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ISBN : 2930735139
Éditeur : Atine Nenaud (31/03/2015)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Imaginez qu'un fléau aussi horrifique qu'Ebola sévisse en plein Paris. Imaginez qu'il choisisse ses victimes.

Paris, le 13 janvier 2013.

Au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, six femmes s'écroulent, et meurent dans les minutes qui suivent, saignées à blanc.

Hantée par l'idée d'un attentat politique, la police mène une enquête dans la plus grande discrétion. Rien ne relie les victimes les unes aux autre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Paco
  03 avril 2015
En 2011, Eric Descamps sortait son premier roman, "Alvéoles" - chronique -, un thriller qui avait suscité toute mon attention lorsque j'avais parcouru sa trame démoniaque. L'avis que j'avais donné à l'époque concernant ce premier livre était assez explicite, mais je profite de cette chronique pour affirmer encore une fois que j'avais bien été bluffé par la rapidité et surtout le rythme de cette histoire. Point fort.
Il s'agissait d'un techno-thriller dont j'avais failli manqué le départ, le démarrage étant plutôt rapide! Après m'être accroché in extremis au dernier wagon, je n'ai plus quitté le convoi; la preuve, j'ai embarqué pour un second voyage, une nouvelle expédition qui porte le nom de "Innocenti".
Je ne vais pas tout vous raconter ici, ce n'est pas le but, mais plutôt vous expliquer ce que j'en ai retiré, ce que j'ai apprécié, ce que j'ai ressenti aussi. Dans un contexte général, je peux affirmer que ce nouveau voyage a clairement respecté les points qui correspondent à mes attentes. Oui, car lorsque nous plongeons dans le second bouquin d'un auteur qui vous a déjà conquis la première fois, les attentes sont bien là. Ne pas se reposer sur ses lauriers...
Dans ce thriller, j'ai retrouvé les qualités que j'avais relevées dans "Alvéoles", soit un rythme soutenu - obligatoire pour moi! -, une intro rapide qui nous pousse violemment dans le dos, en nous faisant en plus un méchant croche-pied pour bien nous faire trébucher, la tête la première, dans l'histoire. J'ai remarqué que l'auteur avait conservé son style d'écriture, utilisant une plume apparemment équipée d'un turbo, pratique! Mais, surtout, j'ai aussi pu constater qu'Eric Descamps avait pris une certaine assurance, acquis de l'expérience, ce qui permet au récit d'être plus complexe, cadré et peut-être même plus subtil.
Et bien sûr, comme dans son premier roman, nous avons droit à un véritable "page turner"; que demander de plus!
Nous sommes vite dans le vif du sujet, avec des événements qui ne manquent pas de nous surprendre. de quoi parle-t-on? de femmes enceintes qui tombent comme des mouches dans la rue, lors de manifestations, mourant subitement d'une hémorragie interne.
Le décor est vite planté pour moi; une énorme machination, des flics tendus comme des strings et un jeune homme, consultant informatique, qui va jouer un rôle clé, impliqué malgré lui jusqu'au cou. Un vrai malade mental semble vouloir arriver à ses fins; à ce stade on se demande évidemment qui? Ou encore pourquoi? Mais aussi comment!
Sympathique entrée en matière dans l'univers de la police, par la présence de Vincent, ce consultant informatique qui se présente assez rapidement au lecteur comme étant un type brillant, mais tout de même un peu "Je m'en fout un peu de tout". Son histoire personnelle qui nous est rapidement relatée permet de nous donner un cadre assez précis concernant ce personnage. L'avantage? Il nous est rapidement sympathique, du moins on se sent impliqués vis à vis de cet homme.
Une tension assez particulière nous tourne autours, les choses ne sont pas claires, on se pose pas mal de questions. J'admets que j'adore cet aspect-là du roman! La relation entre ce jeune homme et les membres de la police demeure assez ambiguë, nous comprendrons assez vite pourquoi. Tous les personnages mis en scène par l'auteur restent pour nous assez troublants, suffisamment pour nous faire douter sans arrêt. Bon point.
