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Yves Bonnefoy (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070322435
271 pages
Gallimard (12/10/1983)
4.04/5   84 notes
Résumé :
Vie éprouvante que la sienne, toute pétrie de tristesses et de privations, assumée au milieu des larmes et du labeur. Sa famille n’était pas, au départ, des plus pauvres ; mais dans les années mil sept cent quatre-vingt-dix, avec une industrie textile en crise, le métier d’ourdisseur, la peinture des armoiries et les ornements d’église – alors occupations de Félix Desbordes, le père – ne nourrissaient guère leur homme !

La voilà donc partie, aux côtés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Piatka
  11 décembre 2013
Une belle voix poétique de femme du début du XIXème siècle ! Peut-être une des premières, essentielle.
Mélodieuse, attentive au sensible, sa poésie est tissée d'émotions, nimbée de nuages de mélancolie.
Lire un poème de Marceline, c'est se laisser bercer par une petite musique, romantique, souvent, mais jamais mièvre ni apprêtée. Les mots s'accordent entre eux avec une infinie grâce toute féminine, les mots d'une femme qui a aimé passionnément, souffert au plus essentiel de son être ( elle a entre autre perdu quatre enfants ).
C'est beau tout simplement.
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sabine59
  11 avril 2017

J'ai une tendresse particulière pour Marceline Desbordes-Valmore, pour au moins quatre raisons: d'abord elle a le même prénom, peu courant maintenant, que ma maman... Ensuite, elle est native du Nord, de Douai, près de chez moi. Et j'aime sa poésie sincère, délicate, d'un romantisme sans mièvrerie. Enfin, quelle vie aventureuse, tour à tour fileuse, comédienne, chanteuse, une vie semée de tragédies personnelles mais aussi de passions fortes, qui vibrent à travers ses vers!
Comme l'a fait remarquer justement Michfred dans sa critique, on ne connaît généralement que quelques textes de cette femme poète, toujours les mêmes :" Les séparés" ou "Les roses de Saâdi" et on la voit souvent comme une " Mater dolorosa" , selon Stefan Zweig, qui lui a consacré une biographie. Ou malheureusement comme une figure plaintive , une pâle copie féminine des grands hommes romantiques, comme Lamartine.
Je ne suis pas d'accord du tout! Elle a écrit tant de poèmes méconnus, exaltant la nature, le souvenir,l'amour et ses tourments, les morts aimés. C'est vrai qu'elle a perdu sa mère jeune, et quatre de ses enfants.Mais on ne doit pas la limiter à cette image de la pleureuse!
Elle a su renouveler le mètre, elle est une des premières à ne plus utiliser uniquement l'alexandrin et le sonnet classique.Elle réhabilite par exemple le vers de 11 syllabes, et bien avant Verlaine ( qui s'est étonné de ce modernisme chez elle), donne un aspect chantant, mélodieux, à ses poèmes, avec des vers en échos, comme des refrains.
" C'est beau la vie
Belle par toi,
de toi suivie,
Toi devant moi!
C'est beau, ma fille,
Ce coin d'azur
Qui rit et brille,
Sous ton front pur !"
Et elle a écrit également des poèmes engagés, notamment elle est une des rares artistes à avoir évoqué la révolte des canuts, qu'elle a vécue en direct.
Elle avait bien conscience de la place secondaire que les femmes de son époque occupaient dans le paysage littéraire:" Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J'écris pourtant..."
Tu as bien fait de persister à écrire, très chère Marceline...Il nous reste de toi un parfum de nostalgie pure , celui de l'enfance perdue et retrouvée à travers les étincelles de la mémoire , une envolée de verts frissons, un éclat amoureux intense, un cri universel face aux pertes d'êtres chers, le cri de ton coeur...


