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ISBN : 2714479480
Éditeur : Belfond (16/08/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Loin du bruit du monde, Clémence, bientôt huit ans, grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel. Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ? Plongée vertigineuse et poétique dans le monde de l'enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, Isabelle Desesquelles explore le lien fragile et inaltér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  03 juillet 2018
J'ai vraiment apprécié ce roman. Au fil des pages, la tension monte. le roman démarre comme un roman autobiographique, avec une narratrice, Clémence, nous racontant des événements marquants de sa vie comme la rencontre avec celui qu'elle aime, Just, ou ses jeux d'enfants – certes particuliers – avec Lise, sa cousine. Rien de particulier au premier abord. Elle nous présente ceux qui l'entourent : le papa, instituteur, la maman un peu fofolle. Il y a beaucoup d'amour dans le foyer. Cet amour qui sera le fil conducteur du livre.
Pourtant tout n'est pas rose et l'on décèle à un moment donné un changement de ton. La petite fille de 8 ans, certes mature, commence à raconter des choses qu'elle n'aurait pas dû voir, pas dû entendre, pas dû dire. Là, on se dit qu'il y a un souci… Comment une gamine de cet âge peut-elle s'exprimer ainsi et avoir une analyse aussi fine de la situation ?
Il faudra attendre la fin du roman pour comprendre tout ceci. Une fin puissante et sans égal. Il s'agit vraiment d'un roman à découvrir dont l'écriture accroche le lecteur.
À découvrir !
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Annette55
  23 juin 2018
L'auteur se met dans la peau de Clémence , une petite fille, dont les parents fantaisistes, étaient heureux d'elle ....
Ils s'étaient gorgés de mots tendres et d'illusions magnifiques, de promesses .
Ils se sont accrochés à ce serment .
Clémence raconte son quotidien de petite fille aimée, choyée, à l'école avec son pére , instituteur dont la marotte était le vocabulaire.
Il laissait les mots les plus intrigants en suspens.
Elle buvait ses paroles et grandissait , suspendue à l'imaginaire qui la happait et devenait une connaissance...
Elle nous donne à voir les chansons que sa mère chantait en été, un vrai métronome dans un chaudron d'émotions : son humeur joyeuse, les saisons , la couleur du ciel, les orages déchaînés , redoutables et grandioses, en musique aussi: les chansons de Barbara et les plats que sa mère cuisinait................ une offrande d'amour constante , ses parents .....le câlin de sa mère, le rire de son père, le sentiment d'un invincible bonheur, d'un enchantement permanent ...
Son enfance avait l'odeur des pommes au four et celle des marrons au feu, en hiver...Son copain de toujours : Just et elle - même s'affranchissaient de leur enfance et avançaient à pas de géant lors de leurs parties de cache - cache, dans les burons de l'Aubrac, à moitié effondrés.
Ce que l'amour désire, réclame, retient est contenu dans ces pages sublimes où l'auteur excelle à rendre tangible sa puissance, sa force , ses pépites de lumière à travers la nature, ses papillonnements de bonheur ...juste avant le fracas....
Car bientôt, la voix d'une petite fille s'éteint et ses mots couverts car si rien ne nous est révélé : s'immisce un trouble,un mystère cruel, insondable....
Que s'est - il donc passé pour que l'innocence vire au noir et que les souvenirs d'enfance triturent et strient d'impuissance l'espace étroit qui relie le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos proches ?
On devrait faire attention au bonheur, le retenir, le surveiller .....car il a ses failles et ses gouffres...
C'est un livre bouleversant , troublant ,inclassable, le regard attentif d'un enfant dans toute sa grâce , sur l'amour et la fragilité de tout bonheur !
La lucidité de Clémence hantera longtemps nos consciences de lecteur !
L'auteur n'a pas son pareil pour traduire en mots la puissance de l'amour , la force intangible du souvenir , parmi ceux d'une infinie tristesse ....et crée un cocon radieux qui défie la nuit et le temps !
Merci à Babelio et aux éditions Belfond: pointillés , pour l'envoi de ce beau livre !
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kitou94170
  02 juillet 2018
« Je voudrais que la nuit me prenne » pourrait être le titre d'un poème, voir la première phrase de ce même poème. C'est en fait le titre du dernier roman d'Isabelle Desesquelles, romancière dont je n'avais lu aucun livre et que je découvre encore une fois grâce à Babelio.
Titre poétique mais aussi énigmatique qui à lui seul pourrait résumer assez bien ce très beau roman.
C'est la voix de Clémence, petite-fille de 8 ans, que nous entendons tout le long de l'histoire. Elle raconte son enfance, petite fille aimée et choyée auprès de parents qui rivalisent de fantaisie. Dans son univers, il y a Lise sa cousine un peu plus âgée et un brin délurée qui vit chez leur grand-mère et surtout Just, son amoureux. Parce qu'à 8 ans on est sûr que tout est possible, alors elle le sait ils se marieront et vivront toute leur vie ensemble, auront même des enfants !
Rien n'est plus beau que la voix et l'innocence l'enfance lorsque le monde autour n'est qu'amour.
Des mots tendres, des promesses, ses parents en remplissent son univers et elles nous les rapportent. Alors pourquoi au détour d'un mot, d'une phrase, cette voix de petite fille se transforme soudainement ? Qu'une ambiance trouble s'immisce petit à petit dans son récit ? Une ombre, un mystère cruel et insondable planent.
