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Critique de ohfom


ohfom
  20 mars 2020
A mon tour de ne pas être convaincu par ce petit livre que les excellentes éditions Verdier poche viennent de ressortir en l'accompagnant d'une 4e de couverture fort élogieuse. Malgré les premières pages, qui sont une manière de prologue, quelle déception !
La maîtrise de la langue par l'auteure n'est pas en cause, non plus que le mal qu'elle s'est probablement donné pour écrire son récit, presque deux années de calendrier s'il faut en croire l'indication de fin de texte. Malgré ses évidentes bonnes intentions, malgré un soin minutieux, peut-être trop minutieux, accordé à la forme, je n'y ai pas vu, ou goûté, la poésie que certaines critiques présentes par ailleurs mettent en valeur.
Certes, tout cela est très doux, coule absolument sans aspérité aucune, mais justement il se trouve si peu de relief dans ces pages que je n'ai jamais ressenti grand-chose, sauf en de rares occasions, après la page 80 entre autres, et n'ai pratiquement éprouvé aucun intérêt pour l'histoire de cette servante, dépeinte d'une manière probablement trop impressionniste, pointilliste devrais-je dire pour filer une métaphore picturale.
La ponctuation, ou plutôt son absence, comme cela aurait pu se faire au temps du Nouveau roman, a ajouté à mes difficultés de recherche d'un quelconque plaisir avec, c'est peut-être idiot, presque une sensation d'essoufflement (!) à parcourir des phrases aussi interminables que malheureusement assez peu évocatrices. On peine à se transporter au 16e siècle, ne serait-ce qu'un 16e siècle de convention, on n'éprouve aucun intérêt pour la petite dame, et à peine plus pour ce fantôme de peintre (Léonard de Vinci ?) sur le déclin, alors que quantité d'ouvrages savent camper avec talent les temps anciens !
Un récit aussi ciselé (on ne peut le nier) ne doit pas être qu'un exercice de style, ou alors il faut posséder celui de Proust ou de Julien Gracq.
Tout cela souffre d'un biais initial trop ambitieux peut-être ou trop "intellectuel" : la littérature n'est pas que travail d'orfèvre sur les mots, encore faut-il que ceux-ci aient une couleur et vous parlent. Si beaucoup de lecteurs n'y ont pas vu un obstacle, cela n'a pas été le cas pour moi. Une fois encore, quel dommage !
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