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Movie Ghosts tome 1 sur 1

Stephen Desberg (Autre)Attila Futaki (Autre)
EAN : 9782818986912
72 pages
Bamboo Edition (27/04/2022)
3.33/5   30 notes
Résumé :
Les morts ont besoin qu’on fouille les cauchemars de leur disparition.

Jerry Fifth connaît tous les péchés de la Cité des Anges, des prostituées de Sunset Boulevard aux divas de Hollywood, des producteurs sur le retour aux jeunes acteurs sur le chemin de la gloire. On le paie pour trouver des amants, des enfants illégitimes, des assassins, des assassinés. Pourtant, Jerry a un problème. Il entend les voix des fantômes d’étoiles éteintes. Pourquoi a-t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai conscience que mon avis divergent va dénoter un peu de toutes les louanges à propos de cette BD mais j'assume entièrement.

L'idée de Stephen Desberg était de remettre en lumière l'âge d'or hollywoodien en nous montrant également les espoirs déçus de certaines actrices ayant connues alors un destin funeste mêlé de trahison et de drame.

Il met en scène un genre de détective Jerry Fifth qui croit pouvoir entendre les voix des morts qui lui causent. C'est en tout cas la théorie que lui souffle un homme travaillant pour les studios sur le comptoir d'un bar un soir de mauvaise nuit. Et le voilà embarqué dans une affaire assez sordide qu'il parviendra malgré tout à résoudre.

La première partie étant terminée au bout de 30 pages, on enchaîne avec un autre mystère à élucider comme si de rien n'était avec toujours la même toile de fonds à savoir aider des âmes en détresse dans la cité des anges.

On apprendra en fin d'album que l'auteur Stephen Desberg avait des parents qui ont contribué à la création de cet âge d'or avec notamment un père travaillant pour la puissante MGM.

C'est sans doute parti d'une bonne idée mais qui au final ne s'est pas bien réalisée au niveau de cet album d'un ennui mortel où il manque beaucoup de cohérence et de consistance. Et puis, il faut dire que cela a été maintes fois exploité. On se souvient du film « Le sixième sens » par exemple. Au final, cela demeure assez stéréotypé.

Il reste néanmoins une certaine ambiance et des plans de toute beauté avec un encrage aux couleurs froides qui nous parviennent à restituer l'atmosphère de l'époque dans une ville qui a tant fait fantasmer les gens. Oui, on est parfois rattrapé par les drames surtout dans le milieu du cinéma américain.

Je dirai que cela peut convenir à des lecteurs qui s'intéresse aux âmes égarés des actrices hollywoodiennes. Pour ma part, je crois qu'il y a sans doute d'autres sujets plus importants dans le monde actuellement. Bref, une oeuvre que j'ai trouvé décevante car confuse et ennuyeuse.
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Los Angeles (USA).

Je me nomme Jerry Fifth. Je suis ce qu'on appelle un « privé ». Je souffre d'acouphènes. du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce qu'un soir, dans un bar où j'attendais une femme qui n'est jamais venue, j'engageai la conversation avec un type qui ne buvait pas et parlait à des gens qui ne l'écoutaient pas. Il s'appelait Cornell. Il me dit, sans rire, que les voix que je croyais entendre étaient celles de fantômes… Oui ! Vous avez bien entendu ! Des voix de fantômes ! Des morts qui ne sont pas encore partis parce qu'ils s'accrochent ne voulant vraiment quitter ce monde qu'après avoir résolu ce qui les tracasse… Complètement barjot, n'est-ce pas ? Puisque j'avais ce don d'entendre les voix des morts, il décida de m'engager pour élucider la disparition de celle qui fut une célèbre vedette, elle avait son étoile sur le boulevard, et son le corps ne fut jamais retrouvé. Il était prêt à me payer une fortune pour que j'élucide sa disparition…

Critique :

D'habitude assez peu porté sur les fantômes, esprits et autres revenants, il a fallu toute la force de conviction de Gilles pour que j'achète cette bande dessinée. En regardant les dessins et les couleurs, je me disais qu'à défaut d'un scénario intéressant, j'aurais tout de même un livre d'art à me glisser devant les yeux car il faut bien reconnaître que le Hongrois Attila Futaki a un style unique où pratiquement chaque image est un tableau méritant un agrandissement pour être exposé.

