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EAN : 9782915018172
145 pages
Éditeur : Quidam (05/09/2006)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 53 notes)
Résumé :

Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique. Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s'interroge sur la marche chaotique du monde. Tout cela donne un roman picaresque, une méditation drôle sur notre finitude, doublés ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  19 mars 2012
"Je suis né le 17 juin à 16h37 sur les presses de la Manutention. Je suis un livre et je vais vous raconter mon histoire". Tel est le préambule de ce petit opus écrit par Paul Desalmand qui vient ici gueuler un grand coup sur l'édition, les voiturées de livres éditées chaque année et qui finiront quelques mois plus tard dans la gueule de cette énorme broyeuse qu'est le pilon.
Arrivé au soir de sa vie, plus de vingt ans, il a pour projet de nous raconter ses aventures.
Je n'écris pas un roman mais seulement un témoignage sur les principaux évènements de ma vie… Mon existence a été mouvementée.
Et nous voilà embarqué à ses côtés chez son premier libraire, chez un vieil homme à la jambe de bois (pilon pour les initiés), nous le suivrons aux puces, dans un sac sous les ponts de paris…
C'est l'occasion pour le livre de nous faire un portrait de tous ces types de lecteurs parmi lesquels on en trouve bien un qui nous ressemble un peu. Paul Desalmand se régale et nous enivre au passage de réflexions et de citations des auteurs qu'il affectionne particulièrement.
Après une carrière dans l'enseignement suivie d'une grande expérience dans le monde de l'édition, Paul Desalmand publie ce premier texte. "Roman, essai, pamphlet, atypique sûrement", c'est ainsi que le définit Patrick Cauvin dans sa préface.
Auteur atypique donc qui, à la question "Pourquoi écrivez-vous ?" répond: "Pour atteindre un état où je n'aurai plus envie d'écrire"
Un très court texte donc à savourer comme une confiserie avec un brin d'émotion et un petit sourire en coin
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sarahdu91
  06 août 2017
Un roman agréable et original qui nous raconte la vie d'un Livre, du moment où il est édité, en passant par le côté librairie, lecteur, vendeur...
On a droit aux péripéties vécues et ressenties par ce fameux livre qui veut absolument être pris en main, il veut voyager, rencontrer d'autres livres et partage ses avis avec d'autres que ce soit en rayon de librairie ou encore sur les étagères de bibliothèques.
En aucun cas ce dernier ne veut passer par le pilon comme il le dit si bien... ce petit livre m'a bien fait sourire car très bien écrit et réaliste en même temps.
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Fandol
  11 août 2017
Dans le liseur du 6 h 27, Jean-Paul Didierlaurent nous emmenait dans les entrailles de ce terrible pilon que redoutent tous les livres… ce que ne manque pas de nous faire vivre et ressentir, avec beaucoup de talent et d'originalité, Paul Desalmand dans "Le pilon".
C'est un livre qui raconte, un livre de valeur, numéroté, sorti des presses de la Mayenne le 17 juillet 1983 mais qui regrette d'être affublé d'un code-barres : « J'ai l'impression de ressembler à un camembert. » D'emblée, il confie : « Quoi qu'il puisse m'arriver, j'estime ma vie réussie parce que j'ai été lu. »
Sa vie commence dans un entrepôt, trois mois à attendre la rentrée de septembre et à redouter les souris qui grignotent… « je veux être dévoré dans le bon sens du terme. » Puis c'est la première librairie avec des anecdotes savoureuses comme cette séance de dédicace, ces lycéens, ce garçon porté de bonne volonté et sa mère qui le décourage… Ce livre faisant partie des « office », il est retourné dans son carton d'origine sans avoir vu le jour et commence à redouter le pilon.
