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ISBN : 2714479480
Éditeur : Belfond (16/08/2018)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Loin du bruit du monde, Clémence, bientôt huit ans, grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ? Plongée vertigineuse et poétique dans le monde de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, Isabelle Desesquelles explore le lien fragile et inaltér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  23 juin 2018
L'auteur se met dans la peau de Clémence , une petite fille, dont les parents fantaisistes, étaient heureux d'elle ....
Ils s'étaient gorgés de mots tendres et d'illusions magnifiques, de promesses .
Ils se sont accrochés à ce serment .
Clémence raconte son quotidien de petite fille aimée, choyée, à l'école avec son pére , instituteur dont la marotte était le vocabulaire.
Il laissait les mots les plus intrigants en suspens.
Elle buvait ses paroles et grandissait , suspendue à l'imaginaire qui la happait et devenait une connaissance...
Elle nous donne à voir les chansons que sa mère chantait en été, un vrai métronome dans un chaudron d'émotions : son humeur joyeuse, les saisons , la couleur du ciel, les orages déchaînés , redoutables et grandioses, en musique aussi: les chansons de Barbara et les plats que sa mère cuisinait................ une offrande d'amour constante , ses parents .....le câlin de sa mère, le rire de son père, le sentiment d'un invincible bonheur, d'un enchantement permanent ...
Son enfance avait l'odeur des pommes au four et celle des marrons au feu, en hiver...Son copain de toujours : Just et elle - même s'affranchissaient de leur enfance et avançaient à pas de géant lors de leurs parties de cache - cache, dans les burons de l'Aubrac, à moitié effondrés.
Ce que l'amour désire, réclame, retient est contenu dans ces pages sublimes où l'auteur excelle à rendre tangible sa puissance, sa force , ses pépites de lumière à travers la nature, ses papillonnements de bonheur ...juste avant le fracas....
Car bientôt, la voix d'une petite fille s'éteint et ses mots couverts car si rien ne nous est révélé : s'immisce un trouble,un mystère cruel, insondable....
Que s'est - il donc passé pour que l'innocence vire au noir et que les souvenirs d'enfance triturent et strient d'impuissance l'espace étroit qui relie le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos proches ?
On devrait faire attention au bonheur, le retenir, le surveiller .....car il a ses failles et ses gouffres...
C'est un livre bouleversant , troublant ,inclassable, le regard attentif d'un enfant dans toute sa grâce , sur l'amour et la fragilité de tout bonheur !
La lucidité de Clémence hantera longtemps nos consciences de lecteur !
L'auteur n'a pas son pareil pour traduire en mots la puissance de l'amour , la force intangible du souvenir , parmi ceux d'une infinie tristesse ....et crée un cocon radieux qui défie la nuit et le temps !
Merci à Babelio et aux éditions Belfond: pointillés , pour l'envoi de ce beau livre !
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LydiaB
  03 juillet 2018
J'ai vraiment apprécié ce roman. Au fil des pages, la tension monte. le roman démarre comme un roman autobiographique, avec une narratrice, Clémence, nous racontant des événements marquants de sa vie comme la rencontre avec celui qu'elle aime, Just, ou ses jeux d'enfants – certes particuliers – avec Lise, sa cousine. Rien de particulier au premier abord. Elle nous présente ceux qui l'entourent : le papa, instituteur, la maman un peu fofolle. Il y a beaucoup d'amour dans le foyer. Cet amour qui sera le fil conducteur du livre.
Pourtant tout n'est pas rose et l'on décèle à un moment donné un changement de ton. La petite fille de 8 ans, certes mature, commence à raconter des choses qu'elle n'aurait pas dû voir, pas dû entendre, pas dû dire. Là, on se dit qu'il y a un souci… Comment une gamine de cet âge peut-elle s'exprimer ainsi et avoir une analyse aussi fine de la situation ?
Il faudra attendre la fin du roman pour comprendre tout ceci. Une fin puissante et sans égal. Il s'agit vraiment d'un roman à découvrir dont l'écriture accroche le lecteur.
À découvrir !
Lien : https://promenadesculturelle..
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kitou94170
  02 juillet 2018
« Je voudrais que la nuit me prenne » pourrait être le titre d'un poème, voir la première phrase de ce même poème. C'est en fait le titre du dernier roman d'Isabelle Desesquelles, romancière dont je n'avais lu aucun livre et que je découvre encore une fois grâce à Babelio.
Titre poétique mais aussi énigmatique qui à lui seul pourrait résumer assez bien ce très beau roman.
C'est la voix de Clémence, petite-fille de 8 ans, que nous entendons tout le long de l'histoire. Elle raconte son enfance, petite fille aimée et choyée auprès de parents qui rivalisent de fantaisie. Dans son univers, il y a Lise sa cousine un peu plus âgée et un brin délurée qui vit chez leur grand-mère et surtout Just, son amoureux. Parce qu'à 8 ans on est sûr que tout est possible, alors elle le sait ils se marieront et vivront toute leur vie ensemble, auront même des enfants !
Rien n'est plus beau que la voix et l'innocence l'enfance lorsque le monde autour n'est qu'amour.
Des mots tendres, des promesses, ses parents en remplissent son univers et elles nous les rapportent. Alors pourquoi au détour d'un mot, d'une phrase, cette voix de petite fille se transforme soudainement ? Qu'une ambiance trouble s'immisce petit à petit dans son récit ? Une ombre, un mystère cruel et insondable planent.
Que s'est-il passé pour que l'innocence se voile ainsi de noir ? Parce qu'on le sait, le bonheur quand il est là, il faut le serrer dans ses bras et essayer de ne plus le lâcher car parfois l'impensable n'est jamais loin.
« Je voudrais que la nuit me prenne » est pour moi un livre magnifiquement bouleversant mais surtout inclassable dans lequel l'auteur nous décrit avec une infinie justesse la puissance de l'amour filial.
Le regard que pose Clémence sur la vie et sur les dangers d'un bonheur trop grand que l'on croit éternel est d'une grande maturité mais également assez déroutant, parfois dérangeant. A travers lui, nous prenons conscience petit à petit de l'urgence à aimer. Car dans la vie malheureusement rien n'est jamais acquis.
Je remercie grandement babelio pour m'avoir proposé ce roman en masse critique et aux éditions Belfond de m'avoir permis de découvrir cette romancière. Ce livre ne sera sûrement pas le dernier que je lirai d'elle.
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AudreyT
  05 juillet 2018
***
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Belfond pour l'envoi de ce roman...
Clémence est une petite fille de 8 ans, qui vit dans un bonheur simple, entouré de ses parents. Elle part à l'école à pieds, dans les sentiers de campagne, en donnant la main à son père qui est son instituteur. Sa mère, dont les chansons bercent ses journées, est une femme au sourire ravageur. Baignée par cet amour, Clémence apprend à grandir. Jusqu'au jour où...
Isabelle Desesquelles signe ici un très beau roman. Tout en pudeur, en douceur et avec des mots remplis d'amour, elle dépeint la vie d'une petite fille entourée de parents aimants et originaux. On plonge dans une enfance heureuse, comblée et épanouissante.
Mais on comprend vite qu'une ombre plane au-dessus de cette famille, l'atmosphère est pesante et sombre par moment. Et c'est alors que l'amour qui voit grandir Clémence devient étouffant. Il est arrivé quelque chose à cette petite fille et les souvenirs de cette enfance l'emprisonnent, tout comme ses parents.
Isabelle Desesquelles écrit avec beaucoup d'émotion et traduit avec ses mots toutes les émotions qui traversent les différents membres d'une famille.
Un joli roman de cette prochaine rentrée littéraire...
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nathavh
  10 juillet 2018
C'est Clémence la narratrice, une petite fille de huit ans qui nous raconte ses souvenirs d'enfance, son quotidien. Elle nous parle de ses petits bonheurs, de son père instituteur amoureux des mots et des livres, de sa mère qui adore chanter, de l'amour incommensurable qui a baigné son enfance. Elle nous parle de ses Noël, de sa grand-mère, de son ami Just, de sa cousine Lise, de Trottinette sa tortue.

