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Yves Bonnefoy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322432
Éditeur : Gallimard (12/10/1983)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Marceline Desbordes-Valmore (Douai 1786 – Paris 1859)


Vie éprouvante que la sienne, toute pétrie de tristesses et de privations, assumée au milieu des larmes et du labeur. Sa famille n’était pas, au départ, des plus pauvres ; mais dans les années mil sept cent quatre-vingt-dix, avec une industrie textile en crise, le métier d’ourdisseur, la peinture des armoiries et les ornements d’église – alors occupations de Félix Desbordes, le père – ne no... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  11 décembre 2013
Une belle voix poétique de femme du début du XIXème siècle ! Peut-être une des premières, essentielle.
Mélodieuse, attentive au sensible, sa poésie est tissée d'émotions, nimbée de nuages de mélancolie.
Lire un poème de Marceline, c'est se laisser bercer par une petite musique, romantique, souvent, mais jamais mièvre ni apprêtée. Les mots s'accordent entre eux avec une infinie grâce toute féminine, les mots d'une femme qui a aimé passionnément, souffert au plus essentiel de son être ( elle a entre autre perdu quatre enfants ).
C'est beau tout simplement.
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sabine59
  11 avril 2017

J'ai une tendresse particulière pour Marceline Desbordes-Valmore, pour au moins quatre raisons: d'abord elle a le même prénom, peu courant maintenant, que ma maman... Ensuite, elle est native du Nord, de Douai, près de chez moi. Et j'aime sa poésie sincère, délicate, d'un romantisme sans mièvrerie. Enfin, quelle vie aventureuse, tour à tour fileuse, comédienne, chanteuse, une vie semée de tragédies personnelles mais aussi de passions fortes, qui vibrent à travers ses vers!
Comme l'a fait remarquer justement Michfred dans sa critique, on ne connaît généralement que quelques textes de cette femme poète, toujours les mêmes :" Les séparés" ou "Les roses de Saâdi" et on la voit souvent comme une " Mater dolorosa" , selon Stefan Zweig, qui lui a consacré une biographie. Ou malheureusement comme une figure plaintive , une pâle copie féminine des grands hommes romantiques, comme Lamartine.
Je ne suis pas d'accord du tout! Elle a écrit tant de poèmes méconnus, exaltant la nature, le souvenir,l'amour et ses tourments, les morts aimés. C'est vrai qu'elle a perdu sa mère jeune, et quatre de ses enfants.Mais on ne doit pas la limiter à cette image de la pleureuse!
Elle a su renouveler le mètre, elle est une des premières à ne plus utiliser uniquement l'alexandrin et le sonnet classique.Elle réhabilite par exemple le vers de 11 syllabes, et bien avant Verlaine ( qui s'est étonné de ce modernisme chez elle), donne un aspect chantant, mélodieux, à ses poèmes, avec des vers en échos, comme des refrains.
" C'est beau la vie
Belle par toi,
de toi suivie,
Toi devant moi!
C'est beau, ma fille,
Ce coin d'azur
Qui rit et brille,
Sous ton front pur !"
Et elle a écrit également des poèmes engagés, notamment elle est une des rares artistes à avoir évoqué la révolte des canuts, qu'elle a vécue en direct.
Elle avait bien conscience de la place secondaire que les femmes de son époque occupaient dans le paysage littéraire:" Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J'écris pourtant..."
Tu as bien fait de persister à écrire, très chère Marceline...Il nous reste de toi un parfum de nostalgie pure , celui de l'enfance perdue et retrouvée à travers les étincelles de la mémoire , une envolée de verts frissons, un éclat amoureux intense, un cri universel face aux pertes d'êtres chers, le cri de ton coeur...


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michfred
  31 octobre 2015
Pourquoi nous fait-on toujours étudier les mêmes poèmes "emblématiques" pour nous faire découvrir les poètes - ou les poétesses- oublié(e)s?
Elève, j'ai détesté Marceline Desbordes -Valmore pour je ne sais quel poème larmoyant et convenu qu'on nous avait infligé...Je la redécouvre sur le tard: une femme simple, triste, sincère, à l'écoute de ses passions et de ses souffrances , mais pour mieux entendre et dire celles de toutes les femmes - comme on reconnaît au bruit d'une fontaine familière le chant de toutes les eaux du monde.
Marceline est une femme selon mon coeur, qui sait et dit la femme avec justesse et force. Dans un monde d'hommes, dans une littérature d'hommes, elle ose faire entendre sa propre voix, sa petite musique.
La nôtre, mes amies, mes soeurs...
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LuluDePanam
  18 mars 2009
Les plus beaux et touchants poèmes que j'ai jamais lu, si on aime la poèsie sentimentale. Elle ne cherchait pas la technique de l'écriture mais savait faire passer toutes les émotions de l'amour, de la vie, de la souffrance, de l'attente, avec des mots à elle qui nous touche tous (toutes). C'est dommage qu'elle ne soit pas plus reconnue aujourd'hui car c'était vraiment une très grande poètesse qui aurait mérité qu'on se souvienne plus d'elle.
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Calliope2017
  08 septembre 2019
Marceline Desbordes-Valmore est une poétesse romantique un peu oubliée et injustement méconnue aujourd'hui...
J'ai beaucoup aimé ses poèmes, avec leur ton juste et émouvant, leur plume élégante dans un style versifié mais avec de moins en moins de contraintes des règles classiques, leur écriture recherchée tout en étant parfaitement accessibles. Ils nous permettent de nous évader quelques instants, de faire une pause dans notre quotidien, de réfléchir sur certains sujets... Et tout simplement de nous toucher sur des sentiments que nous éprouvons tous.
En plus d'être magnifiques, ces poèmes ont le mérite d'aborder des thèmes nombreux et variés. Ils parlent d'amour, mais montrent aussi une mère aimante et une femme qui a souffert (et a notamment perdu quatre de ses enfants), proposent des réflexions sur le temps qui passe et décrivent des sentiments comme la nostalgie du pays natal...
A lire et à relire !
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   14 février 2012
Vous aviez mon cœur,
Moi, j’avais le vôtre :
Un cœur pour un cœur ;
Bonheur pour bonheur!
Le vôtre est rendu,
Je n’en ai plus d’autre,
Le vôtre est rendu,
Le mien est perdu!

