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ISBN : 2815914808
Éditeur : L'Aube (04/05/2016)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Goa, ancien paradis hippie, est une nouvelle destination à la mode pour les jeunes du monde entier. Sauf qu’une jeune touriste britannique y est agressée par des Indiens puis portée disparue…
Simran Singh, piquante travailleuse sociale, y passe justement ses vacances avec Durga, sa fille adoptive, quand elle reçoit une vidéo sur son téléphone portable qui va donner une tournure totalement inattendue à son séjour. ­Commence alors une longue enquête pleine de r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  08 décembre 2016
Ah Goa, ses plages, son soleil, ses habitants si sympathiques pour les touristes en quête de zénitude ! Cela, c'est la carte postale mais l'envers du paradis est épouvantable. La toile de fond de la mer de l'innocence, visiblement très réaliste, a autant sinon plus d'importance que l'intrigue de ce roman où corruption, concussion et trafic de drogue mènent une danse diabolique. le personnage de l'enquêtrice, une travailleuse sociale aussi candide que audacieuse est cependant très attachant. Elle est bourrée de défauts mais se bat becs et ongles pour faire triompher la vérité (peine perdue) dans un pays où la condition des femmes est déplorable. Il arrive que le livre tourne un peu en rond mais sa dimension sociale et son style très délié font oublier ses défauts de fabrication.
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Colchik
  05 août 2017
L'auteure est connue pour dénoncer dans ses romans la condition faite aux femmes en Inde. Ici, le thème porte sur le viol.
Simram Singh débarque avec sa fille à Goa, au moment des vacances de Noël, pour y passer une semaine de vacances. Las, son ami Amarjit, fonctionnaire de police haut gradé de Delhi, la retrouve à son hôtel et lui demande d'enquêter sur la disparition d'une jeune Anglaise, Liza. Tout d'abord réticente à se laisser gâcher ses vacances, Simram accepte l'offre après avoir visionné sur son téléphone des vidéos qui lui sont adressées anonymement. Il ne fait aucun doute que la jeune touriste a été violée sur la plage par deux hommes. Elle rencontre alors Marian, la soeur de Liza, qui doit lui fournir des informations sur le séjour de l'adolescente, plutôt délurée à Goa. Mais Marian esquive sans cesse les questions et se fait insaisissable. Bientôt, Simram fait l'objet de menaces à peine voilées puis, droguée par des individus, elle manque de tomber à la mer. Quand les amies de sa fille Durga sont à leur tour inquiétées et que le danger s'approche de celle-ci, elle décide de rester seule à Goa pour se lancer complètement dans la recherche de Liza.
J'ai trouvé cette histoire très maladroite dans sa construction, lente dans sa progression et pleine d'invraisemblances.
Goa, tout d'abord. On dirait que l'auteure n'y a jamais mis les pieds. L'atmosphère qu'elle suggère, décontraction bon enfant, vie de patachon, drogue à tous les coins de paillote, semble assez artificielle. Elle parle des fêtes organisées dans les cabanons sur la plage, des vendeuses de colifichets, des touristes qui envahissent les lieux sans qu'on retrouve cette touche d'étrangeté qu'on ressent dans ce lieu du tourisme de masse. Cet un endroit enclavé, bondé, à la circulation trépidante, plein de magasins et de restaurants, qui pourrait être à n'importe quel autre endroit de la planète où il y a un littoral, du soleil et une mer tiède. L'exotisme s'est déplacé du côté indien, c'est le touriste occidental qui est une attraction à Goa. Or, Simram n'a pas l'air de trouver cette faune plus particulière qu'une autre. Elle évoque à plusieurs reprises les Goanais de souche qui ont perdu leur culture traditionnelle au profit de retombées économiques juteuses, mais à aucun moment elle ne nous montre ce que serait l'identité goanaise, peut-être le glacis du christianisme sur le vieux fond hindouiste, les influences portugaises diffuses, les coutumes spécifiques des habitants ?
Quant à l'intrigue, elle est tellement tarabiscotée dans son exposé si bien qu'on s'égare. Pour une enquêtrice du dimanche, Simram se pose là. Maladroite, aveugle, naïve, on se demande pourquoi un fonctionnaire de police ferait appel à elle. le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle manque de subtilité !
