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ISBN : 2352360005
Éditeur : Editions Gutenberg (04/01/2006)

Note moyenne : 2.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Entre un père alcoolique vivant de petits larcins et une mère immature qui boucle ses fins de mois avec quelques passes, la vie de Jacques Deroo était toute tracée. L'Assistance publique et son cortège de familles d'accueil plus ou moins bien intentionnées, les chapardages et les centres de correction feront le reste.

Comment trouver sa place dans un monde qui vous a ainsi marqué au fer? Les deux CAP qu'obtient le jeune apprenti - serrurerie et soudu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Yggdrasila
  12 janvier 2014
Un récit autobiographique sur le parcours d'un homme que la vie n'a pas épargné. Ayant connu différentes familles d'accueil étant enfant, puis la prison, la rue et toutes les difficultés qui vont avec, Jacques Deroo nous fait partager son histoire et surtout ce qui l'a amené à se battre pour aider les plus démunis.
Il retrace sa vie depuis son enfance dans les années 60 jusqu'à la date de parution de son livre en 2006.
Au début, je m'attendais à plus d'émotions étant donné les thèmes que l'auteur évoque, mais il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort et ce n'était pas non plus son but dans ce livre. Il a voulu mettre en avant ce qui l'a conduit à consacrer sa vie aux personnes en difficulté en parlant de ses propres galères. Il a également voulu dénoncer certaines injustices et le manque d'implication de certains organismes à l'égard de ceux qui en ont besoin. Il évoque également les problèmes de logements, de l'exclusion et la condition des sans papiers.
Je trouve qu'il fait preuve d'une détermination et d'un courage exemplaire, car il continue son combat encore aujourd'hui.
J'aurai aimé qu'il parle un peu plus dans ce livre de son projet " les Chalets de l'Espoir" mais j'ai compris que ce projet est une sorte d'aboutissement après tout ce qu'il a retracé ici.
C'est un livre utile qui raconte le combat d'un homme pour rendre un peu plus humaine la vie de ceux qui n'ont plus rien.
A lire.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   30 décembre 2013
Le mitard est une prison dans la prison. Si, dans la première, on purge la condamnation fixée par le tribunal, dans la seconde, on est puni pour avoir enfreint le règlement intérieur. Le mitard est une cage à fauves, sauf qu'on y est enfermé seul. Ni lit, ni table. Juste un bloc de ciment carré pour s'asseoir et une petite dalle de béton sur un coin de mur en guise de tablette. Des toilettes à la turque, un lavabo, pas d'eau chaude. Le soir, on jette au prisonnier un matelas en mousse et une couverture qui sont récupérés dès le lendemain matin au réveil, roulés. Pour la toilette, produits et serviette sont prêtés et immédiatement repris. Tous les couverts sont en plastique. Pas le droit de fumer ni de s'allonger durant la journée. Pas de radio. Seule est autorisée une lettre par semaine à la famille. Une heure de promenade en solitaire par jour. Dans de telles conditions, hormis la lecture, point de salut!
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YggdrasilaYggdrasila   30 décembre 2013
Je m'aperçois vite que plus les prisons sont grandes, plus elles sont inhumaines. Dans les petites, les directeurs connaissent beaucoup mieux leurs détenus et peuvent plus facilement anticiper les problèmes. Cela permet de limiter souvent les dégâts. Dans les grands établissements au contraire, les plus faibles restent constamment isolés et toutes les dérives sont possibles.
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YggdrasilaYggdrasila   09 janvier 2014
Si les pays riches sont parvenus à éradiquer la misère physique - aujourd'hui en France, plus personne ne meurt de malnutrition -, ils ont laissé se développer une grande misère morale, dont la solitude est la première et la plus terrible.
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YggdrasilaYggdrasila   31 décembre 2013
Une phrase lue sur un mur du Dépôt m'est restée: "La justice est une putain. Pour la baiser, il faut payer."
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