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Alain Defossé (Traducteur)Charles Dantzig (Préfacier, etc.)
ISBN : 208124067X
Éditeur : Flammarion (15/05/2010)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est régie par un principe intangible : la liberté. Lorsqu'elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n'est pas pour l'entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l'initier à une existence exubérante, pleine de passions cocasses et d'humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie: ne jamais céder au découragement. Hilarant de la première à la dernière page, Tante M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  09 février 2016
Sacré personnage que Tante Mame ! A la veille du crack boursier de 1929, Patrick Dennis vient de perdre son père, riche homme d'affaires. Il se voit confié à la garde de la soeur de son père ,Mame Dennis dite Tante Mame.
Entre Tante Mame et Patrick le courant passe immédiatement . Comment peut il résister à cette tante fantasque, frivole qui aime les artistes, l'alcool, les fourrures et mène la vie dissolue d'une célibataire émancipée pleine de vie et d'amis? Comment résister à l'amour fou, extravagant que lui porte sa tante ? Comment résister à l'austérité de Mr Babcock son administrateur?
Sacrée "bonne femme" ! Rien ne l'arrête, au plus profond désespoir succède l'optimisme le plus éclatant. Elle vit comme elle aime, sans contraintes ni tabous à par ceux de l'intelligence et de la bonne éducation , elle vit comme ses moyens le lui permettent et quand elle aura tout perdu elle saura retrousser ses manches et ....
Ambiance vintage assurée, chronique d'un monde aujourd'hui disparu , Scott Fitzgerald aurait pu fréquenter ses salons, femme ouverte à tout, à tous d'une générosité sans faille pour ceux qu'elle aime , s'empêtrant dans des situations plus invraisemblables les unes que les autres!
Après un début que je qualifierais de "too much" , je me suis laissée piéger par Tante Mame ,c'est énorme, c'est invraisemblable mais certaines situations sont vraiment désopilantes , sourires, éclats de rire garantis. Et puis, cerise sur le gâteau, derrière le rideau d'ironie, de satire de société, il y a ma foi un petit je ne sais quoi qui donne de la profondeur à ce personnage au final très attachant et touchant ( il semblerait que l'auteur se soit inspiré de sa propre tante pour créer Tante Mame! )
A recommander sans restriction surtout quand l'humeur est maussade !
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Corboland78
  26 mars 2012
L'écrivain américain Patrick Dennis – de son vrai nom Edward Everett Tanner – est né en 1921 dans l'Illinois et décédé à New York en 1976. Très populaire dans son pays durant les années cinquante, il avait néanmoins beaucoup ramé avant de voir ce premier roman publié après dix-neuf rejets d'éditeurs qui par la suite durent s'en mordre les doigts puisque ce fut un énorme succès qui sera adapté au cinéma, au théâtre et en comédie musicale, n'en jetez plus la cour est pleine !
Nous sommes dans les années 30, à la mort de son riche père, Patrick devenu orphelin est confié à sa tante Mame, soeur de son père, qu'il ne connaît pas pour son éducation et son héritage à un administrateur jusqu'à sa majorité. En rédigeant ce testament son père avait ajouté verbalement que « tante Mame était une femme très spéciale, et qu'être confié à ses mains est un sort qu'il n'aurait pas souhaité à un chien, mais qu'on ne choisit pas à qui l'on emprunte, et que Tante Mame était ma seule parente en vie ». Une déclaration qui donne d'emblée le ton de ce roman.
Le jeune Patrick va atterrir dans un environnement complètement déroutant, sa tante étant une jeune femme particulièrement excentrique mais non dénuée de qualités et d'instruction « elle était charmante, elle avait l'intuition et l'originalité, et connaissait nombre de gens influents. » Fêtes et parties, champagne coulant à flots, couchers à pas d'heure, les débuts de la cohabitation sont étourdissants. La tante n'est ni avare de son argent, ni de son entrain. Quand elle connaîtra un sévère revers de fortune elle ne sera pas à court d'énergie pour se dégoter une occupation rentable, même si elle prend ses rêves pour des réalités, transformant ses efforts en catastrophes, passant d'une carrière de styliste à celle d'écrivain etc. Patrick suit tout cela d'un oeil étonné au début. Les années passent, le gamin va à l'université puis se cherche une femme pour fonder un foyer. La Tante Mame est toujours proche, s'est refait une santé financière, plus fantasque que jamais, les années n'ayant pas de prise sur son caractère et à peine sur son physique, elle entend continuer à régir la vie de son neveu devenu un jeune adulte.