Le personnage de Vincent, ce consultant informatique, évolue bien, et vite. Nous apprendrons évidemment au cours du roman pourquoi il sera amené à s'adapter constamment face aux événements qui lui claquent dans la figure. A ce sujet, nous arrivons dans un contexte que j'adore, soit prouver son innocence en toute discrétion en faisant fonctionner ses méninges, puis sauver sa peau, et accessoirement découvrir la vérité!
En qualité de lecteurs méfiants, nous n'arrivons plus à faire confiance à qui que ce soit; mais en même temps, on compatit et on aimerait savoir ce qui se trame réellement, et au plus vite. Bon point.
La complexité de cette histoire devient fascinante. Des liens se créent, mais des liens assez fragiles car nous sommes tout de même un peu perdus. J'ai parlé avant de l'expérience que l'auteur avait acquise; nous nous en rendons justement compte ici. Nous sommes perdus, c'est vrai, mais l'auteur, lui, sait exactement où il va - il jalonne! - et, du coup, il nous guide avec une extrême discrétion. Résultat: nous ne sommes pas perdus, nous sommes juste désemparés et désorientés. Ca énerve, mais le challenge est bien là; lecteur, débrouille-toi pour comprendre dès que tu le pourras!
Cela tombe plutôt bien, j'adore les défis. Est-ce que j'ai pu relever celui-ci et ainsi déjouer les plans de l'auteur? Je ne vous le dirai pas!
Le volet informatique de cette enquête me passionne. J'adore cette sensation d'avancer peu à peu, totalement dépendant de la technologie, au gré d'une machine qui nous dévoile toujours un peu plus sur les faits. Je me suis franchement demandé où cela pouvait bien nous conduire. La réponse viendra aussi petit à petit, forcément, et nous conduira vers une direction un peu particulière. Concernant ce gros volet technologique, je peux constater qu'Eric Descamps n'est pas en reste. Déjà dans "Alvéoles" il nous avait prouvé que ce domaine n'avait pas de grands secrets pour lui. J'irais encore plus loin, cela doit même le passionner et ceci se ressent dans le récit, bien évidemment.
Cette partie technologique du roman a trait à la surveillance de personnes, c'est assez palpitant. A se demander où sont les limites. Bien évidemment, lorsqu'on parle de surveillance de personnes, on fait carrément le lien avec une certaine série télévisée, que j'adore, je l'avoue! Je ne vous dirai pas laquelle, peut-être alors juste un indice:
"On vous surveille. le gouvernement possède un dispositif secret, une machine. elle vous espionne jours et nuits, sans relâche. Je le sais, parce que c'est moi qui l'ai créée. Je l'avais conçue pour prévenir des actes de terrorisme, mais la Machine voit tout... .... mais victime ou criminel, si votre numéro apparaît, nous vous trouverons."
Le lien avec la série s'arrête là. Je ne veux pas que vous croyez que cette série américaine s'est inspirée du roman d'Eric Descamps! Ou alors peut-être que si... ? ;-)
Le dénouement est subtil et diabolique. Quelle folie! Ce défi que je m'étais lancé - bon ok, le défi que l'auteur m'avait lancé! - de résoudre cette intrigue, est tombé à l'eau, et bien profond. Bien que l'auteur m'ait mené en bateau tout au long de ce récit, je n'ai pas réussi à atteindre l'autre rive. Je n'ai pas su voir venir, et c'est peut-être aussi bien comme ça.
Je vous donne peut-être quelques indications pour pouvoir dénouer cette intrigue mieux que moi (bonne chance); la folie de l'homme est sans limite, ses traumatismes sont indestructibles et immuables, notre corps ou notre esprit n'oublient jamais rien. Pour arriver à ses fins, un être est sans doute prêt à dépasser toutes les limites, surtout s'il n'est probablement pas conscient de ce qu'il est en train de faire.
