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ISBN : 2490155067
Éditeur : COLLAS (14/09/2018)

Note moyenne : 4.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
L'Aurore de Selahattin Demirtas, c'est le cri de la part éclairée d'un pays.
Ce livre, écrit en prison, est en train de devenir un cri de ralliement et d'espoir.
Des histoires turques et kurdes dédiées « à toutes les femmes qui ont été assassinées et qui ont été victimes de la violence », mais qui n'échappent pas à l'humour. L'auteur aurait pu nous livrer un récit pesant sur les crimes d honneur, le travail des enfant, l'exil ou la guerre, dans la Turq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Nat_85
  01 mars 2019
Lorsque j'ai rencontré Emmanuelle Collas en septembre dernier, elle présentait (ou plutôt elle défendait devrais-je dire) ce livre lors de la rentrée littéraire à la Roche-sur-Yon (85). J'ai été à la fois intriguée mais aussi fascinée par son courage et sa détermination.
Aujourd'hui, après la lecture de celui-ci, je comprends. Et j'ai un rêve. Celui que ce livre fasse le tour du monde, passe de mains en mains, et qu'enfin la démocratie l'emporte partout et pour tous, grâce à la littérature !
Les éditions Emmanuelle Collas, ont choisi de publier de recueil de nouvelles » L'aurore « en 2018, alors que son auteur Selahattin Demirtaş est toujours incarcéré dans la prison d'Edirne en Turquie. L'engagement d'Emmanuelle Collas pour cette publication démontre une volonté de reconnaissance sur la situation non seulement de l'auteur, mais aussi dans une perspective plus large, de la situation en Turquie. Elle cite à son propos : » Il y a chez lui, pour le XXIe siècle et pour le Proche-Orient, quelque chose de Vaclav Havel ou de Nelson Mandela. «
Bien plus qu'un recueil de nouvelles, ce livre est un engagement, un enjeu à défendre à tout prix, un cri d'espoir !
Quelques mots sur l'auteur de ses nouvelles avant toute chose, car c'est au prix de sa liberté que Selahattin Demirtaş a eu le courage de mener son combat. Et c'est après de longues semaines de négociations – censure oblige – que ce projet d'édition sera mené à son terme. Si » Résistance est espérance » comme le disait René Char, alors Selahattin Demirtaş est de ceux dont il ne faut pas oublier le destin. Incarcéré depuis le 4 novembre 2016 en Turquie donc, Selahattin Demirtaş est toujours en attente d'un procès. Il risque une peine de prison de 142 ans ! Turque d'origine kurde, il est le leader charismatique du HDP ( Parti démocratique des peuples ). Ce parti d'opposition pro-kurde est le plus progressiste du Proche-Orient. Malgré les circonstances liées à l'emprisonnement de l'auteur, et bravant la censure, le livre s'est vendu à 180 000 exemplaires depuis sa parution en septembre 2017. Un des plus grands best-sellers de l'histoire de l'édition turque.
C'est avec un grand sens de l'engagement et de logique que les éditions Emmanuelle Collas ont fait le choix de faire préfacer ce recueil par Asli Erdoğan, auteure en exil forcé, devenue le symbole de la résistance en Turquie.
L'aurore. Un titre simple aux mille évocations. Seher en turque, il est le nom d'une femme qui trouve la mort en rencontrant l'amour. Mais L'Aurore, c'est également le journal dans lequel Zola écrivit » J'accuse » le 13 janvier 1898 pour défendre Dreyfus.
» À toutes les femmes assassinées, à toutes celles victimes de violences… «
C'est ainsi que Selahattin Demirtaş rend hommage aux femmes dans son recueil composé de douze nouvelles. Si chacune est une histoire singulière de femme, l'ensemble constitue l'atrocité du destin d'être née femme dans la Turquie et la Syrie contemporaines. Si certaines sont proches de l'insoutenable à la lecture, l'auteur a ce talent de rester lumineux, même dans la nouvelle intitulée justement » Seher « .
p. 37 : » Un soir, dans la forêt, trois homme ont volé les rêves de Seher. Au milieu de la nuit sur un terrain vague, trois hommes ont pris la vie de Seher. «
Celle-ci m'a profondément touchée, et explique ma volonté de promouvoir ce livre et son auteur.