Bon, mais quid du scénario ? C'est très perturbant… Stephen Desberg rend petit-à-petit crédible cet univers où les fantômes sont perçus par le héros, Jerry Fifth, qui, lui, fait partie des vivants ! Il progresse dans son enquête grâce aux informations que lui rapporte son client… Mais peu à peu, notre brave détective commence à percevoir les fantômes, et ceux-ci lui confient des missions. Comme ils ne peuvent payer en monnaies sonnantes et trébuchantes, ils lui promettent de lui donner, en échange, des informations sur la disparition de ses parents que Jerry n'a jamais connus.
Notre détective va connaître le grand amour avec… Oh, là ! C'est l'heure du thé ! Veuillez m'excuser, mais même si ce n'est pas ze Queen Elisabeth qui m'invite, ce serait grossier de ma part de la faire attendre…
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Movie Ghosts propose une ambiance de polar noir américain des années 50. Jerry Fifth, un détective privé capable de voir des gens qui sont morts, enquête parmi les fantômes du cinéma de ces années, suicides suspects, disparitions…

L'atmosphère créée par les auteurs est superbe : des lignes droites, des perspectives dynamiques, des décors froids et soignés dans une ambiance sombre et sophistiquée, couleurs acides, noir et rose, noir et bleu, noir et violet, des tons morbides, une narration avec un ton désabusé, tout y est, mais c'est un peu trop propre et précieux à mon goût. On avance à pas feutrés dans un univers trop bien léché, ça fait un peu exercice de style, on voit bien que les auteurs savourent leur production, leur histoire, mais le rythme est assez lent, la mise en page complexe nous ralentit, pour nous laisser admirer peut-être, mais cela donne un résultat trop esthétisant, et je ne me suis pas vraiment immergé dans l'histoire, je ne me suis pas passionné pour ces personnages stéréotypés, avec cette voix off très artificielle, forcée sur l'effet de style.

C'est un peu paradoxal de trouver une histoire avec des morts pas assez vivante, c'est pourtant le cas. C'est quand même une belle bande dessinée.
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Jerry Fifth est un privé pour qui, à la longue, Los Angeles n'a plus de secrets.
Habitué à fréquenter tous les quartiers, des plus sordides aux plus huppés fe Beverly Hills ou Mulholland Drive, ainsi que toute la faune qui la peuple, plus rien ne l'étonne.

Mais un soir, il va rencontrer un certain Cornell dans un bar où une fille d'un soir venait de lui poser un lapin.

Au fil de leur conversation et des verres qu'ils prennent ensemble, Jerry lui avoue entendre des bruits, des dons, des murmures parfois, qu'il identifie comme des acouphènes.

Mais Cornell lui suggère une autre explication, qu'il expérimente personnellement. Ces voix existent, mais proviennent d'une autre réalité qui entoure Hollywood.
Ce sont les voix des fantômes qui hantent la ville depuis la nuit des temps et qui n'ont pas encore réussi à passer de l'autre côté.

Tout le beau monde de l'industrie du cinéma en fait notamment partie et Cornell aimerait proposer une enquête à Jerry.
Retrouver le meurtrier de la célèbre actrice Louise Sandler, disparue quarante ans plus tôt et dont le corps n'a jamais été retrouvé.

À eux deux, ils pourraient rapidement y parvenir.

Une excellente BD, que j'ai vraiment appréciée tant l'ambiance et l'univers nous plongent dans une réalité qui heurtent nos convictions.
Et si les âmes perdues étaient vraiment présentes autour de nous et parvenaient, parfois, à établir un lien, un contact ?
Quelque part, qui n'a pas envie d'y croire ?

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« Les morts ont besoin qu'on fouille les cauchemars de leur disparition. »
Et pour sauver leur âme, ils font appel à Jerry Fifth. Jerry les voit, les entend. Ces stars déchues, ces vedettes tombées dans l'oubli, ceux qui ont fait l'âge d'or d'Hollywood.

Cette idée de polar mystérieux, le scénariste Stephen Desberg l'a piochée directement dans l'arbre généalogique familial. Son grand-père a dirigé un cinéma à Cleveland, son père a travaillé pour la MGM, lui a fait ses premiers pas sous les affiches des succès intemporels.

Attila Futaki (vu l'année dernière dans le Tatoueur avec Matz) brosse un tableau noir et crépusculaire de Los Angeles, de belles planches et de belles couleurs pour un récit sombre qui laisse beaucoup de questions… 2 enquêtes sur fond de Maccarthysme et de réputations à sauver… les morts y tiennent semble-t-il particulièrement.

Le premier volume de ce diptyque plante un décor idéal pour une histoire et un personnage qui échappent au lecteur curieux… Il va falloir attendre le tome 2 pour comprendre, ou pas.
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critiques presse (1)
BDGest
05 août 2022
Avec son trait réaliste, Attila Futaki adapte en images le scénario, un peu comme s’il s’agissait d’un polar tourné au milieu du XXe siècle.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Les morts ont besoin qu'on fouille les cauchemars de leur disparition.
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J'ai bien peur d'être morte à cause d'un homme qui n'en valait pas la peine.
Je ne veux pas disparaître à jamais sans avoir aimé une dernière fois, aimé vraiment.
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Les vies déchirées par les échecs ,les trahisons , les suicides ,les malheureux incapables de tirer leur révérence et de s'en aller pour de bon... prêts à accepter l'injustice ou l'oubli.
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