AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Louise Caumont tome 1 sur 3
EAN : 9782266332149
496 pages
Pocket (23/02/2023)
4.09/5   737 notes
Résumé :
« À bout de souffle, elle file au plus vite, soutenant son ventre protubérant. Elle trébuche, chute, se relève en criant de douleur et de rage, mais reprend sa course folle. Parce qu’elle veut sauver sa peau. »

En plein mois de décembre, une terrible tempête se déchaîne sur les Pyrénées. Sous la pluie battante, une jeune femme enceinte qui court à perdre haleine est percutée par une camionnette. Avant de mourir, elle murmure quelques mots en anglais... >Voir plus
Que lire après MatricesVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (215) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 737 notes
"Matrices " a constitué pour moi l'exemple même du trés bon roman noir .Abordant des sujets d'une extrème gravité et que je vous laisse découvrir , ce roman s'est avéré être un véritable " page-turner"dont l'intérêt ne baisse jamais vraiment si ce n'est pour les besoins ponctuels d'une enquête sacrément opaque et bien ficelée .
Finalement , assez peu de personnages sont mis en scène et la plupart d'entre eux sont particulièrement bien analysés , présentant nombre de qualités ou défauts propres à l'être humain .Chacun d'entre eux suit une voie et nous les empruntons toutes jusqu'à un dénouement final qui , tout en restant ouvert , se veut aussi possible pour un lecteur un peu pointilleux ou simplement pas convaincu .Pour ma part , je me suis tout à fait satisfait de l'épilogue , pas forcément enclin à poursuivre ce chemin difficile qui pourrait devenir redondant donc moins percutant avec une suite . Mais ...
Le style est parfaitement clair , le tout , mêlant savamment récit et dialogues est intéressant et surtout plein de rythme et de découvertes .Les ruptures spacio-temporelles qui s'intercalent pour présenter le cursus de certains personnages , ajoute du piment à l'ensemble ,nous permet d'affiner notre réflexion et les points de vue croisés entre policiers et victimes ou criminels potentiels donnent au récit sinon toute crédibilité , du moins grand son intérêt .
De quoi ça parle ? Ben de tout ce que je viens de vous dire . Mais encore ?Figurez - vous que je manque de place alors je vous renvoie ...à la quatrième de couverture .
Allez , à trés bientôt , amis et amies , je fonce vers une autre lecture .Le Pére Noël va passer , il me faut lui faire de la place .A bientôt .
Commenter  J’apprécie          769
Je remercie tout d'abord les Editions Hachette et Babelio pour l'envoi de ce roman dans le cadre d'une Masse critique. Je ne connaissais pas cette auteure mais j'en avais entendu parler par une blogueuse « Livresse noire ». de plus, le sujet de la GPA, qui est au coeur de cette histoire, m'intéresse.

L'intrigue commence fort avec cette jeune femme enceinte de 8 mois qui s'est enfuie dont on ne sait où, qui fuit on ne sait qui et qui, heurtée par une camionnette par une nuit de tempête, meurt après avoir dit ces mots : « Escape from the car, save the others ». Les deux gendarmes qui vont enquêter, vont se retrouver bientôt dans un trafic de GPA : des jeunes femmes sont séquestrées quelque part, le temps de porter un enfant pour des couples stériles. Qui organise ce trafic, quels sont les intermédiaires, qui sont les parents qui ont accepté de recourir à ce « service », que deviennent les jeunes femmes après leur accouchement et surtout qui est cette jeune femme ? Autant de questions qui vont hanter Louise Caumont et la pousser à mettre un terme à ce trafic immonde.
De plus, c'est un roman choral : on entend la voix d'une jeune femme enceinte, séquestrée quelque part et qui se demande avec angoisse ce qu'il adviendra d'elle après son accouchement ; on entend celle d'un homme particulièrement antipathique qui est victime d'un chantage ; on entend celle de Louise Caumont pour qui l'affaire est douloureuse car elle la renvoie à son passé. Toutes ces voix s'entremêlent et se rejoignent pour nous donner un dénouement de choc.

