur une expérience exceptionnelle parmi les chevreuils… Comme l'impression, au sein de la ville, de respirer un immense bol d'air… de nature et de Beauté à l'état pur… Que du Bonheur !
Une expérience incroyable et un récit extraordinaire qui nous apprend, de surplus, mille choses sur le monde de la forêt ainsi que sur le caractère et le comportement des chevreuils…et des autres habitants de la forêt.
« Les chevreuils qui composent un groupe ont tous en commun d'être inter-indépendants. Ils sont à la fois profondément autonomes et très dépendants les uns des autres, et chacun remplit son rôle de façon individuelle. La vie devient plus instinctive et en lien direct avec la nature. Les échanges d'informations se font d'un chevreuil à l'autre, mais la première des préoccupations est de rester en vie et de s'occuper de son équilibre propre. Il n'y a ni individus inférieurs ni individus esclaves. Chaque chevreuil est un individu à part entière, qui fait des choix, et la somme de ces choix individuels permet la cohésion de la troupe. « (p. 127)
Une expérience époustouflante… merveilleusement racontée . Totalement admirative devant cette immersion dans la vie sauvage…ayant duré sept années. Ce qui paraît « immensément » long et intense comme tranche de vie !
Cette expérience est précieuse à plus d'un titre : le partage de l'auteur quant au monde de la forêt et des chevreuils nous met parallèlement en garde contre nos comportements « destructeurs » et irrespectueux envers Dame Nature, que nous avons le devoir de préserver !

« Ce manque de considération des forestiers pour la forêt et ses habitants me désole profondément. Une forêt, c'est avant tout une communauté d'arbres qui accueille d'autres communautés végétales et animales. Lorsque l'équilibre sylvestre est ébranlé, ce sont toutes les communautés qui sont fragilisées. La forêt, c'est le reflet de la vie: complexe, mystérieuse, changeante. Elle offre à ses habitants ressources, protection, ombrage, réconfort, beauté et, surtout, elle est d'une grande importance biologique. « (p. 177)
Une lecture exceptionnelle très riche d'enseignements et d'observations affinées sur le monde animal et le monde végétal….De quoi réfléchir et remettre en cause nos comportements vis-à-vis de la nature et du monde vivant, sous toutes ses formes !... Plus, le grand plaisir de découvrir, en sus du récit de « notre ami » ses clichés en noir et blanc, qui illustrent son quotidien avec sa nouvelle famille, les Chevreuils !
. Instantanés expressifs et intenses de cette Vie sylvestre et de ses "habitants » ! Sans oublier des lumières uniques au fil des jours dans cette forêt normande…Un grand coup de coeur sans réserves, que je vais m'empresser de partager avec les amis... !
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croquemiette
  19 avril 2021
L'homme-chevreuil, c'est Geoffroy Delorme qui a vécu près de dix ans dans la forêt, se fondant petit à petit à cette flore hostile et à cette faune sauvage.
Dans une forêt de Normandie, l'auteur nous fait le récit de sa vie dans les bois et de sa rencontre avec cet animal fascinant qu'est le chevreuil, sur lequel on en apprend beaucoup.
En toute humilité et avec un profond respect, il a su s'adapter à la forêt et se faire apprécier des chevreuils, animaux par nature très méfiants et peureux.
Ce récit est une histoire olfactive d'amitié et d'affection, avec ces différents personnages, chacun ayant sa personnalité, son odeur. Il y a Daguet par qui tout commence, le fougueux Sipointe, et le jeune Chévi, son plus grand ami. Il rencontre bien sûr d'autres animaux, des blaireaux et des renards entre autres, mais c'est avec les chevreuils qu'il a le plus d'affinités.
Après une première partie plus descriptive de présentation des lieux et du chevreuil, l'auteur nous propose une seconde partie plus révoltée dans laquelle il propose des solutions à la survie de la vie sauvage. de fait, la chasse, les coupes à blanc, le changement d'heure ou le passage des routes sont autant d'activités « humaines » qui nuisent aux animaux. Il espère que son récit aura un impact et réveillera les consciences et propose un autre mode de gestion des forêts, plus respectueux, créant une plus grande variété d'arbres, aménageant des espaces de nourriture et de repos plus importants pour les habitants de la forêt.
