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ISBN : 271445819X
Éditeur : Belfond (14/08/2014)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 96 notes)
Résumé :
"La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui."

Elles sont dix. Mères, sœurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice.
Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.

Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  25 octobre 2014
Dix portraits de femmes, quatre générations, une famille.
A l'énoncé de ce rapide résumé, beaucoup voudraient cantonner ce roman à un lectorat purement féminin. Quelle erreur se serait !
Je voulais affirmer, en tant qu'homme, que ce récit devrait au contraire être mis entre les mains de l'ensemble de la gente masculine.
Parce qu'Isabelle Desesquelles, à travers ces quelques portraits, parle de toutes les femmes. Par la grâce de sa plume expressive et qui se marie au caractère de chacune, elle nous offre des moments rares, des moments de partage de l'intime. Un écriture belle et qui sait être directe.
Oui l'intime. Chaque femme y parle avec sa propre voix, sa propre sensibilité, son propre vécu. Matriarche ou jeunette, toutes avec leurs propres personnalités. de quoi en apprendre beaucoup sur le système de pensée des femmes, à mes chers congénères masculins.
Ces femmes sont belles, parce que vraies. Tour à tour émouvantes, étonnantes, agaçantes, mais toutes différentes. C'est bien pour ça que ce livre est si touchant. Nous y touchons l'intime, l'auteure parlant d'amour, de sexe, de mort, de vieillissement… bref de la vie.
Ce roman choral est aussi l'histoire d'une famille, contée à travers le vécu et les pensées de plusieurs de ses femmes. Une famille avec toutes ses individualités et son secret. Secret pesant, difficile, douloureux.
Et puis il y a cette belle idée d'envelopper le tout dans le cadre de cet institut de beauté. S'occuper de son corps n'est que le prétexte pour s'abandonner et livrer son âme. Rien de futile donc dans ce concept et sa manière de le traiter, loin de tout cliché. L'institut n'est que le véhicule qui permet de transporter l'émotion.
Et de l'émotion, le roman en est rempli jusqu'à ras bord. Toutes les émotions, même les négatives. Ce qui fait que cette histoire est une belle leçon de vie, justement parce qu'elle ne nous fait pas la leçon.
Les hommes meurent les femmes vieillissent, mais entre les deux ils vivent et ils ressentent.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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AudreyT
  23 juin 2015
C.est l'histoire d'une famille, blessée par le suicide d'un de ses membres... Ève était une femme, une fille, une mère, mais elle a décidé de quitter ses proches pour ne plus vivre sans son grand amour. de cette mort subite et insensée ne restent que des souffrances et des doutes. Autour d'Alice, l'esthéticienne de l'Eden, les femmes se racontent et se dévoilent...
Un magnifique roman, rempli de douceur, de nostalgie, de questions et de douleurs. Tout y est mêlé, comme ses voix féminines qui se répondent et s'appellent. Une très belle écriture, poétique et tendre, qui donne à ses histoires une atmosphère particulière et touchante.
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Ziliz
  18 mars 2015
Les hommes meurent, les femmes vieillissent. Statistiquement parlant, c'est exact. Et dans l'entourage d'Eve, Caroline, Lili... on n'échappe pas à cette règle.
Une dizaine de voix dans ce roman choral, celles de femmes d'une même famille, de 0 à 94 ans. La plupart des hommes de leur vie brillent par leur absence, décédés ou partis. Toutes ces femmes se font régulièrement dorloter dans l'institut de beauté d'Alice - Alice, une sorte de fée qui sait écouter, entendre et vous faire lâcher prise, qui fait du bien au corps, à l'âme, à l'ego.
Chacune se raconte à tour de rôle. Il est question du corps à tous les âges de la vie et donc d'esthétisme, de sexualité, de maternité, de vieillissement, de comportement alimentaire. Mais aussi de couple, de famille, de la difficulté d'être parent, de deuil.
Quelle bonne surprise ! Quelques poncifs, peut-être, mais beaucoup de jolies choses aussi dans ce roman qui ne donne pas dans le girly ni dans la "psychologie de bazar", contrairement à ce que peuvent laisser craindre le titre et le thème des soins esthétiques mis en exergue.
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nathaliebullat
  16 septembre 2014
Impossible de rester indifférent à ce livre !