Voltaire a déclaré un jour:
« le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste; celui qui soutient sa folie par le meurtre, est un fanatique. »
Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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AllTimeReadings
  30 mars 2016
Je tiens tout d'abord à dire un grand merci à l'auteur Eric Descamps qui m'a proposé de m'envoyer son livre en format ePub!
Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Vincent Ghuesquières, un informaticien en mission à Paris. Il travaille au sein d'une entreprise qui a développé un logiciel appelé Crowdscan. Ce logiciel, relié à toutes les caméras de la ville, permet de repérer et de suivre n'importe quel individu. La mission de Vincent consiste à former un des policiers, Juste Bramans, à l'utilisation de cet outil. Rien de très exaltant! Seulement, le 13 janvier 2013, à la suite de la manifestation contre le mariage pour tous, sa mission va connaître un regain d'intérêt…
En effet, lors de cette manifestation, six femmes se sont brutalement écroulées. Elles sont toutes mortes subitement. Leur point commun ? Elles étaient toutes enceintes de leur premier enfant. Vous imaginez donc toute l'agitation qui suit ces événements. Des renforts arrivent et parmi eux, Guillon, un inspecteur de la cellule anti-terroriste. Toutes les pistes sont donc envisagées.
Deux semaines plus tard, lors d'une nouvelle manifestation, cette fois-ci en faveur du mariage pour tous, de nouvelles victimes sont recensées. Une nouvelle fois, ce sont des femmes enceintes de leur premier enfant. Une simple récidive me direz-vous. Oui. Mais non. La mort d'une de ces jeunes femmes va littéralement faire exploser la vie de Vincent en dizaines de morceaux et le pousser à s'impliquer plus que de raison dans cette enquête…
Même si le thriller n'est pas mon genre littéraire de prédilection, j'avoue que ce livre m'a tout de suite intriguée. En lisant le résumé et avec tout ce qui se passe en ce moment, on n'a aucune peine à s'imaginer que ce genre de scénario puisse se réaliser. C'est pour cela que j'étais très pressée de découvrir ce livre, et je n'ai pas été déçue!
En ce qui concerne l'histoire en elle-même, je l'ai vraiment appréciée. le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la fin, c'est difficile de s'arrêter de lire, on veut toujours savoir ce qui va se passer ensuite. Il y a beaucoup de rebondissements qui donnent un vrai rythme au roman. Il n'y a aucuns passages à vide, on ne s'ennuie pas une seule seconde. de plus, on est captivé par la recherche du coupable. On étudie chaque personnage avec minutie pour essayer de les cerner complètement. En gros, j'ai compris qui était le suspect au bout de la 200e page. Et encore, l'auteur glisse beaucoup de petits éléments qui remettent sans cesse en question notre opinion. On se dit « Non, ce n'est pas possible. Mais si c'est évident. Oui mais d'un côté… » On doute beaucoup, et rien que pour cela je crois que l'auteur a réussi son pari.
Un des éléments de l'histoire qui m'a particulièrement plu, c'est le logiciel Crowdscan. Evidemment, c'est assez inquiétant de se dire qu'une intelligence artificielle puisse surveiller nos moindres faits et gestes, ça a un petit côté Big Brother is watching you. Mais plus que George Orwell, ce logiciel m'a surtout rappelé La Machine dans la série Person of Interest. C'est une série que j'adore, donc évidemment, Crowdscan a captivé toute mon attention !
Une des caractéristiques de ce thriller est qu'il est tout de même très noir. La mort de toutes ces femmes est particulièrement violente et macabre. Mais c'est surtout la psychologie de certains personnages qui rend ce livre si sordide. Surtout la fin que j'ai, je l'avoue, trouvé assez effrayante. On se demande si des gens aussi tordus peuvent exister dans la réalité, et la réponse est sûrement oui. Enfin bref, ce livre est assez dur psychologiquement donc, âmes sensibles, s'abstenir.
