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Dans cette bande dessinée aux traits assurés, on suit une tranche de la vie de Monique à Paris durant l'occupation allemande. Elle fréquente Francis sans vraiment l'aimer mais elle en devient enceinte. Cette grossesse non désirée, si elle précipite leur mariage, ne favorisera pas l'amour de ce couple , du moins celui de Monique envers Francis.

Elle louvoie au milieu des tentatives de l'occupant d'obtenir de sa part des renseignements sur la résistance, elle fréquente amicalement un musicien noir, d'origine juive, tout pour en faire un déporté vers les camps de la mort. Son amie, Manon, sombre dans des bras allemands et paiera son erreur dans l'humiliation qu'elle subira à la libération.

Mais Monique va connaître le véritable amour avec un américain et être confronté à un atroce dilemme puisque le divorce équivaudra à l'abandon de l'enfant qu'elle a eu avec Francis. le choix de Monique n'est pas aussi douloureux que celui de Sophie à la même époque, mais elle devra l'assumer.

C'est finalement Francis qui fera le vrai choix avec beaucoup d'abnégation et celui-ci est finalement assez peu valorisé.

Texte et dessins coulent naturellement dans cette bande dessinée, effleurant plusieurs thèmes, art, musique, déportation, relation parent-enfant, amour. C'est tiré d'une histoire véridique et, d'ailleurs, plusieurs histoires de destinées humaines ont été plus ou moins similaires à cette époque et encore aujourd'hui.

J'ai bien aimé le dessin, les visages et les références artistiques qui émaillent cette belle histoire sur fond de tragédies.

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Un grand merci à Babelio et aux éditions Grand Angle...

Paris, 1941. Monique, à 20 ans, débarque à Paris, loin de ses parents, et y retrouve Jacqueline, sa soeur. Malgré la guerre, elle se réjouit, euphorique et insouciante, de ce que la capitale a à lui offrir. Elle y fait la rencontre de Francis, un homme charmant, cultivé et drôle, qui peine à se consoler du départ de la femme avec qui il a eu une fille. Mais aussi de Gin, un pianiste noir, juif et homosexuel pour qui elle voue de suite une véritable tendresse et admiration. Elle entame une liaison avec Francis, pour qui elle a beaucoup d'affection, tout en sachant qu'ils ne seraient jamais heureux ensemble. Aussi se trouve-t-elle désemparée lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte, elle qui ne se voit guère jouer les rôles d'épouse et de mère...

Stephen Desberg nous plonge dans l'histoire, quelque peu romancée, de sa mère, Monique. Une jeune femme insouciante, éprise de liberté mais aussi complexe qui, au cours de la seconde guerre mondiale, va voir sa vie chamboulée avec la naissance de sa fille. Alors tiraillée entre cette enfant et sa soif de vivre, elle devra faire des choix. Avec pudeur et émotion, sans jugement aucun, l'auteur tente de comprendre les agissements de cette dernière, dont certains peuvent laisser perplexe. Si l'époque ce cette France occupée est bien retranscrite, le portrait de Monique aurait finalement mérité d'être plus développé. Les personnages de Manon, une jeune femme qui n'hésite pas à coucher avec l'ennemi, et de Gin, sont quant à eux, extrêmement émouvants. Graphiquement, les émotions et l'ambiance pesante et tendue sont parfaitement dépeintes, notamment grâce au trait semi-réaliste et les couleurs sombres.
Un album touchant...
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Monique a quitté Boulogne-sur-Mer pour découvrir Paris. Mais voilà, nous sommes en 1941, la capitale est occupée par l'Allemagne nazie, mais elle a vingt ans et désire profiter de la vie malgré tout. Elle y retrouve sa soeur Jacqueline, ainsi qu'un Allemand qui a fait autrefois un stage chez leur père, et qui est tout de suite beaucoup moins sympathique qu'à l'époque. Il est devenu le lieutenant Shaar et lui demande d'espionner pour lui le milieu intellectuel parisien, ni plus ni moins.