Ainsi, nous apprenons que 100 millions de livres sont broyés sur 500 millions fabriqués mais notre ami y échappe pour se retrouver chez « un libraire qui lit » où le livre est seulement aimé : « il ne manquait pas de lecteurs, il manquait seulement de bons libraires… le rôle de l'écrivain, de l'éditeur, du libraire, du livre qui est, tout simplement, d'apporter du bonheur. »
Dans la première partie de son livre, Paul Desalmand pose bien le problème, définit tous les éléments qui font la vie de son héros, de façon très vivante. Suivent encore des péripéties complètées par des réflexions très pertinentes sur la vie de notre société.
Nous rencontrons un écrivain en mal de reconnaissance, un ancien champion de ski, le monde des librairies d'occasion et surtout, ce que l'auteur réussit bien : les discussions entre ouvrages se retrouvant sur la même étagère. Après un temps sous les ponts de Paris, le livre est le compagnon d'une « mignonne » adepte du bronzage intégral… mais qui abandonne son livre dans un taxi : « le meilleur de ma vie était derrière moi. »
Son retour en librairie permet de détailler les différents positionnements d'un livre pour qu'il ait les meilleures chances d'être acheté : la vitrine, le tourniquet, le présentoir ? Chez les lecteurs, il y a le chasseur qui cherche dans un rayon et le pêcheur qui ne regarde que les livres posés à plat mais, ici, les rôles sont inversés : « le poisson doit hameçonner le pêcheur. » L'idéal semble être le dessus d'une pile mais « la librairie n'est pas un commerce comme les autres, du moins celle digne de ce nom. » Enfin, un livre peut être acheté mais sera-t-il lu ?
D'étape en étape, la vie de ce héros peu ordinaire se poursuit et permet à l'auteur de nous gratifier de quelques petits bijoux : « La lecture comme l'amour est la pierre à aiguiser de l'âme. » ou encore : « L'écrivain n'est vraiment mort qu'avec son dernier lecteur. » ou enfin : « Une maison sans livres est une âme morte. »

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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MagdaB
  22 août 2014
Tout, tout, tout sur la vie d'un livre. L'approche est originale, puisque c'est le livre lui-même qui se raconte. Extrêmement intéressant pour tous ceux qui s'intéressent au monde de l'édition, aux libraires, aux tirages, aux manies du lectorat, aux critiques...c'est à dire, en fait, un livre qui devrait intéresser tous les "Babéliens" !
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PoirierEmma971120
  03 janvier 2014
«Je n'ai pas écrit ce roman. C'est le roman qui m'a écrit.» voici ce que précise l'auteur sur la quatrième de couverture de son premier ouvrage. Conseillé par mon professeur de français en début d'année, j'ai de suite voulu découvrir le bruit de ce livre.
Pleins de rebondissements et d'aventures, le livret en lui-même écrit sa propre histoire. C'est bien l'une des premières fois que je me retrouve confrontée à lire quelque chose de « vivant ». Il parle de tous ce qu'il a pu vivre, traverser et subir et ce livre sans précédent, en nous narrant ses aventures et l'origine de son existence, nous emmène avec lui tout au long de ces quelques lignes.
C'est un écrit plein, qui nous permet de visionner des choses auxquels on ne pense pas forcément, ou que l'on oublie souvent. Avant de découvrir cet « être » qui parle de lui-même, je ne me doutais pas qu'un livre pouvait avoir une âme, mais si celui-ci est capable de vivre entre les mains de plusieurs lecteurs, auteurs, ou personnages pittoresques alors pourquoi ne pourrait-il pas s'imprégner de tout ce qu'il a vu afin de devenir quelqu'un ?