En revanche, en ce qui concerne les personnages, je ne les ai pas particulièrement trouvé très attachants. En fait, toute notre sympathie va aux victimes et il ne reste plus rien pour les vivants. Vincent est le personnage principal de ce livre, mais au final on ressort de cette lecture sans en avoir beaucoup appris sur lui. Mis à part qu'il est informaticien, qu'il est belge et que sa fiancée s'appelle Alice, on ne sait pas grand chose. Et c'est un peu dommage car je pense que c'est ce qui nous empêche de s'attacher réellement à lui.
Son chef, Milos, m'a intrigué du début à la fin. Il ne m'inspirait rien de bon, je ne sais pas vraiment pourquoi mais il avait quelque chose de louche. du coup, ce n'est pas un personnage que j'ai apprécié. Même ressenti pour LeFoll et Guillon, les deux inspecteurs venus en renfort. Je les ai trouvé très antipathique et assez violent envers Vincent, qui venait tout de même de perdre un être cher. le seul qui relève un peu le niveau est Juste Bramans. A certains moments il laisse transparaître un côté très paternel envers Vincent, donc il apparaît un peu plus sympathique aux yeux du lecteur.
Enfin concernant Laura, mon avis reste très mitigé et surtout très partagé!
En résumé, voici un très bon thriller que je vous recommande si vous aimez les livres très poussés sur la psychologie et son côté macabre chez certaines personnes. En revanche, ne vous attendez pas à vous pouvoir vous raccrocher aux personnages pour suivre l'intrigue, vous ne pourrez compter que sur vous-mêmes et sur vos doutes!
Lien : https://alltimereadings.word..
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Gaiange
  03 décembre 2016
Ouvrir un roman et se sentir comme dans une série télévisuelle, vous trouvez ça étrange ?! Et bien moi non, plus maintenant en refermant ce thriller.
J'ai apprécié ce roman, on y trouve une série de meurtres assez surréaliste et évidemment l'auteur ne fait pas dans la demie mesure pour décrire comment ces femmes enceintes meurent en un claquement de doigts. Quelques peu mal à l'aise durant ces scènes (normale, je suis une femme et maman, hein !!!! ça laisse pas de marbre.)

Un thriller aux ressemblances des séries "Person of interest" et "24", on va naviguer dans la technologie qui l'a aussi peut paraître surréaliste, mais pourquoi pas ?! le monde de la technologie avance tellement qu'il est tout à fait probable que dans quelques années ce système soit mis en place.
Nous voici dans une multitude d'informations techniques, moi qui ne suis pas la pro de l'informatique, j'ai été un peu noyée dans ce flot assez central de ce roman. Heureusement, l'auteur arrive quand même nous faire rebondir par vagues d'actions. On ne peut pas dire que l'ennui fait parti de ce roman. Enormément d'action, le personnage principal "Vincent" en prend pour son grade.
Ce qui m'a un peu gêné dans ce roman et ça ne tiens qu'à moi et mes goûts, c'est que parfois il se passe tellement de choses que ça paraît trop invraisemblable, Vincent est-il surhumain pour aussi peu dormir?!, je me suis crue dans la série 24 où le personnage, ne mange pas, ne dort pas et cetera. C'est ce côté série de "Person of interest" et "24" qui m'a un peu fait lâcher le fil par moment (j'ai rapidement abandonné ce genre de sérié.... pour ce côté trop irréaliste).
Par moment, j'ai été un peu surprise par la tournure de certaines phrases dont je ne comprenais pas trop le sens, mais est-ce un style d'écriture Belge qu'on ne retrouve pas en France, des expressions pas employées?!
Par contre, je dois pas enlever à l'auteur qu'il est très doué pour mener un récit de ce genre sans se mélanger les pinceaux. C'était pour ma part un peu ce que je redoutais en choisissant ce roman. L'effet "je veux faire hors normes" et je me plante en beauté, personnes arrivent à suivre mon raisonnement et je ne comprends pas pourquoi car pour moi ça coule de source.
Je ressors satisfaite de ma lecture avec un final que je n'ai pas vu venir. Je recommande ce roman.
