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EAN : 9782262032401
400 pages
Éditeur : Perrin (16/10/2015)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Coupable ou martyr ? Coupable et martyr ?
Longtemps, l'histoire officielle, d'inspiration marxiste, a accablé Nicolas II, chargé de tous les crimes, accusé de toutes les erreurs. Depuis la chute de l'URSS, la spectaculaire révision de son rôle, de son attitude, de son influence, les drames personnels qu'il a subis et l'engrenage de la Première Guerre mondiale nous montrent un autre souverain, un homme différent de celui qu'on présentait, dépassé par les évén... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
VivianeB
  28 février 2016
Voici le récit de la vie d'un homme, Nicolas II, tsar de Russie, confronté, certainement malgré lui, à un destin royal et auquel il préférait une vie d'homme, de mari et de père, au détriment de sa vie. Fort d'une documentation et d'une iconographie riche, Jean Des Cars nous relate avec érudition et brio un récit très intéressant et prenant.
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Otma
  16 juin 2016
Magnifique ouvrage retraçant la vie de Nicolas II, d'Alexandra Feodorovna mais aussi de leurs cinq enfants, de l'enfance à leur mort tragique dans le cave de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.
Un des points fort de ce livre est qu'il est muni de nombreuses illustrations qui sont d'excellente qualité.
Au fil de la lecture on comprend mieux pourquoi les choses ce sont passé ainsi en ce qui concerne les choix politiques et les nombreuses révolution qui ont parsemés le règne de Nicolas II. Même si je suis passionnée par les Romanov et la Russie, je l'avoue j'étais parfois un peu perdue avec les noms de toute la famille, ceux de l'armée et ceux de la politique... et malgré l'arbre généalogique au début du livre je me sentais un peu perdue quelquefois. Je pense que pour lire cet ouvrage il faut quand même avoir des connaissances sur cette famille : Les Romanov mais aussi sur la Russie et son contexte politique.
Ce livre reste tout de même très bien et surtout complet ! Je félicite Jean des Cars, que j'apprécie beaucoup, pour son travail et ses recherches.
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Commenter  J’apprécie          40
akhesa
  30 janvier 2016
Tres bel ouvrage de par le contenu,le choix du papier et les nombreuses photos illustrant l'ecrit de l'auteur
En lisant cet ouvrage,on se rend compte quelle impoprtance le tsar accordait a sa famille proche,son epouse et ses enfants;on se rend compte aussi combien il vivait hors des realites politiques,hors des realites du monde,de son peuple.
Il etait a mille lieues de la verite,il vivait dans un cocon,dans son cocon familial et des plaisirs de sa vie,jouissant des bienfaits et des richesses du a sa condition imperiale
Tres bon ouvrage,ecrit avec beaucoup de sensibilite
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beneligne
  01 février 2016
Le Tsar Nicolas II de Russie a été porté sur le trône en 1894 juste après la mort de son père Alexandre III.
Marié à la princesse Alix de Hesse-Darmstad, père que 4 très belles jeunes filles et du tsarévitch Alexei atteint d'hémophilie, voici la cause des déboires de cette famille qui eut cette fin si tragique qu'elle nous imprègne encore.You tube, il y en a des dizaines, et j'ai découvert un beau film Russe qui relate leur histoire : the Romanov, an imperial family (2000), qui même s'il est en VO peut être intéressant quand on connait l'histoire.
C'est le fait même qu'il y ait tous ces documents qui nous les rend plus proches.
Si son cousin George V avait pu permuter, Nicolas aurait eu une vie paisible en Angleterre et George aurait affronté les Bolcheviks...
Mais l'hémophilie, la loi salique (la grande -Duchesse Olga aurait pu lui succéder aussi), Raspoutine, Lénine, tout s'est mélangé pour les éliminer...
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simonjean
  18 janvier 2016
Ouvrage très agréable à lire , très instructif sur la psychologie du tsar et de la tsarine. L'enchaînement des faits est clairement raconté sans que cela soit pesant . Il y a de nombreuses photos , beaucoup d'entre elles inédites ..Un seul petit bémol : si on se fie à l'arbre généalogique , l'auteur se trompe quelquefois et désigne un personnage " oncle" alors qu'il s'agit d'un "cousin" et dans l'arbre généalogique , il y a une erreur pour la date de naissance de la tsarine . Ce ne sont que de petits détails qui n'entament en rien le plaisir qu'on a de lire cette biographie , ni lourde ni ennuyeuse .
