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ISBN : 2266282875
Éditeur : Pocket (06/09/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 86 notes)
Résumé :
2013 : Madrid. Le Prado. Le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. Le religieux, convaincu que l’œuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l’Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d’être maîtrisé par les gardiens du musée.
Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Jeanmarc30
  04 février 2019
Le mystère Jérôme Bosch a été pour moi une excellente découverte et une heureuse surprise. Ce thriller à la fois historique et artistique met en valeur le mystère sous tous ses aspects et notamment au travers de l'une des oeuvres les plus connues du célèbre peintre médiéval : le Jardin des délices.
On songe dés les premières pages aux similitudes avec le Da Vinci Code de Dan Brown. Certes, il y en a sur le fond (une oeuvre d'art véhiculant des secrets cachés ; des spécialistes ; un religieux qui tente de détruire le tableau qui risque de révéler un lourd secret ...) mais la manière dont est organisée la narration diffère sensiblement : il y a ici moins d'action et davantage de récit historique avec Petronius qui plonge le lecteur dans les ateliers de Maitre Bosch.
Un bon moment de lecture et une intrigue assez ingénieuse sans pour autant être spectaculaire qui affichent une singularité littéraire à souligner.
Commenter  J’apprécie          371
Meps
  12 novembre 2017
Des mystères autour d'une peinture, des symboles cachés, une querelle religieuse... Vous le sentez le parfum de Da Vinci Code ?
Qu'est-ce qui a pu me pousser à choisir dans le cadre d'une Masse Critique (merci au passage à Babelio et aux éditions du Cherche midi) ce livre alors même que j'avais plutôt souligné toutes les défaillances de ce même Da Vinci Code ?
Tout d'abord, le sujet est ici plus obscur, moins grand public. Le Jardin des Délices est moins populaire que la Joconde, Jérome Bosch moins connu que de Vinci. Et en cela, je n'ai pas été déçu, j'ai appris beaucoup de choses sur le lieu et l'époque (les Pays Bas des XV-XVI ème siècles). On sent que l'histoire est bien documentée et on se plonge avec plaisir dans le milieu des peintres de cet époque, au coeur de tous les enjeux de pouvoir et d'influence religieuse. C'est le domaine principalement beaucoup plus réussi que dans le Da Vinci Code où on évoquait les mystères des époques lointaines mais en gardant le point de vue moderne tout au long.
Pour le reste, les ressorts de l'intrigue restent malgré tout un peu les mêmes et les ficelles du récit un peu grosses. Les chapitres courts pour tenir en haleine le lecteur, les rebondissements plus ou moins attendus: on ne sera pas transcendé par l'originalité du résultat, on obtient ce qu'on est venu chercher, pas plus.
Le final est plutôt intéressant et laisse planer un mystère bienvenu et une ironie plutôt agréable sur les théories complotistes et un ésotérisme trop systématiquement revendiqué. L'auteur semble lui-même se moquer de son propre genre, et cela clôture plutôt favorablement l'ouvrage !
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Sanguine
  29 octobre 2017
Ca fait un long moment que je n'avais pas été au taquet comme ça concernant mes billets ... le livre aussitôt terminé, je m'attaque à rédiger mon avis ! J'ai terminé ce thriller historique hier soir et je profite donc de l'heure supplémentaire que nous avons aujourd'hui pour vous livrer là mon ressenti. C'est un livre que j'ai lu dans le cadre d'une masse critique, je remercie donc Babelio et plus particulièrement les Editions du Cherche-Midi pour l'envoi de ce bouquin qui est tout simplement magnifique.
2013 : Madrid. le Prado. le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. le religieux, convaincu que l'oeuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l'Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d'être maîtrisé par les gardiens du musée.
Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte stupéfiante : à plusieurs endroits, les couches de peinture altérées laissent transparaître des symboles cachés. Avec l'aide de son collègue madrilène Antonio de Nebrija, un vieil érudit fantasque, Keie va tenter de déchiffrer ces signes étranges.
