AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
4,09

sur 160 notes
Gros coup de coeur de ma libraire et je comprends pourquoi. Pourtant ce n'était pas gagné : évoquer l'univers carcéral et le couloir de la mort de manière poétique et sensible, seul Stephen King avec La ligne verte avait osé le faire jusqu'à présent. Journaliste spécialiste de la question, René Denfeld connait bien ce milieu qu'elle a décidé de transposer en roman. En ce lieu enchanté c'est cette prison d'état, ce « donjon » comment l'appelle un des protagonistes de l'histoire - accessoirement sociopathe dont on n'ose décrire les crimes et atrocités commis - où croupissent les condamnés à mort. Sans contact avec l'extérieur, leur vie se résume à attendre : la délivrance pour les uns, l'angoisse du baiser de la faucheuse pour les autres. Au coeur de cette noirceur qui leur tient lieu de quotidien, une figure lumineuse vient les visiter en la personne de la « Dame ». Enquêtrice mandatée par des avocats avides de succès qui ne s'intéressent qu'aux condamnés à mort, son métier consiste à commuer une peine de mort en peine de prison à vie. Ces couloirs lugubres sont son quotidien à elle aussi, femme paumée et fragile qui noie sa solitude dans son travail, avec pour seule compagnie les bourreaux et leurs familles. Auprès d'elle, un prêtre repenti qui tente tant bien que mal d'insuffler un semblant d'humanité et de foi à ces âmes damnées, un directeur de prison sensible et juste, des caïds de prison, avides de chair fraîche et régentant ce microcosme, des matons ripoux aux dents longues.

La Dame est cette fois mandatée pour « sauver » un nouveau condamné à mort, York. Mais comment faire quand celui-ci refuse obstinément d'être sauvé du couloir de la mort et a déjà renoncé ? S'opposant à un mur de déni, la Dame va tenter de comprendre les raisons ayant poussé cet homme à commettre les crimes pour lesquels il a été condamné. Déterrant les pans de son enfance, elle découvre un passé lugubre fait de maltraitance, d'abus, une existence non souhaitée qui trouve son achèvement dans les couloirs du Donjon. Peut-on excuser les actes barbares commis par cet homme au regard de son passé ? Sans jamais juger, la Dame tente de comprendre mais n'excuse pas pour autant.

Magnifique roman sur la condition carcérale, juste, sans parti pris, En ce lieu enchanté est transcendé par l'écriture émouvante de René Denfeld qui porte un regard attentif et bienveillant sur cet univers d'ombres. Simplement, elle raconte cet univers qu'elle a longtemps côtoyé et soulève cette question fondamentale : la rédemption dans la mort est-elle l'unique solution ?

Lien : http://livreetcompagnie.over..
Commenter  J’apprécie          210
En ce lieu enchanté règne toute sorte de princes : ceux des voleurs, ceux venu du royaume des assassins, des violeurs, nous avons aussi le roi des caïds, les rois de la pègre, les barons de la drogue… Que du beau linge !

Les seules oies blanches que vous croiserez sera les pauvres gars qui servent, contre leur gré, de femme objet aux caïds. Si d'aventure il y a de la blancheur, ce sera celle de l'héroïne.

L'histoire de ce roman se déroule dans une prison d'état, pas une prison moderne, non, une vieille prison sale, vétuste, où certains caïds font régner leur loi.

Notre narrateur est dans le couloir de la mort. Vous qui entrez ici… Oui, oubliez toute espérance.

Pourtant, j'ai décelé des soupçons d'humanité dans cette prison gangrénée par la corruption à tous les étages. Dans toute cette haine des autres et de sois-même, j'ai décelé des traces d'amour. Non, tout n'est pas perdu.

De notre narrateur, nous ne saurons que son nom ainsi qu'une partie de son enfance, mais rien des crimes qui l'ont conduit en prison. On se doute que ce fut terrible, horrible, mais on arrive pas à haïr cet homme qui n'a plus proféré une parole depuis des lustres. Cet homme qui s'évade au travers de ses livres qu'il chérit plus que tout.

Stephen King nous avait offert un récit rempli d'humanité dans La Ligne Verte et l'auteur de ce roman réussi l'exploit de nous parler du milieu carcéral avec sensibilité et beaucoup de douceur, sans tomber dans le pathos mais ça appuie là où ça fait bât blesse.

