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EAN : 9782501114479
504 pages
Éditeur : Marabout (28/09/2016)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l'objet d'une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

Vengeance, règlement de comptes, acte de ba... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  16 novembre 2020
Kali, dans la religion hindou personnifie le pouvoir destructeur du temps; c'est elle qui combat les esprits mauvais: on la représente souvent avec des cranes sous le bras: c'est pas une rigolote! Mais, bon, elle est indispensable à l'équilibre cosmique de cette belle religion.
Mais une tarée prend au pied de la lettre certains de ces préceptes ( çà vous dit quelque chose?) et se met à décapiter des mecs sur la région toulousaine après leur avoir fait un gros câlin!
Éloïse, fraîchement promue à la tète du groupe de recherche de la gendarmerie de Toulouse, mène l'enquête
Parallèlement un détective enquête sur une mort suspecte
Enfin, une jeune journaliste, se lance en solo à la recherche de la fille de Kali
Thriller sympa, vif, bien écrit, un peu rocambolesque par moments mais très haletant
Un petit plus, ce roman parle de tantrisme: sujet que je ne connaissais pas du tout
Savez vous qu'il y a un tantrisme de la main droite et un tantrisme de la main gauche ? non, non je déconne pas! c'est vrai
J'ai donc fait des recherches sur Internet ( avec mes deux mains) et j'ai donc pu comprendre la différence!
Merci donc à l'auteur, qui, en plus de m'avoir fait passer un très bon moment de lecture, me permettra ce soir d'être un peu moins con!
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Yaguelle
  15 juillet 2017
L'avis de Yaguelle;
En attaquant ce roman, je ne m'attendais pas à une telle découverte.
Céline Denjean m'a conquise par une écriture élégante et décontractée. le style est astucieusement elliptique et lapidaire avec un soupçon d'ironique et de drolatique qui dynamise votre lecture.
Tel un maelström, l'intrigue se déploie et vous embarque en ne vous laissant aucun moment de répit. Les chapitres sont compendieux et sans fioriture ce qui dynamise votre appétence livresque.
Les personnages sont excellemment conceptualisés par une maîtrise de l'imaginaire absolument accomplie. le langage stylistique et la narration sont actuels et achevés avec cette personnalisation bien définie pour chacun des protagonistes.
Le suspense et le dramatique ont été minutieusement creusés pour vous donner un maximum de réalisme. Les descriptions criminalistiques des enquêtes sont explorées et apportent une authenticité des faits à l'intrigue.
L'incompréhension et l'invraisemblance, voire même le bizarre de ces enquêtes, pourraient vous sembler fallacieuses et pourtant, elles vont s'imbriquer les une aux autres tel un puzzle. La cruauté et le machiavélisme de cet assassin sont sans faille.
L'aspect psychologique et la victimologie sont décrits par un phrasé scientifique et technique expérimenté, en disant cela, je pense au travail de recherche et de documentation qu'a dû fournir l'auteure pour aboutir à ce résultat.
Tout au long de ma lecture, j'y ai ressenti cette exigence du perfectionnisme et cette volonté d'administrer au lectorat une délectation digne d'un grand vin millésimé.
Le pathétique et le tragique sont traités habilement et suscitent chez le lecteur une empathie envers certains protagonistes et à contrario une animosité et une véhémence pour d'autres. Les ressentis sont multiples, vous passez de l'enjouement à la contrariété en un clin d'oeil. L'auteure quadrille et maîtrise avec brio une intrigue rondement menée.
Céline Denjean a osé nous proposer une femme comme serial killeuse ce qui est plutôt rarissime dans le domaine Thrillistique/Polar qui est majoritairement réservé aux hommes et cela m'a captivé et enthousiasmé de pouvoir accéder aux moindres pulsions et instincts de cette prédatrice sociopathe dépourvue d'humanité.
Bref, ce thriller noir est sans conteste une réussite. Ce pavé de 500 pages se déguste avec délice et vous apportera le plaisir des sueurs froides et du frisson.
