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EAN : 9782330130930
Éditeur : Actes Sud (12/02/2020)
3.32/5   20 notes
Résumé :
Avec sa peau sombre et ses cheveux de neige, Elyz-Ana ressemble aux Shaël-Faars, ces êtres de légende qu'on dit capables de résister au pouvoir d'Isidis, la Déesse céleste qui règne sur Sandremonde. Lorsqu'elle a vent de cette étrange enfant, l'Eglise tente de la capturer. Traquée, Elyz-Ana trouve refuge au sein de la Guilde des sicaires d'Atabeg et grandit dans la faille qui perce cette cité. Elle y rencontre un mystérieux cavalier noir qui lui raconte l'histoire d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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JustAWord
  08 janvier 2020
L'exercice du premier roman n'est pas chose aisée, loin de là.
Surtout dans le domaine de l'imaginaire et, notamment, de la fantasy, où les romans pullulent depuis le succès du Seigneur des Anneaux au cinéma et, plus récemment, de Game of Thrones à la télévision.
La collection ExoFictions de chez Actes Sud, non contente d'avoir publié quelques ouvrages particulièrement audacieux comme Les Anges Radieux de William T. Vollman ou le Problème à Trois Corps de Liu Cixin, se lance aujourd'hui sur le créneau de la fantasy avec la publication d'un premier roman français signé Jean-Luc Deparis. Et pour ne pas faire les choses à moitié, c'est un pavé de plus de 600 pages qui attend le lecteur en ce début d'année dans un univers de magie et de dieux belliqueux.
Les Chapelles d'Isidis
Sandremonde s'ouvre sur une étrange découverte : celle d'une jeune fille aux cheveux blancs comme la neige par le Chevalier de Guelemer de la Chapelle de Malestan.
Alors que la troupe s'en allait cueillir l'une des caravanes des Chapelles voisines pour la dépouiller de son or et de ses provisions, les chapelains se retrouvent nez à nez avec une Shaël-Faar, un être de légende que beaucoup pensent dotée de pouvoirs magiques.
Contre toute attente, le Chevalier de Guelemer, impressionné par la vitalité de cette créature capable de surpasser la protection divine des bornes-frontières d'Isidis, décide de la laisser vivre…et de l'emporter avec lui à la Chapelle de Malestan.
Seulement voilà, depuis longtemps les Shaël-Faars sont un tabou pour l'Église qui règne sur Sandremonde, et à plus forte raison dans les Chapelles, ces fiefs offerts par le Collège Cardinal aux vrais croyants et protégés par la volonté divine d'Isidis si bien que les personnes ne portant pas la bonnes clefs tatouées sur leur peau ne peuvent franchir une borne-frontière donnée.
Malgré les précautions prises par le Chevalier, la vérité arrive rapidement aux oreilles de l'Évêque puis du collège d'Illieneï qui décide d'envoyer ses redoutables moines-soldats à la recherche de la Shaël-Faar et de raser Malestan par la même occasion.
Contrainte de fuir dans la cité d'Atabeg au fin fond de la Plaie, repaire des sicaires et Intouchables capables de passer outre la puissance des bornes-frontières, celle que l'on nomme Elyz-Ana va peu à peu découvrir ses origines et son destin.
Et…nous n'en dirons pas plus pour ne pas gâcher la surprise des lecteurs.
Sandremondre commence de façon énigmatique et envoûtante avec un monde bouffé par le dogme d'Isidis et le gantelet de fer d'une Église toute puissante. Jean-Luc Deparis a l'art et la manière d'installer son univers en alternant les lieux intriguant et en dévoilant surtout un système de magie intelligent. Les pierres posées par le français offre un worldbuilding prometteur où le pouvoir de l'Église serait littéral, où les fidèles d'entre les fidèles, les plus fervents croyants seraient littéralement récompensés dans le monde réel sans devoir attendre le Paradis grâce aux Chapelles, sorte de territoires protégés de façon surnaturelle par les bornes-frontières et où la vie serait bien plus aisée que dans les cités des Terres Médianes où règne la pauvreté et la violence.
Une violence qui n'est pourtant pas absente des Chapelles car celles-ci se tirent continuellement la bourre pour s'emparer des ressources des caravanes marchandes envoyées commercer avec les cités. Et puis, l'Église a beau protéger les siens, elle ne se prive pas de prélever taxes et impôts tout en gardant l'oeil sur les Czars par l'intermédiaire des Évêques, prêts à envoyer l'ensemble des habitants d'une Chapelle dans les Terres Médianes par la force s'il le faut.