Monique rencontre Francis, père d'une petite fille qu'il n'a jamais revue et tous les deux sympathisent. Enfin Francis tombe amoureux alors qu'elle veut profiter de la vie, continuer à s'amuser, danser au club où elle a rencontré Gin, musicien noir. Lorsqu'elle se retrouve enceinte, Francis est ravi et l'épouse mais l'instinct maternel n'est pas au rendez-vous.

Sur fond de persécutions par les nazis, bombardements qui obligent à descendre aux abris, on fait davantage connaissance avec les protagonistes. le récit alterne les périodes, 1941, puis les règlements de comptes lors de la Libération avec les femmes qui ont « couché avec l'occupant », puis quelques années plus tard, pour suivre l'évolution de Monique et celle de sa petite fille Nicole…

J'ai bien aimé cette histoire, découvrir cette mère, trop jeune pour la maternité et son évolution lorsqu'elle a un enfant avec un officier américain qu'elle a rencontré à la Libération, et comment ceci va la transformer. Cette histoire est d'autant plus touchante qu'elle est celle d'un des auteurs, Stephen Desberg. J'aurais aimé qu'il creuse davantage, notamment la personnalité de Monique mais cela ne devait lui être facile. On la suit avec plaisir et curiosité même si on a du mal à éprouver de la sympathie pour elle, alors que Francis est attachant.

Les personnages « secondaires », comme Gin musicien talentueux qui a le malheur d'être Noir et juif, ou Manon l'amie de Monique qui pactise avec l'ennemi.

Les dessins d'Emilio van der Zuiden m'ont beaucoup plu, les couleurs sont belles, Paris est bien illustré. Les auteurs utilisent beaucoup les récitatifs, laissant moins de place aux bulles de dialogues, ce qui permet d'apprendre des choses mais laisse un peu le lecteur à distance au niveau émotionnel.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Grand-Angle (Bamboo ) qui m'ont permis de découvrir cette BD et leurs auteurs.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Paris, 1941.
Monique et sa soeur ont tout juste la vingtaine lorsqu'elles arrivent à Paris depuis Boulogne-sur-mer. Malgré la tourmente de la guerre et l'occupation allemande, elles comptent bien profiter de la vie parisienne. Elles sortent, s'amusent, ne se sentent pas en danger malgré la présence de nazis à tous les coins de rue. Un jour Monique rencontre Francis, un intellectuel avec qui elle découvre le milieu littéraire et artistique de la capitale, les bars clandestins, le jazz et l'amour. Puis, elle tombe enceinte.
"Je ne voulais pas souffrir, il était l'ami de toutes ces soirées, le complice de ces fugues, l'âme soeur de ces risques que nous prenions."
Je remercie Babelio et les éditions Grand Angle pour cette lecture.

"Aimer pour deux" est une oeuvre graphique inspirée de l'histoire familiale de Stephen Desberg, l'un des auteurs. Monique était sa mère. Il raconte le moment où, dans toute son insouciance et son désir de liberté, sa mère se retrouve enceinte très jeune et comment elle a voulu se libérer de toutes ces contraintes pour vivre pleinement sa vie. Il évoque les choix et les répercussions qui ont suivi.

On suit Monique et Francis au milieu des fêtes clandestines alors que dehors il y a les dénonciations et les rafles. Les deux amants s'apprêtent à devenir parents en pleine guerre. Si Francis ne se pose aucune question et est prêt à accueillir leur bébé, Monique se sent dépassée et prise au piège, voyant sa jeunesse et ses rêves de liberté s'envoler.

Une histoire de famille avec ses secrets, ses silences et ses failles, qui ressemble à beaucoup d'autres mais qui démontre comment les circonstances de la guerre ont changé des hommes et des femmes qui, après l'horreur, ont ressenti le besoin de revivre, de profiter, de voyager et de construire un avenir qui leur correspond.

Un livre que j'ai beaucoup aimé. le thème de la deuxième guerre mondiale m'a toujours beaucoup intéressé et j'aime lire des ouvrages qui évoquent les divers aspects de cette période. le format graphique est tout aussi appréciable. Même si les dialogues sont centrés sur les personnages, les dessins offrent une vision globale de cette période. Que ce soit les lieux, les soldats, les parisiens, les déportations et la libération, tout y est. Un vrai plaisir pour les yeux. Une très bonne lecture.