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michfred
  31 octobre 2015
Pourquoi nous fait-on toujours étudier les mêmes poèmes "emblématiques" pour nous faire découvrir les poètes - ou les poétesses- oublié(e)s?
Elève, j'ai détesté Marceline Desbordes -Valmore pour je ne sais quel poème larmoyant et convenu qu'on nous avait infligé...Je la redécouvre sur le tard: une femme simple, triste, sincère, à l'écoute de ses passions et de ses souffrances , mais pour mieux entendre et dire celles de toutes les femmes - comme on reconnaît au bruit d'une fontaine familière le chant de toutes les eaux du monde.
Marceline est une femme selon mon coeur, qui sait et dit la femme avec justesse et force. Dans un monde d'hommes, dans une littérature d'hommes, elle ose faire entendre sa propre voix, sa petite musique.
La nôtre, mes amies, mes soeurs...
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jvermeer
  26 mai 2020
******
« Notre-Dame-Des-Pleurs »
Ce surnom n'est pas donné au hasard à la poétesse Marceline Desbordes-Valmore. Son existence est une suite de malheur car elle perdit cinq enfants sur les six qu'elle mit au monde.
Après avoir été comédienne, à 33 ans, en 1819, elle publie un premier recueil « Élégies et Romances ». Ses écrits sont essentiellement des poèmes, mais aussi des contes pour enfants, des nouvelles et un roman. Une mélancolie persistante ce ressent dans les vers de cette femme autodidacte.
Connaissant peu cette poétesse, j'ai été frappé de m'apercevoir que la plupart des grands écrivains de son époque l'admiraient et la reconnaissaient comme un des grands poètes romantiques. Leurs mots magnifiques ne pouvaient que troubler la sensibilité de Marceline. Je cite quelques phrases que certains lui consacrèrent :
PAUL VERLAINE
Nous proclamons à haute et intelligible voix que Marceline Desbordes-Valmore est tout bonnement, – avec George Sand, si différent, dure, non sans des indulgences charmantes, de haut bon sens, de fière et pour ainsi dire de mâle allure – la seule femme de génie et de talent de ce siècle et de tous les siècles en compagnie de Sapho peut-être, et de sainte Thérèse.
Marceline Desbordes-Valmore” - Les poètes maudits de Paul Verlaine
« La plus noble d'esprit, la plus grande de coeur,
Partant la plus charmante et la plus douloureuse
Des femmes, c'est encore le poète vainqueur
Du rythme souple et sûr et de la rime heureuse.
Nous t'aimons et nous te louons, chaste amoureuse,
Toute passion forte et divine langueur,
Poète au verbe plein par cette langue creuse,
Notre muse attendrie en ce vil temps moqueur. »
CHARLES-AUGUSTIN SAINTE-BEUVE
Madame Valmore s'est fait une place à part entre tous nos poètes lyriques, et sans y songer. Si quelqu'un a été soi dès le début, c'est bien elle : elle a chanté comme l'oiseau chante, comme la tourterelle démit, sans autre science que l'émotion du coeur, sans autre moyen que la note naturelle. (…)
Préface des Poésies, 1842
CHARLES BAUDELAIRE
Mme Desbordes-Valmore fut femme, fut toujours femme et ne fut absolument que femme ; mais elle fut à un degré extraordinaire l'expression poétique de toutes les beautés naturelles de la femme.
(…) Elle trace des merveilles avec l'insouciance qui préside aux billets destinés à la boîte aux lettres. Âme charitable et passionnée, comme elle se définit bien, mais toujours involontairement, dans ce vers :
« Tant que l'on peut donner, on ne peut pas mourir ! »
Âme trop sensible, sur qui les aspérités de la vie laissaient une empreinte ineffaçable, à elle surtout, désireuse du Léthé, il était permis de s'écrier :
« Mais si de la mémoire on ne doit pas guérir,
À quoi sert, ô mon âme, à quoi sert de mourir ? »
Certes, personne n'eut plus qu'elle le droit d'écrire en tête d'un récent volume :
« Prisonnière en ce livre une âme est renfermée ! »
- Extrait de la Revue fantaisiste en 1861 - Charles Baudelaire
VICTOR HUGO
Vous êtes, parmi les hauts talents contemporains, quelque chose de plus peut-être qu'une âme ; vous êtes un coeur. Il y a l'âme et le coeur, il y a le monde des pensées et le monde des sentiments. Je ne sais pas qui a le premier et si quelqu'un l'a dans ce siècle, mais à coup sûr vous avez l'autre : vous y êtes reine.
« Ah ! c'est vous que je vois
Enfin ! et cette voix qui parle est votre voix !
Pourquoi le sort mit-il mes jours si loin des vôtres ?
J'ai tant besoin de vous pour oublier les autres ! »
Préface au recueil « Les Pleurs » - Victor Hugo 1833
Extrait de « La Sincère » du Recueil « Les Pleurs » de Marceline Desbordes-Valmore, préfacé ci-dessus par Victor Hugo
« Veux-tu l'acheter ?
Mon coeur est à vendre.
Veux-tu l'acheter,
Sans nous disputer ?
Dieu l'a fait d'aimant ;
Tu le feras tendre ;
Dieu l'a fait d'aimant
Pour un seul amant ! »