L'impression de Jean-Louis;
En premier lieu, sachez-le, c'est un pavé de 498 pages. Mais l'auteure a très intelligemment découpé le récit en courts chapitres et chacun d'eux ajoute une pièce au puzzle.
La fille de Kali” est un polar. Un vrai. A la base, donc, nous avons comme souvent la police contre un meurtrier (souvent un tueur en série). Mais ici ce n'est pas une seule enquête, mais trois différentes qui sont menées indépendamment les unes des autres. Toutes convergent. Bien que l'on sache très vite qui est l'auteur des crimes atroces, chaque chapitre suit alternativement le déroulement de chaque investigateur et in fine ces différentes enquêtes s'imbriquent pour nous faire découvrir le fin mot d'une histoire sanglante. C'est donc par plusieurs voies qu'on pénètre dans ce roman, passant d'un personnage à un autre, les suivant dans leur quotidien et leurs investigations. Ce choix permet d'éviter toute lassitude qui aurait pu apparaître avec un texte plus linéaire. Et le plus : on oublie le cliché de l'éternel inspecteur macho, alcoolique, divorcé et désespéré en rupture de ban de son métier et de la société. Cette fois, le flic qui mène la chasse est une femme gendarme (Perso j'aime bien suivre les enquêtrices, c'est plus subtil ), aux yeux vairons (signe des temps puisque l'on tend à retrouver, dans quelques romans, ce détail physique).
Sur les traces parallèles de la tueuse : une journaliste futée, un détective chevronné. Quelques stéréotypes certes chez les personnages secondaires, mais pas trop. Quant aux victimes, elles sont parfaitement cadrées dans leurs veuleries et leur assassinat ne déclenche aucune mansuétude.
En ce qui concerne le style j'ai apprécié les pincées d'humour
que l'auteur a parsemées dans ses dialogues ou dans les personnalités des protagonistes. de même que leurs craintes.
"La peur de l'échec. La violence des crimes. L'absence de piste sérieuse..."
Le style d'écriture est fluide et un rythme haletant réellement excellent. L'auteure a bien maîtrisé son sujet et le contenu de son roman et nous embarque dans l'univers de la tueuse avec des descriptions de scènes des plus crédibles. Elle réussit à parsemer des indices amenant à comprendre et cerner la personnalité du tueur depuis son enfance.
Le suspense en fait un livre totalement addictif.
Alors qu'est-ce que je pourrais lui reprocher ? J'ai eu beau chercher... je n'ai pas trouvé.
En conclusion : un excellent(issime) bouquin pour passer un bon moment sans prise de tête ?
Pour moi, certes oui.
(J'en mettrai ma tête à couper.)
Lien : https://leschroniquesdeyague..
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ERICANSE
  25 mai 2017
Le suspens n'est pas de mise pour deviner que ce thriller est ésotérique, même s'il ne faut pas s'attendre à de grandes dérives sur l'hindouisme et sur les divinités orientales. Cependant, Céline Denjean nous livre ici une histoire au suspens bien ficelé, si l'on reste dans les grandes lignes. Kali, la déesse meurtrière (elle l'apparait au fur et à mesure des pages) est au coeur de cette intrigue, où l'opposition traditionnelle Gendarmerie – Police se recentre sur une querelle Gendarmerie – Gendarmerie.
Devons-nous préciser que le prénom du capitaine de gendarmerie n'est pas totalement étranger à notre attrait pour cette histoire ? Eloïse Bouquet mène donc cette enquête après la découverte d'un meurtre rituel, au cours de laquelle décapitation et sexe sont intimement mêlés. Lorsque quelques semaines plus tard, un second cadavre, abattu dans les mêmes conditions, est retrouvé, la hantise d'un tueur en série s'impose très rapidement avant de céder sa place à une tueuse en série.