Lien : http://labibliothequedemarjo..
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Le hasard de mes lectures vient de me faire vivre de riches émotions à travers un roman, terminé hier et cet album, lu dans la foulée.
Deux secrets de famille.
Tous deux liés à la même période historique.
Autre point commun, c'est à chaque fois le fils qui raconte.
Ici, l'auteur nous parle de sa mère.
Débarquée à Paris pendant l'occupation, elle y retrouve sa soeur et malgré les événements, ne rêve que de liberté.
Dans une Capitale aux deux visages, celui des nuits parisiennes dans des caves aux airs de jazz, mais aussi celui des rafles et autre chasse à la résistance.
Monique se prend d'amitié pour Francis, un jeune homme qu'elle apprécie.
À son grand désarroi, la voici enceinte et bientôt mariée.
Problème, ce n'est de cette vie qu'elle veut.
Elle ne se sent ni épouse, ni mère.
Elle va donc devoir faire un choix.
Et ce choix va la hanter toute sa vie.
Dans une histoire personnelle, l'auteur n'accuse pas, il ne juge pas, il relate. J'ai eu beaucoup d'empathie pour cette femme, dépassée par son insouciance et qui finira par prendre la mesure de ses décisions et de leur impact sur sa vie et celle de sa famille.
La force de ce récit, vient aussi d'un des personnages que l'on voit peu et qui pourtant tient une grande place dans ce terrible secret.
Une petite fille, comme une ombre, effacée un temps de la mémoire, mais finalement omniprésente dans l'inconscient d'une mère.
Desberg ne fait pas dans le pathos, si l'on se prend à s'interroger sur la vie de cette enfant, sur son ressenti, ses émotions, lui, garde ses distances, bien sûr qu'il doit savoir, mais c'est à sa soeur d'en parler, non ?
J'ai aimé cette histoire, j'ai aimé la façon dont elle est racontée, j'ai aimé la partie historique, contexte non négligeable, les émotions communiquées et j'ai apprécié les dessins de van der Zuiden, parce qu'ils complètent parfaitement et justement la narration.
Quant au titre, Aimer pour deux, je vous laisse découvrir sa signification dans la lecture de cette BD.
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Merci à Babelio / Masse critique et aux Éditions Grand Angle pour cette bande dessinée.
C'est le récit d'une jeune femme qui profite de sa liberté en arrivant à Paris pendant la guerre.
Des rencontres, des amours, puis une grossesse.
Cette jeune femme est tiraillée entre ses devoirs et ses désirs.
Pas de jugement sur les choix de cette jeune femme, même si nous avons envie de la juger après-coup, pas de mièvrerie non plus.
C'est le récit d'une histoire familiale et la délicatesse est présente.
L'illustration évoque bien la folie de la période et la vie à Paris pendant cette période difficile.
Un récit à découvrir.
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Un grand merci à Babelio et aux Éditions Grand Angle pour cette opération masse critique. Stephen Desberg nous offre un récit romancé de la jeunesse de sa propre mère notamment lors de la seconde guerre mondiale. Avec beaucoup de justesse et sans y apporter un regard moral, c'est le portrait d'une femme en recherche de liberté durant une époque effroyable qui pointe en filigrane. le roman mélange avec habilité l'histoire de Monique et la grande histoire. le récit fait mouche car l'auteur y ajoute le portrait de personnes proches de Nicole, nous offrant ainsi des passages aussi réussis qu'émouvants. Desberg fait preuve d'une grande empathie et transmets celle-ci avec beaucoup de talent. "Aimer pour deux" dresse le portrait d'une femme qui voulait à tout prix vivre sa liberté. Même si celle-ci questionne quant à ses choix.


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C'est beau d'aimer pour deux mais rien ne remplacera l'amour d'une mère ou d'un père pour une jeune enfant.