Si j'avais été Marceline Desbordes-Valmore, j'aurais craqué à coup sûr en lisant tous ces merveilleux compliments contenus dans les lignes de nos plus grands poètes dont je n'ai cité que quelques-uns !
***

Lien : http://www.httpsilartetaitco..
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LuluDePanam
  18 mars 2009
Les plus beaux et touchants poèmes que j'ai jamais lu, si on aime la poèsie sentimentale. Elle ne cherchait pas la technique de l'écriture mais savait faire passer toutes les émotions de l'amour, de la vie, de la souffrance, de l'attente, avec des mots à elle qui nous touche tous (toutes). C'est dommage qu'elle ne soit pas plus reconnue aujourd'hui car c'était vraiment une très grande poètesse qui aurait mérité qu'on se souvienne plus d'elle.
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Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
lafilledepassagelafilledepassage   23 mai 2022
Qu’il était beau l’ombrage où j’entendais les Muses
Me révéler tout bas leurs promesses confuses !
Où j’osais leur répondre, et de ma faible voix,
Bégayer le serment de suivre un jour leurs lois !

(Le berceau d’Hélène – Poésies, 1830)
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lafilledepassagelafilledepassage   22 mai 2022
Je le revois dans la fleur éphémère ;
Elle apparait pour sourire et périr :
Comme elle, mon enfant, sur le sein de sa mère,
Après avoir souri, se pencha pour mourir.
[…]
(Souvenir – Poésies 1830)
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lafilledepassagelafilledepassage   11 mai 2022
De sa fraîcheur lointaine il lave encore mon âme,
Du présent qui me brûle il étanche la flamme,
Ce puits large et dormeur au cristal enfermé
Où ma mère baignait son enfant bien-aimé
[…]
Ciel ! où prend donc sa voix une mère qui chante,
Pour aider le sommeil à descendre sur le berceau ?
Dieu mit-il plus de grâce au souffle d’un ruisseau ?
Est-ce l’Eden rouvert à son hymne touchante,
Laissant sur l’oreiller de l’enfant qui s’endort,
Poindre tous les soleils qui lui cachent la mort ?
[…]
J’enferme sous mon front cet écho d’harmonie ;
J’entends chanter ma mère et je ris à la mort !
[…]
Et je ne savais rien à dix ans qu’être heureuse ;
Rien, que jeter au ciel ma voix d’oiseau, mes fleurs ;
Rien durant ma croissance aiguë et douloureuse,
Que plonger dans ses bras mon sommeil ou mes pleurs[…]

(La maison de ma mère – Pauvres Fleurs 1839)
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MalauraMalaura   14 février 2012
Vous aviez mon cœur,
Moi, j’avais le vôtre :
Un cœur pour un cœur ;
Bonheur pour bonheur!
Le vôtre est rendu,
Je n’en ai plus d’autre,
Le vôtre est rendu,
Le mien est perdu!

La feuille et la fleur
Et le fruit lui-même,
La feuille et la fleur,
L’encens, la couleur :
Qu’en avez-vous fait,
Mon maître suprême ?
Qu’en avez-vous fait,
De ce doux bienfait ?

Savez-vous qu’un jour
L’homme est seul au monde ?
Savez-vous qu’un jour
Il revoit l’amour ?
Vous appellerez,
Sans qu’on vous réponde ;
Vous appellerez,
Et vous songerez !…

Vous viendrez rêvant
Sonner à ma porte;
Ami comme avant,
Vous viendrez rêvant.
Et l’on vous dira :
«Personne !… elle est morte.»
On vous le dira ;
Mais qui vous plaindra ?
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   03 décembre 2013
LA VOIX D'UN AMI

Si tu n'as pas perdu cette voix grave et tendre
Qui promenait mon âme au chemin des éclairs
Ou s'écoulait limpide avec les ruisseaux clairs,
Eveille un peu ta voix que je voudrais entendre.

Elle manque à ma peine, elle aiderait mes jours.
Dans leurs cent mille voix je ne l'ai pas trouvée.
Pareille à l'espérance en d'autres temps rêvée,
Ta voix ouvre une vie où l'on vivra toujours !