Le récit est court : 200 pages qui se lisent en quelques heures. Quelques heures dans ce monde enchanté, dans cette prison où les conditions de vie sont inhumaines et où la bouffe est tellement avariée que les soupes populaires ne l'ont pas voulue. Alors, des margoulins la revendent aux prisons…

Nous sommes en Amérique, dans un pays démocratique et civilisée (sois-disant) mais quand on entre dans cette prison, on a l'impression d'être reparti en arrière, vers le Moyen-Âge.

L'écriture est magnifique, sans chichis, sans fioritures, mais sa richesse fait mouche et vous transperce le coeur.

Les personnages sont travaillés, sans avoir besoin d'en dire trop sur eux, ils sont profonds, qu'ils soient humains ou salauds.

Il y a de la pudeur dans ce roman qui ne porte aucun jugement mais vous laisse seul juge.

Même la Dame qui travaille pour un cabinet judiciaire et qui enquête sur certains prisonniers du couloir de la mort ne porte pas de jugement. Son rôle est de fouiller les dossiers afin de retrouver un détail négligé, dans l'hypothétique but de faire renverser un jugement.

Elle fait son boulot, sans leur chercher d'excuses, elle veut juste "comprendre" pourquoi, un jour, ces hommes sont devenus des bêtes féroces. Véritable enquêtrice, c'est dans l'enfance des criminels qu'elle va mettre le nez et ce qu'elle renifle ne sent pas bon du tout.

Si vous avez l'impression que ce roman est sombre et que le soleil n'est accessible uniquement par la petite fenêtre du parloir, vous avez tort. La lumière se cache dans les pages, aux détours des phrases, des personnages, et de toute la grandeur du récit.

Vous qui ouvrirez ce livre, n'abandonnez pas toute espérance. Dans la couloir de la Mort, il y a de la Vie. Et des larmes, aussi.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
Commenter  J’apprécie          184
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, "Ce lieu enchanté " est une prison, et plus particulièrement son couloir de la mort. Qu'ils soient coupables ou innocents, la défense de ses détenus a échoué aux procès. le narrateur est l'un d'entre eux, privés de tout contact et de toute fenêtre. Il a dû faire quelque chose de grave mais on ne saura pas quoi exactement. Pas totalement sain d'esprit (mais un criminel peut-il l'être vraiment… ?), il a sa perception bien à lui de ce lieu qu'il trouve enchanté. Ayant du mal à maîtriser ses propres accès de violence, il ne trouve d'abri que dans les livres, décrypte pour nous les bruits, habitudes et codes de la prison, écoute les murs qui lui susurrent à l'oreille, puis nous délivre leurs secrets... C'est donc un point de vue inattendu que nous offre ici Rene DENFELD, journaliste et enquêtrice spécialisée dans les peines de mort. Et cela fait toute la différence de ce roman.


"En ce lieu enchanté", la vie des détenus est rythmée par les visites de « la Dame ». Enquêtrice pour un grand Cabinet d'avocats, elle est la dernière chance des condamnés à mort qu'on lui confie. Son rôle : Trouver les failles dans le dossier de l'accusation qui permettraient la révision de la sentence. Bien souvent, il s'agit moins de les innocenter que de leur éviter la mort, afin de leur permettre de rejoindre le bâtiment des "perpètes" avec ses cellules communes et ses bouts de ciel visibles à travers les barreaux. le luxe. Pour autant, dans ce couloir de la mort, isolé et mythique, chacun réagit à sa façon : Certains souhaitent vivre… Mais d'autres veulent mourir. le temps de ce roman enchanté, la Dame est saisie du cas de York. Son nouveau protégé renonce à se battre, et préfère mourir que de rester enfermé à perpétuité dans cet endroit triste et lugubre… Comment et pourquoi peut-on nier à ce point l'instinct de survie ? Parviendra-t-elle à le faire changer d'avis, ou à le sauver malgré lui ? Mais surtout, doit-elle le sauver contre son gré, si ça implique une peine plus difficile à supporter pour lui ?


« Il passe ses doigts à travers la cage. C'est l'éternel geste d'espoir qui signifie "touche-moi".
Elle connaît le règlement. Les condamnés à mort n'ont pas droit au contact humain. Cela fait partie du châtiment. Ce seul geste pourrait lui couter son laisser-passer. Alors elle lui offre autre chose. Elle s'approche assez près pour qu'il puisse sentir la chaleur de son corps.
le gardien la déteste. Mais comme nous l'aimons, la dame. »


*****

Trou à rat insupportable ou lieu enchanté ? Cela dépend de la vision de chaque prisonnier, de ses attentes, de ses relations avec les gardiens ou les autres détenus. L'auteur alterne la vision d'un condamné à mort (dont la santé mentale nous fait parfois douter de sa place en ce lieu) avec des bribes d'enquêtes à l'extérieur aux côtés de la Dame. Cette alternance permet d'obtenir deux points de vue différents : celui du détenu et celui d'une personne libre. Elle permet également de respirer l'air extérieur de temps en temps, de manière à ne pas rendre le roman trop sombre.


