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EAN : 9782743650193
Éditeur : Payot et Rivages (01/04/2020)
3.72/5   52 notes
Résumé :
En enquêtant sur la disparition de sa sœur, Naomi, « la femme qui retrouvait les enfants », croise le chemin d’une fille des rues de Portland nommée Celia. Naomi tente de faire reconnaître le viol dont a été victime Celia et remonte la trace d'une série de meurtres de jeunes filles. Un roman réaliste et sensible sur le monde de l’enfance meurtrie.
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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diablotin0
  26 octobre 2020
René Denfeld nous donne des nouvelles de Naomi, la femme qui retrouvait les enfants, que nous avions appris à connaître dans "trouver l'enfant". Toujours à la recherche de sa soeur qu'elle a "abandonnée" en s'échappant de la geôle dans laquelle toutes deux étaient prisonnieres, Naomi va croiser le chemin de Célia, petite fille de 12 ans vivant dans la rue. Cette rencontre ne sera pas anodine. René Denfeld nous décrit le monde des enfants survivants dans la rue, monde cruel mais bien réel. Pas de fioritures, pas de pathos, mais la réalité de la rue.
Entre Naomi et Célia, un lien, pas toujours simple, va se tisser et nous lecteur, recevons instantanément cette petite Célia dans notre coeur.
Pour faire face à la dureté de sa vie, Célia se construit un monde auprès des papillons dans lequel elle se réfugie. Cette parenthèse poétique fait du bien dans cette noirceur de la rue qui n'épargne à aucun moment ces enfants abandonnés, oubliés, qui dérangent dans cette Amérique toute-puissante.
Si dans "trouver l'enfant" ce sont les contes de fées qui permettent à Madison de s'évader, ici ce sont les papillons qui sauvent Célia.
Lorsque l'on sait que l'auteur elle-même a vécu un temps de sa vie dans la rue, ce roman prend une autre dimension et la résilience dont font preuve ces enfants nous émeut d'autant plus.
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iris29
  27 janvier 2021
Après l'excellent " Trouver l'enfant", je retrouve avec plaisir Naomi, enquêtrice spécialisée dans la recherche des enfants perdus ( traduisez kidnappés...).
Ancienne enfant abusée, ayant réussi à échapper à son bourreau, élevée par une "mère d'accueil", jamais remise de son enfance (et on la comprend) , Naomi est toujours hantée par son passé , par la culpabilité d'avoir abandonné sa petite soeur, là-bas,en enfer.
Désormais mariée à Jerome , son ami de famille d'accueil , elle cherche , elle cherche ... Et finit par trouver une piste à Portland, où des jeunes filles disparaissent.
Et j'ai vraiment eu du mal à retrouver la fulgurance des débuts, tant l'histoire met "maladroitement" du temps à s'installer. Quel rapport y a -t-il entre un pédophile qui enlève deux petites filles de deux et quatre ans et un tueur qui "consomme" des adolescentes, enfants des rues, enfants perdues.
D'un côté on a la pureté , l'innocence, de l'autre on a des gamines qui se prostituent pour survivre dans la rue, qui, pour la plupart se droguent , pour supporter ça ...
La psychologie des personnages laisse aussi à désirer. On a Naomi, qui est sensée être pleine d'empathie auprès des victimes, savoir ce qu'elles ressentent et qui offre un livre sur les papillons à une gamine qui les adore mais qui a bien d'autres soucis que celui-ci ! A commencer par de l'argent afin de pouvoir manger sans se prostituer... Et on a Naomi qui regarde tout ça et qui seulement à la fin, fait un geste "efficace" envers cette enfant. Mais pourquoi attendre ? !
Les liens entre Naomi et son mari, et la personne qui héberge le jeune couple , ne sont pas (ré)expliqués. Ce qui fait que je suis passée complètement à côté de l'histoire de Naomi, que j'aurais pu (et dû) avoir plus d'empathie, que je n'ai pas cru à cette histoire de soeur, que je trouve ça trop léger au niveau de l'intrigue, à ce niveau-là. Normalement dans un tome 2, on doit être à fond derrière le personnage principal, l'aimer etc..
MAIS,
Mais on a Celia, 12 ans, dans la rue, qui a fui un beau-père abusif, et qui ,pour oublier cet homme et tous les autres, voit des papillons partout..
Ce n'est pas la première fois que Rene Denfeld nous fait le coup de la victime qui s'évade en pensant à des choses poétiques, oui, mais voilà : c'est tellement beau... que ça rattrape tous les petits, minuscules défauts.
D'autant que Rene Denfeld dans ses remerciements, précise qu'elle a été une enfant des rues, et c'est vrai qu'on sent qu'elle sait de quoi elle parle... C'est dans ces moments-là qu'elle est le plus à l'aise, au niveau écriture, qu'elle excelle.