L'enquête peut alors commencer et rebondir au fur et à mesure des découvertes. La querelle interne à la gendarmerie est sous-jacente, alors qu'il faut ajouter à cette intrigue un mystérieux détective privé, un ancien flic dépité, qui, sans le savoir, poursuit le même objectif qu'Eloïse mais aussi une journaliste indépendante, en quête d'une starisation alors que se limite à la tenue d'un …blog. Les principaux acteurs sont ainsi en place pour conduire cette enquête. Il n'y a pas de mystère puisque l'on sait, et le titre est assez évocateur, qu'une référence à Kali sera à un moment ou à un autre évoqué.
Alors on se laisse embarquer dans le récit, même si de nombreuses incohérences viennent perturber le récit. La journaliste, qui arrive trop facilement à surpasser la gendarmerie, qui est quelque peu tournée en ridicule (le supérieur d'Eloise reste un archétype du genre). Nous ne dévoilerons rien qui ne puisse ternir ou gâcher votre plaisir.
L'écriture de ce roman est fluide, et les tournures restent efficaces en règle général. On sent une ironie, voire un humour au troisième degré poindre par ci, par là, mais qu'importe. Une certaine froideur ou des sarcasmes pas toujours de bon aloi, comme par exemple lorsque ‘Eloïse explique une erreur judiciaire en ses termes : « Les preuves matérielles faisaient de lui le coupable idéal. Alors à quoi bon donner foi à ses allégations ? ». Il faut enfin ajouter une histoire d'amour (mais est-ce réellement de l'amour) et nous nous garderons bien de vous en nommer les protagonistes pour finir le cadre général de ce roman. L'intrigue perd en intensité au fur et à mesure de la progression du thriller, et on comprend que nous ne sommes pas dans les livres noirs, que nous apprécions tant. Inutile d'attendre les dernières pages avant de connaître le pourquoi du comment, et c'est peut-être le principal reproche que nous adresserons à ce roman. Toujours est-il que nous avons pris grand plaisir à le lire, et qu'il ne faut pas le minorer…Alors si vous appréciez ce genre de lecture, nous vous conseillons de ne pas vous en priver, et nul doute que nous nous essaierons prochainement de lire le premier roman de cette auteur, qui, nous en sommes persuadés, se bonifiera avec les années.
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lalyM
  06 novembre 2020
polar
Hé oui, comme d'habitude, je ne fais jamais rien dans l'ordre 😛 J'ai commencé cette trilogie par le tome 2 puis le 3 pour enfin terminer par le 1er ... Absurde ! oui je sais mais bon je ne pouvais pas savoir au début que cette série allait tant me happer !!! Les tomes 2 et 3 : le cheptel et double amnésie ont été d'excellentes lectures que je ne suis pas prête d'oublier ! Mais le côté très rocambolesque de l'auteure m'a empêché de savourer pleinement ma lecture ... Alors ce tome 1 ? Ben ... waowww oui voilà je savais bien que je finirais par avoir un coup de coeur ! Tout est là ... ce côté rocambolesque aussi mais comme il ne touche qu'un seul personnage (la meurtrière 😉 ) ça ne m'a pas fait lever les yeux au ciel !!! c'est rocambolesque mais c'est crédible !!! contrairement aux 2 autres ou faut qd même avoir de l'imagination hé 😉 Je conseille à tous cette trilogie mais petit conseil : commencer là dans l'ordre ... c'est mieux ! 😃
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delphlabibliovore
  08 mai 2020

J'avais déjà parlé de l'auteure en lisant " Voulez-vous tuer avec moi ce soir ? " que j'avais littéralement dévoré. Dans " La fille de Kali", l'histoire met en scène la première enquête d'Éloïse cherchant à résoudre les crimes sévissant dans la ville rose. Les meurtres ont un rapport avec des caractéristiques de l'hindouisme.