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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Morighane
  18 septembre 2015
Un thriller français qui s'inscrit dans l'actualité qui a pu chambouler notre pays ces deux dernières années ? Une ambiance bien noire qui joue sur nos peurs les plus profondes ? Moi je dis oui ! Une chose est sure, le pari est réussi pour Innocenti.
Je ne lis que peu de thriller / polar noir. Les raisons sont simples : soit l'identité du méchant est tellement évidente que s'en est absurde, soit le rythme est décousu. L'ambiance n'est pas toujours bien gérée et le coté « malsain » ( ici ce mot n'est pas péjoratif, c'est un peu ce qui définit le roman noir ) est soit présent à outrance soit disséminé par petite touches de ci de là. Habituellement je reste sur des auteurs tel que Grangé ou Chattam, qui, la plus part du temps, maîtrisent leur affaire. Mais ça, c'était avant.
Eric Descamps à réussi son pari là ou beaucoup d'autres ont échoué. Certes l'identité de notre grand méchant loup n'est pas très difficile à deviner, mais la façon dont il nous est présenté en fait un personnage très noir, et finalement de « connaître » ( quoi, douterais-je encore ? ) son identité n'est pas gênante. le rythme est rapide, on ne s'ennuie pas. Cette sensation de chercher le tueur à la fin de chaque chapitre nous entraîne dans l'enquête au même titre que nos protagonistes. Mais le gros plus de ce roman c'est son ambiance. Brrrrr. Dès les premières pages, le ton est donné. L'auteur nous fait passé du paradis à l'enfer en un claquement de doigt, il nous enferme à clé et ne nous laisse plus en sortir. Chapeau.
Comme je l'ai dis en introduction, Innocenti s'inscrit dans l'actualité française de ces dernières années et nous ancre plus profondément dans le roman. du mariage pour tous à Charlie Hebdo, nos repères sont posés. J'ai beaucoup apprécié que l'auteur utilise les nouvelles technologies pour appuyer et renforcer l'évolution de son intrigue. Après en avoir discuté avec lui nous sommes tombés d'accord : nous restons persuadés qu'un logiciel de reconnaissance faciale à grande échelle existe déjà ( théorie du complot? du tout ! ).
Un petit mot sur la construction du roman. Il est écrit comme un scénario. de fait, ce coté film renforce l'immersion et le rythme de l'évolution de l'intrigue. Et cette fin ! Choquante, voir impressionnante, elle comporte tout les éléments du cinéma et arrive encore à nous faire douter.
Les personnages quant à eux sont travaillés. Pauvre Vincent, je trouve qu'il à beaucoup été malmené, lui qui va perdre toutes ses illusions. Quant à Laure peut être aurez vous reconnu ou reconnaîtrez vous sous ses traits son modèle ? Allez, en indice je peux vous dire qu'elle est Belge, et que c'est une ancienne présentatrice.
Pour terminer je voudrais remercier monsieur Eric Descamps, pour m'avoir fait parvenir gracieusement son roman. Je voudrais également le remercier pour avoir su trouver du temps et pour son enthousiasme lors du « Rendez-vous avec un invité » du forum Livraddict. Merci d'avoir répondu à toutes nos questions et de l'avoir parfois fait avec humour.
En ce qui me concerne ce fut une excellent lecture, je ne peux que le recommander. Si vous recherchez un bon thriller avec une ambiance qui prend aux tripes alors foncez. Moi je vais de ce pas m'attaquer au origines de Milos dans « Alvéoles » en espérant l'apprécier autant qu'Innocenti.
Lien : https://elvenbooks.wordpress..