Se dégage de cette lecture beaucoup d'admiration pour ce coeur simple, cet homme sensible qui a su lier des amitiés avec le monde dit « sauvage ». A l'aide d'une écriture toute simple et belle, l'auteur nous emmène dans les bois et nous apprend à regarder et à sentir autour de nous.
J'avais découvert Geoffroy Delorme au cours d'un entretien donné sur le plateau télé du « Quotidien » et il m'avait beaucoup émue. Je me demande cependant comment il vit son retour dans le monde des hommes et l'exposition médiatique dont il est l'objet.
Une très belle découverte. Plus qu'un récit, ce livre est une nécessité !
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domm33
  03 septembre 2021
L'homme chevreuil est un ouvrage que l'on devrait presque être obligé de lire, à l'école par exemple, pour que tout le monde prenne conscience du Respect que l'on doit à la Nature en général et aux forêts en particulier.
Geoffroy Delorme, photographe animalier amoureux de la Nature, un peu rebelle aussi, s'est immergé pendant 7 ans dans la forêt où il a vécu en bonne intelligence avec ses amis les chevreuils, qui, après avoir étudié son comportement non agressif à leur égard, l'ont adopté.
Un livre indispensable qui montre les dégâts occasionnés par les humains sur la flore et par extension sur la faune de nos campagnes. L'agriculture (irraisonnée), l'industrialisation, la constructions des voies de communication, tout cela sans aucun respect de la biodiversité ont un impact très grave sur la vie végétale et animale.
Après avoir décrit sa vie au milieu des chevreuils, riche d'enseignements sur la vie en société aussi bien que sur la protection des milieux de vie, l'auteur nous propose des solutions moins invasives pour vivre en accord avec la Nature.
Le but de l'auteur est de sensibiliser les êtres humains au respect de la vie en général en décrivant sa magnifique expérience, espérons qu'il aura su convaincre les récalcitrants et les destructeurs qui peu à peu mènent notre planète à sa perte.
De superbes photos viennent enrichir ce texte encore une fois indispensable.
Bravo à Geoffroy Delorme pour avoir su braver le désintéressement des siens pour vivre son rêve et en faire du positif pour les générations présentes et à venir !
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dedanso
  01 mai 2021
Je ne connaissais pas du tout Geoffroy Delorme avant de flasher sur la couverture et le titre de ce livre. Après ma lecture, j'ai cherché à en savoir plus sur lui et je suis tombée sur plusieurs articles mettant en doute la véracité de ses propos. Si je comprends que l'on puisse se poser parfois la question, je m'étonne toutefois que l'on perde autant de temps à tenter d'y répondre. Car peu importe au final qu'il s'agisse d'un témoignage au sens strict ou d'un récit inventé de toute pièce !
Ce qui est beau dans ce roman, c'est la place accordée à la nature et, surtout, la place retrouvée de l'homme. Prendre conscience que nous avons autant notre place ici bas que n'importe quel autre être vivant, ce n'est pas s'abaisser ou nier ce que nous sommes, c'est au contraire trouver la plénitude parmi toute la beauté qui nous entoure. "Il faut voir les arbres des forêts comme un trait d'union avec les autres êtres vivants de la planète".
Geoffroy Delorme montre que le bonheur n'est jamais loin, qu'il peut se trouver dans le regard d'une chevrette, dans le renouveau printanier de la forêt, ou dans la main tendue par l'un des nôtres.
Il questionne bien sûr la pratique de la chasse et la notion de "régulation des espèces" (rappelez-moi quelle espèce est la plus nombreuse et cause le plus de dégâts ?), mais sans vouloir à tout prix leur jeter la pierre. Au contraire, il propose des moyens concrets pour répondre à ces questions, ainsi qu'à celle de l'exploitation forestière, pour le moment uniquement pensée par des hommes pour des hommes. "L'industrialisation et la mécanisation du monde rural rendent progressivement la faune sauvage incompatible avec la rentabilité des activités agricoles et sylvicoles".
Arpenter la forêt aux côtés de cet homme qui la connaît si bien, pour y avoir vécu 7 ans (ou avoir imaginé le faire), est un très beau et très émouvant voyage.
