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EAN : 9782070405237
304 pages
Éditeur : Gallimard (28/10/1998)
3.3/5   23 notes
Résumé :

Arthur Morgan est un jeune Français des années cinquante, qui débarque aux Etats-Unis pour y étudier naïvement le droit des affaires. Sa mère, veuve de guerre qui brûle d'ambition pour lui, veut que, d'un milieu désargenté, il passe, dans ce qu'elle appelle la cour des grands. Avant de disparaître et de laisser à son fils un cuisant remords, elle aura la joyeuse illusion de sa réussite, sans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Franckync
  15 avril 2018
Titre : La cour des grands
Auteur : Michel Déon
Editeur : Gallimard
Année : 1998
Résumé : Année 50, Arthur Morgan est un jeune français promis à un brillant avenir. Sa pauvre mère s'est sacrifiée pour que son fils fasse de brillantes études aux états-unis et pénètre enfin la cour des grands. Ainsi le jeune homme intègre une université huppée de la côte est et côtoie les puissants de ce monde. Si la réussite professionnelle d'Arthur sera incontestable, il n'en sera pas de même de sa vie sentimentale. Ballotté entre la fantasque Elisabeth et la mystérieuse Augusta, notre héros n'aura de cesse de poursuivre des chimères.
Mon humble avis : du classique, du classique. Entre deux romans contemporains j'aime beaucoup découvrir des auteurs français plus traditionnels. Michel Déon (membre de l'académie française et rattaché au mouvement des hussards) faisait partie de ces auteurs dont je connaissais le nom mais pas l'oeuvre. Après quelques recherches mon choix se portait sur la cour des grands, à priori une porte d'entrée accessible pour pénétrer l'oeuvre de l'auteur parisien. Autant l'avouer d'emblée le choix fut pertinent et la découverte de cet auteur un vrai plaisir. Si la lecture des premières pages fut un peu déconcertante (style classique, références quelque peu surannées) la suite s'avéra tout à fait passionnante. Tout d'abord et après quelques pages d'acclimatation quel plaisir de lire un texte fait de phrases longues et travaillées. Déon déroule son oeuvre avec maestria et passé les écueils du premier paragraphe les situations et les personnages se mettent en place avec logique et un style admirable. Roman d'un amour impossible, d'une quête éperdue la cour des grands possède un charme indéniable, nostalgique et c'est l'une de ses plus grandes qualités. Les personnages (féminins surtout) sont nimbés de mystère sans jamais être ennuyeux et la description du microcosme universitaire se révèle fine et pertinente, un vrai régal vous dis-je ! Arthur Morgan est un héros pétri de contradictions, rongé par les remords et même si sa réussite est exemplaire son coeur demeure désespérément vide et c'est surement ce qui le rend si attachant. Vous comprendrez aisément à la lecture de cette chronique enthousiaste que la découverte de cet excellent roman n'est qu'un prémisse, j'ai hâte de me plonger à nouveau dans l'oeuvre de monsieur Michel Déon.
J'achète ? : Alors oui nous ne sommes pas ici dans l'efficace, nous ne sommes pas dans l'addictif (quoique?) ni dans le moderne et pourtant... Si tu apprécies une phrase bien faite, si le charme d'une écriture surannée peut t'envouter, si des personnages forts et mystérieux te tentent alors aucune hésitation, procure-toi cette cour des grands sans tarder.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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lecassin
  08 mars 2012
Nous sommes rue des Saints-Pères, à un feu. Parmi flot des voitures, Arthur Morgan, un homme d'affaires à succès reconnaît une vieille connaissance Gétulio.
« Tu pars pour la Suisse ? Tu devrais voir Augusta ». Tels furent les seules paroles qu'Arthur réussit à capter de Gétulio qui s'éloignait déjà ; accompagnées d'un numéro de téléphone.
Augusta… C'était dans les années 50, vingt ans ont passé. Il rejoignait alors par le Queen Mary, son Université américaine pour y faire des études de droit des affaires. le Queen Mary et sa clientèle excentrique et fortunée où les filles de roi côtoient les exilés de luxe, et les « jeunes hommes verts » et pauvre comme lui…
Comme tout le monde, il tombera amoureux d'Augusta, la belle brésilienne…Auraient-ils pu (du ?) faire un bout de chemin ensemble ? Sa route ne fera que croiser celle d'Elisabeth, également …
L'atmosphère douce-amère de Michel Déon devait passer un jour ou l'autre par un paquebot transatlantique. Il nous livre ici un roman vif et nostalgique à la fois où il nous montre une fois de plus que la réussite sociale peut très bien s'accompagner d'un coeur en berne.
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thisou08
  29 juillet 2019
Ce livre est d'une superficialité telle que j'ai vite été découragée.
Je suis d'autant plus déçue que l'auteur m'avait habituée à mieux...
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Papou64
  21 juin 2021
Arthur Morgan va réaliser le rêve de sa mère : gravir l'échelle sociale, arriver dans la « cour des grands ».
Sur le bateau en route vers les USA, il rencontre une Américaine, Elizabeth, ainsi que des Brésiliens : Augusta et son frère Getulio. Elizabeth est libérée et anticonformiste, Augusta est fragile et féminine.
Ce roman est moins captivant que « Je vous écris d'Italie … », mais quand même très agréable à lire. C'est ici un autre univers qui est évoqué : l'Amérique dans années 50, avec New York et Boston.
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Lybertaire
  31 mars 2012
La « cour des grands », c'est le monde des affaires des États-Unis, où le capitalisme crée des générations de banquiers, de conseillers financiers et de grands patrons dont le seul dieu est l'Argent. Dans ce milieu de requins, l'apparence est le vassal du consumérisme ; la cupidité et l'immoralité sont les premières conditions d'accès à la réussite.