Suffit-il de bonnes intentions pour faire un bon roman ? Sans doute pas. Kishwar Desai dénonce la corruption de la police, les arrestations arbitraires, la torture des inculpés, les trafics en tous genres, l'impunité des politiciens affairistes ET le sort des femmes sous la coupe de prédateurs machistes, non pas avec des sandalettes de plage, mais des semelles de plomb.
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yv1
  08 mars 2015
Les deux tomes précédents mettant en scène Simran Singh s'intitulent Témoin de la nuit et Les origines de l'amour, mais point n'est besoin de les avoir lus pour comprendre celui-ci et suivre avec intérêt cette enquête, la preuve, je ne les ai pas lus.
Simran Singh est une femme qui a passé la quarantaine, elle vit seule avec Durga qu'elle a adoptée suite à l'une de ses précédentes enquêtes. L'intrigue présente est très ancrée dans l'Inde contemporaine. Elle mélange fiction et réalité : vous vous souvenez sans doute de cette jeune étudiante indienne agressée et violée par six hommes dans un bus (en décembre 2012, cf, l'article de Wikipedia), Kishwar Desai en parle pour dénoncer la violence extrême à laquelle sont confrontés les Indiennes et ceux qui tentent de les secourir -certains hommes qui ont tenté de les aider se sont fait tuer par les violeurs. L'action de son roman se déroule au même moment. "L'état de la jeune femme que six hommes ivres avaient sauvagement violée dans un bus en marche s'aggravait. On en savait maintenant un peu plus sur ce qui lui était arrivé. A l'aide d'une barre de fer, l'un des violeurs avait perforé ses organes reproducteurs puis arraché ses intestins à mains nues. Au cours des nombreuses opérations qu'elle avait subies, les chirurgiens n'avaient réussi à sauver que cinq pour cent de ses intestins." (p.105)
Kishwar Desai place son histoire à Goa, ancienne destination hippie pour Occidentaux en recherche d'un autre style de vie, devenue la région la plus violente de l'Inde dans laquelle la drogue circule librement et le viol est devenu presque courant : "Un ministre craignait par exemple que Goa devienne la capitale mondiale du viol. Un autre membre du Parlement déclarait qu'en trois ans, un étranger était mort presque chaque semaine dans cet État." (p.106). Et ça fait peur, les touristes sont embêtés et lorsque ce sont des femmes seules, elles peuvent être harcelées, photographiées à leur insu, photographies qui se retrouveront sur des sites Internet, ...
L'héroïne de Kishwar Desai est une femme seule, fonceuse qui ne se soucie pas vraiment des conséquences de ses actes ou des questions qu'elle pose. Ce n'est pas une enquêtrice professionnelle, elle manque de finesse et de recul. C'est évidemment ce qui fait tout son charme, elle est loin des codes des flics ou privés : elle va droit au but, se pose de multiples questions sur les personnes qu'elle rencontre et qui l'aident : sont-elles des alliées, des ennemies ? Et le lecteur ne peut pas l'aider puisqu'il n'en sait pas plus qu'elle et qu'il a exactement les mêmes interrogations.
A part quelques petites longueurs dans ces questionnements qui reviennent un peu trop souvent, le roman se suit avec plaisir et envie de connaître le fin mot de l'histoire. Simran Singh est attachante, sa naïveté et son enthousiasme en font une enquêtrice hors norme, originale. le contexte est fort, la place des femmes dans la société indienne, la violence du pays, la corruption des élites politiques, l'attrait de l'argent facile, l'opposition entre la modernité des grandes villes et des zones touristiques et les régions rurales qui sont très traditionalistes. Une très belle découverte que cette auteure qui, par le biais du divertissement d'un roman policier ne mâche pas ses mots et met l'accent sur ce qui ne tourne pas rond en Inde, tout en restant finalement assez positive ; le roman peut être dur, mais la personnalité de l'héroïne et l'ambiance finale nous laissent sur des notes encourageantes.
Lien : http://lyvres.fr
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Sharon
  10 octobre 2017
Ceci est le troisième tome des enquêtes de Simran Singh. "Enquête", c'est beaucoup dire, parce que ce que l'on découvre surtout, ce sont les vacances de Simran et comment elles sont perturbées parce que son vieil ami lui demande d'enquêter sur une disparition.
A la fin, tout s'éclaircit dans l'esprit de Simran. Elle a bien de la chance parce qu'elle a été, comme dans le tome précédent, d'une grande naïveté.