Et dans ces dernières pages, on apprend que d'enfant victime , elle a complètement retourné la situation. Devenue famille d'accueil, ayant adopté des enfants, étant journaliste et enquêtrice , Rene Denfeld est habitée par autre chose que le métier d'écrivain, quelque chose qui la dépasse . Ou est la frontière entre Naomi et Rene ?
Une écrivain poète, un parcours de vie admirable, je n'ai rien d'autre à dire que : respect...
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alexb27
  14 avril 2020
J'ai trouvé dans cette fille aux papillons la même atmosphère, la même écriture soignée et poétique qui m'avait tant plu dans trouver l'enfant. Dans cette nouvelle histoire, Naomi continue de chercher ses origines (je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer le premier opus : si ce n'est pas fait, lisez le !). Sa quête la mène à Portland où elle enquête sur le meurtre de jeunes filles à peine pubères. Lors de ses recherches, sa route croise celle de Célia, Rich et la Défonse, enfants des rues, farouches et abandonnés...
René Denfeld raconte aussi bien la ville que la montagne, le désespoir que le merveilleux. Ses romans sont des contes horrifiques, dont on espère jamais frôler la réalité . Dans trouver l'enfant, j'étais avec Naomi dans les vastes plaines enneigées de l'Oregon, ici, j'ai parcouru Portland, ses rues dangereuses, ses bretelles d'autoroute dortoirs avec ses enfants délaissés et meurtris. J'ai frémi, j'ai fermé les yeux parfois face à tant de violence mais j'ai suivi la fille qui cherche les enfants au bout de sa quête.
Et j'ai trouvé une plume. Et quelle plume ! Celle qui permet à René Denfeld de narrer l'indicible avec délicatesse et pudeur. Celle qui laisse surtout entendre que l'espoir n'est jamais loin. N'a-t-elle pas été un jour cette enfant des rues ?
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Ziliz
  19 juillet 2020
Après 'Trouver l'enfant', revoilà Naomi, "la femme qui cherche (et trouve) les enfants" disparus.
Elle est toujours sur les traces de sa soeur, qu'elle estime avoir lâchement abandonnée dans sa fuite alors qu'elles étaient toutes deux séquestrées, enfants.
Naomi a retrouvé la région de leur détention, et sa quête la conduit près d'autres jeunes en difficulté, des (pré)adolescents à la rue, en rupture familiale.
L'auteur dresse un tableau effrayant - et sûrement réaliste - de cette jeunesse de Portland (USA) qui mendie, fait les poubelles, se prostitue pour survivre.
« Il y a des refuges pour enfants plus âgés. Mais pas pour les plus jeunes. Les petits, vous comprenez, s'ils sortent du refuge avant d'être tués ou violés, la ville se retrouve avec un procès sur les bras. C'est plus facile de faire tout simplement comme s'ils n'existaient pas. (...) Peut-être avons-nous peur de reconnaître qu'ils sont là. Ça en dit long sur qui nous sommes. »
L'intrigue rappelle celle de 'Manuel de survie à l'usage des jeunes filles' (Mick Kitson) : ces enfants fuient des parents maltraitants et se débrouillent tant bien que mal entre eux dans un univers à apprivoiser, souvent hostile, et gare aux pièges de la gentillesse & de la générosité - souvent sincères, mais parfois fatales.
• Tiens, me revoilà partie dans un de mes contes cruels préférés : 'Hansel & Gretel'. • 👫🌳🌲
On reconnaît la sensibilité de l'auteur, que j'avais déjà appréciée dans 'En ce lieu enchanté' et 'Trouver l'enfant', mais les coïncidences et les progrès dans l'enquête personnelle de Naomi nuisent à la crédibilité du récit. Et ce réconfort imaginaire que Celia trouve auprès des papillons ne m'a pas du tout convaincue.
Un peu déçue par cette lecture, donc.
Mais je sais gré à l'auteur de nous brusquer, qui, en alternant douceur et cruauté, nous montre des laideurs et lacunes de nos pays dits riches et civilisés - ces enfants qui vivent dans les rues, ces médias qui atténuent le choc d'une annonce de féminicides en précisant que les victimes sont des prostituées... Et puis ces hommes influents qui font ce qu'ils veulent en toute impunité, tiens, ça me rappelle quelque chose.
