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ISBN : 2714473113
Éditeur : Belfond (12/01/2017)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Elle, c'est Rosalie Sauvage, et elle porte assez bien son nom. Lui, Alexandre, n'est heureux que dans les salles obscures. Une en particulier, celle de son père tant aimé et maintenant la sienne, le Rosebud, cinéma de quartier.
Ils se rencontrent par miroir interposé – Alexandre n'aperçoit pourtant que la nuque de Rosalie – et aussitôt se perdent. Mais entre elle et lui, il y a l'ami de l'enfance, les parents de toujours, admirables ou imparfaits, d'anciens a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  07 mai 2019
Isabelle Desesquelles, c'est surtout, Je voudrais que la nuit me prenne, un roman tout en finesse et beauté.
Qu'en dire de celui-ci ? Et bien, pas grand chose. Un roman qui veut se pencher sur l'amour et qui s'épanche sur le sexe et les phrases sales et vulgaires. J'ai tenu bon longtemps mais forcée de constater qu'après 170 pages, je n'avais rien saisi à l'histoire et rien ressenti non plus.
Deux êtres de sexe opposé, Alexandre et Rosalie, opposés dans leur vision de l'amour. Alexandre place le sentiment amoureux très haut, il préfère attendre l'élue que de s'éparpiller dans tout ce qui se présente. Pour Rosalie, c'est l'inverse. L'amour, c'est du sexe, avec n'importe qui et n'importe comment. L'amour c'est surtout ne pas s'attacher.
Ces deux-là ne se connaissent pas. Jusqu'au jour où Alexandre tombera amoureux du dos de Rosalie en train d'essayer une robe de mariée. le dos de Rosalie sera l'obsession d'Alexandre. Il s'imagine déjà vivre toute sa vie avec cette femme aperçue de dos. Bon, pourquoi pas. Il faut bien des rêveurs.
On retrouve à travers chaque chapitre, la vie de l'un et de l'autre. On s'aperçoit combien ils sont différents Alexandre et Rosalie. Puis, on se demande si ces deux-là vont enfin se rencontrer. Après 170 pages sur 200, non toujours pas.
Emportée à des kilomètres au-dessus de ce roman, sans la moindre empathie, sans le moindre sentiment léger et agréable, peinée pour certains passages orduriers, peinée aussi pour l'image de la femme qu'en donne Isabelle Desesquelles, femme-objet, salope et autres qualificatifs peu reluisants, ce roman n'a opéré aucune séduction chez moi, un roman sans intérêt.
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shmileblik
  14 janvier 2017
C'est l'histoire d'une rencontre et d'un rendez-vous manqué
C'est l'histoire d'une mère aimant trop et d'un père absent
C'est aussi l'histoire d'un père présent comme jamais et d'une mère jamais présente
C'est l'histoire d'une amitié et d'une infidélité
C'est l'histoire d'un amour et d'un désamour
C'est l'histoire d'une dissonance et d'une concordance.
C'est l'histoire d'un amour de cinéma et l'histoire d'un amour au cinéma
C'est l'histoire d'une salle obscure qui éclaire la vie
C'est beau, délicieux, drôle, touchant et juste.
C'est l'histoire d'un coup de coeur.
SP
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QueLire
  05 avril 2017
Ce sont des visions différentes de l'amour qui se retrouvent au centre du nouveau roman d'Isabelle paru chez Belfond : un jour, on fera l'amour.
Un jour on fera l'amour, la promesse de toute une vie
Rosalie Sauvage porte bien son nom. Elle entame une relation aussi facilement qu'elle y met un terme. Jamais amoureuse, elle prend et surtout donne du plaisir avant de dire au revoir. Sa vie professionnelle est à l'image de sa vie sentimentale, mouvementée. Elle excelle dans la pub et son amant du moment n'est autre que son patron. Un homme marié effacera-t-il les traces sur le corps et dans l'âme de Rosalie laissées par nombre d'hommes plus âgés ?
Alexandre est à l'opposé de Rosalie. L'amour pour lui c'est sacré. Persuadé qu'il y gagne à ne pas ouvrir son coeur à la première venue, ses bonnes résolutions tombent à l'eau le jour où il passe devant une boutique de robes de mariée. Il tombe amoureux d'un dos, d'une nuque, d'omoplates saillantes. Tétanisé, il ferme les yeux, en les ouvrants à nouveau le dos a disparu, laissant en lui un sentiment amer de grand amour perdu.
