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EAN : 9782070365579
224 pages
Gallimard (04/04/1974)
3.82/5   25 notes
Résumé :
« Au détour de la rue, je dépassai Lella, ouvris la portière en marche et lui criai de monter, ce qu'elle fit sans hésiter. Dans le rétroviseur, j'aperçus ses poursuivants qui la cherchaient sous les portes cochères, puis fonçaient en galopant dans le marché couvert.
- Sauvée ! lui dis-je.
Elle haletait et sa poitrine se soulevait avec violence sous le chandail de laine bleue... »

Source : Folio, Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cicou45
  10 avril 2013
Toujours sur les recommandation de mon directeur qui s'étonnait que jusqu'à présent, je n'avais encore lu aucun livre de Michel Déon, je me suis laissée tentée par cet ouvrage.
Ce dernier pourrait également s'appeler "Paris by night" car, comme vous l'aurez compris, l'histoire se déroule à Paris et, la majeure partie du temps, la nuit.
Jean Dumont, le protagoniste se remet lentement d'une déception amoureuse et, après s'âtre engagé trois ans dans la légion étrangère, réapprend à aimer, à faire confiance et à s'attacher aux gens, ce qui lui fera de nouvelles déceptions mais aussi plus de confiance en lui. En effet, cela n'a pas toujours été évident pour lui de vivre dans l'ombre de son père, un homme de lettres impressionnant, probablement futur académicien et qui ne lui a jamais montré réellement d'affection ni même chercher à le comprendre.
Un livre sur la nature humaine, sur la trahison et la confiance que l'on peut accorder aux autres, bref un livre sur l'être humain avec ses qualités mais aussi ses défauts. Un livre très agréable à lire, bien écrit mais qui traîne parfois un peu en longueur. En tout cas, un ouvrage que je ne regrette pas d'avoir découvert. A lire !
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moravia
  21 novembre 2016
Cela fait plusieurs semaines que je repousse le moment de faire cette critique. Ce n'est pas qu'il y ait urgence, mais je voulais éviter que d'autres lectures se superposent et ainsi que je perde finalement l'envie d'écrire un mot sur le premier Michel Déon que j'ouvre.
Même s'il s'en défend, l'auteur peut se classer dans le groupe des hussards. Rassemblement de quelques jeunes loups qui voulaient faire la nique à Jean-Paul Sartre et prendre le contre- pied de son mot d'ordre : la littérature sera désormais engagée. J'avais lu Roger Nimier, Antoine Blondin. Il était grand temps que je découvrisse Michel Déon.
Vous n'aimez pas l'imparfait du Subjonctif ? Moi non plus, et je me demande encore pourquoi Michel Déon, comme le petit Poucet avec ses cailloux, en sème sur son chemin. Cela m'irrite les oreilles et j'abhorre les auteurs précieux. C'était peut- être pour faire voir qu'il était apte pour l'académie Française...
Les hussards ce sont des gens de droite, bien à droite. Pour situer un peu mieux, leurs références littéraires sont Paul Morand et Jacques Chardonne. Vous ne trouverez pas leurs livres à la fête de l'Huma, aucune chance.
Jacques Chardonne est bien mort en mai 68, mais ce n'est pas sur les barricades.
Paul Morand avait un problème avec les Juifs, les pédés, les jeunes aux cheveux longs (à ce propos son journal est édifiant). Michel Déon semble diriger, dans ce livre, son racisme plutôt vers les Africains.
Vous pourriez me rétorquer que ce n'est qu'un roman et qu'il est hasardeux d'attribuer à l'auteur les réflexions de ses personnages.
Pas du tout ! Michel Déon a dit lui-même que son Moi profond se trouvait dans ses romans. Dont acte !
Et pourtant, malgré tout cela, Michel Déon parvient à faire un roman attachant. Même si le sujet n'est pas neuf, les déambulations nocturnes et parisiennes d'un amoureux déçu, il emporte l'adhésion du lecteur par son style, ses dialogues incisifs, ses personnages bien campés. Un amoureux désabusé qui dans les derniers instants du roman retrouvera toute sa lucidité.