Souffle vers ma maison cette flamme sonore
Qui seule a su répondre aux larmes de mes yeux.
Inutile à la terre, approche-moi des cieux.
Si l'haleine est en toi, que je l'entende encore !

Elle manque à ma peine ; elle aiderait mes jours.
Dans leurs cent mille voix je ne l'ai pas trouvée.
Pareille à l'espérance en d'autres temps rêvée,
Ta voix ouvre une vie où l'on vivra toujours !
+ Lire la suite
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Videos de Marceline Desbordes-Valmore (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marceline Desbordes-Valmore
« Une anthologie de femmes-poètes ! - Eh oui, pourquoi pas ? […] On a dit du XIXe siècle que ce fut le siècle de la vapeur. le XXe siècle sera le siècle de la femme. - Dans les sciences, dans les arts, dans les affaires et jusque dans la politique, la femme jouera un rôle de plus en plus important. Mais c'est dans les lettres surtout, - et particulièrement dans la poésie, - qu'elle est appelée à tenir une place considérable. En nos temps d'émancipation féminine, alors que, pour conquérir sa liberté, la femme accepte résolument de travailler, - quel travail saurait mieux lui convenir que le travail littéraire ?! […] Poète par essence, elle s'exprimera aussi facilement en vers qu'en prose. Plus facilement même, car elle n'aura point à se préoccuper d'inventer des intrigues, de se créer un genre, de se faire le champion d'une idée quelconque ; - non, il lui suffira d'aimer, de souffrir, de vivre. Sa sensibilité, voilà le meilleur de son imagination. Elle chantera ses joies et ses peines, elle écoutera battre son coeur, et tout ce qu'elle sentira, elle saura le dire avec facilité qui est bien une des caractéristiques du talent féminin. […] Et puis, au moment où la femme va devenir, dans les lettres comme dans la vie sociale, la rivale de l'homme, ne convient-il pas de dresser le bilan, d'inventorier - si l'on peut dire, - son trésor poétique. Les temps sont arrivés où chacun va réclamer le bénéfice de son apport personnel. […] » (Alphonse Séché [1876-1964])
« Il n'y a pas de poésie féminine. Il y a la poésie. Certains et certaines y excellent, d'autres non. On ne peut donc parler d'un avenir spécial de telle poésie, masculine ou féminine. La poésie a toujours tout l'avenir. Il naîtra toujours de grands poètes, hommes ou femmes […]. Où ? Quand ? Cela gît sur les genoux des dieux, et nul ne peut prophétiser là-dessus. […]. » (Fernand Gregh [1873-1960])
#3
0:00 - Antoinette du Ligier de la Garde, dite Madame Deshoulières 1:34 - Marie-Catherine-Hortense Des Jardins, dite Madame de Villedieu 1:59 - Marie-Anne-Henriette Payan de l'Estang, dite Madame Bourdic-Viot 3:08 - Anne-Marie de Montgeroult, comtesse de Beaufort d'Hautpoul 4:15 - Constance-Marie de Théis, Princesse de Salm-Dyck 5:37 - Marceline Desbordes-Valmore 6:58 - Amable Cazimir Sabine Voïart, dite Amable Tastu 8:41 - Générique
Référence bibliographique : Alphonse Séché, Les muses françaises, anthologie des femmes-poètes (1200 à 1891), Éditions Louis-Michaud, 1908
https://archive.org/details/lesmusesantholog01sc
Images d'illustration : Antoinette du Ligier de la Garde, dite Madame Deshoulières : livre Marie-Catherine-Hortense Des Jardins, dite Madame de Villedieu : livre Marie-Anne-Henriette Payan de l'Estang, dite Madame Bourdic-Viot : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henriette_Bourdic-Viot#/media/Fichier:HenriettePayanDeLEstang.png Anne-Marie de Montgeroult, comtesse de Beaufort d'Hautpoul : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_de_Beaufort_d%27Hautpoul#/media/Fichier:Anne_Marie_de_Montgeroult.png Constance-Marie de Théis, Princesse de Salm-Dyck : livre Marceline Desbordes-Valmore : https://www.societedesetudesmarcelinedesbordesvalmore.fr/?p=1052 Amable Cazimir Sabine Voïart, dite Amable Tastu : livre
Bande sonore originale : Arthur Vyncke - Uncertainty Uncertainty by Arthur Vyncke is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike 3.0 license.
Site : https://www.free-stock-music.com/arthur-vyncke-uncertainty.html
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