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Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
OtmaOtma   28 mai 2016
Hélas ! l'issue fatale est imminente. A 49 ans, Alexandre III s'éteint prématurément et doucement dans l'après-midi du 1er novembre. Son fils, comme d'habitude, rédige ses impressions : "2 novembre. Mon Dieu, quelle journée ! Dieu a pris notre cher papa tant aimé et adoré. La tête me tourne. Je ne veux pas y croire, à tel point que cette réalité atroce me paraît invraisemblable. Nous avons passé toute la matinée en haut près de lui ! Il respirait difficilement et il fallait tout le temps lui donner de l'oxygène à respirer. Vers 2h30, il reçut les saints sacrements ; de légères convulsions commencèrent peu après... et la fin arrivera très vite ! Le pope Jean passa plus d'une heure à son chevet et lui tenait la tête. C"était la mort d'un saint ! Mon Dieu, aide-nous dans ces jours pénibles ! Pauvre chère maman ! Le soir, à 9h30, eut lieu l'office des morts, dans sa propre chambre ! Je me sentais écrasé." Alix se comporte "tel un petit ange de réconfort", mais tout le monde l'ignore car, protocolairement, elle n'existe pas encore. Et les préparatifs des funérailles vont occuper toutes les pensées de la famille.
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OtmaOtma   29 mai 2016
C'est au petit palais Alexandre, à Tsarskoïe Selo, près du grand palais, qu'ils choisissent de passer les mois d'hiver. Cette résidence avait été construite sur ordre de Catherine II pour son petit-fils favori, le futur Alexandre Ier. A la fin de 1894, le couple impérial passe des moments merveilleux dans cette résidence célèbre pour sa gigantesque cour d'honneur, entre les promenades à traîneau dans les parcs et la lecture. Très heureux, Nicolas écrit qu'il est "impossible de décrire les plaisirs de vivre à deux dans un site aussi beau". Le tsar se dit agacé d'être dérangé par les affaires de l’État, espérant vite retrouver la quiétude d'une soirée dans son cabinet de travail : "Je lisais à haute voix. Ô combien j'aime les soirées pareilles, douces et calmes, en tête à tête avec ma femme bien-aimée ! Mon cœur, malgré moi adresse à Dieu toutes mes prières de gratitude pour cette félicité terrestre qu'Il m'envoie."
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OtmaOtma   17 mai 2016
Cependant, au début de l'année 1894, Nicolas, comme toute la famille, est inquiet ; le tsar est malade. On parle d'une grippe, puis les médecins se taisent, leur patient aussi. Cet homme spectaculaire aime la discrétion. Mais le colosse a le teint pâle, le visage boursouflé et, quoiqu'il assiste aux cérémonies ou aux longs offices où doit paraître le souverain, sa fatigue est préoccupante. Il a 49 ans. Il se plaint de douleurs lombaires, si tenaces qu'il est au bord de perdre connaissance. Sa néphrite chronique est confirmée. Devant l’aggravation de son était, le professeur de médecine Zakharine, venu de Moscou, exige un traitement sérieux, un régime alimentaire et surtout un départ pour la Crimée afin que le tsar s'y repose. Il n'obéira pas tout de suite et les ordres des médecins l'exaspèrent. Mais où est-il, le temps où ce géant à la force herculéenne pliait entre ses doigts une pièce de 1 rouble en argent ?
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OtmaOtma   29 mai 2016
Mais décidément, le sort s'acharne sur la dynastie : le 28 juin, le grand-duc Gueorgui Alexandrovitch, toujours dans sa propriété du Caucase, à Abas-Tuman, où il lutte contre la tuberculose, se sent trop las pour se promener p pied. Il décide e se déplacer à bicyclette. Il part seul. Mais, victime d'une hémorragie, il tombe sur le bas-côté de la route. Des paysans le trouvent inanimé et il succombe quelques heures plus tard. Il n'avait que 28 ans. Même si depuis des années il vivait loin de la Cour en raison de son état de santé, le tsar est bouleversé par la perte d'un frère délicieux, joyeux, courageux, dont il s'était toujours senti très proche. Il aurait tant voulu qu'il pût rester auprès de lui ! La famille impériale est pétrifiée par les épreuves.
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OtmaOtma   30 mai 2016
Et l'impératrice ? Elle est jugé très belle, de haute taille, mais distante, ne cherchant pas à être aimable avec ses interlocuteurs. Un proche, qui sera précepteur de ses enfants, vantera "ses yeux bleu-gris, étonnamment vivant, reflétant toutes les émotions de son âme frémissante". S'ennuie-t-elle ? Elle est sans doute meurtrie de n'avoir pu revenir en France sans être la génitrice d'un fils. Mais au Vieux Théâtre du palais, elle a l'honneur d'entendre, déclamé par la célèbre comédienne Julia Bartet, un texte, dit "à propos", écrit spécialement pour la souveraine, par Edmond Rostand. Cette sociétaire de la Comédie-Française s'était déjà produite devant le couple impérial l'année précédente à Saint-Saint-Pétersbourg. Le texte d'Edmond Rostand s'achève par un hommage aux tsar, "le grand empereur de la paix".
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