Que s'est-il passé pour que l'innocence se voile ainsi de noir ? Parce qu'on le sait, le bonheur quand il est là, il faut le serrer dans ses bras et essayer de ne plus le lâcher car parfois l'impensable n'est jamais loin.
« Je voudrais que la nuit me prenne » est pour moi un livre magnifiquement bouleversant mais surtout inclassable dans lequel l'auteur nous décrit avec une infinie justesse la puissance de l'amour filial.
Le regard que pose Clémence sur la vie et sur les dangers d'un bonheur trop grand que l'on croit éternel est d'une grande maturité mais également assez déroutant, parfois dérangeant. A travers lui, nous prenons conscience petit à petit de l'urgence à aimer. Car dans la vie malheureusement rien n'est jamais acquis.
Je remercie grandement babelio pour m'avoir proposé ce roman en masse critique et aux éditions Belfond de m'avoir permis de découvrir cette romancière. Ce livre ne sera sûrement pas le dernier que je lirai d'elle.
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AudreyT
  05 juillet 2018
***
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Belfond pour l'envoi de ce roman...
Clémence est une petite fille de 8 ans, qui vit dans un bonheur simple, entouré de ses parents. Elle part à l'école à pieds, dans les sentiers de campagne, en donnant la main à son père qui est son instituteur. Sa mère, dont les chansons bercent ses journées, est une femme au sourire ravageur. Baignée par cet amour, Clémence apprend à grandir. Jusqu'au jour où...
Isabelle Desesquelles signe ici un très beau roman. Tout en pudeur, en douceur et avec des mots remplis d'amour, elle dépeint la vie d'une petite fille entourée de parents aimants et originaux. On plonge dans une enfance heureuse, comblée et épanouissante.
Mais on comprend vite qu'une ombre plane au-dessus de cette famille, l'atmosphère est pesante et sombre par moment. Et c'est alors que l'amour qui voit grandir Clémence devient étouffant. Il est arrivé quelque chose à cette petite fille et les souvenirs de cette enfance l'emprisonnent, tout comme ses parents.
Isabelle Desesquelles écrit avec beaucoup d'émotion et traduit avec ses mots toutes les émotions qui traversent les différents membres d'une famille.
Un joli roman de cette prochaine rentrée littéraire...
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coquinnette1974
  22 septembre 2018
Je voudrais que la nuit me prenne d'Isabelle Desesquelles est un roman de la rentrée littéraire 2018 découvert grâce aux éditions Belfond et à net galley, que je remercie chaleureusement.
Loin du bruit du monde, Clémence, bientôt huit ans, grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie.
Mais elle n'a pas la voix d'une petite fille et ses mots sont ceux d'un mystère cruel.
Que s'est-il passé pour que l'innocence se borde ainsi de noir ?
Je voudrais que la nuit me prenne est un roman qui m'a pris aux tripes !
Dès le début, on comprend qu'il y a un truc. Clémence est sacrément mûre pour son âge, elle ne parle pas comme une enfant de huit ans. Parfois oui, mais le plus souvent elle nous parait bien adulte cette petite fille.
Je me doutais de quelque chose, mais je ne m'imaginais pas ça. Je dois avouer que je ne l'avais pas vu venir un seul instant !
J'ai trouvé cet ouvrage très bien écrit, captivant et difficile à lâcher. Court mais percutant.
J'ai parfois été mal à l'aise, mais je ne regrette pas du tout ma lecture.
Je mets quatre étoiles pour Je voudrais que la nuit me prenne et je vous invite à le découvrir à votre tour.
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
lipinhalipinha   23 septembre 2018
Quand nous courions sans but pour être encore plus ensemble, haletants, rouges de l'effort et de notre confusion à éprouver à ce point, sans oser, nous portions en nous tous les âges, toutes les étapes, nous étions l'instant comme rarement.
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lipinhalipinha   23 septembre 2018
Heureusement, nos ombres n'entraient pas chez nous, sinon elle aurait trouvé le moyen d'effacer la sienne parce qu'elle faisait tâche. A peine j'ai su marche, j'ai tenté de rattraper la mienne, je lui courrais après, personne n'avait le droit de marcher dessus mais que plaisir de bondir dans celles de mes parents et quand elles se touchaient, leurs ombres, la mienne recouvrait les leurs.
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QPerissinottoQPerissinotto   15 septembre 2018
« Je découvre qu’avec la mémoire les lieux peuvent être des gens, un paysage devient un unique amour, et une vieille bâtisse une jeune fille. Ses pierres sont des veines, ses lauzes sont une chevelure, et l’air qui la traverse une respiration. »
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QPerissinottoQPerissinotto   15 septembre 2018
« Je suis morte il y a seize ans, le jour de mes huit ans. Depuis, je vis dans la tête de mon père. Dans ses pensées. Là, je continue d’être. D’être l’enfant de mes parents, d’être leur plus grande joie et leur tourment. D’être la jeune fille que mon père ne peut s’empêcher d’imaginer que je serai. Je suis là encore. »
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QPerissinottoQPerissinotto   15 septembre 2018
« Ce que je suis amené à penser de ce que mon père pense, tout est poreux. Et je suis là encore. Je suis quoi, je suis qui ? Une ébullition du passé. »
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Videos de Isabelle Desesquelles (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Desesquelles
Isabelle Desesquelles s'adresse à ses lecteurs, à l'occasion de son dernier récit paru aux éditions Belfond, "Les Âmes et les enfants d'abord". En savoir plus : http://bit.ly/1Qq5j71
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