Si vous aimez les portraits de vies décrites avec réalisme vous aimerez ce livre, tout y est dit … les blessures du corps et de l'âme, les secrets de femmes, la nostalgie de l'enfance, les cris de colère de la jeunesse, les mensonges, le drame familial qui accuse ceux qui n'ont rien empêché, le naufrage de la vieillesse mais aussi l'amour pour une grand mère , pour un homme , pour une femme…. Avez vous vu le film « venus beauté « avec Nathalie Baye et Bulle Ogier ?? on retrouve dans ces pages l'atmosphère feutrée des cabines de soins de beauté, les secrets chuchotés comme une plainte…
C est un live de femmes…. On y parle beaucoup d'hommes, et de mort.. de suicide …
Tout se passe chez Alice à l'Eden, le nom de l institut est bien choisi .. Tour à tour les femmes d'une même famille et de tous âges, se mettent à nu sous forme de monologue, elles se confient, elles s'abandonnent ..
Alors défilent devant le lecteur , sous les mains réconfortantes de l'esthéticienne :
Barbara adolescente rebelle, Manon l'anorexique, Caroline la quinquagénaire blessée, trompée ou la triste Clarisse qui semble avoir une grimace greffée sur le visage,. Lily la vieille dame indigne qui n'a jamais su élever ses filles… mais sa libido effrénée n'est-elle pas là pour oublier le suicide de sa fille Eve ?? chacune parle de ses échecs et de ses espoirs..
La grand-mère la plus attachante, la plus aimée de tous c'est Jeanne qui a passé toute sa vie avec son mari dans sa ferme du Lot à donner aux autres, qui leur a appris à partager. C'est une vie usée jusqu''à la corde..une vie faite d'amour qui n'avait pas le temps pour l'anxiété… « le bonheur n'est pas une obligation , il faut vivre c'est tout « nous dit-elle.
mais surtout le point fort du récit c'est le suicide d'Eve , tout tourne autour de son souvenir et d'une lettre qu'elle aurait laissée à son fils Nicolas..
, elle ne supportait plus d'avoir perdu son mari , d'avoir perdu son bonheur. Personne n'a vu la lettre. Chacune y va de son idée..
Voilà un joli livre.. mieux que çà . un livre à la fois rageur et mélancolique ! ( Nathalie Bullat)
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liratouva2
  15 septembre 2014
Sans ma libraire, je n'aurais pas acheté ce livre. le titre ne me plaisait pas et surtout, je venais pour les grands noms de cette rentrée littéraire mais c'était son coup de coeur et devant un tel enthousiasme, j'ai été faible, je me suis laissée convaincre.
Je ne l'ai pas ouvert tout de suite. J'ai attendu et ne l'ai choisi que pour mieux m'en débarrasser et ne plus le voir traîner sur ma table. Ce n'est donc pas dans les meilleures conditions que j'ai commencé ma lecture surtout que le sujet lui-même, tout compte fait, ne me plaît pas plus que cela: des femmes de la même famille, de l'arrière-grand-mère à l'arrière- petite-fille, se racontent tour à tour quand elles vont chez Alice, l'esthéticienne de l'Eden, le salon de beauté de l'endroit. Elles lui confient leurs peines et leurs joies en même temps que leurs corps. Alice est exceptionnelle comme thérapeute et comme masseuse. Silencieuse, douce, à l'écoute, c'est une source de bien être, du corps et de l'âme. Elle apaise.
e craignais les clichés mais j'ai aimé l'écriture qui emporte tout le reste.
Chaque cliente se raconte et le style s'adapte à l'âge de chacune, de Barbara, quatorze ans, rousse qui vire à l'orange l'été, l'ado révoltée, à Jeanne qui s'éteint lentement, à quatre-vint quatorze ans dans sa maison de retraite, sans oublier Lili, la grand-mère indigne, blond platine, qui «guette encore le regard des hommes dans la rue», jusqu'à la petite dernière, Judith, tout juste née.
Au centre du récit cependant, il y a Ève, l'absente, la mère qui n'a plus voulu vivre et dont on cherche la dernière lettre jamais retrouvée. Toutes ces femmes se situent par rapport à l'événement traumatisant de la famille: le suicide de la jeune mère de famille, la fille et petite fille, la soeur très aimée et aimante, celle dont on n'arrive pas à comprendre le geste brutal et définitif. Ce mystère empoisonne leur vie et toutes les confidences finissent par y renvoyer.
C'est un joli livre, une belle lecture de cette rentrée. J'ai beaucoup aimé.
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
nathaliebullatnathaliebullat   07 octobre 2014


Impossible de rester indifférent à ce livre !