J'ai donc beaucoup aimé l'histoire, par contre il y a des faiblesses dans l'écriture : des dialogues trop convenus qui nuisent parfois à l'intensité du sujet, le personnage de Louise Caumont qui n'est pas assez développé, on a du mal à ressentir de l'empathie pour elle, alors qu'elle a vécu un drame. A lire pour l'intrigue.

Challenge Multi-défis 2022
Commenter  J’apprécie          330
Une jeune femme enceinte fuyant désespérément est percutée par une voiture sur une petite route pyrénéenne en pleine tempête. Ce pourrait être un accident banal si ce n'est que personne ne semble la connaître et qu'aucune personne n'est portée disparue dans la région. Et puis pourquoi le médecin qui lui a porté assistance l'a-t-il entendue murmurer dans un dernier souffle "save the others" ?

Deuxième lecture d'un polar de Céline Denjean pour moi après l'excellentissime Cheptel et encore une fois je n'ai pas été déçue. Cette auteure tranche vraiment dans le paysage parfois morose du thriller contemporain ! Une histoire qui paraît toute simple et pourtant dès les premiers chapitres vous êtes dans l'ambiance : dans la peau de cette jeune inconnue, fuyant en pleine tempête, épuisée mais continuant sa course, seul espoir pour s'en sortir. Et puis dans ce petit commissariat pyrénéen avec un duo d'enquêtrices de choc, Louise, qui semble cacher derrière des manières bourrues et une indifférence affichée un traumatisme ancien, et Violaine son équipière, seule à avoir réussi à l'apprivoiser. Tous sont débordés, les nuits blanches s'enchainent, les moyens manquent et pourtant les 2 femmes et leur équipe vont avoir à coeur de ne pas abandonner cette inconnue, de tout faire pour essayer de résoudre le mystère et lui redonner une identité.

C'est un roman que j'ai trouvé vraiment plaisant à lire, les chapitres s'emboîtent avec juste le bon rythme, suffisamment lent pour nous laisser le temps d'en profiter et faire monter la tension, et sans que l'on s'ennuie une seule seconde. le style de l'autrice est efficace, sans chichi, mais contribue également à nous mettre dans l'ambiance et à nous faire ressentir le stress puis l'horreur des événements que l'on découvre petit à petit. Comme dans le Cheptel, les histoires s'emboîtent et on découvre des bribes qui s'entrecroisent et vont peu à peu se rejoindre, une excellente incitation à tourner les pages à toute allure ! Pas de complaisance ici, l'autrice sait trouver les mots justes pour décrire des faits très noirs sans aucun voyeurisme et de manière suffisamment documentée pour qu'on n'ait pas l'impression que ce récit sert juste de support à une intrigue policière de plus. Seul petit bémol, l'histoire présentait quelques ressemblances avec le Cheptel et donc l'effet de surprise a un peu moins joué pour moi.

Bref encore une excellente lecture avec ce thriller efficace, bien écrit et prenant, tout ce qu'on demande à un bon roman policier. Cette autrice fait définitivement partie de mes chouchoutes et je pense que je ne vais pas attendre trop longtemps avant de lire un autre de ses titres ! A découvrir si vous n'avez pas encore eu l'occasion de vous régaler avec ses romans.
Commenter  J’apprécie          291
Louise Caumont, Violaine Menou, Thierry Saint-Orens. Ils sont trois gendarmes qui travaillent ensemble. Louise est le chef, la plus âgée. Elle est d'une rigueur toute militaire. Célibataire, elle vit seule avec son chat, et peine à répondre aux invitations de Violaine, de Thierry, voir à comprendre le mode de vie de cette jeune génération, qui s'engage tôt, qui fait les choses dans l'ordre et dans les règles (mariage, maison, enfants), elle qui n'est jamais parvenue à parler de son douloureux passé. C'est sa nouvelle enquête qui lui permettra - enfin - d'ouvrir les vannes. Mais quelle enquête.
Une jeune femme enceinte de huit mois est renversée par une voiture, au cours d'une violente tempête. Avant de mourir, elle a le temps de murmurer : "Save the others". Commence alors un travail de fourmi pour tenter de savoir qui était cette jeune femme, d'où elle venait, et pour le compte de qui elle portait cet enfant. Oui, la jeune victime était enceinte, mais c'était une GPA : autant dire que retrouver sa trace, et retrouver la trace de ceux à cause de qui elle était enceinte n'est pas simple.