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Tmor
  27 février 2016
J'avais passé un bon moment avec "Alvéoles" (du même auteur) et me suis vraiment régalé avec "Innocenti". Il s'agit d'un Thriller au rythme étrange que je qualifierai volontiers de "doucement tendu" qui monte en crescendo. Je m'explique au début, on découvre le problème : des morts subites de femmes enceintes plus ou moins autour de la manif du mariage pour tous. Et surtout on découvre le anti-héros : Vincent Ghesquière (mon voisin ?) simple informaticien (quand même assez calé le gaillard), récemment plaqué par sa copine qui se doit de retrouver (pour la police) des liens, des indices avec un logiciel : crownscan. Comme tout cela est plutôt complexe, cela prend du temps (d'où le qualificatif "doucement") et c'est très bien car des indices de compréhension très utiles pour le dénouement sont disséminés ça et là dès le début. J'ai beaucoup apprécié le thème (les couples homos, la procréation en Belgique,...) et surtout le héros Vincent qui en prend plein la tronche au sens propre comme au sens défiguré et qui tout en étant le dindon de la farce macabre, est tout de même celui qui permettra de déceler la clé de voûte. L'écriture est précise, maîtrisée, documentée et au-delà de l'enquête on se questionne sur "les limites de la technologie ?" Ça fait réfléchir tout en nous faisant frémir. J'ai trouvé ce roman très mature dans son écriture, sa construction et son intention. On est pris dedans sans être prisonnier d'un rythme hystérique, bref, bravo à l'auteur. Un dernier mot, si par hasard vous lisez ce livre, souriez, vous pourriez être filmé...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AtineAtine   08 juin 2015
La lumière du couloir éteinte, Frank pénètre dans la chambre, se déplace au jugé et dépose une bouteille sur la table de nuit de sa femme. Il contourne le lit, ouvre l'autre bouteille et avale quelques gorgées. Ses muscles se détendent agréablement. Le sommeil est proche.
Lorsqu'il se couche, il découvre la main de Vinciane juste à la limite de ses hanches, la prend doucement dans la sienne.
Il sursaute.
Les doigts de Vinciane sont poisseux. Il prononce son nom, lui demande si ça va, cherche la lampe de chevet. Lorsque la lumière atteint sa rétine, il aperçoit les traces de sang qu'il vient de déposer sur l'interrupteur blanc cassé.
Il se retourne vers sa femme.
À sa vue, le silence lui saute à la gorge comme un chien enragé.
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AtineAtine   17 avril 2015
Pourquoi le flic l'a-t-il fait venir ici ?
Pour rassurer Laure ? L'amadouer ? Pour qu'elle tente quelque chose ? Pauvre naïf. S'il savait à quel point son sort est déjà scellé et comment son destin va s'accomplir, l'urine lui coulerait le long de ses longues jambes.
Je suis prêt.
Qu'ils aillent au diable. Je vais voir le jour.
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AtineAtine   31 mai 2015
Je vous laisse imaginer ce que l'on pense de tout ceci en haut lieu : personne ne peut imaginer que ces six décès soient dus au hasard. Personne ne veut y voir autre chose qu'une agression monstrueuse au cœur-même des valeurs familiales défendues par les manifestants. Notre enquête doit être rapide, minutieuse et apporter toutes les réponses nécessaires avant que les rumeurs ne se mettent à circuler. Je compte sur chacun d'entre vous. 
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AtineAtine   16 juin 2015
Elle lui prit la main et la posa sur son ventre.
— Quelque chose en moi. Quelque chose qui te veut. Pardonne-moi d'être si directe, je dois te paraître dingue, j'en ai conscience. Il faut que je me contrôle sinon tu vas me prendre pour une trépanée. J'ai l'impression de me cogner aux murs en permanence depuis que je t'ai vu."
(...)
Il retira sa main doucement. Elle tenta un instant de la retenir, puis lâcha prise. Il en fut soulagé.
Mais son cœur fit un nouveau pas de travers lorsqu'elle conclut en se levant :
— C'est plus fort que moi, tu sais.


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AllTimeReadingsAllTimeReadings   30 mars 2016
Il lui communiqua rapidement le numéro de son nouveau portable- un appareil « qui ne sert qu’à téléphoner » muni d’une carte prépayée, ce qui à l’échelle de l’informaticien s’apparentait à la conduite d’une voiture montée sur quatre roues de vélo – et lui demanda de l’appeler dès que possible.
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Videos de Eric Descamps (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Descamps
2015 - Innocenti - une belle aventure !
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