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EAN : 9782709668613
224 pages
J.-C. Lattès (05/01/2022)
3.15/5   114 notes
Résumé :

Le duel des grands-mères

Parce qu’il fait l’école buissonnière pour lire, manger des beignets et jouer aux billes, parce qu’il répond avec insolence, parce qu’il parle français mieux que les Français de France et qu’il commence à oublier sa langue maternelle, Hamet, un jeune garçon de Bamako, est envoyé loin de la capitale, dans le village où vivent ses deux grands-mères.
Ses parents espèrent que ces quelques mois lui apprendront l’obéi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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« Si je ne peux pas tenir ma langue, je parle en signes. » Au Mali, à l'école personne n'a le choix. Il faut parler français. Celui qui ne sait pas parler français se tait ou garde le symbole, (s'explique la bouche cousue😁). L'écrivain malien Didié Dambélé, nous raconte une enfance malienne celle de Hamet, un polisson, à travers un texte truffé d'expressions truculentes : La corruption, « le regard complice des policiers, dont la dignité est évaluée à mille francs CFA », L'école , “c'est uniquement un endroit pitoyable où les parents nous envoient pour se relaxer la journée, sans se soucier de ce qu'on subit là-bas”, Pique au voisin « Celui-là, on dirait qu'il a emprunté ses yeux chez un Ivoirien », Détourner l'argent « mélanger les comptes » ….
Le polisson, roi des quatre cent coups va finir par être envoyé de Bamako au village d'origine de sa famille, pour être remis dans le droit chemin. Il va y rencontrer ses deux grand-mères Mama Cissé et Mama Hata, et leurs vies et passés difficiles. La misère mal lotie entre les croyances païennes ( superstitions corsées par les légendes et autres ) et l'islam, l'injustice envers les femmes renforcée par la religion ( polygamie…), la pêche collective, le travail aux champs, la guerre des gangs 😁, et finalement le duel féroce des grand-mères et la révélation des secrets du passé vont faire « passer à Hamet le vestibule des grands » .
Beaucoup d'expressions maliennes et musulmanes qu'il faut deviner , pour lesquelles un lexique en fin du livre aurait été la bienvenue. Mais finalement « Walaye bilaye* » , même si le fond de l'histoire est triste , égayé par la langue pleine d'humour et de poésie de Dambélé , enrichi par de nombreuses expressions locales, un premier roman très très plaisant. Un monde à part, celle de la brousse malienne très coloré, en partie resté intacte, où parler plus fort que l'autre, c'est se faire entendre, qui vaut la peine d'être découvert.

« Je ne veux pas subir ma vie. Je ne veux pas être comme ces adultes qui passent leur temps à mentir, à faire semblant que tout va bien, et puis un jour la vérité leur pisse au visage. »

Un grand merci pour l'envoie de ce livre aux éditions JCLattès et NetGalleyFrance.
#Ledueldesgrandsmères #NetGalleyFrance

*Je vous promets 😁
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Il a dix ans. Il a le goût des mots, que ce soit ceux du wolof du songhai, du bambara, du sinisé, du dogon, du bwa ou du mandinka. Et même les mots du gros français, d'autant qu'à l'école, le choix n'existe pas. le symbole est là pour appeler aux contrevenants qu'on est là pour oublier ses racines linguistiques. Pour s'en sortir, alors qu'à la maison, personne ne peut l'aider. Mais les livres sont présents. le père exilé en France lui confie une valise qui contient les clés du langage imposé.

« Depuis j'essaie de parler le bon français, de tutoyer les tutoyables, de vouvoyer les vouvoyables."

Mais l'enfant est espiègle et finit par se lasser de la pédagogie peu innovante, pour finalement opter pour l'école buissonnière.
La sanction ne tarde pas, c'est au coeur des racines familiales qu'une autre éducation se fera, dans un petit village où résident ses grand-mères. le retour aux sources, la découverte de la filiation et des traditions font de ce récit un roman d'apprentissage

La langue est virtuose, et s'épanouit avec grâce. le mélange des langues reflète bien ce que peut ressentir l'enfant, et crée en même temps un univers poétique, dont l'auteur souhaite saupoudrer son récit comme on utilise les épices, ni trop ni trop peu, pour mettre le plat en valeur sans en faire disparaître la saveur.

Premier roman né de ce que l'auteur a pu observer dans son entourage, sans être autobiographique, et on souligne le talent de l'écrivain.