Chacun des onze chapitres du roman est un épisode de leur vie commune faite de furie, de démesure et d'extravagances causées par la tante qui se vautre dans les situations les plus invraisemblables. Traité sur le mode de l'humour anglo-saxon, c'est toujours souriant, parfois très drôle, quelquefois agaçant quand la tante pousse le bouchon un peu loin. Mais attention, tante Mame n'est pas que superficielle comme ses attitudes le laissent souvent penser, elle sait aussi tenir sa place en toutes circonstances et milieux (si elle le veut bien !) et elle saura faire preuve d'indépendance morale et d'autorité pour rendre la justice et défendre ses amis juifs cruellement calomniés sans preuves aucunes par les très riches parents de la jeune fille prête à convoler avec Patrick. Derrière la femme frivole se cache une personne très attachante, derrière la femme vivant dans le luxe se cache une femme sachant s'adapter à toutes les situations, ne cédant jamais au découragement, une battante comme on dit aujourd'hui.
Le style de Patrick Dennis est alerte et à la lecture du roman on comprend aisément qu'il ait été adopté au théâtre tant il pétille comme un vaudeville. On jubile et on ne peut manquer de penser à P.G. Wodehouse car nous sommes dans la même veine d'humour, mais Wodehouse reste toujours insurpassable dans le genre pour moi.
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Taraxacum
  21 janvier 2013
Mame a une vie bien remplie: mondaine, excentrique, richissime mais jetant l'argent par les fenêtres, cette délicieuse Américaine des années 20 n'a aucun sens des réalités, mais tout à fait le sens du théâtre !
Seulement voilà, son frère décède laissant un orphelin de dix ans qui se retrouve élevé, pour le meilleur et pour le pire, par la Tante Mame. L'auteur a la très bonne idée de ne pas limiter son roman à une série d'anecdotes de confrontation entre l'administrateur des biens du jeune garçon et la tante,anecdotes pourtant très plaisantes, car ils n'ont évidemment pas du tout des opinions concordantes sur ce qui constitue une excellente éducation pour un garçon de dix ans.
Le roman se développe, prend de l'ampleur à mesure que Patrick grandit et Tante Mame va de manies diverses en passions variées, dépense des fortunes, se ruine, se marie, héberge des orphelins anglais mais ne perd jamais son originalité.

C'est drôle, plaisant et si cela ne révolutionne pas l'art du roman, tout à fait agréable à dévorer. On voudrait tous avoir une Tante Mame!
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medsine
  11 février 2012
Écrit dans les années 50, « Tante Mame », a eu beaucoup de mal à se faire éditer. Patrick Dennis se serait vu refuser 19 fois son manuscrit. On peut du coup se lamenter du nombre de bons livres qui sont ainsi restés inconnus de tout lecteur...
Il s'agit de l'histoire d'une fol dingue New-yorkaise, un peu artiste, énormément mondaine, complétement excentrique, parfaitement extravagante, aisée mais vivant largement au dessus de ses moyens, cultivée et iconoclaste, amoureuse éperdue de tous les milieux intellectuels avant-gardistes... Les circonstances de la vie font qu'elle doive s'occuper de son neveu orphelin et l'éduquer en respectant les dernières volontés de son frère, c'est à dire en lui offrant une éducation « traditionnelle »...
Le roman est découpé en chapitres qui sont autant d'épisodes de la vie de Patrick, le neveu qui va grandir jusqu'à devenir adulte, auprès de sa tante délurée. L'histoire débute un peu avant la crise de 29 et s'étend jusqu'à l'après-guerre dans les années 50.
Les épisodes sont introduits par des passages empruntés d'un article du Reader's digest et met en parallèle le récit de la vie d'une femme peu ordinaire, aux yeux du lectorat de la revue, avec celui tout à fait extraordinaire de Tante Mame.
On retrouve des accents de P.G. Wodehouse, le ton franchement sarcastique, l'humour british et l'amour d'un langage soutenu, riche, recherché et très coupant.