« Les horloges indiquent l'heure mais pas le temps. La mesure du temps, c'est le sens. "Je dois me lever pour aller travailler", ou "C'est l'heure du biberon". (…) C'est le sens qui pousse les gens à se projeter vers l'avenir, c'est aussi lui qui les rattache au passé, et c'est ainsi qu'ils savent se placer dans l'univers. (...) [Dans le couloir de la mort], le temps passe mais ne compte pas. Je pourrais avoir une pendule, mais que m'indiquerait son cadran ? Rien. »


Mais cette lecture est prenante aussi pour les multiples histoires développées à l'intérieur et autour de ce lieu : Nous découvrons le fonctionnement et le personnel de la prison, les vies des personnages secondaires, celles des détenus et de ce qui les a amenés là : Tout cela nous donne un aperçu du système judiciaire dans son ensemble, tout en nous intéressant de très près à l'humain et à son rôle. L'auteur nous offre également une idylle (je ne vous dirai pas entre qui et qui bien sûr^^) qui couronne le tout d'un peu d'espoir : Bref, loin d'être sombre, ce roman lui aussi est enchanté. On pénètre dans l'âme des personnages, en oubliant presque que leurs vies additionnées forment cette histoire, magnifique et dure à la fois, que je vous conseille.

Mention spéciale à la couverture qui illustre extrêmement bien l'histoire, tant pour le symbole entre liberté et prison que pour les chevaux de l'histoire et leur couleur…

Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
Commenter  J’apprécie          1614
En ce lieu enchanté. C'est comme cela qu'Arden qualifie l'endroit où il vit. L'endroit où il va mourir.
Arden est un condamné à mort pour avoir ôté une vie d'une manière tellement atroce qu'elle est innommable. Son lieu enchanté, c'est la prison, ou plus précisément les entrailles de la prison, ses profondeurs. Là où il n'y a aucune fenêtre. Là où on ne sort jamais. Là où on devient fou.
Et Arden, qui n'a plus jamais parlé depuis son crime, raconte. Car il parle dans sa tête! C'est ce qui le différence d'un animal. L'être le plus abject qui soit, continue de penser, tant que la vie coule dans ses veines.

René Denfeld va parvenir à nous rendre humaine la plus vile de toutes les créatures. On en prend même pitié. Parce qu'en plus, ce monstre n' a plus qu'une chose à laquelle se raccrocher... les livres !

Et celui-ci est poignant, profond, effrayant et beau en même temps.
A découvrir !!!!
Commenter  J’apprécie          130
C'est le coeur "gros comme ça" et "au bord des lèvres" que je rédige ce billet. Parce que oui, j'ai eu des coups de coeur avec certains romans de la rentrée littéraire, mais celui-ci m'a simplement foutu un gros, un énorme coup au coeur.

Des les premières lignes et même dès les premiers mots, je me suis retrouvée face à un sujet grave certes, mais traité avec finesse et poésie. Et dès ces mêmes premiers mots, je me suis laissée aller là où l'auteure voulait m'emmener, je me suis laissée emporter, et je me suis laissée tomber dans la noirceur de ce monde carcéral.

Les mots s'enchaînent et moi je me promène avec l'impression d'être un observateur extérieur tel un spectre qui se ballade dans ce lieu enchanté. Les mots s'enchaînent et opposent la brutalité des thèmes à la douceur de la plume. Les mots s'enchaînent pendant que nos sentiments de lecteurs se déchaînent. Et là, on la sent cette boule, ce noeud, cette chose qui vous tord l'estomac et vous compresse le coeur, cette explosion de sentiments arrivant à redonner un aspect humain à ceux qui ont commis l'irréparable en attendant leur exécution.

Chaque personnage a ses travers mais n'en est pas moins attachant.

Chaque personnage est authentique mais peut se retrouver porté par l'une ou l'autre sensation lui donnant une autre dimension.