Un monde à priori passionnant donc…mais qui perd de sa splendeur par la suite.
L'élue est parmi nous !
Car après avoir esquissé les règles qui régissent les Chapelles et avoir illustré le petit jeu sinistre de l'Église, Jean-Luc Deparis projette son héroïne dans la cité d'Atabeg où elle devient une sicaire, une mercenaire capable d'entrer sur les terres bénies de l'Église pour venger une Chapelle lésée lors d'un raid contre l'une de ses caravanes marchandes. Elyz-Ana découvre alors une religion oubliée avec le culte de Gwendhel et son livre sacré, le Kalath-Ka. Bourré d'enseignements, celui-ci devient rapidement l'obsession principale de la jeune femme qui doit à nouveau fuir les moines-soldats envoyés par le Cardinal Premier, sorte de Pape de l'Église d'Isidis, qui ne tolère pas qu'une Shaël-Faar soit laissée en vie…surtout quand d'étranger cavaliers aux lames bleutées et aux casques à cornes se mettent à trucider du Czar dans les saintes Chapelles de l'Église !
Premier problème pour Sandremonde, l'intrigue propose une installation longue d'environ 230 pages où le lecteur visite des Chapelles, l'île d'Illieneï, une prison sordide, le territoire forestier des Mélankins et, bien sûr, la Plaie d'Atabeg. Il faut attendre un tiers du roman pour que l'héroïne tombe sur le premier représentant de son peule qu'elle pensait pourtant perdu. C'est long, certes, mais on peut tout de même profiter de l'imagination déployée par Jean-Luc Deparis qui dépeint un monde riche et pleins de possibilités…jusqu'au choix malencontreux qui amène notre héroïne dans le Den-Auroch et sur la terre des Saudahyds, sorte de barbares cimmériens vénérant les Dieux des profondeurs, les Cron-Y-Bradh.
À partir de là, Jean-Luc Deparis troque son univers patiemment construit pour un cliché archi-rebattu de la fantasy : l'élue.
Si le lecteur profitera encore par la suite de la découverte du Den-Auroch, contrée-cimetière d'un peuple fauché par le destin, tout déraille lorsque Sandremonde se focalise entièrement sur Elyz-Ana et sa destinée extraordinaire.
Amenée à sauver son peuple et à accomplir la prophétie, elle doit d'abord prouver sa valeur, renouer avec les siens et leurs traditions, trouver l'objet-magique capable de révéler sa destinée, lutter contre les dissensions entre ceux qui croient en elle et ceux qui la renient avant de triompher glorieusement pour l'éternité.
Après la moitié du roman environ, Sandremonde enfile les clichées comme des perles et la lecture devient de plus en plus pénible malgré le monde initialement prometteur déployé par l'auteur. Oubliez les Chapelles et le système de magie, oubliez les Melankins et leur rapport à la Terre, tout devient manichéen dans la suite de Sandremonde avec une Église très méchante et des gentils très…gentils.

De l'art de la narration
Mais qu'à cela ne tienne, si Sandremonde propose une quête héroïque balisée, peut-être propose-t-il, comme nombre de romans, des éléments capables de sublimer cette banalité apparente ?
En réalité, non. Jean-Luc Deparis oublie de caractériser comme il faut ses personnages en cours de route si bien qu'on n'en retient aucun une fois le roman refermé…si ce n'est Elyz-Ana, justement, qui souffre d'un problème courant dans les récits de fantasy habituels : elle n'est pas tant un personnage qu'un personnage-objet, le prétexte d'une quête dont le parcours est cousu du fil blanc de la destinée, favorisée par les Dieux et toujours sauvée in extremis ou presque.
Donc, aucun suspense, aucun enjeu et surtout aucune empathie pour une héroïne qui n'est à l'arrivée qu'un outil. Et c'est bien dommage car il y avait certainement matière à faire mieux. Jean-Luc Deparis aurait pu surpasser son cliché d'enfant-destin par une profonde réflexion introspective sur son héros comme Syffe dans L'Enfant de Poussière de Patrick K. Dewdney ou par une complexité de l'univers et la multiplicité des sous-intrigues comme dans le Trône de Fer de George R.R. Martin. Mais non, rien n'y fait, et le dernier tiers de l'histoire se concentre sur un McGuffin facile avec le Golmédian et sa quête.
Pire encore, Sandremonde souffre de problèmes narratifs évidents.