Mon avis :
C'est avec plaisir que je retrouve Isabelle Desesquelle qui décidément manie différents genres littéraires avec brio. Dans les âmes et les enfants d'abord, elle m'avait profondément touché en parlant de la mendicité qui semblait agresser les passants, l'obligeant à la regarder. Son nouveau roman est très différent, mais tout aussi excellent.
Un jour on fera l'amour comme ci c'était la première fois
L'amour, le sexe, les illusions, les espérances, les certitudes, tout dans ce roman semble opposer les deux personnages principaux. Rosalie la fonceuse aime tout recommencer. Adepte de l'ardoise blanche, elle vit sa vie par épisode. Alexandre a les pieds sur terre, mais son coeur porte le poids d'un passé heureux qu'il ne peut oublier, d'une jeunesse radieuse où le jeune garçon d'alors usait ses pantalons sur les sièges du cinéma.
La passion du cinéma en toile de fond de ce livre
Rosalie a été une petite fille aimée par un père qui la quitte d'être impuissant face au désintérêt de sa femme pour sa petite fille. Alexandre est choyé par un père qui n'était pas biologique, mais qui lui a tout donné, à commencer par la passion du cinéma.
Bien que très différents, Alexandre et Rosalie ont un point en commun : ils n'ont jamais vraiment aimé. Pour elle, l'acte sexuel va de paire avec son boulot, pour lui, l'amour physique serait se fourvoyer.
Isabelle Desesquelle fait se croiser avec brio ces trentenaires diamétralement opposés et réussit à nous tenir en haleine tout au long de ce jeu de cache-cache partiellement volontaire.
Le récit est ponctué de références au cinéma et j'ai particulièrement aimé les dernières pages présentant quelques répliques de films cultes comme celle-ci par exemple :
Jim eut une grande tristesse pour Jules, pourtant il ne pouvait juger Catherine. Elle avait pu sauter dans les hommes comme elle avait sauté dans la Seine.
Jules et Jim (1962)
de François Truffaut
avec jeanne Moraut, Oscar Werner et Henri Serre
Autre chose que j'ai beaucoup aimé, ce sont les titres des chapitres. J'adore le franc parler et le naturel qui en ressort. Je trouve qu'ils reflètent parfaitement la façon d'écrire d'Isabelle Desesquelles qui ne semble pas poser de filtre sur les émotions, mais met un point d'honneur à chercher pour chaque sensation, le mot juste.
- trente ans et le curriculum vitae d'un nouveau né
- un couple, c'est surtout des détresses complices
- quitte à se mettre en jachère, autant que ça soit dans la nature...
Un jour on fera l'amour est un roman que je conseille à tous ceux qui veulent plus qu'une histoire bien écrite. Il y a dans ce roman une sorte de réalité qui saute au visage, des personnages qui semblent réels. le mot "vrai" est d'ailleurs probablement plus approprié pour parler de Rosalie et d'Alexandre.
Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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Analire
  14 janvier 2017
Ne vous laissez pas avoir par le titre provocateur de cet ouvrage, car derrière cette bravade, se cache un récit sensible et pudique.
Rosalie Sauvage et Alexandre ne croient plus en l'amour. D'ailleurs, ont-ils déjà cru un jour en l'amour ? Mais lorsqu'ils se voient, seulement de dos, par jeu de miroir, ils tombent sous le charme l'un de l'autre. Un coup de foudre immédiat, mais bref, puisque Alexandre a seulement le temps de battre des paupières que Rosalie Sauvage s'est envolée. A partir de là, s'engage une course contre la montre pour retrouver l'autre, puisque Rosalie Sauvage va déménager pour changer de vie.
J'ai beaucoup aimé la façon dont les personnages parlaient et abordaient le sentiment amoureux. Grâce à l'alternance de narration (un chapitre donnait la parole à Rosalie, l'autre à Alexandre), ont a pu se pénétrer des consciences et attentes des deux personnages. Deux personnages aux caractères différents (Rosalie est plutôt énergique et semble froide, tandis qu'Alexandre renvoie une image d'un homme timide et passionnel). Mais derrière ces visages de façade sont tapis des émotions sincères et douces. Ils transpirent le désir, désir de retrouver l'autre, de le recroiser. Dans un même temps, le lecteur aussi se place dans une posture d'attente, espérant à chaque page que les deux personnages vont pouvoir vivre leur histoire.
Dans ce récit, il ne faut pas chercher à y trouver de l'action. Isabelle Desesquelles privilégie une écriture poétique et sensuelle, pour faire ressentir aux lecteurs des émotions intenses. Un choix d'écriture osé, puisque pour ma part, j'aurais sans doute souhaiter un peu moins de spiritualité et un peu plus d'actions concrètes pour apprécier d'autant plus ma lecture.