Merci à Netgalley et aux éditions Lattès.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Sa mère voulait qu'il suive l'enseignement traditionnel musulman à la medersa. Son père parti travailler en France l'a inscrit à l'école des Blancs, pour qu'il soit le premier de la famille à devenir quelqu'un. Mais l'intelligence et la curiosité du jeune Malien Hamet le rendent turbulent et rebelle. Pour lui apprendre la vie et le ramener à davantage d'obéissance et de respect des traditions, il est envoyé quelques mois loin de la capitale Bamako, dans le village où vivent ses deux grands-mères. L'y attendent les conditions rustiques de la campagne, les travaux des champs en compagnie d'autres garçons, mais aussi une famille dont les complexes liens de parentèle recèlent bien d'édifiants secrets. En fait de lui remettre du plomb dans la cervelle, ce retour aux sources va le transformer en profondeur.


Au travers du regard espiègle de son jeune personnage, ce n'est ni plus ni moins que les déchirements identitaires de son pays et de l'Afrique qu'aborde avec humour Diadié Dembélé. Ce garçon, dont le père s'est convaincu qu'il ne pourra connaître d'avenir digne de ce nom qu'en embrassant les codes et les savoirs occidentaux, finit par lui devenir par trop insupportable avec son français plus pointu que celui des Français de France et ses affirmations scientifiques en si insolente contradiction avec les croyances des siens. Il est temps de lui rappeler qui il est et d'où il vient. Et pour cela, rien de tel qu'une immersion au plus profond du pays, dans le village de ses aïeux.


Pour l'enfant que ses maîtres s'appliquent impitoyablement à couler dans le moule des Blancs, lui interdisant jusqu'à sa langue natale, le choc est pour ainsi dire culturel. Il commence par le langage, car au village l'on parle soninké, quand, à la capitale, français et bambara prédominent. Et puis, à la campagne, l'on vit encore modestement et à l'ancienne, au rythme des cultures et des traditions que Hamet va découvrir de près, pour son dégoût d'abord, car il lui faut se faire à une alimentation moins riche et à l'eau du puits au goût saumâtre ; pour sa surprise souvent, comme lorsqu'il participe aux rites de lutte contre la sécheresse ; pour son plaisir enfin, notamment le grand jour de « la pêche collective de la mare » et au fil de ses nouvelles amitiés.


Mêlant français, bambara et soninké dans une combinaison détonante d'expressions imagées et poétiques, la plume rythmée et inventive de l'écrivain nous transporte dans un chatoyant récit d'apprentissage, aussi malicieux qu'attachant, qui très finement nous parle d'identité et de quête des origines. Trait d'union entre plusieurs mondes, son jeune personnage illustre l'inégalable richesse des métissages, comme celle que Diadié Dembélé insuffle à ce très convaincant premier roman.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Un texte qui commence fort joliment avec un chapitre où Diadié Dembélé, se moque de ce français académique et parfois désuet employé par certains.
Puis nous passons à l'histoire de Hamet, jeune garçon, qui en plus des difficultés d'apprentissage de plusieurs langues ou dialectes maliens se retrouve exilé dans une école française pour comble de malchance. Là, les bras lui en tombent et il fait l'école buissonnière. Son secret percé à jour, il doit quitter Bamako pour le village de ces ancêtres. Là-bas, il va découvrir une autre réalité, les difficultés de la vie. Il apprendra et comprendra beaucoup sur son père et ses grands-mères.
C'est un récit initiatique avec de belles expressions et une vision imagée que j'affectionne beaucoup.
Dans le duel des grands-mères, j'ai découvert d'autres coutumes. La chose qui m'a le plus surprise est le manque de solidarité ou d'entraide entre les femmes mais ce n'est que mon ressenti.
Un roman que je conseille à tous. Un beau voyage.
Merci aux éditions JCLattès de leur confiance.
# le duel des grands-mères # NetGalleyFrance
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À Bamako, Hamet est mal dans sa peau. Peu à l'aise à la maison où M'ma fait ce qu'elle peut, poussé à distance par P'pa depuis la France où il tente de gagner de quoi faire sortir les siens de leur condition, Hamet est un intermittent de l'école et un castagneur avec les jeunes de son âge.

Alors il bout Hamet, « parce que la colère tourne-tourne entre ma gorge et ma poitrine. Elle ne sait pas par où sortir, toutes les issues lui sont fermées ». Avant l'éclat de trop qui handicaperait les espoirs d'éducation que P'pa a mis sur son fils, Hamet est envoyé se calmer à Yélimani, village berceau de sa famille.

Hébergé par sa grand-mère Mama, il va découvrir une vie plus simple, plus traditionnelle, faite de travail aux champs et d'escapades naturelles. À l'image des langues soninké, bambara ou française que sa bouche utilise opportunément selon les situations, il va plonger dans la complexité de ses racines et l'histoire cachée de sa famille.