Dès que Elyz-Ana récupère le livre sacré, le Kalath-Ka, elle commence à débiter de façon sempiternelle des passages dudit livre, confirmant non seulement son statut de personnage-objet mais imposant des passages régulièrement pompeux et répétitifs au lecteur qui en finit harasser.
Jean-Luc Deparis fait d'ailleurs la même chose avec la langue des Saudahyds. À chaque fois que des Saudahyds commencent un dialogue, pour bien montrer qu'ils ne parlent pas la même langue que les autres, l'auteur débute par des mots-charabia qui n'ont d'autre intérêt que de faire exotiques et barbares à la fois. Ce procédé ultra-répétitif finit d'achever un récit incapable de trouver un véritable antagoniste face à cet enfant providentiel qui n'est jamais réellement mise en danger une fois le tiers du roman dépassé et les mécanismes de l'histoire compris par le lecteur.
Que reste-t-il alors à Sandremonde ? Principalement des trouvailles esthétiques avec les cités en ruines du Den-Auroch et les Dieux endormis qui y sommeillent tel ce Dieu-Crapaud faucheur d'âmes rencontré par Elyz-Ana au détour d'un songe. Malheureusement, toute l'histoire s'enlise tellement dans un prêchi-prêcha sur le sacrifice et la force du destin que l'on se noie totalement et jusqu'à la dernière page, cela malgré l'indéniable talent d'écriture de Jean-Luc Deparis qui ne suffit pas.
Le pari était audacieux, le début prometteur mais force est de constater que Sandremonde s'écroule à mi-chemin. Gangrené par les clichés de la fantasy, étouffé par des effets narratifs et stylistiques répétés ad nauseam et dépourvu de personnages poignants et/ou charismatiques, le premier roman de Jean-Luc Deparis rate son objectif. Que Gwendhel ait pitié.
Lien : https://justaword.fr/sandrem..
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Latulu
  22 février 2021
Sandremonde est le premier roman de Jean-Luc Deparis. Sa couverture tout en nuances de bleu et ces montagnes rocheuses recouvertes de neige ainsi que le nom français de l'auteur ont retenu mon attention. La collection ExoFictions des Editions Actes Sud n'avait publié jusqu'alors que des romans étrangers. La première publication d'un auteur français, qui plus est de son premier roman m'a alors confortée dans le choix de cette lecture.
Et j'en ressors avec un sentiment mitigé.
Sandremonde bénéficie d'une superbe écriture. Les paysages et les moeurs des habitants sont très bien décrits, avec beaucoup de métaphores et une certaine poésie.
Le système de magie est également original. L'Église attribue au peuple de Sandremonde, les Kerridens, des territoires bien délimités appelés Chapelles et protégés par des clefs. Seuls ceux qui ont une clé tatouée comme un sceau sur leur peau et propre à leur Chapelle peuvent entrer et vivre sur son territoire, dirigé par un Chapelain nommé par l'Église. Celle-ci s'assure ainsi de la fidélité totale du Chapelain et de ses ouailles car si les résidents contreviennent aux lois établies par l'Église, ils sont dépossédés de leur sceau et ne peuvent plus vivre dans leur Chapelle. Il sont alors condamnés à errer sur des territoires hostiles où pullulent des créatures redoutables. C'est ainsi que, pour avoir recueillie et dissimulée Elyz-Ana, dont l'apparence ressemble à une Shaël-Faars, créatures de légendes considérées comme dangereuses par l'Église, les habitants de la Chapelle vont être tués ou condamnés à l'exil car l'Église va modifier la clé qui permet d'y entrer et d'y résider.
A partir de là, j'ai trouvé que le récit se cassait la figure.
Le livre souffre, selon moi, de deux gros défauts : les personnages et les clichés.
Au début du récit, je trouvais les personnages très caricaturaux, en particulier ceux de l'Église. de nombreux protagonistes interviennent dans le récit et je doit avouer que hormis Elyz-Ana, l'héroïne, j'ai du mal à me souvenir des autres et du rôle qu'ils ont joué. La faute à un récit qui, en dépit de ses qualités narratives, reste froid. Aucune empathie pour les personnages. Au final, ils ont tous un rôle réduit puisque le lecteur finit par suivre Elyz-Ana en mode halluciné débitant à tout va des citations de son livre sacré et sauvée à tout bout de champ par intervention divine.
A ce sujet, l'auteur multiplie les clichés de la fantasy.