1510 : Petronius Oris arrive à Bois-le-Duc dans les Flandres pour travailler aux côtés de Jerôme Bosch. Alors que la cité est envahie par les sbires de l'Inquisition, Petronius découvre que Bosch, initié à un secret hérétique, travaille en secret à un mystérieux triptyque.
L'objet livre est splendide, même si on ne le déshabille pas. En plus, il s'accordait parfaitement au marque-page que j'ai rapporté de ma visite au Prado en septembre dernier. Oui, car je suis fan de l'oeuvre de Jérome Bosch et je mourrai d'envie de voir le jardin des délices "en vrai". Ici, nous retrouvons donc ce triptyque alors qu'il est encore en cours de réalisation. Je me suis régalée !
L'auteur nous propose de suivre deux histoires en parallèle et j'ai beaucoup aimé ce concept car il permet de faire monter la tension petit à petit et surtout de tenir la curiosité de lecteur en éveil tout le long des 460 pages que compte l'ouvrage. J'ai personnellement été happée par le livre, même si je l'ai parfois trouvé un peu trop dense pour moi. Il faut dire que je ne suis pas dans une forme olympique en ce moment alors parfois, j'ai dû poser mon livre pour m'aérer un peu la tête et reprendre ensuite tranquillement le fil de cette histoire. Il est fort intéressant mais il demande quand même un minimum de concentration. Je pense aussi que cette lecture s'apprécie encore plus lorsqu'on connait déjà un peu le tableau car ça évite alors de devoir regarder sans arrêt la couverture.
Il faut saluer le travail de l'auteur car j'imagine qu'il a dû passer un temps infini sur la recherche de la symbolique de cette oeuvre extrêmement foisonnante qu'est le jardin des délices. On se surprend d'ailleurs à tenter nous aussi, pauvre lecteur, de trouver des indices et des explications en même temps que Keie et de Nebrija qui sont les personnages du temps présent. D'ailleurs, je les ai trouvé un peu fadasses si on les compare aux personnages qui évoluent dans les chapitres du XVIème siècle. J'ai eu une empathie toute particulière pour Petronius qui se retrouve embarqué dans cette folle aventure alors qu'il n'était venu à Bois-Le-Duc juste pour parfaire son apprentissage.
C'est intrigant à souhait, c'est passionnant et il est difficile de ne pas avoir envie de tout savoir d'un seul coup. Mais comme je le disais un peu plus haut, ce n'est pas un livre que je suis arrivée à dévorer sans m'arrêter. J'y ai retrouvé une petite ambiance Nom de la rose que j'ai adoré. Les révélations sont distillées au fil des pages, j'ai beaucoup aimé le dosage ... on n'en apprend pas trop d'un seul coup et ça nous permet de nous creuser un peu la tête. J'ai lu pas mal de critiques faisant référence aussi à Da Vinci Code, heureusement ici c'est beaucoup moins fumeux (fumiste ?) que ce que Dan Brown nous avait proposé. On sent bien que Peter Dempf a fait preuve d'une certaine érudition dans ce récit.
Ce ne sera pas un coup de coeur comme je l'espérais parce que j'ai dû le poser quelque fois pour reprendre mon souffle mais ce sera une de mes lectures les plus marquantes de cette année. Je ne peux donc que vous le recommander si vous aimez ce genre d'ambiance et si la peinture de Bosch vous touche un peu (quel bonheur de le rencontrer au cours de ces pages !).
A découvrir d'urgence !