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visages
  10 novembre 2020
Après l'enfant trouvé,je retrouve avec plaisir, Naomi jeune femme enquêtrice qui retrouve " les enfants perdus". Elle même a fait partie de ces enfants enlevés et séquestrés. Elle a pu s'échapper mais porte la culpabilité de n'avoir pas pu emporter sa petite soeur. Dans ce second roman sa quête principale est de la retrouver.Pour ce faire,elle se rend dans une ville d'Oregon et axe ses recherches dans un quartier terriblement pauvre où des enfants survivent à tous les dangers de la rue et de la nuit. Plusieurs de ces fillettes ou jeunes filles sont retrouvées mortes,flottantes dans la rivière. Naomi s'engage alors à retrouver leur assassin en parallèle à sa quête personnelle. Elle va lier un lien particulier avec la petite Célia.
Je crois que j'ai aimé davantage ce second volet des enfants trouvés ou perdus!? J'y ai retrouvé la même sensibilité et psychologie mais avec en plus un tableau social très émouvant. Sans être véritablement un roman chorale, plusieurs voix se font entendre et enrichissent la profondeur de ce roman en en faisant bien plus qu'un simple polar. le monde coloré et protecteur que ce construit Célia avec ses papillons pour vaincre ses peurs, apporte une poésie et une douceur qui rappelle avec finesse que même confrontés aux pires vicissitudes du monde adultes,ces enfants restent malgré tout des enfants,avec leur capacité d'émerveillement et leur besoin d'amour et de reconnaissance.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   27 janvier 2021
Même maintenant, plus encore qu'auparavant les papillons s'en venaient. Ils recouvraient entièrement Celia dans la nuit la plus noire. Ils masquaient la crasse et chassaient les odeurs. Le plafond n'était pas un plafond ; la pièce n'avait pas de porte. Les papillons empêchaient Celia de poser les mauvaises questions, celles qui libéreraient les hurlements de panique dans sa gorge. Ils lui disaient : "Ce n'est rien". Et " Il faut se concentrer sur cette fenêtre". Ils lui disaient : "Chhhut", et couvraient son visage de leur sublime beauté lorsque la douleur devenait trop forte. Rien, pas même lui, ne pouvait pénétrer la splendeur qui était sienne.
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iris29iris29   27 janvier 2021
Il y avait un élément positif quand il pleuvait à flots. Ça chassait la vermine. Les pervers. Les maquereaux et les clients.
Quand il pleuvait, les seules personnes qu'on voyait dans le quartier étaient celles qui vivaient dans la rue, ou les religieuses et les bénévoles qui désiraient leur venir en aide. Ceux-là étaient de vrais êtres humains.
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ZilizZiliz   12 juillet 2020
- Il y a des gosses, dans les rues. Il n'existe donc pas de refuges pour eux ?
La directrice [du refuge pour femmes] suspendit son geste. Elle fit non de la tête.
- Pourquoi ? insista Naomi.
- Je crois que c'est un problème légal. La ville serait responsable. Il y a des refuges pour enfants plus âgés. Mais pas pour les plus jeunes. Les petits, vous comprenez, s'ils sortent du refuge avant d'être tués ou violés, la ville se retrouve avec un procès sur les bras. C'est plus facile de faire tout simplement comme s'ils n'existaient pas.
Elle se tut un instant.
- Peut-être avons-nous peur de reconnaître qu'ils sont là. Ça en dit long sur qui nous sommes.
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iris29iris29   07 janvier 2021
La rue était froide et déserte; le ciel couleur de fumée, avec un soleil rouge magenta, et Celia n'en revenait pas que les bennes à ordures se remplissent en dépit de la misère qui régnait dans le quartier. Lorsque Rich avait parlé, elle venait d'y récupérer un burger McDonald qui semblait n' être ni consommé, ni piégé. Elle souleva le pain, vérifia qu'on ne l'avait pas garni de verre cassé. Il existe des gens vraiment très mal intentionnés.
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iris29iris29   06 janvier 2021
Les enquêtes, songea-t-elle, c'est comme les pelotes. On tire sur un fil, puis sur un autre jusqu'à ce qu'on ait tout dévidé. Et à l'intérieur, toujours, il y a un enfant perdu, les bras tendus, qui appelle au secours.
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Videos de Rene Denfeld (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rene Denfeld
Susan, physicienne forte d'un pouvoir singulier, Dina et Alessia, héritières de la mafia, Lina, empêtrée dans les affaires d'une famille Rom, Naomi, détective privée spécialisée dans la recherche d'enfants disparus : les visages de ce Cercle polar sont tous féminins et traités sur tous les tons, de la comédie noire au thriller angoissant.
"Le pouvoir de Susan" de Peter Høeg (Actes sud) "Les mafieuses" de Pascale Dietrich (Liana Lévi) "Le gamin des ordures" de Julie Ewa (Albin Michel) "trouver l'enfant" de Rene Denfeld (Rivages/noir)
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