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EAN : 9782743650377
365 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/04/2020)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 87 notes)
Résumé :
L'héroïne de ce roman est une détective privée de l'Oregon spécialisée dans la recherche d'enfants disparus, surnommée « la femme qui retrouvait les enfants ». Elle-même rescapée d'un kidnapping, elle a développé une intuition et un instinct de survie hors-norme.
On la suit dans ses recherches à travers les patelins et les forêts mystérieuses du Pacific Northwest pour retrouver une fillette disparue depuis trois ans.
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  23 juin 2019
Prenez un jour comme un autre, un jour d'hiver, Noël approche et vous voilà embarqués à chercher dans la forêt le plus beau sapin pour la plus belle des petites filles. Prenez un autre jour et allez faire vos courses, sur le parking, un homme regarde avec insistance votre enfant. C'était un jour comme un autre et pourtant combien d'enfants ne retrouveront-ils pas leur chemin de leur nid douillet... Parce qu'un enfant cela se perd comme cela se trouve par les plus grands prédateurs.
Madisson n'avait que cinq ans quand elle s'est perdue dans la forêt enneigée. Cela fait désormais trois ans qu'elle a disparu et que ses parents la pleurent chaque jour qui passe. Ils ne la croient pas morte, cela se ressent quand son enfant a le coeur qui bat encore dans un ailleurs. Ils font appel à l'inspectrice Naomi, une femme qui cherche les enfants disparus et parfois les retrouve. Parce que Naomi elle aussi, s'est un jour perdue dans la forêt, oubliant sa vie, ses origines, elle sait mieux que quiconque cerner les mystères de la forêt, elle sait disséquer les peurs des enfants, leurs stratagèmes pour survivre, leur pouvoir d'imagination qui a lui seul peut les sauver.
Un roman à la couverture magnifique, une petite fille caressant un loup dans la neige, un roman qui marie le thriller, le conte, la psychologie, la poésie, un roman qui donne voix à la nature, qui fait parler la neige, les arbres, les cabanes dans les bois. Un roman plein de force et d'espoir tant dans sa forme que son fond. Un roman qui parle au nom des enfants retenus captifs, qui dégage de l'amour dans l'horreur car seul l'amour permet de tenir debout. Un roman qui démystifie les enfances saccagées dans une opposition constante entre l'ombre et la lumière.
Un très beau roman qui me réconcilie avec la neige en cette période estivale car j'ai lu ici, un tableau vivant empreint de poésie et de caractère.
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nameless
  27 février 2019
Dans les forêts de l'Oregon vastes comme un petit pays, recouvertes de neige la plus grande partie de l'année, retrouver un enfant disparu est voué à l'échec. Pourtant une femme représente la dernière chance de parents dévastés par le chagrin. Elle s'appelle Naomi, la petite trentaine, rompue par la force des choses aux techniques de survie en milieu hostile. Parce qu'elle-même a été une enfant séquestrée, elle sait lire les montagnes dont elle s'est échappée, là où subsistent des cabanes, bicoques, entrées de mines condamnées, recouvertes de végétation et dont nul ne peut soupçonner l'existence ; elle sait que les espaces les plus sauvages et les plus dangereux sont plus sûrs qu'une chambre dont la porte est verrouillée ; elle sait que n'importe qui peut paraître inoffensif jusqu'au moment où l'on s'aperçoit que ce n'est pas vrai ; elle sait que les sacrements de la vie n'exigent pas de souvenirs ; elle possède l'intuition, elle connaît le chemin de la liberté.

Les parents de Madison, disparue depuis 3 ans alors qu'elle cherchait avec eux un sapin à couper pour Noël font appel à Naomi. Madison aime les contes de fée, Naomi aussi, remplis d'enfants laissés seuls, abandonnés dans des forêts, rôtis dans des fours, retenus captifs dans des tours d'une hauteur gigantesque, essayant tous de retrouver le chemin de leur maison.