Parallèlement, le lecteur suivra non pas une enquête mais plusieurs à travers trois personnages : une journaliste, Amanda Kraft, Éloïse, capitaine de la gendarmerie, Sections de recherches de Toulouse, et un détective privé prénommé Danny Chang. Ces derniers vont être sur la même piste pour ainsi retrouver le coupable de ces meurtres sordides. Quelques passages du livre font référence à la culture indienne, Céline Denjean s'est très bien documentée sur le sujet et j'avais hâte d'en savoir un peu plus; la curiosité est un vilain défaut je sais mais cette histoire est construite avec ingéniosité !

" C'est une des déesses les plus connues des Français. Cela étant, de nombreux dieux et déesses hindous ont "des bras partout", comme vous dites. En réalité, c'est juste que, sur la même iconographie, les bras ou les jambes décrivent les différents mouvements qu'opèrent les dieux. Un peu comme l'homme de Vitruve de de Vinci, si vous préférez."

L'écriture est grandiose, j'aime quand Céline Denjean donne de l'épaisseur à son récit en incluant des recherches sur la mythologie indienne. Les personnages sont bien campés et crédibles dans leur enquête. " La fille de Kali" est un véritable bijou, un pavé de 500 pages, où je ne me suis point ennuyée. Au contraire les chapitres sont si prenants que j'ai tourné avidement les pages. L'histoire est magnifiquement orchestrée développant ainsi un suspense indéniable . Les protagonistes sont en perpétuel mouvement, rien n'est laissé de côté. 

Céline Denjean, vous faites partie désormais de mes auteurs préférés ! J'ai la suite des aventures d'Éloïse ; c'est pour dire.
Au final, " La fille de Kali" est un thriller que j'ai beaucoup aimé. L'histoire est cohérente du début à la fin. C'est un récit drôlement bien mené !
Encore une auteure à suivre de près !

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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
CormorobinCormorobin   17 février 2018
C'est une des déesses les plus connues des Français. Cela étant, de nombreux dieux et déesses hindous ont "des bras partout", comme vous dites. En réalité, c'est juste que, sur la même iconographie, les bras ou les jambes décrivent les différents mouvements qu'opèrent les dieux. Un peu comme l'homme de Vitruve de de Vinci, si vous préférez.
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CormorobinCormorobin   09 février 2018
Mais son petit doigt lui disait qu'elle avait encore toutes ses chances. Après tout, sa source potentielle avait toujours succombé à ses charmes ! Un proverbe lui revint à l'esprit : qui a bu boira...
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GaiangeGaiange   28 juin 2017
Est-ce qu'une mère peut haïr sa fille ? Toi, tu as peut-être un avis sur la question... Moi, je sais... Moi, je suis la réponse. D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais vu dans les yeux de ma mère que la désolation de m'avoir enfantée. Rejet viscéral. Dégoût. Parce que je suis l'incarnation même de son drame ...
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CormorobinCormorobin   13 février 2018
Elle serre encore dans ses mains des touffes entières de mes cheveux. Elle écume par la bouche. Hurle comme une furie. Éructe des insultes. Mais pire que ça, c'est le regard de ma mère qui me foudroie. Cette femme me déteste.
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CormorobinCormorobin   22 février 2018
Antonin Poey, le maire, écoutait les ordres du commandant Jaubert en hochant nerveusement la tête. De mémoire d'homme de la vallée, on n'avait jamais vu pareille opération!
Et il fallait que ce soit chez lui que ça arrive...
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Videos de Céline Denjean (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Denjean
Céline Denjean, prix polar du festival de Cognac 2018, nous présente son nouveau livre "Double Amnésie" (Marabout). Un roman sombre qui met de nouveau en scène son personnage emblématique Eloïse Bouquet et dans lequel l'auteure du "Cheptel" explore la thématique de la mémoire et du déni. Elle revient également sur les prix obtenus grâce au "Cheptel".
Découvrir "Double amnésie" : https://www.hachette.fr/livre/double-amnesie-9782501138437
Voir la vidéo sur Hachette.fr : https://www.hachette.fr/videos/celine-denjean-prix-cognac-double-amnesie
Vidéo réalisée par Yves Czerczuk et Noémie Sudre.
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