Passé le tiers du roman qui se révélait intéressant, le récit trébuche et nous voilà face à la révélation de la nature d'Elyz-Ana : l'Enfant-Elue pour guider son peuple vers la liberté.
De là bien sûr, s'enchaînent la quête de l'objet sacré, la recherche d'objets magiques pour mener la dite quête, le tout ponctué par des dialogues pauvres et agrémenté de charabia « local », la langue du peuple d'Eliz-Ana. le clou est enfoncé dès lors que chaque épisode se termine par une pirouette due à l'intervention divine et protectrice de la déesse qui s'est révélée à Eliz-Ana et à elle seule. D'intéressant le récit est vite devenu exaspérant.
J'ai noté un clin d'oeil à Tolkien avec une race de petits hommes pacifiques et cultivateurs (coucou les hobbits)
Au final, un récit qui débutait bien, porté par une très belle plume mais qui s'enlise dans des clichés, s'étire dans de longues citations de livres sacrés et dont on finit par ne plus rien retenir une fois le récit terminé. Mais quand même : quelle belle plume !

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Cigaes
  16 juin 2020
J'ai lu Sandremonde sur les conseils de mon libraire, à qui j'avais demandé conseil pour de la fantasy francophone sortie dans l'année. C'est en plus un premier roman. Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment à le lire. Pour résumer, je dirais que le monde est assez réussi mais que l'histoire est plutôt ratée.
D'abord, une pique contre Actes Sud, pas Jean-Luc Deparis : la composition de ce livre est moche, un mélange de typographie française et américaine. Les guillemets sont en l'air, sans espace intérieur, ce qui est disgracieux quand accolé à une ponctuation double elle-même espacée. Et je déteste l'habitude de ne pas mettre d'alinéa dans les premiers paragraphes.
Mon principal reproche à l'histoire, c'est l'importance que prend la prophétie. Les prophéties sont difficiles à manier, car elles privent les personnages de leur autonomie, et c'est ce qui se passe ici, sans engager de réflexion sur la nature du libre arbitre et du destin, comme la bonne philo-fiction peut le faire. Ici, les puissances à l'origine de la prophétie semblent avoir prévu jusqu'aux moindres péripéties, et étaient capables d'envoyer de l'aide aux moments où il y en a besoin. Mais alors, s'ils ont ce pouvoir, pourquoi avoir fait le parcours aussi sinueux ? Pourquoi avoir laissé tant d'épreuves qui ne semblent ni nécessaires ni symboliques ?
Ce défaut va main dans la main avec le style narratif. Les événements avancent très vite, on s'attarde rarement sur les détails. Quand les personnages parlent entre eux, les paroles qu'ils s'échangent sonnent travaillées, théâtrales, presque répétées. Mêmes leurs pensées, quand on nous les montre, ont ce style ; nous n'avons jamais accès aux sentiments des personnages, à leurs hésitations. En quelque sorte, on nous raconte non pas une histoire mais un archétype d'histoires ; le style est plus celui d'un conte que d'un roman. Mais un conte de six-cents pages, ça fait long. Ce style donne peu de prises pour s'attacher émotionnellement aux personnages, ce qui rend plus difficile de s'immerger dans l'histoire.
La troisième facette du reproche que je fais à Sandremonde, c'est le système de magie, qui est important dans l'histoire mais pas assez développé. On ne nous explique pas ce qui est possible ou pas avec la magie, donc il est difficile de savoir quand une situation va être résolue par magie, et donc ce ressentir une véritable tension.
Un dernier reproche à l'histoire : la fin. Elle consiste à remettre les choses dans leur état passé, comme elles étaient avant toutes les guerres et destructions. C'est un cliché en fantasy, et un cliché qui peut masquer une nostalgie du passé un peu malsaine.
Si l'histoire n'est pas vraiment à la hauteur, c'est parce que le monde était très prometteur. Les fiefs campagnards vivant isolés protégés par la puissance de l'église mais conscients de sa menace permanente ; les préjugés contre les villes, repaires de misère et de débauche ; les stratégies employées par les citadins pour survivre, les organisations secrètes d'assassins. Encore plus, les luttes de pouvoir au sein de l'église, jusqu'au plus haut niveau ; les secrets qu'elle garde, y compris vis-à-vis d'elle-même, pour oublier ses méfaits passés. Tout ceci aurait pu être le contexte d'une histoire passionnante.
