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ISBN : 9782847201734
Éditeur : Gaïa (18/08/2010)

Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Dans une vaste République jamais nommée, un homme s'apprête à prendre ses fonctions de Délégué. Un voyage en train de dix jours, en troisième classe, doit l'emmener jusqu'au bout de la steppe, au bourg de Lurna. Alors le Délégué Josef Strauber pourra servir dignement l'Administration, remplir la mission qu'on lui a confiée et jouir des avantages de son rang. Mais le cours des choses ne s'accordera pas à ses aspirations profondes. Lurna, village autrefois brûlé, lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Desmaze
10 octobre 2010
Didier Desbrugères aurait pu emprunter au père Ubu ses premières lignes : "la scène se passe en Pologne c'est à dire nulle part..."
Le fait est qu'on ne saura jamais dans quelle République, Josef Strauber, vite transformé en un simple S., va prendre ses fonctions de Délégué.
Ni en quoi consiste exactement cette fonction qui l'envoie au bout de la steppe, à 10 jours de train de la capitale.
Dans la bourgade de Lurna où il n'est pas franchement attendu.
Comme le lieutenant Drogo du Désert des Tartares de Dino Buzzati, S. entreprend ce voyage avec une très haute idée de sa mission, qui n'est au fond rien d'autre qu'une certaine idée de soi : "Une idée de soi se fait jour. Elle se nourrit de sources multiples dont la plupart coulent dans notre petite enfance. Et certaines, au-delà, souterraines, qui irriguent le passé familial. (...) Elle devient notre modèle inconscient. Une idée de soi propre à susciter l'admiration, l'intérêt de nos semblables. Leur amour. (p99)"
Comme chez Buzzati se déroule alors une existence morne et lente, très loin des aspirations initiales.
On pensait suivre un aventurier à la Henry de Monfreid et il se dévoile en chemin un rond-de-cuir de Kafka ou d'Albert Cohen.
Mais tout ceci n'a aucune importance puisqu'il s'agit en réalité de s'interroger sur ce qui fait l'utilité d'une vie d'homme.
Et d'éviter de partager avec S. ce constat, impitoyable : "L'existence se joue salle vide, pour une représentation unique sans répétition préalable; on y est rarement bon. (p 254)"
Avec ce premier roman exigeant, âpre parfois, Didier Desbrugères nous rappelle que la littérature peut offrir cette petite lumière qui embellit l'existence.
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Coccinelle2
22 octobre 2010
Le Délégué est un roman de Didier Desbrugères paru aux éditions Gaïa le 18 août 2010 (294 pages, 20 €, ISBN 978-2-84720-173-4).

Didier Desbrugères est né en 1960 et vit en Bretagne. Esprit éclectique, il s'est essayé à la peinture et à la sculpture sans jamais rompre ni avec la lecture ni avec l'écriture, pôles magnétiques de son existence. Il a tenu une galerie d'Art tout en menant une carrière professionnelle dans l'aéronautique et en poursuivant son apprentissage de l'écriture. le Délégué est son premier roman.
Sources : 4e de couverture et site de l'éditeur sur lequel vous pouvez également écouter une interview de l'auteur et lire les 4 premières pages du roman.

Quelques mots sur les éditions Gaïa
Fondée en 1991 dans les Landes, cette maison d'éditions publie son premier roman en septembre 1993 : je m'en souviens très bien parce que c'était la première fois que je voyais un livre dont les pages étaient roses ! C'était Racontars arctiques de Jørn Riel. Depuis août 2009, Gaïa utilise du papier écologique provenant de forêts gérées durablement et certifié FSC.

Je remercie Babelio qui m'a envoyé ce livre dans le cadre de la 9e opération de Masse critique.