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doyoulikefrogs
  19 novembre 2017
Nous voici plongés au XVIe siècle dans les Flandres de la Renaissance, foyer foisonnant de l'art et de la culture. Et puis parallèlement, nous suivons le parcours d'experts et d'historiens en 2013 à Madrid. de belles promesses pour ce roman de Peter Dempf, un auteur que je ne connaissais pas. Je dois avouer avoir un goût prononcé pour les fictions historiques surtout celles autour de la Renaissance. Mais j'avoue également être très pessimiste quant au genre qui mélange thriller et faits historiques. Car j'ai souvent été déçue dans ce genre là (les romans sur les croisades, sur les francs maçons, le roman sur van Eyck de Sinoué, les Dan Brown (sauf Da Vinci Code), le Ken Follett sur le Scandale Modigliani, ... tous m'ont déçue!)...
Pourtant je n'ai pas détesté ce roman de Peter Dempf. L'auteur a su faire preuve d'érudition sans en faire étalage et il parvient parfaitement à retranscrire une époque qui oscille entre éclats de génie, lumière et obscurité et obscurantisme. Mais ce qui m'a dérangée réside dans sa manière de traiter le sujet. Il se sert d'un joli postulat de départ, il y a un mystère caché dans le tableau de Jérôme Bosch, peintre de renom, génie du Jardin des Délices. Oui c'est en effet plausible car c'est un siècle empli de secrets et d'hermétisme, de références alchimiques et bibliques, d'interprétations diverses de la Bible.
Malgré tout je suis restée de marbre face aux personnages en 2013. Les experts n'ont aucune profondeur et je ne me suis pas sentie en empathie avec eux. Cependant suivre Petronius Oris et Jérôme Bosch dans les Flandres de la Renaissance était bien plus passionnant. L'auteur décrit un atelier d'artiste comme il devait l'être chez Bosch, devenu riche grâce à la dot de sa femme Aleyt, lui permettant de peindre à l'envie et de collectionner des objets dans un cabinet de curiosités, mode qui se répandait jusque chez les têtes couronnées.
Les parties les plus intéressantes du roman sont les descriptions du tableau. Reste que toutes les explications ne peuvent être que de simples hypothèses et interprétations car le peintre n'a pas laissé de notice explicative accompagnant ses oeuvres.
Si je n'ai pas non plus adhéré à l'hypothèse de Jérôme Bosch comme membre de la secte des Adamites, je me suis laissée porter par ce récit plein de rebondissements qui permet au lecteur de voyager dans le temps à travers une histoire de l'art très prenante.
J'ai beaucoup aimé le personnage du Grand Zuid qui d'ailleurs est le personnage le moins crédible mais utilise tous les ressorts romanesques pour sortir le héros de ses mésaventures. J'ai moins aimé les personnages de Jérôme Bosch et de Jacob van Almaiengen. Détestable s dirons-nous.
La fin est étonnante, le suspense va grandissant dans ce roman même si l'aspect mystique et religieux m'a agacée. Il y a une chose qui m'a sauté aux yeux tout de même: c'est que la théorie de Peter Dempf à la fin de l'ouvrage qui semble clôturer le roman nous montre que l'auteur avait dans l'idée de nous montrer l'ironie des interprétations historiennes. le tableau comme prophétie? Oui, et non. le tableau est surtout un reflet des peurs et des attentes de l'Homme, figure centrale de l'humanisme renaissant. Joli tour de force de la part de l'auteur d'amener le feminin comme clé essentielle de l"ouvrage . Dommage que le héros soit un homme donc. Et puis c'était déjà le postulat du Da Vinci Code.
Je le conseille pour faire découvrir ce peintre et cette époque magnifique.