Le sujet est pourtant grave : le viol de jeunes filles, de jeunes femmes, à Goa. de ce lieu, je n'en ai pas vu grand chose dans ce roman. de la population native de ce lieu, de sa culture, non plus. Il s'agit quasi uniquement d'un vaste piège pour touriste, où les jeunes filles ressemblent furieusement à des proies, parfois presque consentantes.
Oui, l'auteure dénonce les violences faites aux femmes, la corruption, la toute-puissance des très riches. En même temps, je n'ai ressenti aucune empathie pour la victime, trop immatérielle. On ne peut demander aux lecteurs ce que le propre père de la disparue et sa soeur ne sont pas capable d'éprouver.
Les bonnes intentions ne font pas toujours les romans réussis.
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Lison67
  22 décembre 2016
Kishwar Desai est une auteur indienne, anciennement journaliste, engagée dans la défense de la condition des femmes dans son pays. Son roman La mer d'innocence se déroule sur les plages de Goa. La narratrice et enquêtrice Simran Singh, personnage récurrent des romans de Kishwar Desai, est abordée pendant ses vacances goanaises avec sa fille, par un ex petit ami inspecteur de police. Il cherche quelqu'un pour interroger discrètement les touristes et employés des paillotes des plages avoisinantes afin de retrouver une jeune fille, Liza Kay, mystérieusement disparue de la circulation. Simran s'engage alors un peu malgré elle dans une enquête aux allures de vacances au pays des hippies. L'occasion pour Kishwar Desai de décrire l'envers du décor du tourisme goanais et de ses plages idylliques : mafia, drogue, alcool, viol, meurtre, détournement de mineure, hippies peacefull, musique, drague, omerta et suspicions au programme. Tout est fait pour noyer le poisson… Simran Singh n'en reste pas moins droite dans ses bottes et mène l'enquête avec brio et véhémence.
Outre le suspense et les rebondissements bien menés de Kishwar Desai, l'intérêt principal de la mer d'innocence réside à mon sens dans la représentation détaillée de l'univers si particulier du tourisme balnéaire et spirituel à l'indienne, et dans la dénonciation assumée des violences récurrentes et banalisées faites au femmes en Inde.
Lien : https://synchroniciteetseren..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2015
Aujourd’hui en Inde, il est toujours malvenu de se disputer avec un homme dans la rue, et encore plus sur une plage, surtout pour une femme célibataire. J’étais certaine qu’aucun preux chevalier en maillot de bain n’allait surgir de la mer pour me défendre contre ce casse-pieds tout dégoulinant. De toute façon, lorsqu’un homme tentait de protéger une femme harcelée, l’issue pouvait être fatale.
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2015
Une femme pouvait être agressée ou harcelée sans s’être mise elle-même dans une situation délicate. Peu importait qu’elle soit nue ou habillée de la tête aux pieds, qu’elle soit défoncée, soûle ou totalement sobre. Ou que ce soit une prostituée. Elle pouvait être attaquée à tout moment, et sans la moindre raison.
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yv1yv1   08 mars 2015
L'état de la jeune femme que six hommes ivres avaient sauvagement violée dans un bus en marche s'aggravait. On en savait maintenant un peu plus sur ce qui lui était arrivé. A l'aide d'une barre de fer, l'un des violeurs avait perforé ses organes reproducteurs puis arraché ses intestins à mains nues. Au cours des nombreuses opérations qu'elle avait subies, les chirurgiens n'avaient réussi à sauver que cinq pour cent de ses intestins. (p.105)
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2015
Dans tous les cas, elles sont les victimes de leur propre culture. Certaines jeunes filles aux États-Unis et au Royaume-Uni ont des relations sexuelles – et même des bébés – dès l’âge de onze ans tandis que dans certaines régions de l’Inde, on force les petites filles à se marier alors qu’on devrait les laisser jouer ou aller à l’école.
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2015
Quoi que deviennent nos filles une fois adultes, c’est la rapidité de leur sexualisation que je trouvais inquiétante. Je repensai à toutes les victimes de violences que j’avais rencontrées au fil des années. Leurs agresseurs considéraient toujours que leur corps ne leur appartenait pas.
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Videos de Kishwar Desai (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kishwar Desai

MP 2015-01-26-269-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Kishwar Desai - Les origines de l'amour.
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