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EAN : 9791021405257
96 pages
OSKAR ÉDITEUR (19/01/2017)
3.78/5   9 notes
Résumé :
Dans ce roman, la maladie abordée est la dépendance au cannabis. À la mort de leur grand-mère, Agathe et Quentin se retrouvent seuls - leur mère les ayant abandonnés lorsqu’ils étaient enfants et leur père très souvent absent. Dans leur grande maison, les amis de Quentin les rejoignent pour des soirées où le cannabis circule librement. Quentin sombre de plus en plus dans l’addiction. Agathe, plus raisonnable, essaie de se sevrer. Chaque soir, elle raconte ses sensat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Tout d'abord je tiens à remercier babelio et les éditions « Oskar » qui m'ont permis de lire ce livre et de découvrir la collection.

Agathe roule un dernier joint et s'adresse à lui, lui parle régulièrement car elle décidé d'arrêter le cannabis.

« Cela fait huit mois que nous nous connaissons, mais nous étions trop fusionnels, m'a-t-on fait comprendre. En fait, j'étais trop attaché à toi, et ça nuisait à ma vie. J'en suis consciente, mais j'avais l'impression que tu me faisais tellement de bien. » P 6

Elle nous décrit ainsi, l'engrenage, le premier joint récréatif avec son frère est ses copains, le samedi soir alors que leur père les laisse seuls et que leur mère est partie depuis longtemps. Elle est en plein désarroi, car la grand-mère, le pilier de la famille, est décédée brutalement.

Le côté festif du début avec la levée des angoisses et des inhibitions, puis la phase planante où tout lui devient indifférent, la chute des résultats scolaires, les amies qui s'éloignent laissant la place à ceux qui sont dans le même trip qu'elle et son frère. le père qui les surprend un soir et que cela amuse car il a fumé autrefois ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer.

La lente descente est très bien décrite avec des mots d'une adolescente de quinze ans: le désintérêt, les lendemains passés au lit, les prises qui se rapprochent, le deal qui entre en scène…

Ce texte émane de Christine Deroin qui anime des ateliers d'écriture, et dans la deuxième partie, on laisse la place à Marie-Odile Krebs, psychiatre qui explique comment l'addiction se met en place, les différents types de cannabis (60 composés : les cannabinoïdes) et les conséquences sur la santé.

Ce livre est très bien fait, accessible, c'est un outil de travail intéressant pour expliquer aux jeunes, ce qu'est vraiment le cannabis et quelles en sont les conséquences. A la fin, on a la liste de tous les sites utiles. La page de couverture et le titre m'ont bien plus.

Les éditions « Oskar » proposent d'autres ouvrages du même type, sur l'autisme, l'hyperactivité, la schizophrénie, les troubles bipolaires…
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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C'est le dernier livre de cette collection "Pas de panique c'est la vie !" des éditions Oskar que j'avais à ma disposition.
C'est encore par le regard d'une soeur que le thème - ici la drogue - est abordé mais Agathe, comme Quentin, a goûté au cannabis et s'est laissé prendre à son piège.
Le récit débute par une adresse de la collégienne à un joint qu'elle accuse et va personnifier tout au long du roman.
J'ai trouvé cette histoire très forte parce qu'elle ne cache rien des effets du cannabis sur la santé, le travail scolaire, la personnalité... Agathe s'inquiète pour son frère, étudiant, qui va trop loin dans sa consommation et qu'elle ne reconnaît plus mais elle décrit aussi sa démotivation et son manque de goût pour tout ce qui n'est pas fumer, au détriment de l'école mais aussi de l'amitié et de la musique.
Le personnage d'Elena est très touchant et c'est la seule adulte (avec l'étonnant professeur de français) qui semble se préoccuper et s'apercevoir que quelque chose cloche dans cette simili famille.
A diffuser sans modération pour informer les jeunes et les moins jeunes sur les risques et les conséquences de la consommation de cannabis qui n'est en rien une drogue "douce".
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Agathe raconte dans son journal la descente aux enfers de son frère aîné. La mort de la grand-mère et la solitude des deux adolescents vont les laisser désarmés face à la drogue. C'est Quentin qui commence par ses fréquentations au lycée à ramener du cannabis à la maison. La jeune fille ne va pas tarder à lui emboîter le pas.

Cela commence par les fêtes du samedi soir qui vont engendrer une sorte de torpeur dans leur cerveau et les amener à décrocher avec la réalité.

L'école, les amis, la famille ne font bientôt plus le poids face aux promesses d'engourdissement des joints. Mais les prises se multiplient et leurs effets s'intensifient. Jusqu'au jour où Quentin ne rentre pas à la maison…

Ce récit, très réaliste, est marqué par la solitude de la jeune fille et le passage avec le père est glaçant. Mais la figure de sa copine Laurie montre qu'avoir des parents ne suffit pas parfois à éviter le pire.

L'auteur semble plus décrire des adolescents en manque de repères et d'interdits que de juger. L'histoire reste optimiste puisque la figure providentielle d'Elena la jeune russe montre qu'il est possible de trouver d'autres plaisirs que la drogue.

La seconde partie plus documentaire rappelle les ravages du cannabis. Cette drogue a la spécificité d'être très différente en fonction des mélanges de produits effectués qui sont inconnus au moment de la prise mais aussi des personnes.

Le message principale est d'éviter de commencer et à défaut d'arrêter au plus vite car si une évolution positive est toujours possible les séquelles tant au niveau de la santé que de la vie sociale sont terribles. Des liens vers des sites utiles sont proposés en fin d'ouvrage.