On va suivre le parcours amoureux de la belle Monique qui a 20 ans se retrouve plongé dans le Paris occupé de la Seconde Guerre Mondiale. Les officiers nazis convoitent goulûment les belles jeunes françaises pour compléter leurs trophées de guerre. C'est dans cette ambiance que la jeune rebelle Monique va succomber aux avances d'un jeune prétendant Francis avant de tomber enceinte et surtout avant de connaître le grand amour auprès d'un officier américain au moment de la libération.

Il est dommage de connaître toute l'histoire qui est affiché en dos de couverture. On pense qu'il y aura tout un développement à partir de là mais pas du tout. du coup, j'ai un peu été déçu par la façon expéditive de la conclusion qui me paraît trop édulcoré pour être véridique et crédible. Cela ne se passe pas comme cela dans la vraie vie.

Pour autant, ce récit se lit plutôt agréablement avec un graphisme plutôt avenant. Il montre la dure réalité de la vie à cette époque de l'Occupation. Ce n'était pas facile pour les minorités ainsi que pour les femmes. L'amie de Monique sera d'ailleurs parmi les femmes au crâne rasée et la croix gammée tatoué sur le visage alors qu'elles n'ont faient que survivre du mieux qu'elle pouvait.

Je sais que l'heure est souvent à la glorification des vainqueurs sous peine de réécrire l'histoire d'une façon non arrangeante. Je sais par le témoignage que m'a laissé ma propre grand-mère que ce n'était pas aussi simple que cela.

Je voudrais enfin remercier Bamboo Editions et sa collection Grand Angle ainsi que Babélio pour l'acquisition de cette BD dans le cadre d'un masse critique. J'aime beaucoup ce type d'histoire qui sont des témoignages du passé à travers un récit intimiste mais aux accents hollywoodiens.
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Monique vit l'occupation à Paris entre envie de liberté et vie de famille. Mais à la libération, elle rencontre un américain et décide de plaquer mari et petite-fille de 3 ans pour suivre son rêve de grand amour.

Stephen Desberg s'inspire de sa propre histoire familiale pour raconter ce qu'à du être la jeunesse de Monique.
Pendant l'occupation, Monique s'enivre de fêtes clandestines, de musique de jazz sous les doigts d'un pianiste noir et juif, et d'amour dans les bras de Francis. Mais quand elle se retrouve enceinte, elle se sent tout de suite maladroite et enfermée dans ce rôle de mère qu'elle n'a pas voulu.
L'histoire est sympathique mais j'ai eu du mal à me sentir proche de Monique. Ses sentiments, tout comme le contexte de la seconde guerre mondiale est assez survolé. Par conséquent on n'arrive pas vraiment à la comprendre.
Le dessin est un joli trait rond mais qui manque un peu de reliefs et de détails.
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Monique a 20 ans quand elle arrive à Paris. La guerre est partout en 1941, mais la jeune provinciale veut vivre sa liberté nouvelle. Elle danse dans les caves au son du piano de son ami Gin, noir américain juif et gay. Elle épouse Francis quand elle se découvre enceinte. Et ainsi, mère et mariée, elle se sent prisonnière. « Captive des nuits où je ne pouvais plus courir rejoindre mes amis, où je devais serrer Nicole contre moi, au fond d'un abri de métro. » (p. 55) Quand la Libération se fête dans les rues parisiennes, Monique rencontre Robert, soldat américain. L'amour est le plus fort : pour lui, la jeune femme est prête à tout, même à renoncer à Nicole. Mais les années passent, et devenue mère à nouveau, Monique ne peut oublier son premier enfant. « J'ai abandonné tous mes droits à être sa maman. Qui peut effacer un papier signé sans assez d'amour ? » (p. 77)

L'auteur s'est inspiré de l'histoire de sa mère pour imaginer son oeuvre. Si le personnage de Monique est touchant, femme qui veut retrouver son enfant et la mère qu'elle est au fond d'elle, j'ai surtout été bouleversée par la belle Manon. La trop belle Manon, résolue à tout accepter, à être la putain des occupants tant que cela lui permet son enfant.

J'ai découvert Stephen Desberg avec la série du Scorpion. J'avoue avoir lu cette bande dessinée en attendant plus, mais avec plaisir tout de même.
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