Il utilise aussi la personnification, notamment dans la nouvelle » le mâle qui est en nous » . Ainsi, à la fin de celle-ci, le sourire en coin, le message est passé, telle la morale dégagée dans les fablesDe La Fontaine.
p. 22 : » La femelle, après dix minutes de résistance solitaire et acharnée, avait mis en déroute les oiseaux policiers, qui s'envolèrent loin de la cour. La détermination avec laquelle elle avait défendu son nid et ses oeufs, malgré la violence de l'attaque menée contre eux, était vraiment incroyable. Quant à mon congénère, le voilà qui me regardait en bombant stupidement le torse. » Ne me regarde pas comme ça, tu devrais d'abord tuer le mâle qui est en toi. «
Selahattin Demirtaş imagine un soulèvement démocratique subversif, par les femmes, dans une rage d'être libre, en tant que telle. Une volonté décrite avec sensibilité dans la nouvelle » Nazo, femme de ménage » :
p. 52 : » Je suis ici parce que je suis une femme prolétaire. Je n'ai jamais participé de ma vie à une manifestation, pourtant ça m'a permis de voir notre quartier d'un autre oeil. peut-être que je ne resterai pas longtemps en prison, mais ces six mois m'auront suffi à mieux me connaître. Et puis j'ai appris une chose importante : si tu marches droit devant, avec courage et détermination, tu pourras arriver plus vite que certaines voitures. C'est moi » Nazo, femme de ménage « , à nous deux Ankara ! «
Parfois sur un ton que l'on pourrait paradoxalement qualifié de drôle, Selahattin Demirtaş nous fait découvrir la réalité d'un monde qui ne touche que trop peu l'Occident. On y découvre un pays où la femme ne bénéficie d'aucune présomption d'innocence, coupable parce que d'abord femme. Si vous avez la chance de lire ce recueil de nouvelles, dites-vous qu'il a bravé tous les obstacles pour parvenir jusqu'à vous. Et qu'à ce titre, il est de notre devoir, autant pour cette raison que pour les trésors qu'il renferme, de diffuser au plus grand nombre cette oeuvre ! Car la littérature a ce pouvoir, d'oeuvrer pour la liberté !
Lien : https://missbook85.wordpress..
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jonask54
  26 décembre 2018
Selahattin Demirtaş est un écrivain turc d'origine kurde et surtout l'un des principaux opposants de Recep Tayyip Erdoğan, en tant que co-président du HDP (Parti démocratique des peuples). Il avait été choisi par son parti pour être candidat à l'élection présidentielle anticipée du 24 juin 2018, malgré son emprisonnement depuis le 4 novembre 2016. Emmanuelle Collas lors de la rentrée littéraire a décidé de publier un recueil de nouvelles que Demirtaş a écrit pendant son incarcération qui est toujours d'actualité. Il a été condamné d'ailleurs en septembre dernier à quatre ans et demi de prison et doit affronter de multiples procès dans les années à venir s'il n'est pas libéré, malgré une demande de libération demandée par la Cour européenne des Droits de l'Homme qui fut rejetée.
L'Aurore est un recueil de douze nouvelles qui a été publiée en septembre 2017 et donc un an plus tard en France grâce à Emmanuelle Collas et à la traduction de Julien Lapeyre de Cabanes. Il a figuré sur la liste du prix Médicis étranger jusqu'à la deuxième sélection, prix n'en comportant que deux d'ailleurs cette année. Il s'est vendu déjà à plus de 180000 exemplaires comme le rappelle l'éditrice. En plus des nouvelles, le livre contient les remerciements de l'auteur, un mot de l'éditrice qui cite « Résistance est espérance » de Char notamment ainsi qu'une petite biographie de l'auteur. Emmanuelle Collas est une jeune maison d'édition même si l'éditrice n'en est pas à ses débuts dans le métier, les livres sont très beaux, sobres, avec des bandeaux comme pour celui-ci ou une jaquette qui peut se retirer. Leur format est très appréciable.
Avec ce livre, j'ai découvert davantage la Turquie et plus largement le Proche Orient car jusqu'à présent, je n'ai lu en dehors de la revue Apulée, aucun livre complet d'un écrivain turc, ce qui est désormais chose faite. Pourtant, beaucoup d'auteurs turcs sont très célèbres, en premier lieu Asli Erdoğan dont j'ai suivi de près la détention et le procès constamment reporté avant qu'elle soit libéré, Orhan Pamuk, le prix Nobel de littérature ou encoreHakan Günday (lu dans Apulée justement et dont j'ai acheté récemment le roman Encore qui avait été publié justement par Emmanuelle Collas en 2015 aux éditions Galaade et qui avait été récipiendaire du prix Médicis, livre que j'ai eu la chance de trouver dans cette édition dans une librairie lilloise qui l'avait gardé dans son fonds).