En bref, Un jour on fera l'amour, c'est l'histoire nostalgique et triste d'un bout de vie qui s'en va : Alexandre va devoir vendre le Rosebud (cinéma de son père défunt) et repense avec nostalgie aux bons moments partagés dans ces lieux. Mais c'est aussi le commencement de bonheurs nouveaux, avec la naissance d'un amour et le début d'une nouvelle vie.
Un récit réaliste, qui tend à comprendre et à décortiquer les sentiments humains les plus complexes. L'histoire n'est sans doute pas impérissable, le récit un peu banal, mais il n'en reste pas moins agréable à lire.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Marmara
  15 mars 2018
Une plume de prime abord légère, déliée et poétique, qui malheureusement surprend au détour d une phrase par un langage tout à coup cru et des plus fleuris. "Il se régale de leur chatte, gicle sur la gueule de telle ou telle autre". Que c'est charmant ! Au regard du style de l'auteure et de la manière dont elle aborde son lecteur, je ne m'attendais vraiment pas à ce genre "d'immersions", d'autant que Je ne suis pas très adepte de langage ordurier. Si j'éprouve le besoin d'entendre ce genre de choses, j'irai flâner dans les "bas quartiers ", et là au moins ce sera gratuit. En plus, Je n ai pas ressenti entre Alexandre et Rosalie, l'urgence, l'évidence, et ce besoin qu'on peut avoir l un de l autre. Il manque "un Je ne sais quoi", qui fait que je ne suis pas entrée dans la fameuse "course contre la montre". D'autre part, à moins que je ne me trompe, à la page 161, j ai cru comprendre que Rosalie et Alexandre habitaient le même immeuble. Et 5 mois sont passés à espérer se croiser... il y a comme une invraisemblable. Je n'ai pas aimé ce roman.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   11 janvier 2017
Au début de toute histoire un bouquet de fleurs fraîches remplace l'autre, et nous les filles on change l'eau du vase sans que cela ne devienne jamais une habitude. On leur sourit à ces fleurs, on vit à côté d'elles, on les respire, on les déplace dans la pièce, et, tu vas rire je sais, on leur coupe la queue. De les voir se flétrir nous les rend précieuses, même si d'autres les remplaceront. Puis un jour, plus de fleurs pour nous, comme si c'était nous qui étions remplacées. Les rares fois aujourd'hui où Marc m'en offre c'est pour une occasion, alors qu'avant c'était pour rien.
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MarmaraMarmara   15 mars 2018
Pas si compliqué de trouver un autre bancal . On fonce dans le tas et on ne fait qu'assembler ce qu' on a d'inabouti. Qu'on ne s'y trompe pas, moins plus moins ça fera toujours moins. On a l'impression de choisir alors qu'on additionne des manques. Le premier guéri n'a plus du tout envie de soigner l'autre, et il retourne faire son marché. Le commun des couples.
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shmileblikshmileblik   13 janvier 2017
Un père, il veut quoi pour son fils ? Il veut que son enfant se ressemble ; pas forcément qu’il lui ressemble. Le film qu’il projettera ce soir leur tend un miroir à son inconnue et à lui, et si elle est là, il reflétera bien plus que leurs visages.
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AnalireAnalire   09 janvier 2017
Quand on achète des chaussures, on essaye plusieurs paires, on choisit les plus confortables, celles qui paraissent l'être sur le moment, souvent on se trompe, on marche avec et très vite on a mal, on finit par les remplacer, pas facile de trouver chaussure à son pied.
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AnalireAnalire   08 janvier 2017
Ce qu'on imagine de meilleur aux amoureux, de plus intense, il se le projette en boucle, il ne peut pas y avoir autant de films sur l'amour sans que cela existe, quelque part, et qu'il en ait sa part. Voilà ce qu'il veut, Alexandre, une vie à l'image de toutes ces images auxquelles il a décidé de croire.
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Videos de Isabelle Desesquelles (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Desesquelles
Isabelle Desesquelles vient de recevoir le prix Femina des lycéens 2018. Elle est notamment l?auteur de "Je me souviens de tout", paru chez Julliard, et "Les hommes meurent, les femmes vieillissent", aux éditions Belfond. Elle a fondé une résidence d?écrivains, la maison de Pure Fiction.
Sur une chanson d'Emma le Louër, jurée du Prix Fémina des Lycéens, et auteur-compositeur de "Laisse moi voler cette nuit".
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