A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Je tiens tout d'abord à remercier la masse critique de Babelio et Oskar éditeur pour cet envoie. C'est la première fois que je lis un livre de cette édition et donc de cette collection et ce fut une très bonne surprise. le livre est composé de deux parties, une avec une histoire qui aborde le canabis avec des faits fictifs (mais qui pourraient arriver à n'importes qui) et une deuxième avec une interview d'une spécialiste. de plus à la fin de l'ouvrage nous avons une liste de sites et d'adresses utiles si nous sommes confrontés au problème qui est abordé dans le livre.
Je pense que c'est un très bon outil pour aborder des sujets qui ne sont pas toujours faciles et donc compliqué à expliquer à des enfants et des adolescents. Mais aussi, pour les adultes qui ne savent pas forcément tout sur le canabis alors que c'est quelque chose qui peut touché n'importe qui même la meilleur des personnes comme le montre ce roman. Les deux adolescents qui sont présentés n'ont rien de particulier, ils travaillent bien à l'école et ont des amis, enfin une vie normale d'ado. Et puis un malheur touche leur famille et c'est le début du cauchemar. J'ai vraiment aimé cette approche qui permet de mieux comprendre les choses. Nous avons l'impression que le cannabis n'est pas forcément très grave, que c'est une expérience que beaucoup ont eu dans leur jeunesse mais nous voyons grâce à ce roman que ce n'est pas quelque d'anodin.
L'interview est je pense un peu moins accessible pour les enfants, s'il fait la lecture tout seul. Je pense qu'elle permet aux parents ou aux adultes plus généralement d'avoir un approfondissement du sujet qui est abordé.
C'est ouvrage est un très bon outil de médiation qui permet d'aborder un sujet qui peut toucher tout le monde et de l'expliquer simplement.
Il est possible que je lise d'autre ouvrage de cette collection qui aborde des sujet qui m'intéresse comme la trisomie ou la schizophrènie.
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Reçu dans le cadre de Masse critique, ce petit roman "coup de point" m'a permis de découvrir la nouvelle collection des éditions Oskar "Pas de panique c'est la vie". A la fois roman et docufiction, c'est un formidable nouvel outil pédagogique pour aborder des questions délicates avec les collégiens, notamment pour ceux dont le milieu familial n'est pas tout à fait dans la norme.. Dans ce livre-ci, Agathe, élève de 3ème, vit seul avec son frère, déjà majeur et élève en 1ère année d'école de commerce. Les parents ont déserté. La mère est partie depuis longtemps avec un autre homme et se désintéresse totalement de ses enfants. le père, très souvent absent pour des raisons professionnelles, veut refaire sa vie avec sa nouvelle compagne et se contente essentiellement de remplir le frigo, d'approvisionner le porte-monnaie voire de payer une femme de ménage. de bonne volonté, mais un peu perdu, il se conduit plus comme un copain qu'un père. Agathe et Quentin ont en fait vécu et été élevés par leur grand-mère. Tout allait bien. Ils étaient heureux dans cette famille pas ordinaire. Mais, leur grand-mère meurt subitement d'une crise cardiaque. Tout s'effondre. plus de repère. le malaise, le mal-être s'installent. Un soir, Quentin invite un copain qui lui propose un "pétard". C'est le début d'une longue descente en enfer. Agathe se met à fumer elle aussi tout en ayant conscience que cela n'est pas la solution et ne fait qu'empirer son chagrin, en colère contre son père qu'elle voudrait voir réagir autrement. Un devoir de français et le terrible accident de la route de son frère vont heureusement mettre à terme à cette affreuse aventure dans les paradis artificiels.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Je me dévisse le nombril pour savoir comment je m’appelle et qui je suis. La parfaite palourde au cerveau dans le pied. Ce qui est sûr, c’est que là, en ce moment, je lui ressemble. Limace, palourde, je m’aime, je m’adore. P 17
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Je crois qu’après l’abandon de ma mère et la mort de mon grand-père paternel quand j’avais trois ans, cette famille réduite à ma grand-mère, mon père et mon frère, je l’avais transformée en un cocon où rien de grave ne pouvait m’arriver. J’y croyais ferme. Le premier soir où je t’ai partagé, j’ai retrouvé ce cocon. P 15
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Toujours un peu vaseuse, Laurie a annoncé à ses parents qu'elle allait faire ses devoirs avant de se diriger à nouveau vers sa chambre. Ils n'ont rien dit, trop attentifs à respecter notre adolescence mystérieuse. Maintenant je me dis que j'aurais bien aimé qu'ils réagissent. Qu'ils nous interrogent. Qu'ils nous obligent et nous permettent de leur avouer qu'on fumait. (p.29)
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J'avais l'impression à chaque soirée que je "faisais une bêtise" en participant à ce joint collectif, et que mon père rigole comme si c'était normal me mettait mal à l'aise. Il ne jouait pas son rôle. Il aurait dû se fâcher. (p.23)
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Ah ! Tu peux être fier de toi ! En fait tu n'es qu'un tas d'emmerdements roulés dans une feuille de papier. Tu fais tout foirer : les cours, les amis, les frères, tu rends tes fumeurs incapables de se bouger et, en plus, tu donnes l'impression que c'est ça la vraie vie, comme si tu rendais intelligent et lucide sur le monde, alors que tu bousilles la matière grise et que tu rends amorphe. N'importe quoi. En plus t'es qu'un gros paquet de fric, celui que mon frère a dépensé pour t'acheter, un vrai business, et pas comme tu le prétends ce bon vieux copain qui permet de se tenir à l'écart de cette société de consommation. (p.53)
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