La feuille et la fleur
Et le fruit lui-même,
La feuille et la fleur,
L’encens, la couleur :
Qu’en avez-vous fait,
Mon maître suprême ?
Qu’en avez-vous fait,
De ce doux bienfait ?

Savez-vous qu’un jour
L’homme est seul au monde ?
Savez-vous qu’un jour
Il revoit l’amour ?
Vous appellerez,
Sans qu’on vous réponde ;
Vous appellerez,
Et vous songerez !…

Vous viendrez rêvant
Sonner à ma porte;
Ami comme avant,
Vous viendrez rêvant.
Et l’on vous dira :
«Personne !… elle est morte.»
On vous le dira ;
Mais qui vous plaindra ?
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   03 décembre 2013
LA VOIX D'UN AMI

Si tu n'as pas perdu cette voix grave et tendre
Qui promenait mon âme au chemin des éclairs
Ou s'écoulait limpide avec les ruisseaux clairs,
Eveille un peu ta voix que je voudrais entendre.

Elle manque à ma peine, elle aiderait mes jours.
Dans leurs cent mille voix je ne l'ai pas trouvée.
Pareille à l'espérance en d'autres temps rêvée,
Ta voix ouvre une vie où l'on vivra toujours !

Souffle vers ma maison cette flamme sonore
Qui seule a su répondre aux larmes de mes yeux.
Inutile à la terre, approche-moi des cieux.
Si l'haleine est en toi, que je l'entende encore !

Elle manque à ma peine ; elle aiderait mes jours.
Dans leurs cent mille voix je ne l'ai pas trouvée.
Pareille à l'espérance en d'autres temps rêvée,
Ta voix ouvre une vie où l'on vivra toujours !
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   09 août 2015
La Fileuse et l'enfant

J'appris à chanter en allant à l'école:
Les enfants joyeux aiment tant les chansons !
Ils vont les crier au passereau qui vole ;
Au nuage, au vent, ils portent la parole,
Tout légers, tout fiers de savoir des leçons.

La blanche fileuse à son rouet penchée
Ouvrait ma jeune âme avec sa vieille voix.
Lorsque j'écoutais, toute lasse et fâchée,
Toute buissonnière en un saule cachée,
Pour mon avenir ces thèmes d'autrefois.

Elle allait chantant d'une voix affaiblie,
Mêlant la pensée au lin qu'elle s'allongeait,
courbée au travail comme un pommier qui plie,
Oubliant son corps d'où l'âme se délie;
Moi, j'ai retenu tout ce qu'elle songeait:

-"Ne passez jamais devant l'humble chapelle
Sans y rafraîchir les rayons de vos yeux.
Pour vous éclairer c'est Dieu qui vous appelle;
Son nom dit le monde à l'enfant qui l'épelle.
Et c'est, sans mourir, une visite aux cieux . (...) (p.104-105)
+ Lire la suite
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marina53marina53   22 décembre 2012
Quand je me sens mourir du poids de ma pensée,
Quand sur moi tout mon sort assemble sa rigueur,
D'un courage inutile affranchie et lassée,
Je me sauve avec toi dans le fond de mon cœur !

Tu grondes ma tristesse, et, triste de mes larmes,
De tes plus doux accents tu me redis les charmes :
J'espère ! ... car ta voix, plus forte que mon sort,
De mes chagrins profonds triomphe sans effort.

Je ne sais ; mais je crois qu'à tes regrets rendue,
Dans ces seuls entretiens tu m'as tout entendue.
Tu ne dis pas : « Ce soir ! » Tu ne dis pas : « Demain ! »
Non, mais tu dis : « Toujours ! » en pleurant sur ma main.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   18 décembre 2013
LA SINCÈRE

Veux-tu l'acheter ?
Mon coeur est à vendre.
Veux-tu l'acheter,
Sans nous disputer ?

Dieu l'a fait d'aimant ;
Tu le feras tendre ;
Dieu l'a fait d'aimant
Pour un seul amant !

Moi, j'en fais le prix ;
Veux-tu le connaître ?
Moi, j'en fais le prix ;
N'en sois pas surpris.

As-tu tout le tien ?
Donne ! et sois mon maître.
As-tu tout le tien,
Pour payer le mien ?

S'il n'est plus à toi,
Je n'ai qu'une envie ;
S'il n'est plus à toi,
Tout est dit pour moi.

Le mien glissera,
Fermé dans la vie ;
Le mien glissera,
Et Dieu seul l'aura !

Car, pour nos amours,
La vie est rapide ;
Car, pour nos amours,
Elle a peu de jours.

L'âme doit courir
Comme une eau limpide ;
L'âme doit courir,
Aimer ! et mourir.
+ Lire la suite
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Videos de Marceline Desbordes-Valmore (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marceline Desbordes-Valmore
Les Roses de Saadi, Marceline Desbordes-Valmore dit par Madeleine Renaud
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