Il faudrait évoquer chacune des douze nouvelles de ce recueil et parler d'un recueil de nouvelles est souvent plus difficile que parler d'un roman. Tout ce que l'on peut dire c'est que c'est magnifiquement écrit et remarquablement traduit à mon avis par Julien Lapeyre de Cabanes. « Seher » qui signifie « Aurore » et qui donne son titre au recueil qui est la seconde nouvelle du recueil est absolument bouleversante en particulier. Ce personnage de jeune femme m'a extrêmement touché. Je n'en dis pas plus. C'est un recueil sur la condition féminine, sur le désir de toutes ces femmes de pouvoir « affirmer leur liberté et leur indépendance » comme le souligne très bien la quatrième de couverture. La nouvelle « Ce n'est pas ce que vous croyez ». Les nouvelles qui m'ont le plus touché et marqué dans ce recueil sont en dehors de celle citée précédemment les nouvelles suivantes : « Ce n'est pas ce que vous croyez », « Salut aux yeux noirs », « Lettre à la Commission de lecture du courrier de la prison », « Les délices d'Alep » et « Seul comme l'Histoire » mais elles sont toutes intéressantes, par leur écriture, leurs thèmes, ces voix que l'écrivain nous donne à entendre, son intérêt pour diverses classes de la société. Il nous donne à voir les ravages que peut causer l'amour, traite beaucoup des relations parents-enfants dans des pays où les événements politiques et les moeurs ont une influence sur la famille. Ce n'est pas qu'un livre triste, c'est un livre également plein d'espoir, un livre de résistance, celui d'un homme engagé, que l'on sent extrêmement bon sur le plan humain. C'est un livre d'une profonde sensibilité. Bravo encore à l'éditrice, au traducteur et à l'écrivain !
Lien : http://passionlectures.over-..
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JeanPierreTisserand
  01 octobre 2018
Selahattin Demirtas avocat turc d'origine kurde et leader d'un parti d'opposition a été emprisonné et condamné à une peine de prison de 142 ans. Cet homme courageux et talentueux nous offre avec
" l'aurore " un recueil de nouvelles, dont certaines bouleversantes, où il dépeint la condition de la femme et la société en Turquie, avec force et justesse dressant un portrait accablant du régime actuel, tout en gardant une sobriété qui n'atténue en rien le propos, mais souligne avec finesse la sensibilité de l'auteur. Un ouvrage qu'on lit avec intérêt et émotion, écrit par un écrivain très doué qui inspire par son action et sa résistance sympathie et respect.
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Antoine_Libraire
  09 décembre 2018
Tous les livres racontent quelque chose de leur auteur(e). Mais celui dont je vous parle aujourd'hui à ceci de particulier qu'il a été écrit en prison, sortie à l'air libre de façon romanesque et que son auteur est l'opposant numéro 1 d'Erdogan, le tyran turc. Enfermé depuis novembre 2016, , fervent défenseur des droits de l'homme, s'est présenté aux élections présidentielles le 24 juin dernier depuis sa cellule.
Et son livre ? Manifeste politique, sans doute, c'est avant tout un recueil de nouvelles (dont j'ai la chance d'avoir pu en lire six dans le service de presse), une fable politique, dédiée aux femmes, des textes tout en sensibilité, en finesse.
Selahattin Demirtas a choisi la littérature pour raconter son pays. Les violences policières, des traditions d'un autre âge, justifiant toutes les barbaries, la place faite aux femmes, aux jeunes filles, aux opposants, aux dissidents, la précarité qui explose.
Maniant l'ironie avec brio, le politicien se découvre écrivain, au style rythmé, à l'écriture fouillée.
Touchantes, souvent poétiques, ces nouvelles dressent le portrait d'une Turquie exsangue.
L'aurore, le nom du journal où Émile Zola écrit son célèbre « J'accuse » lors de l'affaire Dreyfus. L'aurore c'est aussi la promesse d'un matin, que l'on espère ensoleillé.
L'aurore s'est aussi le nom d'une jeune femme victime d'un crime d'honneur, dans l'une des nouvelles. Elle s'appelle Seher, traduction de aurore….aussi bien en turc qu'en kurde.
Ce n'est pas si fréquent que lire un livre devienne un acte militant.
Lisez Selahattin Demirtas.
Lien : https://bonnesfeuillesetmauv..
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Patoche
  01 février 2019
Terrible ... et tendre !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   19 août 2019
Un jour, quelque temps plus tard, tu mis dans une timbale un peu de yaourt que tu avais laissé fermenter à la maison, et tu nous dis : Allez porter ça à vos grands-parents Hadji. » Mon frère et moi traversâmes joyeusement les quatre quartiers de la ville qui nous séparaient de chez eux. Nous arrivâmes vers midi, épuisés. Mamie nous dit : « Vous devez avoir faim maintenant » et elle nous donna un peu de pain pour accompagner le yaourt que nous venions d’apporter. Nous engloutîmes toute la timbale. Mamie la rinça, nous la rendit, et nous rentrâmes chez nous. « Pourquoi vous arrivez si tard ? » demandas-tu. « On a déjeuné chez mamie, c’est pour ça. » « Qu’est-ce que vous avez mangé ? » « Du yaourt.» « Vous voulez dire le yaourt que je vous ai demandé d’apporter ? » « Oui. » Nous répondîmes sans avoir l’impression d’avoir fait quoi que ce soit d’anormal. Ce que les gens ont pu rire quand on leur a raconté. Pour ma part, je ne voyais rien d’étonnant là-dedans. En y repensant, je trouvais même ça tout à fait normal, quoique sans savoir exactement pourquoi. A force d’y réfléchir, j’ai fini par trouver la solution, en prison. Ce n’était pas pour ce yaourt dont ils n’avaient pas besoin que tu nous avais envoyés chez nos grands-parents, mais pour leur faire le plaisir de nous voir. Effectivement, ils étaient très heureux de nous voir arriver avec le yaourt. Et encore plus heureux de voir leurs uniques petits enfants manger tout le yaourt. Tu avais compté leur faire plaisir grâce au yaourt, et nous, en le mangeant nous leur en avons offert un deuxième ! Et depuis trente-six ans, vous continuez à vous moquer injustement de nous, bande d’ingrats.