Roman à la beauté magnétique et labyrinthique, Trouver l'enfant prête vie et mort à des personnages inoubliables, Naomi bien sûr, qui faute de se trouver elle-même, tente de retrouver d'autres enfants ; Jérôme, un compagnon d'infortune adopté comme elle par Mrs Cottle, une femme de bon sens au grand coeur ; Dave, un garde forestier éprouvé par la vie, Mr. B, d'autres... Sur un thème délicat propice à toutes les dérives, Rene Denfeld réalise un roman, ni un polar ni un thriller, tout en retenue, pudeur, délicatesse, poésie. Du grand art ! Connaissez-vous la beauté ? Connaissez-vous le mot le plus magnifique de tous… L'espoir ? L'espoir ne meurt jamais. Le mal non plus. Parfois, il est impossible de les différencier, même si à l'intérieur de chaque pierre se dissimule une pierre précieuse.
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iris29
  20 mars 2019
Il était une fois une petite fille de cinq ans qui avait disparu dans un paysage enneigé.
Il était une fois , des parents qui, trois ans après cette horreur , avaient entendu parler de Naomi, détective privée, leur dernier espoir…
" C'est vous qui retrouvez les enfants" ?
C'est une jeune femme qui enfant, est soudain apparue nue, fuyant un danger et amenée à la police. C'est une enquêtrice qui revient de loin, et qui ne se souvient plus de de l'endroit d'où elle revient… C'est une personne qui affiche un taux de réussite impressionnant dans son métier mais qui est hantée…
C'est une petite fille, qui se réfugie dans son imagination pour résister.
Il était une fois , une fille de la neige perdue dans la forêt ...
C'est une écrivaine qui parle de sujets ultra sensibles, comme la pédophilie , la mort ou les kidnappings d' enfants, de façon tellement délicate et poétique, que l'on ne se sent pas "voyeur" .
C'est une auteure qui m'a fait avoir de l'empathie (littéraire) pour un pédophile pour la première fois de ma vie. Parce qu'on peut être bourreau et avoir été victime…
C'est un roman puissant et dur ,mais léger comme un flocon de neige.
Il était une fois un décor d'une blancheur immaculée qui offre un écrin protecteur à la noirceur la plus absolue...
C'est le premier tome d'une série qui s'annonce riche et prometteuse .
Il était une fois une lectrice heureuse de lire mais complétement frigorifiée devant tant d'étendues neigeuses !
J'ai beaucoup pensé à " Manuel de survie à l'usage des jeunes filles" de Mick Kitson , même poésie mais plus dérangeante …

( Merci à Nameless qui a fait remonter ce roman du fond abyssal de ma Pal à toute vitesse …)

Challenge Mauvais Genres
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marina53
  09 mai 2019

Au coeur des vastes montagnes enneigées de l'Oregon, la petite Madison Culver, âgée de 5 ans, alors qu'elle était venue avec ses parents chercher un beau sapin de Noël, a disparu soudainement. Malgré les recherches de la population, les appels à témoins, nulle trace de la gamine... C'était il y a maintenant 3 ans. Malgré les années passées, les parents de Madison sont convaincus, au fond d'eux-mêmes, que leur fille n'est pas morte et que toute recherche ne sera jamais vaine. Leur dernier espoir : Naomi Cottle, "la femme qui retrouve les enfants", ainsi qu'on la surnomme. Au delà de cette quête éprouvante, c'est son propre passé que la jeune femme va redécouvrir...
Des forêts oppressantes et majestueuses, des étendues recouvertes de neige, une petite ville habitée par des hommes et des femmes énigmatiques et parfois étranges... Voilà pour le décor et l'ambiance au coeur desquels René Denfeld nous plonge. Une atmosphère glaciale, un brin mystérieuse, parfois violente. Plus de 1000 disparitions d'enfants sont signalées aux États-Unis tous les ans. Pour certains, ils ne sont jamais retrouvés. Partant de ce fait, Rene Denfeld donne vie à Madison Culver, disparue subitement alors qu'elle était avec ses parents. Elle donne également vie à Naomi Cottle, une jeune enquêtrice, à la fois forte et fragile, qui n'a qu'un seul but : les retrouver. Ce roman tisse habilement la vie de ces deux femmes : un passé oublié pour l'une, un présent sous la coupe d'un geôlier pour l'autre. Autour d'elles des personnages marqués et cabossés par la vie. Un roman palpitant, à la fois sombre, lumineux et empli d'espoir...
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Crossroads
  09 avril 2019
Je connaissais le hit planétaire "♫cher-cher le gar-çon♪", pas trouver l'enfant.
Babelio et les éditions rivages/noir, que je remercie illico, m'ont gracieusement permis de pallier à cette lacune.
Lorsqu'une gamine disparaît, quoi de plus naturel que de se tourner vers "LA femme qui retrouve les enfants".
Madison Culver vient de faire le plus dégueulasse des cadeaux de Noël à ses parents en s'évaporant dans la nature.
Les Culver, au bord de l'hystérie de masse à deux, voient en Naomi Cottle l'unique espoir de tout un peuple.
Bon, de toute une famille, c'est déjà pas si mal, histoire de renouer avec les Jingle Bells enjoués et autres le petit renne au nez rouge de saison.
Un trauma profondément ancré peut-il susciter une vocation ?
Visiblement, oui.
Un récit jouant habilement sur deux tableaux, rien de novateur.
D'un côté, Naomi, sa vie brisée, son oeuvre salvatrice et accessoirement l'avancée éprouvante de ses recherches.
De l'autre, cette fille de l'hiver déshumanisée et enfermée contre son gré par un geolier fruste, parfait sosie d'une grenade dégoupillée.
Ce qui détonne, c'est cette ambiance pesante, cette violence latente, ce chaos perdurant de vacuité sentimentale éprouvés par cette gamine captive et son enquêtrice pourtant libre de tout mouvement, elle.
Le rythme se veut indolent pour mieux vous surprendre à grandes rasades d'agressivité aussi subite que déchaînée.
Lorsque le trauma ne prend pas de formes physiques, il apparaît comme une ancienne blessure qui suppure, privant son détenteur de toute normalité relationnelle avec autrui.
Et c'est là que Rene Denfeld fascine.
De par sa subtilité à poser un cadre et à décrire les affres d'une souffrance présente ou passée.
Longtemps, le lecteur doutera de l'issue de ce roman mais ce qu'il appréhendera en l'ouvrant, c'est un plaisir immédiat qui ne se démentira pas.
Du grand art !
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critiques presse (2)
LeFigaro   06 février 2019
Le récit est initiatique, au confluent du thriller et du conte. Cruel, évidemment.


Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   22 janvier 2019
Le coin du crime. Dans une forêt profonde de l’Oregon, une détective recherche une fillette disparue depuis trois ans. L’Américaine Rene Denfeld signe de sa plume lumineuse un addictif huis clos à ciel ouvert.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   26 février 2019
– Qu’est-ce qu’elle avait ?
– Elle est autiste », répondit tristement la vieille dame.
Naomi hocha la tête. L’avocate l’avait plus ou moins laissé entendre. L’absence d’affect, le comportement inapproprié au contexte social, les difficultés d’apprentissage rencontrées, les éclats en public. Tout se tenait.
- Vous savez ce qu’il m’a dit, ce docteur ? Il m’a dit qu’on ne diagnostique pas l’autisme chez les enfants noirs, on diagnostique la méchanceté pure.
p. 115
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LadybirdyLadybirdy   24 juin 2019
Il est préférable pour un enfant de s’attacher à son tortionnaire que de vivre l’abysse sans fond de l’indifférence. Les enfants élevés dans des orphelinats, sans contact physique, deviennent de petits singes que le manque d’attention recroqueville sur eux-mêmes. S’ils ne disposent même pas d’un visage qu’il leur est donné de voir, ils courent le risque de devenir aveugles.
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marina53marina53   09 mai 2019
Elle voyait de tout petits oiseaux à gorge rouge dans la neige. Elle entendait le bruit sonore du battement d’ailes d’un grand-duc dans les arbres noirs. Au-dessus de sa tête, des rapaces décrivaient des cercles, se déplaçaient si lentement qu’ils semblaient faire partie du ciel. A plusieurs reprises elle avait vu des aigles à la gorge aussi blanche que la neige en contrebas.
La forêt était vivante.
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LadybirdyLadybirdy   23 juin 2019
Il était plus périlleux de quémander une aide extérieure que d’agir seule. Une grande partie de ce qui l’avait marquée, dans son passé oublié, était le danger représenté par ceux qui montraient de la gentillesse. On ne peut jamais savoir qui n’est pas dangereux, lui disait sa raison, et cette conviction érigeait en elle un mur solide.
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ZilizZiliz   28 avril 2019
Son amie Diane [psy] lui expliqua par la suite que, dans le spectre qu'englobe la douleur, il est préférable pour un enfant de s'attacher à son tortionnaire que de vivre l'abysse sans fond de l'indifférence. Les enfants élevés dans des orphelinats, sans contact physique, deviennent de petits singes que le manque d'attention recroqueville sur eux-mêmes. S'ils ne disposent même pas d'un visage qu'il leur est donné de voir, ils courent le risque de devenir aveugles.
Au moins, dans le cas d'abus sexuels, lui expliqua-t-elle, tu as quelqu'un contre qui te révolter. Les mauvais traitement sont basés sur les prémisses que l'on existe, que l'on peut même devenir objet de maltraitances. C'est déjà quelque chose.
« Tu as une drôle de façon d'exprimer les choses, avait réagi Naomi.
- La solution, avait poursuivi Diane sans tenir compte de sa remarque, consiste à retourner cet attachement malsain pour en faire quelque chose de bénéfique. »
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Videos de Rene Denfeld (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rene Denfeld
Susan, physicienne forte d'un pouvoir singulier, Dina et Alessia, héritières de la mafia, Lina, empêtrée dans les affaires d'une famille Rom, Naomi, détective privée spécialisée dans la recherche d'enfants disparus : les visages de ce Cercle polar sont tous féminins et traités sur tous les tons, de la comédie noire au thriller angoissant.
"Le pouvoir de Susan" de Peter Høeg (Actes sud) "Les mafieuses" de Pascale Dietrich (Liana Lévi) "Le gamin des ordures" de Julie Ewa (Albin Michel) "trouver l'enfant" de Rene Denfeld (Rivages/noir)
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