Une vaste République... « L'étendue du territoire étourdit et sa diversité étonne. » (page 9).
Josef Strauber, bientôt 45 ans, divorcé, sans enfant, est un Délégué subalterne muté au nord de la République dans le bourg de Lurna, près de Baïpan. « Sa nomination lui était tombée dessus contre toute attente. de la même manière que le départ de sa femme. » (page 19).
[...]
Lien : http://laculturesepartage.ov..
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litolff
01 mars 2011
Une belle écriture et un sujet intéressant mais j'ai eu beau persévérer jusqu'à la moitié, je n'arrive pas à m'y intéresser et j'ai laissé tomber... rien à faire, le livre me tombe des mains au bout de 5mn...
Je regrette l'absence totale de chapitres qui laisse envisager une lecture très linéaire au contraire d'un livre découpé en plusieurs parties qui peuvent entraîner des changements de rythme ou de style...
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Skritt
12 septembre 2010
Dans une vaste République dont les fondations sont plutôt communistes, S., le héros ou anti-héros, un employé de l'Administration est envoyé au fin fond du pays pour prendre les fonctions de Délégué, l'unique représentant de l'Etat dans ce coin perdu. Mais S. est un homme qui doute de ses compétences. Son voyage en troisième classe dans le train qui le mène à Lurna, il découvre comment la vie en dehors de la capitale se déroule, différente, et parfois brutale.
Son arrivée dans ce petit bourg se fera de manière bien distante et sa prise de fonction sera inexistante.
Ce roman dépeint la vie d'un homme sans ambition, sans compétence, incapable de mener un projet à son terme, et incapable d'aimer une femme. C'est un personnage antipathique pour qui je n'ai eu aucune pitié dans mon jugement. Il ne vit que de ses rêves et qui mérite tous ses déboires. Un rêveur sans talent.
Mais heureusement que c'est écrit d'une manière qui vous donne envie de continuer. Il n'y a aucune lourdeur dans ce roman. Bien que le personnage principal m'a énormément agacé par son comportement, j'ai trouvé le roman intéressant. Une écriture fluide et facile à lire, un roman qui ne laisse pas indifférent, l'auteur touche son lecteur.
Lien : http://skritt.over-blog.fr/a..
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Noaptea
25 octobre 2010
Ce résumé me bottait vraiment bien. le livre aussi, point de vue « objet ». Les éditions Gaïa ont fait un beau travail de mise en page. La couverture est sobre et belle… bref, tout pour plaire.
Malheureusement la mayonnaise n'a pas pris.
J'ai essayé, réessayé, recommencé,… rien n'y a fait. Ce n'est pas mon genre de livre.
Loin de moi l'idée de dire que ce livre est mauvais, car ce n'est manifestement pas le cas, et de toute façon ce genre de commentaire n'est pas vraiment recevable, car ce qui me semblerait mauvais pourrait être un vrai coup de coeur pour quelqu'un d'autre.
Mais honnêtement, ce texte n'est pas mauvais. le style est soigné, les phrases longues, quelque peu « proustiennes » parfois, sont très bien construites. le vocabulaire est riche et intéressant. Non, le problème ne venait pas de la qualité du livre.
(Suite sur le blog!)
Lien : http://ouliloula.wordpress.c..
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff28 février 2011
Il avait soif de reconnaissance, cette forme socialisée, a minima, de l’amour. D’aucuns la guettent dans le regard admiratif et redevable de disciples, d’autres, à l’inverse, dans la gratitude d’un maître satisfait. Certains vont au plus court et multiplient les conquêtes dans ce but unique. L’ego, tyran caché, nous manipule comme des marionnettes.
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litolfflitolff28 février 2011
Jouant avec une branchette de houx, le regard perdu dans la friche, il se disait qu’il faudrait bien un jour se rendre à l’évidence, l’homme est identique à ce qu’il était à l’aurore de l’humanité. Il n’a accompli aucun progrès, c’est-à-dire autre que technique.
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krol-francakrol-franca25 décembre 2010
Nous nous débattons contre ce vide asphyxiant. L'agitation de nos vies donne un volume, anime, confère un semblant d'épaisseur, de forme, au néant implacable. A force de gesticulations, elle aboutit à un sentiment, ou plutôt une illusion, d'existence qui nous rend tolérable l'écoulement du temps.
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litolfflitolff28 février 2011
La concurrence et la compétition sont les avatars civilisés des rivalités bestiales pour l’accès aux femelles, visant à s’approprier les biens au détriment des plus faibles, leur déniant le droit d’exister, de se perpétuer.
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litolfflitolff28 février 2011
Rongée par l'humidité comme une fresque d'église, l'immense carte de la République habille les quatre murs de la salle des Délégués, enjambe portes et fenêtres, et empiète par endroits sur les corniches du plafond. Elle date. Sans doute la doit-on à un artiste de second ordre. Elle est peinte à la détrempe. Des vignettes aux couleurs crayeuses, aux prétentions réalistes, distribuent villes, fleuves, montagnes et plaines. L'étendue du territoire étourdit et sa diversité étonne. Édifices coiffés de coupoles ou de bulbes, flèches gothiques, portes monumentales parées de bas-reliefs de céramique, figures monolithiques arrachées à la roche. Tous les mythes, toutes les croyances cohabitent. La République expose sa domination universelle.
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Video de Didier Desbrugères (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Desbrugères
Interview de Didier Desbrugères (Festival du Premier Roman de Laval 2011)
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