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ISBN : 2259208886
Éditeur : Plon (26/02/2009)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 183 notes)
Résumé :
Le star-système est en deuil depuis que les frères Vaillant, présentateurs adulés de l'émission du moment, ont été sauvagement assassinés.
Appelée en renfort auprès du commandant Vivier, l'experte en sexo-criminologie Garance Hermosa établit vite que le crime, obéissant à un obscur rituel, est l’œuvre d'un esprit particulièrement sadique et torturé. Mais dans cet univers de strass et de paillettes où les volontés de nuire sont légion, tous ceux que croisent l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
Analire
  06 décembre 2012
Un bon polar, qui se lit facilement, rapidement, et qui est très distrayant.
Bien que l'histoire soit quelque peu banal, le sujet et le thème principal de l'enquête est bien trouvé et bien traité. Dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans l'atmosphère monstrueux de la scène du crime et de l'horreur. le suspense est tenu jusqu'à la fin, la véritable identité de l'assassin des deux jumeaux Vaillant est révélée dans les toutes dernières lignes, sans aucun doute concernant le rôle de ce même tueur dans l'affaire du meurtre.
Le journal intime tenu par une jeune fille en parallèle à l'histoire principale du meurtre montre les atrocités subies durant toute son enfance. A travers ses écrits, nous la voyons grandir et évoluer, pour finir par la retrouver bien des années plus tard, dans la réalité de la vie, coupable plongée au coeur de l'enquête.
J'ai beaucoup aimé la certaine perte de personnalité et d'identité des personnages, le fait qu'on ne sache pas (et eux même ne savent pas non plus) vraiment qui ils sont réellement. Ils sont hors normes, à part, un brin mystérieux et repoussants, mais très bon dans leurs métiers respectifs.
Les personnages ne sont pas très attachants, ils sont banals... sauf Garance, qui est une femme avec un fort caractère, déterminée, et forte dans son métier !
Ce livre m'a donc un peu laissé sur ma faim, les scènes d'actions ne sont pas très nombreuses ni très approfondies, mais le sujet de la perversité et du choc émotionnel causé durant l'enfance et bien développé et franchement abordable.
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Commenter  J’apprécie          141
Rodin_Marcel
  10 avril 2015
Desjours Ingrid - "Echo", Plon-Pockett, 2009 (ISBN 978-2259208888)

Autant le préciser d'emblée, en tant que thriller ou roman policier, il s'agit d'un véritable navet : l'intrigue est inconsistante, les personnages manquent autant de crédibilité que de profondeur, l'écriture est poussive, l'enquête carrément invraisemblable, l'enchaînement des clichés du genre fait souvent bailler. Bref, ce livre n'est pas à recommander à de véritables amateurs de littérature policière. Par contre, il constitue un véritable documentaire sur au moins deux points.

Premièrement, c'est un véritable catalogue de la psychologie de bazar à cent sous qui, actuellement, sévit dans toutes les revues grand public d'une certaine caste sociale genre bo-bo-germanopratine comme «Elle», «Cosmopolitan» et autres revues du même acabit : la quatrième de couverture comporte d'ailleurs la mention "Passionnant!" attribuée par "Femmes d'aujourd'hui".
Pour faire bonne mesure, le lecteur se voit même infliger une leçon détaillant le mythe de Narcisse (pp. 303-306), ça fait toujours demoiselle cultivée, surtout en l'accompagnant d'une rapide allusion pédante à l'une des symphonies de Beethoven ! C'est bien sûr uniquement par le biais de ce bric-à-brac psychologique des profondeurs que la brillantissime profileuse va démasquer la coupable. Des pages et des pages d'exposé poussif de ces pitoyables croyances psychologico-psychanalytico-psychiatriques qui hantent les esprits d'aujourd'hui, surtout dans cette catégorie sociale spécifique, et qui – si l'on en croit le curriculum vitae de la dame – sont même enseignées au niveau universitaire, ce qui n'est pas pour nous étonner outre-mesure.