Roman d'apprentissage à la mode malienne, le Duel des grands-mères m'a vite perdu par son style parlé, sa construction aussi chamboulée que les sentiments qui tournent dans la tête d'Hamet et son histoire qui aurait gagné à avancer plus vite.

Salué par de nombreuses critiques et lu dans le cadre du prix RTL-Lire, ce livre n'était donc juste pas pour moi…
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critiques presse (2)
Bibliobs
28 septembre 2022
Un récit d’initiation attachant et poétique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde
16 février 2022
Diadié Dembélé possède son souffle propre et offre aux lecteurs le plaisir de découvrir sa plume, intelligente et alerte, qui donne à ce récit – son premier roman – une véritable saveur de miel.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Le médecin Piqûre-douce se lève et commence à agiter ses bras, comme manipulant des éprouvettes :
–vos procédés ne sont pas très scientifiques. Il faudrait apporter la bouillie au laboratoire pour contrôler les éléments. Il pourrait y avoir une réaction chimique entre le sucre et l'hydroxyde de sodium qui pourrait être à l'origine de cette ébullition. Jusqu'à une certaine température, le sucre…
La foule le discrédite d'un heu volumineux. Ce n'est pas la première fois que Piqûre-douce et ses collègues de la médecine des Blancs tentent de discréditer les experts en plantes et antidotes du village.
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N’pa me gifla wali-wali lorsque je lui dis que ses ancêtres étaient des singes. Il venait à peine d’arriver pour ses vacances. Je me rappelle encore sa réaction : « Bataralémé, tes enseignants t’apprennent des bêtises, et tu viens me les répéter. Henabono ! La prochaine fois que je t’entends dire de pareilles sottises au sujet de mes ancêtres, je te coupe la langue. » N’pa a horreur des théories scientifiques. Il voit la science comme un double affront à la religion et aux traditions. « Les scientifiques, ce sont des menteurs. Ils vous remplissent la tête de mécréances, puisqu’ils ont échoué à nous avoir, ils endoctrinent nos enfants. Mais toi, tu vas apprendre la vraie vérité. Soit ça va rentrer normalement, soit je vais t’aider avec ça. » Il brandit sa paume. Lorsque j’eus le malheur de lui dire mon cours de physique-chimie sur la pluie, il me regarda dans les yeux : « Ohon l’eau s’évapore, se transforme en nuage, se condense et redevient de la pluie. Tu appelles ça un cycle. Donc c’est pour apprendre de pareilles mécréances que je paie tous les mois cinquante mille francs ? Il n’y a que Dieu qui sait comment il fait tomber sa pluie. Tu répètes ça encore, je t’envoie à Touba. » J’ai eu peur. Parce que Touba, c’est l’enfer sur terre, un camp de redressement comme jamais les conservateurs ne l’ont espéré. Il enchaîna : « Les pensionnats que tu connais même. Quand tu vas te nourrir de couscous sec pendant six mois, tu vas comprendre si l’eau vient d’un cycle ou si c’est Dieu qui nous donne sa pluie. » Il avait déjà regretté de m’avoir inscrit à l’école. Lui-même victime de son père, il ne s’attendait pas à ce que je devienne cartésien. Il aurait espéré et espère toujours que je devienne seulement un grand quelqu’un. Mais on ne rentre pas impunément dans l’occidentalité.
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L'enfant des gens souffre vraiment. Je réfléchis jusqu'à ce que ma tête s'échauffe. Parce que le jour où les plans de l'homme finissent, c'est son jour de mort. Et moi je n'ai pas envie d'arriver à mon jour de mort. En même temps, j'ai tout essayé. Il n'ya aucune possibilité de fuite. En une semaine, j'ai survécu à deux intoxications alimentaires, une piqûre de scorpion, trois piqûres de guêpe et une noyade dans la rivière blanche.
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Un jour, je rentrai à la maison, frustré de ne pas être à la hauteur, et demandai à M’ma si elle pouvait m’apprendre le français. Elle me dit, l’air dépitée, qu’elle ne comprenait pas le français. Je lui fis des misères, vraiment des misères, à lui réciter Les Misérables de Victor Hugo sans l’avoir lu. Elle essaya de me contenir, mais je résistai. Elle finit par appeler N’pa. Ils parlèrent au téléphone. Elle me passa le combiné. Je lui dis ma peine de ne pouvoir parler la langue de la maîtresse et du méchant symbole. Il demanda à M’ma d’ouvrir sa grosse-grosse valise, là-dedans, il y avait tous ses vieux livres de français qui l’avaient aidé à devenir un toi-dis-moi-dis, débrouillé-écrit-parlé, un direct-cash-cash.