« le pilon » est une merveilleuse idée de la part de Paul Desalmand, en aucun cas je ne pourrais me retrouver déçue de cette imagination et de ce débordement. Je vous conseille à votre tour de vous laisser emporter dans ce très beau voyage biblique, qui nous pousse à la réflexion en restant tant agréable et délicat.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   29 décembre 2019
En simplifiant beaucoup, il y a quatre façons d’être présent dans une librairie : en rayon, à plat sur une table, de face sur un présentoir ou en vitrine. Le tourniquet peut s’apparenter, selon les cas, au rayon ou au présentoir. La vitrine correspond à ces situations honorifiques qui ne rapportent rien. S’il existe d’autres exemplaires dans la librairie, nos couleurs vont même passer et nous avons toutes les chances de nous retrouver dans les retours ; le mieux étant encore d’être soldé. Seul sur un présentoir ? Un peu la même chose. Pour l’éditeur ou l’auteur, c’est le rêve puisque, pour être vendu, le livre doit être vu. Mais, pour nous, souvent, comme dans le cas précédent, le libraire ira chercher un autre exemplaire pour le lecteur intéressé par ce titre. On aguiche, mais pour d’autres. Être rangé dans un rayon ou dans un tourniquet, et vu seulement de dos, participe d’un autre univers. Celui qui cherche un livre dans un rayon est un chasseur ; celui qui parcourt du regard les livres à plat sur l’éventaire, un pêcheur. Le chasseur a en tête un titre, un auteur, parfois un thème. Le pêcheur ne sait pas trop ce qu’il veut.
Oui, être à plat sur une table s’apparente à la pêche, mais à une pêche paradoxale puisque c’est le poisson qui doit hameçonner le pêcheur. En principe, la situation en haut d’une pile, il n’y a pas mieux. Il faut nuancer tout de même. Le livre en haut de la pile est parfois un peu défraîchi à force d’avoir été manipulé, un petit pli marque la couverture, l’exemplaire bâille. Nous connaissons alors une situation cruelle. Le client ou la cliente nous prend en main, examine, lit, puis part à la caisse avec l’exemplaire du dessous, nous laissant là comme une promise longtemps fiancée qui voit le monsieur, au dernier moment, se décider pour une autre. Pourtant, cette situation en haut de la pile est celle que je préfère.
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platon67platon67   17 avril 2014
Radicalement différente de la lecture tricot, se situe cette lecture qui vous transforme, vous façonne, vous constitue, vous informe, dans le sens de donner forme, brise la banquise qui est en vous, parfois vous élève au-dessus de vous-même.(...) La lecture ressemble à l'amour. Vous êtes lourd, vous parcourez des pages en vous y intéressant sans vraiment vous y intéresser, et puis vous tombez sur une page qui provoque une commotion électrique, le coup de foudre version littéraire, vous reconnaissez dans cet écrivain un frère, vous vous dites que vous auriez bien aimé avoir écrit ces lignes..
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MyrabelleMyrabelle   03 avril 2012
Dur le pilon. Le pire qui puisse arriver à un livre. Une énorme bécane qui vous broie, triture, lacère, éparpille dans un vacarme effroyable. Venu du papier, vous retournez au papier. Et pour aboutir à quoi ? A du papier d'emballage ou des magazines, parfois d'autres livres. Le livre qui va au pilon. Le plus souvent, il n'est même pas sorti de son carton. Ou s'il en est sorti, c'est pour y retourner vite fait, le libraire en ayant assez de le voir traîner sur ses présentoirs. La plupart n'ont vu la lumière du jour que durant quelques secondes, car avec les nouvelles techniques, il n'y a même plus de temps de séchage. Ce n'est pas mon cas. J'ai vécu, j'avoue que j'ai vécu.
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palamedepalamede   28 mars 2018
Il n’y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain : un grand amour ou la lecture d’un grand livre.
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MyrabelleMyrabelle   02 avril 2012
Quand vient la nuit, nos étagères silencieuses le jour, se mettent à bruire de mille conversations qui ne s'arrêtent qu'à l'aube. Souvent nous bavassons, mais il arrive que le débat s'élève, comme ils disent à la télévision.
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Les éditeurs envoient une lettre de refus type car les auteurs tiennent finalement souvent peu compte des avis qu'on leur donne... Mais selon Paul Desalmand, auteur du Guide pratique de l'écrivain, un auteur qui a un vrai talent ne restera pas sur le bord de la route.
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