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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visages
  22 octobre 2018
Difficile de ne pas penser à Da Vinci Code en commençant ce roman du fait de la quête de sens caché dans des symboles, des confréries religieuses, des intrigues entres les "sectes"...J'y ai cependant trouvé "un plus" indéniable par la plongée dans la description minutieuse du Jardin des délices, le plaisir de découvrir encore et toujours de nouveaux détails, de sentir ma curiosité piquée par des interprétations audacieuses sur la signification de tous ces personnages fantastiques.Le va et vient entre notre époque et l'inquisition en 1500 permet une lecture à la fois ludique et instructive.Elle nous est permise par le biais de Petronius, apprenti de J.Bosch et l'énigmatique père le Baerle , les deux personnages qui vont guider l'équipe "du Prado" à comprendre les raisons qui ont poussé ce père le Baerle à endommager volontairement l'oeuvre magistrale du peintre. Bien que n'étant pas historienne , je pense que les descriptions de cette époque sont fidéles à la réalité et riches de détails qui imprègnent bien le lecteur du climat térrible qui régnait alors.J'ai découvert l'existence des Adamites,courant religieux que je ne connaissais pas et qui m'a un peu fait penser aux Cathares... Sans oublier que Peter Dempf nous brode cette histoire, il est certain que je contemplerai d'un oeil différent et encore bien plus attentif, ce Jardin des délices dés que j'aurai la possibilité de retourner à Madrid!
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
seshat123seshat123   24 mars 2018
Le peintre dirigea son regard vers la partie supérieure du volet droit, où des créatures dantesques surgissaient du ciel et de la terre pour punir Nabal. Même dans ses pires cauchemars, il n’avait jamais vu de pareils monstres.
«Que se passe-t-il dans la tête de cet homme pour qu’il peigne de telles horreurs? Est-il possédé par le diable ou son imagination est-elle simplement plus fertile que la nôtre?»
Petronius avait sursauté en entendant la voix de Baerle derrière lui, mais s’était aussitôt ressaisi.
«C’est un don très rare de pouvoir donner forme aux peurs indicibles des hommes, répliqua-t-il. Ces êtres fantastiques incarnent la terreur qui habite certaines de nos visions nocturnes.»
P120
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seshat123seshat123   26 mars 2018
Le tableau n’abondait-il pas de symboles aquatiques?
On y voyait coquillages, poissons et crabes. Ne représentaient-ils pas le mélange des fluides masculins et féminins, l’union de la chair? Depuis des siècles, les coquillages étaient un symbole d’amour, comme l’avait appris Petronius lors de sa formation, à cause de leur ressemblance avec le sexe de la femme. Si un peintre devait habiller un personnage féminin, il dissimulait les parties intimes derrière un coquillage. La moule, en revanche, était associée au diable. Dans la partie inférieure gauche du panneau, un homme portait son fardeau diabolique sur le dos, symbolisé par une moule géante dans laquelle copulaient deux êtres dont la semence procréatrice se cristallisait en trois perles.
P207 [ Petronius élève de J. Bosch parlant du jardin des délices…]
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MepsMeps   05 novembre 2017
"Je suis heureux que tu sois venu, dit le Grand Zuid en se penchant vers Petronius. (Il désigna la salle d'un geste circulaire.) Tu es ici en bonne compagnie. Nous l'appelons notre petit paradis. C'est une vraie cour des Miracles qui rassemble des aveugles qui voient, des paralytiques qui boitent, des bipèdes sans jambes, des manchots à deux pouces... Bref, un salmigondis de saints et de bienheureux. L'Eglise mettrait des siècles à transcrire toutes leurs histoires et à les représenter sur des vitraux."
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PappaPappa   03 novembre 2018
N'aviez-vous pas remarqué que la figure de Dieu le Père, minuscule, avait été reléguée sur le revers du triptyque, dans le coin supérieur gauche ?
Le monde jaillit de l'utérus cosmique.
Le Seigneur, le Dieu masculin de la Bible, n'est qu'un simple spectateur. Il peut regarder, mais n'a pas le droit d'intervenir. Il est autorisé à parler, mais ce sont les femmes qui agissent. Il n'est que le porteur de la semence, elles accouchent du paradis !
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missmolko1missmolko1   05 octobre 2017
Il s’étira en contemplant le parc du Retiro par la fenêtre. Le feuillage terne des arbres ne cessait de l’étonner. Sous la lumière crue du soleil d'Espagne, les couleurs s'estompaient.
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