On est en 1955, en pleine guerre froide, et déjà la vie privée des hommes politiques fait frémir l'opinion publique, avec soixante ans d'avance sur la France…
C'est sur un bateau de croisière qu'Arthur, un Français poussé par l'ambition de sa mère qui veut à tout prix le projeter dans « la cour des grands », rencontre deux Brésiliens et Elizabeth, une Américaine et fille de riche. Getulio, le gentleman malhonnête accro au poker qui dilapide et rebâtit sa fortune le temps d'une partie, monte la garde auprès de sa soeur Augusta. S'il perd tout son argent, il n'aura qu'à la marier à n'importe quel homme d'affaires richissime qui lui permettra de vivre à ses crochets…
Tandis qu'il convoite la mystérieuse Augusta cachée docilement dans l'ombre de son frère, le jeune Français fréquente Elizabeth. Leur relation s'étend au fil des mois sans que ni l'un ni l'autre n'ose déclarer ses sentiments.
La fin se devine assez vite ; vingt ans après, les personnages se recroisent, se redécouvrent, et l'amour reste impossible. Par à coup, la narration s'attarde sur le voyage en bateau, puis fait une ellipse de l'année qui suit. Après, elle s'essouffle et se contente de retranscrire les seuls événements nécessaires à la connaissance du destin d'Arthur. Enfin, les dialogues et les personnages paraissent plus alambiqués que mystérieux.
Sans mentir, il y a comme un air de déjà vu. Michel Déon met en scène M. Lambda, tout à fait identifiable en chacun de nous – et sans consistance –, confronté à Belle, une femme farouche car ravagée par un passé difficile dont elle ne s'échappe pas. Finalement, une citation résume cet amour : « À jouer les colibris après quarante ans, on risque fort de passer pour une oie. »
Alors, membre de l'Académie française ou pas, Michel Déon n'est pas convaincant. Et à l'adresse des anciens éditeurs de Folio (en 1998) : quand un livre comporte peu de suspens, il est préférable de ne pas trop en raconter.
L''intégralité de la critique sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/la-cour-des-grands-michel-deon-a80136674
Lien : http://www.bibliolingus.fr/l..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Niva8Niva8   27 août 2020
Le président des Etats-Unis jure sur la bible de respecter et de défendre la Constitution. Ce serment est un acte religieux qui fonde une théocratie. La vie politique américaine est placée sour la protection de Dieu qui ne souffre pas le mensonge.
Les Etats-Unis sont un empire. Pas un empire de l'ancienne mode avec des territoires dans toutes les parties du monde. Non, nous avons été une colonie de la Couronne et nous n'aimons pas les pays colonialistes, mais notre empire n'est pas territorial, c'est l'empire du dollar.
Imaginez-vous les convoitises que cela exerce sur le reste du monde ? Nous avons donc à nous défendre en visant les moyens réprouvés par l'éthique puritaine du gouvernement et imposés par les nécessités actuelles. Il n'est jamais difficile à un Etat de recruter des techniciens du coup d'Etat ou de l'entraînement des guérilleros, des spécialistes de la corruption active ou de la désinformation...il est clair que ces opérations purement défensives doivent être confiées à des hommes ou des femmes prêts à sacrifier leur salut éternel à l'amour de leur pays. Et prêts également à être désavoués en cas d'échec ou de découverte de leurs machinations. Ils sont des boucs émissaires qui sauvent la face des élus du peuple. On peut aller jusqu'à les mettre en prison, jusqu'à les fusiller sans qu'ils révèlent les noms et les plans de leurs chefs. Ils ont une conception de la paix infiniment supérieure à celle des fonctionnaires de l'Etat, et trouvent juste, dans certains cas, de se parjurer devant les tribunaux. En fait, laissez moi vous dire que ces êtres appartiennent à un nouvel ordre de chevalerie dont le mond a besoin pour conserver son équilibre.
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LybertaireLybertaire   31 mars 2012
Me voyez-vous en caleçon, dans une chambre d’hôtel avec une prostituée, surpris par un photographe et un journaliste, et le lendemain en première page du Washington Post, le sévère gardien de la vertu des hommes politiques, mais pas toujours de la sienne propre. À la clé, un mini-procès où un juge me condamnerait à une amende. Je vois d’ici la tête du Président éclaboussé par le scandale. Une fin de carrière foutue…
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lecassinlecassin   08 mars 2012
Il avait rarement été heureux, mais il pouvait enseigner comment l'être.
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LybertaireLybertaire   31 mars 2012
À jouer les colibris après quarante ans, on risque fort de passer pour une oie.
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LybertaireLybertaire   31 mars 2012
Nous ne créons rien, nous spéculons sur la bêtise, la vanité, la cupidité ou le manque d’intuition.
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Vidéo de Michel Déon
Des messages portés par les nuages : lettres à des amis Jean d'Ormesson Jean-Luc Barré, Martin Veber Éditions Bouquins
Recueil de lettres reflétant la grande diversité des correspondants de l'écrivain français : Marguerite Duras, Michel Déon, Raymond Aron, Jacques de Lacretelle, Jean-François Brisson, Roger Callois, Jeanne Hersch, Claude Lévi-Strauss, Simone Veil, Michel Debré, entre autres. Un dévoilement des jugements littéraires de l'auteur, de ses admirations, de son intimité et de son engagement d'écrivain. ©Electre 2021
https://www.laprocure.com/messages-portes-nuages-lettres-amis-jean-ormesson/9782221250051.html
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