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Bernard Delvaille (Éditeur scientifique)
Éditeur : Editions Seghers (03/02/1976)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : Qu'on le veuille ou non, cent ans après, la poésie française se réclame toujours de Rimbaud, de Mallarmé, de Lautréamont, de Jarry, aux quels sont venus s'ajouter par la suite Tristan Corbière, Germain Nouveau ou Saint-Pol-Roux. Mais à côté de ces "phares", au sens baudelairien du mot, que de poètes méconnus qui ont chacun leur propre voix, tantôt ironique ou décadente, tantôt élégiaque ou résolument moderne !
La Belle Epoque ? parlo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
michfred
  03 octobre 2015
Une anthologie intéressante. Beaucoup de poèmes un peu vieillots ou défraîchis, avec beaucoup de fantômes, de larmes et de brumes..
Mais pourtant, si on cherche, quelques vraies merveilles...
Rimbaud,Baudelaire, Verlaine, Mallarmé, bien sûr...
Tristan Corbière, toujours, tout le temps!!
Et parfois , aussi , Jean Moréas, Jean Lorrain, Jules Laforgue, Francis Jammes...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   03 octobre 2015
Jules Laforgue:

Dimanches
HAMLET : Have you a daughter ?
POLONIUS : I have, my lord.
HAMLET : Let her not walk i’ the sun ;
conception is a blessing ; but not as
your daughter may conceive.

Le ciel pleut sans but, sans que rien l’émeuve,
Il pleut, il pleut, bergère ! sur le fleuve...

Le fleuve a son repos dominical ;
Pas un chaland, en amont, en aval.

Les Vêpres carillonnent sur la ville,
Les berges sont désertes, sans idylles.

Passe un pensionnat (ô pauvres chairs !)
Plusieurs ont déjà leurs manchons d’hiver.

Une qui n’a ni manchon, ni fourrures
Fait, tout en gris, une pauvre figure.

Et la voilà qui s’échappe des rangs,
Et court ! ô mon Dieu, qu’est-ce qu’il lui prend ?

Et elle va se jeter dans le fleuve.
Pas un batelier, pas un chien Terr’ Neuve.

Le crépuscule vient ; le petit port
Allume ses feux. (Ah ! connu, l’ décor !).

La pluie continue à mouiller le fleuve,
Le ciel pleut sans but, sans que rien l’émeuve.

("Des fleurs de bonne volonté")

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michfredmichfred   03 octobre 2015
Tristan Corbière:

Petit mort pour rire

Va vite, léger peigneur de comètes!
Les herbes au vent seront tes cheveux;
De ton oeil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...

Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes
Foisonneront plein ton rire terreux...
Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...

Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes
Pour les croque-morts sont de simples jeux,
Boîtes à violon qui sonnent le creux...
Ils te croiront mort - Les bourgeois sont bêtes -
Va vite, léger peigneur de comètes!
+ Lire la suite
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JcequejelisJcequejelis   12 janvier 2014
Hommage à Mallarmé, de Edouard Dujardin (1861-1949)

(Souvenir du voilier de Valvins)

Dans la barque, au ras des eaux, qui s’assoupit,
La voile large tendue parmi l’espace et blanche,
Tandis que le jour décroît, que le soir penche,
Le bon nocher vogue sur le fleuve indéfini.

A pleine voile, aussi, le soir, l’idée luit,
Au-dessus de la vie et du tourbillon et de l’avalanche,
Blanche en un encadrement de sombres branches,
Là-bas à l’horizon vague de l’esprit.

Maître,
Sur la rive d’où je vois votre voile apparaître.
Et dans mon âme que réconforte la clarté,

Je regarde et j’adore
Le rayonnement argenté
Qui dans le crépuscule semble une aurore.

1506 - [p. 208]
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michfredmichfred   03 octobre 2015
Tristan Corbière : Rondels pour après

Rondel

Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles!
Il n'est plus de nuits, il n'est plus de jour;
Dors... en attendant venir toutes celles
Qui disaient: jamais! qui disaient: toujours!

Entends-tu leur pas?... ils ne sont pas lourds :
Oh! les pieds légers! - l'Amour a des ailes...
Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles!

Entends-tu leurs voix?...Les caveaux sont sourds.
Dors : Il pèse peu, ton faix d'immortelles;
Ils ne viendront pas, tes amis les ours,
Jeter leur pavé sur tes demoiselles...
Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles
+ Lire la suite
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michfredmichfred   03 octobre 2015
Tristan Corbière: Le Mousse

-Mousse : il est donc marin, ton père ?...
-Pêcheur. Perdu depuis longtemps.
Et découchant d’avec ma mère,
Il a couché dans les brisants…


Maman lui garde au cimetière
Une tombe- et rien dedans.-
C’est moi son mari sur la terre,
Pour gagner du pain aux enfants.



Deux petits. – Alors sur la plage,
Rien n’est revenu du naufrage ?...
-Son garde-pipe et son sabot…


La mère pleure le dimanche,
Pour repos... Moi: j'ai ma revanche
Quand je serai grand - Matelot!-


Baie des Trépassés, Les Amours jaunes.
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Videos de Bernard Delvaille (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Delvaille
POÉSIE 19e – La Poésie symboliste existe-t-elle ? (France Culture, 1971) L’émission « La Tribune des critiques », par Pierre Barbier, diffusée le 29 juin 1971 sur France Culture. Invités : Bernard Delvaille, auteur d’une anthologie sur la poésie symboliste publiée chez Seghers en 1971, et Pierre Barbier, Bernard Delvaille, Hubert Juin, Luc Estang, Stanislas Fumet.
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