Les mots que j'ai employés orientent, bien sûr, laissent à entendre mon point de vue sur la GPA. Jusqu'où certaines personnes sont-elles prêtes à aller pour avoir un enfant ? Moi, nulle part. Certaines personnes, très loin. Ces personnes ne désirent pas un enfant, elles désirent un enfant qui soit génétiquement le leur. Je suis sévère ? Oui. Parce que ce ne sont pas elles qui prennent des risques au cours de la grossesse, c'est la mère porteuse, c'est elle qui subira la grossesse, l'accouchement, et le post-partum, qui n'est jamais évoqué quand on parle de GPA "éthique" comme si tout s'arrêtait - physiquement - pour la femme après son accouchement.
Et si la GPA devenait un nouveau business bien lucratif pour de nouveaux trafiquants de chair humaine, si elle devenait un nouveau moyen d'exploiter les femmes, encore et toujours, de rentabiliser au maximum leur corps ?  Il existait déjà tant de moyen pour les trafiquants. La prostitution a bien des visages, et je me dis que certaines citations, sur les films pornographiques, feront tiquer certains lecteurs. Et pourtant, elles nous rappellent ce qu'est vraiment l'univers de la pornographie : "à y bien regarder, un film porno n'est rien d'autres qu'une passe sans fin, offertes à la concupiscence de centaines d'inconnus.... ". de même, en ce qui concerne la prostitution : la pénalisation de la clientèle n'a pas du tout amélioré le sort des prostituées (voir les chiffres donnés, via Louise Caumont, par l'autrice).

L'enquête est lente à se mettre en place, parce que les enquêteurs, qui sont bientôt rejoints par le major Vanessa Roumieu et le major Farid Benchik, doivent chercher partout, et qu'ils ne peuvent pas penser à tout. Les trafiquants non plus, ce qui est presque rassurants : c'est quand ils commettent des erreurs qu'on peut retrouver leurs pistes. C'est dans la seconde partie du récit que le rythme s'accélère, que les récits secondaires rejoignent le récit principal, que certains faits prennent sens, parfois même cruellement.
A travers Matrices, l'autrice nous interroge aussi sur la parentalité. Ce n'est pas tout de vouloir un enfant, il faut aussi savoir prendre soin de lui une fois qu'il est là, et force est de constater que ce n'est pas toujours le cas, que la violence éducative ordinaire n'est pas toujours visible au contraire de ses conséquences. Il faut aussi voir ce que l'on veut transmettre à son enfant, ce que l'on est prêt à faire - ou pas - pour qu'il vive sa vie du mieux possible. Vastes soucis. Les réponses données ne sont pas toujours celles que l'on attendait.
A lire si vous aimez les polars qui accrochent et interrogent sur les maux de notre société.
Commenter  J’apprécie          240
Céline Denjean nous a encore concocté un roman des plus complexe.

Une jeune femme enceinte de plusieurs mois se fait renverser par une voiture. Ses derniers mots seront "Save the others".
Qui est-elle et d'où vient-elle ?
L'enquête est confiée aux gendarmes Louise Caumont et Violaine Menou.
Elles vont découvrir une marque sur l'omoplate de la victime et bien pire une fois l'autopsie réalisée.

Céline Denjean nous fait évoluer autour de la maternité et de ce qui est légal ou pas en France.
FIV, GPA...le désir de grossesse aussi bien que le désir de transmettre son nom. L'argent peut tout acheter ou presque.
L'autrice alterne les chapitres entre certains personnages en France, sans nous dévoiler leur nom pour certains au départ, bien sûr et le Nigéria où l'on suit l'une de ces jeunes filles qui pense échapper au pire tout en ayant toujours des doutes.

Ce que j'aime chez cette autrice, c'est qu'elle pousse loin ses recherches pour nous livrer une histoire plausible.
Elle nous lance sur plusieurs pistes en même temps et on se demande comment elles vont enfin pouvoir se rejoindre.