Si vous aimez les portraits de vies décrites avec réalisme vous aimerez ce livre, tout y est dit … les blessures du corps et de l’âme, les secrets de femmes, la nostalgie de l’enfance, les cris de colère de la jeunesse, les mensonges, le drame familial qui accuse ceux qui n’ont rien empêché, le naufrage de la vieillesse mais aussi l’amour pour une grand mère , pour un homme , pour une femme…. Avez vu le film « venus beauté « avec Nathalie Baye et Bulle Ogier ?? on retrouve dans les pages l’atmosphère feutrée des cabines de soins de beauté, les secrets chuchotés comme une plainte
C est un live de femmes….on y parle beaucoup d’hommes , et de mort.. de suicide …
Tout se passe chez Alice à l’Eden ,le nom de l institut est bien choisi .. Tour à tour les femmes d’une même famille et de tous âges, se mettent à nue sous forme de monologue, elle se confient, elles s’abandonnent ..
Alors défilent devant le lecteur , sous les mains réconfortantes de l’esthéticienne
Barbara adolescente rebelle, Manon l’anorexique, Caroline la quinquagénaire blessée, trompée ou la triste Clarisse qui semble avoir une grimace greffée sur le visage,. Lily la vieille dame indigne n’a jamais su élever ses filles… mais sa libido effrénée n’est-elle pas pour oublier le suicide de sa fille Eve ??
la grand-mère la plus attachante, la plus aimée de tous c’est Jeanne qui a passé toute sa vie avec son mari dans sa ferme du Lot à donner aux autres, qui leur a appris à partager. C’est une vie usée jusqu’’à la corde..une vie faite d’amour qui n’avait pas le temps pour l’anxiété… « le bonheur n’est pas une obligation , il faut vivre c’est tout « nous dit-elle.
mais surtout le point fort du récit c’est le suicide d’Eve , tout tourne autour de son souvenir et d’une lettre qu’elle aurait laissée à son fils Nicolas..
, elle ne supportait plus d’avoir perdu son mari , d’avoir perdu son bonheur. Personne n’a vu la lettre. Chacune y va de son idée..
Voilà un joli livre.. mieux que çà . un livre à la fois rageur et mélancolique !
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LadybirdyLadybirdy   11 septembre 2018
On ne badine pas avec l’amour, réplique de Perdican, acte II, scène 5:
«  Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux... »
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ZilizZiliz   16 mars 2015
Les femmes ne se regardent pas vraiment dans le miroir. Juste soi et soi face à face, ce serait trop douloureux. Je ne parle pas de se recoiffer, de se laver les dents, là un coup d'oeil suffit, on contrôle, on se jauge ; les bons jours on s'accorde un sourire, les mauvais on fait comme si de rien n'était. Le maquillage, on arrange les choses, on camoufle. Pourquoi se reconnaît-on parfois à peine sur les photos ? On se découvre plus marquée qu'on ne le croit, plus fatiguée, un air dur. (p. 36)
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   05 janvier 2016
Je sais combien ce qui fait et défait une famille, ce sont les liens invisibles, ces vies ordinaires d’humains. On est déjà une énigme pour soi, alors pour les autres… Les familles sont pleines de silences et de mensonges. On se débrouille comment avec ça ? Comme tout le monde, on continue. Et on imagine la vie qu’on aurait eue avec celui ou celle parti trop tôt ; les questions se bousculent. Oh, on ne les pose pas à voix haute, mais à l’intérieur de nous les réponses résonnent. Souvent, elles font mal. Dans cette famille, il y a ce mystère autour des dernières heures d’Eve. Il a provoqué quelque chose qui gêne et qui hante. Comme cette lettre, la lettre d’ Eve, ils l’appellent. Tous y pensent, se demandant qui l’a lue. Pour certains, c’est une affabulation, elle n’a jamais existé ; les autres en parlent tellement, qu’ils se mettent à y croire. Moi, je sais. Je sais combien cette lettre contient les doutes, les espoirs et les échecs, pas seulement d’ Eve, mais aussi de ceux qui ne se sont pas habitués à la vie sans elle. Dix vies entamées par l’absence d’une seule qui résonne tel un reproche. Dans quelques heures, les dix ont rendez-vous dans la maison d’ Eve avant qu’elle ne devienne tout à fait l’Eden.
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ZilizZiliz   17 mars 2015
Je les aimais bien le père et la mère, n'empêche, c'était des bouseux et leur ferme me sortait par les yeux. Je me le répétais en boucle : j'y échapperai, à la toile cirée, au potager plein de patates parce que c'est ce qui remplit le mieux le ventre. (p. 53)
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Quel adulte devient l?enfant enlevé, séquestré et abusé ? Dans « UnPur », son dernier roman paru aux Editions Belfond, Isabelle Desesquelles saisit l?horreur de l?indicible. Un roman intense.
Interview réalisée par Bénédicte du blog "Au fil des Livres" Montage : Grand Besançon Métropole
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