Mais que ce soit pour une histoire plus complexe, ou juste pour nous montrer plus intimement les sentiments des personnages, il aurait fallu beaucoup plus de pages. Peut-être qu'on ne donne pas ce genre d'opportunité pour un premier roman. Un possible second roman à surveiller, donc.
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johanaaugey
  10 mars 2020
Une plongée époustouflante dans un univers neuf et original : on est d'emblée pris dans l'intrigue de ce long roman épique construit autour du personnage mystérieux (et mystique) d'Elyz-Ana. Et c'est avec plaisir et surprise que l'on suit son évolution et sa quête d'identité.
On est également touché par la grâce de cette héroïne et la prose ciselée aux images puissantes de Jean-Luc Deparis. J'ai été tout particulièrement emportée par la délicatesse de l'évocation des paysages et la singularité de cette mythologie renouvelée dont on se plaît à tisser la trame au fur et à mesure que nous en sont dévoilés les fondements. Sandremonde est aride, hostile, mais il y a de la beauté à dessiner et raconter la douleur profonde des adeptes de Gwendhel et le destin des Saudahyds.
Sandremonde est donc une oeuvre complète, elle-même enrichie de fragments (les extraits du Kalath-Kal) aux accents presque sacrés, qu'on l'on savoure jusqu'au dernier chapitre. On espère déjà la suite !
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photonoxx
  17 juin 2020
Sandremonde est sous la coupe des religieux vouant un culte à Isidis. C'est un monde peuplé également de créatures dangereuses, et l'Église accorde à certains groupes le privilège de peupler les « Chapelles », territoires sous la protection magique de la déesse grâce à des pierres frontières qui ne laissent passer que ses habitants marqués par un sceau spécial.
Or, un jour est découverte dans une Chapelle une jeune fille, sans aucun sceau, à la peau sombre et aux cheveux de neige qui fait penser à la légende des Shaël-Faars censés être immunisés contre les pouvoirs d'Isidis. Ne parlant pas la langue du Sandremonde, on connaît juste son nom : Elyz-Ana…
Ce premier roman de fantasy, d'un auteur français qui plus est, et assez remarquable. Mêlant mystères & secrets, une action bien menée, un univers riche et dont on découvre de nouvelles facettes au fur et à mesure que la vie de la jeune Elyz-Ana progresse à la recherche de ses origines.
Qui plus est, l'histoire est en un volume, donc aucune hésitation à avoir.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   17 février 2020
A l’image d’un univers certes travaillé, les personnages ont l’air d’évoluer sur une scène de théâtre, comme s’ils guettaient d’un coup d’œil les consignes de leur metteur en scène, ce qui donne vite l’impression que cette troupe réagit à contre-temps, dans le décalage. L’auteur se laisse ensuite emporté dans un récit de quête initiatique sans chemin de traverse, ni second niveau de lecture, ou autre.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   08 janvier 2020
Gwendhel, qui prend la douleur de ce monde, pleure nuit et jour, depuis le premier battement de son cœur éternel. Elle pleurait alors qu’aucune cité dmne se dressait encore sur Sandremonde. Elle pleure en ce moment. Elle pleurera toujours quand tout ce que tu vois sera tombé en poussière. Son âme est pleine de désolation. Elle est ravagée par une tristesse si terrible qu’elle suffirait à dissoudre n’importe quel mortel. Si cette tristesse venait en toi, aussi forte qu’elle la ressent, ta chair tomberait de tes os comme de la cire fondue.
[…] Mais tu n’as pas besoin de larme de Gwendhel pour te protéger d’Isidis.
Car je crois que tu es, toi-même, une de ses larmes.
+ Lire la suite
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JustAWordJustAWord   08 janvier 2020
Les jours anciens sont comme de vieux parchemins devenus si fragiles que la lumière perce leur membrane jaunie.
Quand l’homme se retourne sur eux et essaie de les saisir, ils s’effritent en lambeaux que le vent emporte. Alors ses mains se retrouvent vides et il songe : “ Ma vie, n’est-ce que cela ?”
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LatuluLatulu   16 février 2021
Le ciel ne peut rien pour moi. Mais il ne peut rien contre moi non plus.
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JustAWordJustAWord   08 janvier 2020
Vous voyez la lame qui se trouve dans ma main, et vous m’appelez violence. Mais vous ne voyez pas les larmes qui se cachent dans mon cœur, sinon vous m’appelleriez souffrance.
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JustAWordJustAWord   08 janvier 2020
La mémoire est un livre dont les pages sont légères. Beaucoup s’envolent dans le tourbillon de la vie.
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