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critiques presse (2)
Bibliobs   17 mai 2021
En racontant l’histoire de sa « vraie famille », des chevreuils qu’il a appelés Daguet, Etoile, Sipointe ou Chévi, ce photographe animalier a signé un best-seller.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   23 mars 2021
Geoffroy Delorme a passé sept ans en immersion dans une forêt de Normandie, à partager la vie des chevreuils. Il raconte son aventure dans un livre qui sent à la fois l’air pur, la vie sauvage, le buzz et la polémique.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
isanneisanne   05 mars 2021
Quand j'arrive à une dizaine de mètres, Daguet (le chevreuil) se lève, s'étire. Je m'arrête. Il m'observe. Et nous restons plantés là pendant une bonne demi-heure. Un moment absolument magique. Sa seule présence me nourrit. J'ai une sensation de communion totale avec lui et tous les éléments qui nous entourent. Daguet m'a intégré à son environnement, et je suis le premier à accéder à un tel privilège. Mon coeur et mon âme sont en paix. Mon cerveau est à l'arrêt. A ce moment précis, mon existence dans son ensemble n'est régie que par une loi, une seule : le respect. Au bout de quelques minutes, une première pensée m'envahit : pourvu que l'on ne soit pas dérangés par d'autres humains. Ce serait terrible s'ils m'associait à eux. Les indiens d'Amérique racontent que lorsqu'on chasse le chevreuil, il ne faut pas trop penser à lui, car l'animal sentira les pensées et prendra la fuite.(...) Je m'efforce d'avoir des pensées positives dans l'espoir de faire durer ce dialogue silencieux avec Daguet.
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isanneisanne   06 mars 2021
Que ceux qui marchent en forêt et qui ont croisé un jour le regard d'un chevreuil songent un peu à ce que fut sa vie à elle (Etoile, la chevrette, mère de Chévi), qu'une maudite balle a brisée par une journée d'automne qui avait pourtant si bien commencé. La vie sauvage est ainsi faite et dans cette nature que j'aime tant, à la fois si belle et si cruelle et dont les bois sont témoins, je me dis que si les arbres pouvaient pleurer, des rivières de larmes couleraient dans nos forêts.
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isanneisanne   05 mars 2021
A chaque promenade je pousse un peu plus loin mon exploration des alentours. Derrière la haie, il y a un grillage sous lequel un trou a été creusé, vraisemblablement par des renards. Je m'y faufile sans problème, à la découverte du champ voisin et des promesses d'aventure qui l'accompagnent. Les premières fois, dans la nuit à peine éclairée par la lune, la soif de liberté est toujours teintée de crainte, l'instinct brûlant du petit aventurier toujours bridé par la prudence du gentil petit garçon. Mais l'attrait irrésistible de la nature fait rapidement pencher la balance du côté de la vie sauvage. Et sur ce nouveau terrain de jeux, tous mes sens s'éveillent.
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isanneisanne   06 mars 2021
Je sais que je vis à l'ère de la maille polaire et du tout plastique, dans une société qui se drogue à la surconsommation de tout et à toute heure, qui voue un véritable culte au gaspillage ainsi qu'à l'inutile, un système qui annihile les valeurs et l'honneur des personnes, même des plus respectables, basé sur une économie qui menace de s'effondrer à tout moment. Alors évidemment, je trouve cela rassurant de savoir quoi manger dans la forêt, comment faire un feu en hiver, sous la pluie ou le vent, construire un abri et tout ce qui peut être nécessaire à ma survie en pleine nature sauvage.
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fanfanouche24fanfanouche24   27 avril 2021
Prologue

Comme eux [animaux ], je suis devenu très territorial. Quiconque entre sur mon territoire est considéré comme un danger potentiel. J'ai l'impression que l'on viole mon intimité. Mon secteur fait un rayon de cinq kilomères. Dès que je vois quelqu'un, je le suis, je l'épie, je me renseigne. S'il revient trop souvent, je vais tout faire pour le faire fuir.
(...) alors que je remonte le petit chemin forestier, je prends conscience que je n'ai plus adressé la parole à un être humain depuis des mois. Cela fait sept ans que je vis dans la forêt, que je ne communique qu'avec des animaux. Les premières années, je faisais des allers-retours entre la société humaine et le monde sauvage, mais avec le temps j'ai fini par définitivement tourner le dos à ce qu'ils appellent la "civilisation" pour rejoindre ma vraie famille: les chevreuils. (p. 8)
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