Chaque mot est sa place pouvant être tantôt connoté dramatique, tantôt connoté poétique et doux.
Chaque phrase a un sens qui lui est propre et qui a sa place nous donnant l'impression d'amputer le récit si l'on devait supprimer l'une d'elle.

Chaque description est soigneusement dosée pour projeter les sensations au lecteur sans pour autant le priver de sa part d'imagination.

Une plume pareille c'est rare, si rare ... et la voilà avec un sujet lourd qui aurait pu être plombant et qui pourtant ici peut se révéler éclatant. Eclatant d'émotions, de sensations. Eclatant d'humanité surtout.

Un roman à lire sans aucun doute, mais surtout un roman pour lequel il faut savoir prendre son temps. En effet, n'espérez pas en lire deux pages et retourner à vos occupations, cela dénaturerait le récit en vous empêchant d'en savourer toute la subtilité.

Un énorme coup de coeur pour ce roman noir ... mais brillant.

Je n'ai rien d'autre à dire concernant ma 13ème lecture de cette rentrée si ce n'est lisez-le. Lisez-le , laissez-vous porter.
Lien : http://desmotssurdespages.ov..
Commenter  J’apprécie          120
Quelle claque ! le livre une fois ouvert, je n'étais plus capable de le refermer. J'étais complètement happée par cet univers "enchanté" du monde carcéral. Ben "enchanté" si cela signifie qui donne la nausée, envie de vomir, de pleurer et de se retrouver bien au chaud à l'abri dans son cocon ! Car cette prison est vraiment impitoyable, glauque, perverse, malsaine et tous les adjectifs terribles que vous voulez. Et l'écriture nous immerge dans ce monde, ne nous épargne pas, ne nous préserve pas de l'horreur.
Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas pris autant aux tripes !
Commenter  J’apprécie          110
Derrière ce titre doucereux il y a la prison et plus exactement le couloir de la mort. le narrateur séjourne depuis longtemps dans ce qu'il appelle le "donjon". Il ne parle pas mais il observe ses compagnons du couloir, écoute les bruits du bâtiment. Il s'évade de l'univers carcéral grâce aux livres et s'est créé un monde à part, un univers enchanté où réalité et fantastique ne font qu'un.

Le seul lien pour ces hommes avec le monde extérieur est la venue de la "dame". Elle travaille pour un cabinet d'avocats. Elle doit enquêter et trouver des éléments pour qu'un condamné à mort voie sa peine de mort transformée en condamnation à perpétuité. Elle plonge dans le passé des détenus, remonte à l'enfance, cherche ce qui a pu se produire pour qu'un homme commette un ou des actes impensables mais sans à chercher à les excuser. Cette fois elle vient pour "sauver" York mais ce dernier refuse, il veut mourir. Elle croise souvent le directeur de la prison et le prêtre, un homme d'église déchu. le narrateur nous décrit la violence : les caïds qui règnent en maître, les agressions, les trafics, des gardiens malhonnêtes sans que l'on sache pourquoi il est incarcéré.

la suite sur : http://claraetlesmots.blogspot.fr/2014/11/rene-denfield-en-ce-lieu-enchante.html
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
Commenter  J’apprécie          100
Tout d'abord, je souhaitais vous informer que ce livre avait reçu le « Prix du Premier Roman Etranger 2014 » et j'ai trouvé que c'était amplement mérité. René Denfeld, l'auteure, est journaliste mais également enquêtrice spécialisée dans les peines de mort et a mis son expérience professionnelle à profit pour écrire cette histoire.

L'auteure a su rendre « poétique » ces lieux si froids, si menaçants et si impitoyables que sont les couloirs de la mort où attendent des dizaines de détenus, qui restent avant tout de redoutables meurtriers, avant leur exécution. Alors qu'en Belgique, nous en avons définitivement (?) fini avec la peine de mort, les Etats-Unis restent un exemple criant.

Dans ce roman, on y découvre un univers à part entière via un narrateur qui ne parle pas (dont le mystère reste entier) mais qui côtoie des âmes si particulières : un prêtre semblant avoir perdu la foi, un directeur tentant d'apporter un peu d'humanité avec le peu de moyens dont il dispose, des prisonniers plus cruels les uns des autres et cette dame qui, pour beaucoup, reste le dernier espoir dans ce sombre univers. Alors qu'un nouveau dossier lui revient, celui de York dont la date de l'exécution approche à grand pas, le principal intéressé a décidé - lui - d'accepter sa mort prochaine. Pourtant, la dame décide de, malgré tout, mener un combat de tous les instants afin que son procès soit révisé.