« Mon chéri, la richesse de vocabulaire est le signe distinctif de tout intellectuel ».
Les personnages sont admirables et certains épisodes franchement désopilants. Un peu aussi à l'image de « La conjuration des imbéciles » de John Kenedy Toole.
Une de mes meilleures lectures de l'année !
8 novembre 2010
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Marcellina
  03 juillet 2013
L'auteur à travers le personnage de Tante Mame, femme excentrique, généreuse, intelligente, naïve et surtout adorable, nous fait découvrir le « Beau Monde » de la côte Est du siècle passé.
Ces gens, BCBG, tous issus de la première génération du Mayflower, sont juste puritains, hypocrites, superficiels, homophobes, racistes, pédants et « C..s » pour la plupart. Il s'agit d'un monde où l'argent tient une place prépondérante au même titre que la position sociale liée à l'arrivée de l'Ancêtre sur le continent. C'est une critique sarcastique d'une société qui existe encore aujourd'hui, une société que leurs ancêtres avaient fui pour une plus grande liberté... Cherchez l'erreur !
J'ai adoré... C'est très bien écrit, tout en touches vibrantes de vérité, tout en mots bien ciblés. Les personnages sont tellement réels dans leur caricature qu'on ne peut qu'en rire et j'ai bien ri !
Un livre gratuit pour deux achetés, une aubaine... Et quelle découverte:-)
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
QuartierLivreQuartierLivre   21 novembre 2010
On y utilisait également nombre de mots nouveaux pour moi, et à la fin de l'été, mon vocabulaire s'était notablement enrichi. Je possède toujours certaines de ces listes de vocables étranges, glanés au cours des soirées avec Tante Mame. L'une d'elles, en date du 14 juillet 1929, comporte des termes aussi variés que : prise de la Bastille, lesbienne, Hotsy-Tosty Club, guerre des gangs, daiquiri- que j'avais mal othographié- relativité, amour libre, complexe d'Oedipe- encore une faute-, mobile, rétamé - et à partir de là mon orthographe s'affole complètement-, narcissique, Biarritz, psychonévrotique, Schoenberg, nymphomane.
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nathalia1307nathalia1307   19 janvier 2011
Tante Mame était installé dans un grand lit doré et piquait des épingles dans une carte de l'Europe en guerre quand je gravis l'escalier, touchant à peine le sol
- Est ce toi mon petit amour?
- Oui Tante Mame, repondis-je passant la tête par la porte, vous ne dormez pas?
- Si bien sur mon chéri je dors toujours assise avec une carte déployée sur les genoux et toutes les lumières allumées, c'est tellement Napoléonien
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Corboland78Corboland78   26 mars 2012
« - Ouiiii mon chéri ! » Elle baissa le ton, sa voix se fit grave. « Et Patrick, je veux que tu apprennes à connaître Brian. A le connaître comme moi je le connais – ou presque. Tu l’aimes bien, n’est-ce pas ? Et, mon chéri, ajouta-t-elle, m’embrassant sur le sommet du crâne, s’il devait jamais aborder des questions d’âge – je veux dire, te demander quel âge… bon, tu vois, dis-lui que j’ai trente-cinq ans, et toi douze. Il est tellement viril, n’est-ce pas ? Conclua-t-elle dans un chuchotement, me serrant fort le bras, tandis qu’il réapparaissait. Je commençais à bien discerner le tableau.
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RhodopsineRhodopsine   06 octobre 2013
Le jour du Petit Dîner de Tante Mame, Gloria et moi déjeunâmes en ville, puis nous nous rendîmes chez Cartier. En moins d'un quart d'heure, j'en savais long sur les diamants. Aveuglé, assourdi par l'amour, je regardai Gloria refuser trois plateaux de solitaires, avant de contempler avec un sourire extatique, la main tendue, le gros diamant rond qui scintillait à son annulaire. "Oui", déclara-t-elle d'un ton ferme, "c'est celui-là".
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QuartierLivreQuartierLivre   10 novembre 2010
Elle annonça qu'elle jouait franchement la carte de la Quarantaine épanouie, alors qu'elle avait, non moins franchement, cinquante ans, et s'étendit longuement sur la généreuse saison des moissons, dans la vie d'une femme.
Commenter  J’apprécie          90
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