(Nouvelle intitulée "Règlements de comptes avec ma mère")
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fanfan50fanfan50   19 août 2019
D’autre part, je ne suis pas écrivain ni rien. Même si je ne nie pas que d’avoir grandi entre une mère artiste et un père écrivain a pu laisser quelques traces.
Voyez plutôt : quand j’étais petit, nous nous réveillions tous les matins au son du piano. Nous habitions dans deux pièces, les frères et sœurs dormaient tous dans la même chambre. C’est aussi là que se trouvait le piano de ma mère. Ma chère maman s’y asseyait tous les matins et en jouait avec ardeur. Cette musique, croyez-moi, résonne encore à mes oreilles. Quand j’eus un peu grandi, ma mère me dit : « un piano, quel piano ? C’est une machine à coudre ça, imbécile, c’est pour qu’on gagne un peu d’argent en plus. » Soit, mais enfin, on pouvait aussi bien imaginer que c’était un piano, n’est-ce pas ? Chère Commission, que Dieu vous pardonne, si vous voulez que vos enfants aient l’oreille musicale, c’est le rythme qu’il faut leur faire entendre, pas des chansons. Regardez, les plus grands virtuoses de la musique traditionnelle, comme Arif Sag, doivent beaucoup aux crécelles des moulins de leur village.

(Nouvelle intitulée "Lettre à la Commission de lecture du courrier de la prison)
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fanfan50fanfan50   19 août 2019
La ville la plus proche d’Alep est Antioche, en Turquie. Les habitants d’Antioche sont si proches d’Alep qu’en tendant bien l’oreille, ils pourraient entendre l’explosion de chez eux.
Les mezzés d’Antioche sont célèbres, sa cuisine est très variée. Riche de toutes les cultures qui s’y sont mélangées depuis la nuit des temps, il n’y a rien qu’on ne retrouve pas dans la cuisine d’Antioche. Tout ce que les Arabes, les Arméniens, les Syriens, les Turkmènes, les Kurdes, les Persans et les Grecs ont pu boire et manger, les habitants d’Antioche en ont pris note, en se disant que ça pourrait leur servir un jour. Et ils s’en sont servis tous les jours. Les voyageurs de passage à Antioche qui quittent la ville sans avoir goûté à ses délices ne savent vraiment pas ce qu’ils ratent.

(Nouvelle intitulée "Les délices d'Alep")
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fanfan50fanfan50   19 août 2019
« N’oubliez pas de passer à la fondation. Autre chose : ces cahiers sont pour toi, tel est le vœu de ton père. Il n’a rien voulu te révéler avant sa mort, mais il m’a aussi fait jurer de ne révéler l’histoire de ces cahiers à personne d’autre que toi. Prends-en soin, ma fille, ils sont précieux, c’est son testament, pour toi et pour l’humanité toute entière.

(Nouvelle intitulée "Seul comme l'Histoire")
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fanfan50fanfan50   19 août 2019
Je suis la fille de mon père. D’un homme qui rêvait de Mustang et qui a fini sous la vieille carcasse d’un bus municipal. Je suis ici parce que je suis une prolétaire. Je n’ai jamais de ma vie participé à une manifestation, pourtant ça m’a permis de voir notre quartier d’un autre œil. Peut-être que je ne resterai pas longtemps en prison, mais ces six mois auront suffi pour que j’apprenne à mieux me connaître. Et puis, j’ai découvert une chose importante : si tu marches droit devant toi, avec courage et détermination, tu arriveras plus vite que beaucoup de voitures. C’est moi, « Nazo, femme de ménage », à nous deux Ankara !

(Nouvelle intitulée "Nazo, femme de ménage")
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Vidéo de Selahattin Demirtas
Emmanuelle Collas vous présente l'ouvrage de Selahattin Demirtas "L'aurore" aux éditions Emmanuelle Collas. Rentrée littéraire automne 2018.
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