L'univers carcéral est dur et ça on ne peut en douter. Mais de par sa plume aérienne, René Denfeld nous le fait découvrir d'une façon originale. Il est facile et évident de penser que cette fameuse « dame » dans la prison soit une part de René Denfeld, elle-même et de son propre parcours.

Même si ce livre reste une fiction, il n'en reste pas moins brillant d'authenticité. L'humanité qui découle de ce livre est tout bonnement une petite parenthèse enchantée dans mes lectures qui sont parfois, si sombres. Coup de coeur assuré !
Lien : http://musemaniasbooks.blogs..
Commenter  J’apprécie          90
Magnifique !

Ce livre est un coup de coeur pour moi. Une fois commencé il vous transporte et à la fin laisse une trace en vous. Je pense que cette lecture va me marquer pour un moment.

Le personnage principal est emprisonné dans le couloir de la mort. Il vit dans un sous-sol sans fenêtre et devine la vie des rares personnes qui passe devant sa cellule. Il y en a 3 principalement : la dame, le prêtre déchu et le directeur de la prison.

La dame s'occupe des recours pour éviter la peine de mort : elle fouille dans le passé des condamnés pour leur éviter la mort, elle s'occupe justement d'un autre prisonnier qui à choisi de mourir et attend la fin avec résignation comme le personnage principal. Mais la dame a un travail a effectuer avec ou sans son aide et son enquête va la bouleverser et lui rappeler son passé.

Le prêtre déchu lui se traîne en cherchant un sens à l'existence et nous découvrons peu à peu ce qui l'a amené dans ce lieu "enchanté"

Quand au directeur il essaye tant bien que mal de diriger cette prison sans moyen ou tout le monde essaye de s'entre-tuer, il a des idées bien arrêtées mais vit un drame personnel qui lui font se poser des questions.

Tout ce petit monde se croise dans le couloir de la mort et le personnage principal aimerait pouvoir communiquer avec eux et leur donner des conseils. Seulement voilà il ne parle pas, n'a jamais parlé depuis son enfance sauf une fois... Et il le regrette depuis ! Il se réfugie dans son imaginaire pour oublier l'absence de nourriture , la mort prochaine, ses crimes, les coups qu'il a reçu.... Pour s'oublier lui-même. Il voit cette cellule comme un refuge et vit entre rêve et réalité et nous emporte dans son monde rempli de chevaux d'or, de grisegoules et d'hommes dans les murs. Tout dans son monde et violence , mort et sang mais l'auteur par sa plume sublime réussit à rendre le récit sublime et poétique. Il n'y a pas de pathos ni de larmes. Elle nous emmène dans ce lieu enchanté où les hommes ne comptent plus le temps puisqu'ils n'ont pas d'avenir.

Qu'est-ce que l'humanité ? Que reste-t-il de nous quand on a plus rien ? le mal existe-t-il ? Sommes-nous prédestinés ? le personnage principal a commis des actes abominables mais nous arrivons à nous identifier à lui à le prendre presque en pitié...

Bref, vous l'aurez compris j'ai adoré ce livre qui fait désormais partie de mes livres préférés et vous recommande vivement de le découvrir. Mais attention il faut avoir le coeur bien accroché car ce "lieu enchanté " regorge de danger et violence. le seul point noir de ce livre reste pour moi que l'auteur défend la peine de mort. Mais ça n'a pas dérangé ma lecture et j'ai facilement fait l'impasse sur ce point.
Lien : http://lemondedeparaty62.ekl..
Commenter  J’apprécie          80
L'attente d'un condamné à mort dans les profondeurs d'une prison américaine. Il ne parle pas mais semble tout savoir de ce qui se passe dans cette prison. La dame au douloureux passé qui s'occupe de réunir des témoignages et des documents pour éviter la peine de mort aux condamnés, le directeur dont la femme se meurt d'un cancer, le garçon au cheveux blancs brisé par les caïds de la cour avec le soutien du chefs des gardiens, le prêtre déchu qui recueille les dernières paroles du condamné. La folie flotte dans la tête du narrateur mais une folie empreinte de poésie où les chevaux d'or galopent faisant trembler le sol et les murs de cette prison physique et mentale.
Un roman sombre avec des traits de lumière, désincarné mais aussi lyrique, inexorable mais non sans espoir.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
Commenter  J’apprécie          70




Lecteurs (327) Voir plus



Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1821 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre

{* *}