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lecassin
  22 février 2012
Un père futur académicien, un chagrin d'amour, une absence intolérable…conduisent le narrateur, Jean Dumont, à s'engager trois ans dans la Légion. A son retour, insomniaque, il passe ses nuits à faire découvrir le Paris nocturne à de riches étrangers en quête d'émotions fortes. Sur son chemin, tout l'univers de la nuit parisienne et sa « faune » pleine de rencontres inattendues. Il y fera l'expérience de l'amitié ; il y rencontrera l'amour, et parfois la violence…
Intense et magnifique. On sent le vécu et on perçoit l'ombre d'Antoine Blondin, grand compagnon de virées nocturnes de l'auteur.
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critiques presse (1)
LeFigaro   28 mai 2015
Et voici que surgit, à la faveur d'une réédition, sa part nocturne. Déon avant Déon.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   25 octobre 2016
Une sorte d'ennui provincial était tombé sur ce quartier. Tombé ou plutôt retombé, car ces visages gras, ces fortes poitrines, ces oreilles saignantes, ces mains boudinées et ces chaussures trop petites pour des pieds enflés avaient peut-être fui quelques années devant l'invasion des peintres, des ratés, des héros d'Hemingway, mais maintenant ils ne faisaient que reprendre possession de leurs rues, de leur boulevard, de leur brasseries d'où on ne les avait délogés que temporairement, sans même qu'ils s'en inquiétassent, car ces bovidés - comme les appelle si bien Jean Fougère - ont un sens étonnant de la durée, la certitude que c'est leur graisse, leur porte-feuille, leurs tripotées d'enfants qui les sauvent de l'oubli.
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cicou45cicou45   09 avril 2013
_"Voilà quelqu'un qui avait peu d'argent et des idées noires toutes les nuits. Au fond, c'est ton rêve. Malheureusement tu as de l'argent et tu éprouves le plus grand mal à t'offrir des idées noires. Il n'y a pas de justice."
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moraviamoravia   27 octobre 2016
Tu verras un jour que c'est une maladie moderne : les gens n'ont pas confiance dans les grigris, ils posent des chapeaux sur les lits, passent sous les échelles, brisent des miroirs, laissent le pain à l'envers sur la table, ouvrent des parapluies dans la maison. Après...ils sont tout surpris quand les catastrophes fondent sur eux.
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moraviamoravia   23 octobre 2016
Depuis quelques temps déjà, je le regardais vieillir sans tendresse. Sa calvitie n'était pas belle et, avec l'âge, son avidité grandissait. Je ne lisais plus rien de lui. Le ton moralisateur, qu'il avait adopté pour cacher l'épuisement de sa veine romanesque, m'agaçait au plus haut point. Je savais combien ma mère avait souffert sous son règne. Je savais que ce défenseur de la vertu et de l'ordre républicain, entretenait une petite garce de vingt ans, et profitait avec gloutonnerie de tous les fromages qu'un régime d'une grande bassesse distribue à ceux qui le servent.
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moraviamoravia   24 octobre 2016
Le plus âgé des Brésiliens sembla me prendre en amitié. Avait-il fini la nuit avec Gisèle ? Au fond, il était agréable de ne pas le savoir, de ne pas s'en inquiéter au-delà d'une simple curiosité. De ce piédestal d'indifférence les femmes n'apparaissaient plus aussi nocives, monstrueuses, vipérines.
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Vidéo de Michel Déon
Des messages portés par les nuages : lettres à des amis Jean d'Ormesson Jean-Luc Barré, Martin Veber Éditions Bouquins
Recueil de lettres reflétant la grande diversité des correspondants de l'écrivain français : Marguerite Duras, Michel Déon, Raymond Aron, Jacques de Lacretelle, Jean-François Brisson, Roger Callois, Jeanne Hersch, Claude Lévi-Strauss, Simone Veil, Michel Debré, entre autres. Un dévoilement des jugements littéraires de l'auteur, de ses admirations, de son intimité et de son engagement d'écrivain. ©Electre 2021
https://www.laprocure.com/messages-portes-nuages-lettres-amis-jean-ormesson/9782221250051.html
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