Un merveilleux bonheur décrit mais aussi de ses failles et de ses gouffres.

La vie est belle, on chante beaucoup chez elle, c'est un roman d'ambiance qui décrit avec beaucoup de poésie l'amour de ses parents.

C'est troublant la maturité de cette fillette baignée dans les livres et utilisant le pouvoir des mots.

Mais une ombre au tableau survient l'année de ses huit ans, tout bascule, le pourquoi reste flou.

Elle imagine l'amour, le bonheur bien avant elle, avant sa naissance, ce qui peut l'entacher. Et puis il y a aussi la préoccupation constante de la mort. La vie et la mort qui s'entrecroisent, la vie dans la mort, la mort dans la vie... la relation avec celle-ci.

Une écriture magnifique, de très jolies phrases et réflexions.

Néanmoins, je ne pense pas l'avoir lu au bon moment, je n'ai pas éprouvé le plaisir de lecture escompté. Un plaisir de lecture assez inégal qui ne m'a emporté qu'à certains moments.

Plaisir de lecture : 7/10
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   10 juillet 2018
La mort d'un enfant ça s'arrête jamais, c'est comme une trahison.
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nathavhnathavh   10 juillet 2018
- Grand-père Pierre, tu sais où il est dans le ciel ? C'est quand même grand. Faut qu'on arrive à mourir au même endroit tous les trois, qu'il y ait pas de cachette possible.

- Grand-père Pierre tu le sais il est avec nous.

- Mais où ? On la voit pas la fin du ciel. Il va t'attendre, tu crois ? Il pourra rester assez longtemps mort ?
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hellza24hellza24   10 juillet 2018
Entendant la porte s'ouvrir, ma mère change de pièce, elle n'en veut pas de sa défaite, ce n'est pas un homme, c'est un effondrement. Le soir elle borde un spectre à deux visages, et ils s'endorment, au bord de ce qu'ils ont été.
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nathavhnathavh   10 juillet 2018
Mon père arrivait à rendre tout plus vaste, il ne nous apprenait pas seulement à lire, à écrire, à calculer, mais aussi à réfléchir. Il vous donnait envie de l'intelligence, de ne pas être des copiés-collés.
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nathavhnathavh   10 juillet 2018
Mes enfants, grandir c'est renoncer tant que l'on veut tout, on ne peut qu'être insatisfait. La vie elle passe vite, pensez-y, le pire est toujours à venir.
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Videos de Isabelle Desesquelles (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Desesquelles
Isabelle Desesquelles s'adresse à ses lecteurs, à l'occasion de son dernier récit paru aux éditions Belfond, "Les Âmes et les enfants d'abord". En savoir plus : http://bit.ly/1Qq5j71
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