Il en fut ainsi. J’eus le Bescherelle de grammaire et conjugaison, le Petit Robert et le Grand Larousse. Le lendemain, je revins en classe, avec les livres de N’pa. Mme Guindo me dit : « Tu es au premier cycle. Ce n’est pas ce qu’il te faut. » Je tentai une explication, mais elle m’arrêta: «Un point, un trait. » Elle me donna une feuille. Au retour, je la montrai à M’ma. Elle la montra à un lettré. La sentence tomba. Ce dernier me dit : « Tu dois lire le syllabaire Mamadou et Bineta. Toto tire tata, tata tire toto. Tu to ta te tè té. » Une poésie première qui me poussa à tutoyer Mme Guindo le lendemain matin. Saziké ! Elle réajusta ses lunettes que les plis du foulard empêchaient de correctement retomber sur ses oreilles, et me dit : « On ne tutoie pas sa maîtresse. On la vouvoie. » Je vroum-vroum vrombis comme une voiture. J’eus droit à la réglette.
Depuis, j’essaie de parler le bon français, de tutoyer les tutoyables et de vouvoyer les vouvouyables. D’ailleurs, quand j’écris, j’utilise du gros français, très-très glacé ; j’utilise des temps très-très compliqués, tellement compliqués que les Français, vrais Français qui habitent dans le pays de neige, ne les utilisent plus. Je fais des phrases longues, très-très longues, tellement longues que, sorties de leur contexte, on pourrait rouler dessus avec des remorques-dix-tonnes. Je fais genre je suis un écrivain chevronné, je décris l’environnement avec beaucoup de poésie, de douceur et de discursivité, comme si j’étais sorti tout droit de la cuisse de Jupiter, alors que je ne suis même pas foutu de différencier une strophe d’un vers. Pourtant, je n’ai avalé aucune encyclopédie, aucun dictionnaire, aucun syllabaire, c’est simplement mon côté extravagant (qui aime trop-trop faire), j’aime bien montrer que je sais, que j’ai bien-bien appris le français, le très gros français des grands professeurs agrégés en littérature des grandes et hautes écoles qui se restaurent au lieu de manger, et que-dis-je-que-dis-je au lieu de se tromper. Donc, moi aussi, comme je comprends ce gros français-là, je sors de temps à autre (oui, de temps à autre au lieu de temps en temps) des mots hyper-compliqués de mon frigo linguistique, mais ce n’est rien, c’est juste pour rafraîchir mon vocabulaire.
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— Mon mari aussi m’a battue hier soir. Mais je n’ai pas essayé de l’empoisonner. Depuis la nuit des temps, les hommes battent leurs femmes. C’est comme ça ! Nos grands-mères ont été battues, nos mères aussi. Jamais aucune n’est allée aussi loin. Cette femme est simplement une sorcière.
— C’est ça même. En tout cas, il paraît qu’elle est stérile. Les stériles sont méchantes. Toi-même tu sais !
— Walaye Allah, ça ne peut être que ça. Elles pensent que c’est la faute aux autres si elles n’ont pas d’enfants.
— Ce qui est bien, il faut les taper. (En appuyant le K de Kaatou en soninké.)
— Ça c’est vrai. Ma deuxième belle-sœur avait refusé de tomber enceinte. Elle mangeait cadeau le riz et la sauce de mon frère.
— Ah bon ? (La svelte se saisit le menton et incline la tête vers l’avant.)
— Oui ! On l’a épousée toute maigre comme un spaghetti. (Elle montre son mineur.) Elle a grossi chez nous comme un hippopotame. (Ses bras sont en arc autour de son corps.) Mais elle ne voulait pas prendre de ventre.
— Kabako ! crie la svelte, l’air complètement outrée.
— Houm ! (La dodue se frappe la cuisse.) On s’est réunies entre sœurs. On a dit : « Celle-là, il faut la taper. » Tout le monde a répondu : « Oui il faut la taper pour qu’elle nous fasse un fils. » On est parties la trouver dans son avant-toilette un après-midi. Elle a essayé de s’enfuir. Moi-même, j’ai calé la porte. (Elle fait un carré avec ses épaules pour élargir son dos.) On s’est jetée sur elle. On l’a bien tapée sur son devant et son derrière. Deux mois plus tard, walaye Allah, elle a mangé les haricots et son ventre a gonflé. C’est comme ça qu’il faut faire !
— Tu vois non ! Femme stérile oh, femme qui n’accouche que des filles oh, il faut les taper ! renchérit la svelte en fouettant du geste comme un gourmand qui secoue les doigts après les avoir plongés dans un plat chaud.
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Vidéo de Diadié Dembélé
Diadie Dembele vous présente son ouvrage "Deux grands hommes et demi" aux éditions Lattès. Rentrée littéraire janvier 2024.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/3012334/diadie-dembele-deux-grands-hommes-et-demi
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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