Encore un roman qu'on a du mal à lâcher. Un très bon thriller, indépendant des autres romans de l'autrice.
Mais je vous recommande tous les romans de Céline Denjean.
Commenter  J’apprécie          300

Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Pour le moment, nous sommes six. Six filles réparties dans des chambres spartiates situées à l'étage. En haut comme en bas, les fenêtres sont protégées par des tasseaux vissés au bardage extérieur. 
Joy et Victoria accoucheront très bientôt, elles sont les deux plus anciennes. Kebe - enceinte de quatre mois - a débarqué ici il y a deux semaines. Et Favour - enceinte de trois mois -, Hellen et moi sommes venues grossir les rangs. Mais, contrairement aux autres filles, Hellen et moi ne sommes pas enceintes : nous n'avons pas choisi d'être ici. La conclusion s'impose d'elle-même : nous avons été vendues aux trafiquants. Nos familles nous ont sacrifiées pour assurer la survie du plus grand nombre... D'après ce que j'entends de la bouche des autres filles, un ventre et une matrice lucrative, et un bébé, une marchandise comme une autre. Au Nigeria, un petit garçon se vend mille trois cents dollars et une petite fille, neuf cents dollars. C'est le prix dont s'acquittent les couples riches et infertiles de notre planète, pour combler leur impérieux besoin de parentalité.
Commenter  J’apprécie          30
Mais laissez-moi vous dire une chose, à mon tour : vous n'avez pas le moindre idée de ce dont est fait mon quotidien professionnel. Essayez d'imaginer la jalousie, la méchanceté, l'envie, la haine, la vengeance, la colère, la sottise, le désespoir, la misère, le mensonge, la fourberie, la lâcheté, la folie, la mesquinerie. Imaginez toutes ces choses humaines, et si vous pensez être parvenu à vous en faire une idée, alors prenez le tout et multipliez-le par dix, puis par cent, puis par mille... Donc, je suis désolée si je vous ai heurté, mais la triste vérité, c'est que, dans les caves du monde entier, il y a davantage de tournantes, de filles séquestrées, de cadavres, de junkies, de recels, de trafics et de secrets de famille qu'il n'y a de groupes électrogènes.
Commenter  J’apprécie          40
- Pourquoi est-ce que je m'attends au pire? - Euh... parce que tu es rabat-joie, méfiante, pathologiquement narcissiquement carencée, et que ton esprit rétif à l'inexorable fuite du temps proteste chaque année à la même date ?
Commenter  J’apprécie          110
Ne prends jamais ton mal en patience […] Prends-le en main, prends-le à bras-le-corps, prends-le à rebrousse-poil, fais-en ce que tu peux, mais n'attends pas ! La somme des jours peut faire des années, et la somme des années peut rapidement faire une vie. Attendre, c'est un piège.
Commenter  J’apprécie          80
J'ai la nausée à cause du goût poussiéreux du vieux drap dans ma bouche - bâillon improvisé, pour juguler le hurlement qui se fracasse dans tout mon être. Et, dans l'horreur qui m'enserre comme un suaire de glace, l'espace d'un instant, je me déteste plus encore que je déteste cette ordure de violeur. Parce que je me surprends à redouter que les sanglots d'Hellen cessent... Que la fin de son calvaire annonce le début du mien...
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Céline Denjean (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Denjean
Partez à la rencontre de Céline Denjean qui vous présente son nouveau roman "Précipice".
Résumé : 2022, Sarrouilles, petit village des Pyrénées. Valériane Ducuing reprend connaissance chez elle. Bâillonnée, immobilisée par un savant entrelacs de sangles, elle repose au fond de sa baignoire. Un instant plus tard, elle réalise que le robinet coule et que l'eau monte lentement. À son oreille, une voix murmure : « Tu vas mourir, Valériane. » Alors que, terrorisée et impuissante, elle assiste à sa noyade imminente, la jeune femme est sauvée in extremis par l'irruption inespérée d'un tiers. Avant de prendre la fuite, son agresseur tague trois lettres sur le carrelage : MPC.
Écoutez un extrait : https://www.lizzie.audio/content/precipice-22602
Rejoignez-nous sur nos réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/lizzie_livresaudio/ Facebook : https://www.facebook.com/Lizzie.LisezAvecLesOreilles
Activez la cloche pour être informé de nos nouvelles vidéos et abonnez vous !
+ Lire la suite
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Les plus populaires : Polar et thriller Voir plus


Lecteurs (1703) Voir plus



Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2912 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..