Deuxièmement, c'est un témoignage saisissant des insondables sottises massivement diffusées aujourd'hui sur les rapports "amoureux" (encore est-ce là un bien grand mot, il s'agit plutôt de sexualité kleenex) auprès du large public par le biais des canaux médiatiques (télévision, journaux, revues, romans de gare comme celui-ci, etc) les plus écoutés par la population.
Rien n'y manque ! Au point que le personnage principal de la «profileuse» en devient une véritable caricature de ce modèle de «femme libérée» dont les jeunes esprits sont aujourd'hui copieusement gavés. Pour l'auteur de ce texte, son héroïne est en même temps son modèle : rien que son entrée en scène "spectaculaire" et "autoritaire" (p. 23) en dit long sur la mentalité qu'il faut pour écrire un tel récit. le cas s'aggrave par la narration de la goujaterie avec laquelle la dame congédie ses amants d'une nuit (p. 24 – qu'elle soit masculine ou féminine, la goujaterie reste de la goujaterie, non ?). On ne s'étonnera plus de la totale incapacité de ces jeunes femmes à construire une relation dans la durée, et on comprendra parfaitement leur horreur et leur révulsion rien qu'à l'idée de «fonder une famille», une expression qui leur paraît le comble de l'ignominie… L'auteur atteint sur ce point des sommets de ridicule.

Pour compléter cet abyme de vulgarité, il suffit de lire les quelques pages lamentables consacrées à la visite au «village natal» (chapitre 23, pp. 236-238) : les villageois sont bien évidemment dépeints comme des arriérés. le racisme et l'infamie atteignent ici à l'insupportable.

Bref, ce roman est un témoignage quasi archétypal de la mentalité de certaines de nos si charmantes contemporaines "parisiano-parisiennes" (le plus souvent : de fraîche date).
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Tatooa
  19 juillet 2018
Dans l'ensemble, le livre est plutôt prenant et pas mal ficelé.
Toute la partie "journal" est vraiment bien, la genèse du "mal" aussi, psychologiquement, dans ce livre, les "méchants" sont justes, la répétition "victime/bourreau" bien dépeinte.
Par contre, la psychologue, Garance, elle, n'est pas cohérente psychologiquement parlant. Soit on est dans le contrôle, soit on n'y est pas. Les explications sur sa soudaine faiblesse sont faibles, justement, pas vraiment logiques.
Dans le but de multiplier les fausses pistes, l'auteure n'a pas bien maîtrisé la cohérence du personnage principal, ce qui est dommage.
A la fin également ses explications quant à la genèse et au pourquoi des événements ne sonnent pas juste pour moi vu qu'elle reste très freudienne. Perso, je "sais" pour l'avoir vécu, que c'est Alice Miller qui a tout juste dans son interprétation du "mal", et non Freud. L'auteure a juste sur le fond, mais elle est à côté sur la synthèse et les explications, c'est dommage.
Après, ça mettra mal à l'aise, voire en colère, les gens qui ont connu ça et l'ont nié et/ou oublié et/ou justifié/pardonné à la légère, et/ou reproduit, (et jamais travaillé avec un psy) parce que c'est quand même drôlement bien vu (côté " transmission de psychopathies". Et ce côté "transmission familiale" qui reste vraie dans tous les domaines, des névroses les plus légères aux psychopathies les plus lourdes...).
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caro64
  19 avril 2009
Si vous cherchez un bon polar, n'hésitez pas un seul instant, vous serez conquis par le style, les personnages, l'intrigue bien ficelée et qui sort des sentiers battus."Echo" nous permet une plongée dans les méandres du profilage criminel, dans le milieu des médias... L'auteur maîtise parfaitement son sujet.
Un excellent premier livre qui tient le lecteur en haleine jusqu'au bout, sans temps mort.
Une nouvelle école du polar français. A lire absolument !
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BlackKat
  30 juin 2016
Je connaissais et appréciais la plume de la dame avec sa trilogie fantastique, Kaleb, écrite sous le pseudo de Myra Eljundir.
Il me fallait la découvrir avec ses polars/thrillers. Chose faite avec son premier: Echo.
Un polar très court, de moins de 350 pages, 3 parties sur l'air de la comptine « 1, 2, 3, nous irons au bois »… mais pas pour cueillir des cerises…
Rapidement lu par conséquent!
Le commandant Patrik Vivier est en charge d'une enquête sur le meurtre de deux stars du show-biz, deux frères, Klaus et Lukas. Il demande l'aide de Garance Hermosa, sexo-criminologue, pour comprendre la psychologie des victimes et du milieu de paillettes et de sang qui était le leur.
Une enquête difficile quand tout est apparences, mensonges, travers et perversions, jalousies, calculs et flatteries. Démêler le paraître de l'être éventuel, se faufiler derrière les multiples rideaux de la scène, ne pas tomber dans le piège des strass… le commandant a fort à faire avec cet assassinat rituel qui risque de ne pas être le dernier.
J'ai bien aimé ce polar, même s'il se situe dans un milieu que je n'affectionne guère! Ce fut d'ailleurs délectable de sentir les relents de pourriture derrière les parfums de marque!
L'intrigue est bien menée et amenée par le fil de l'étude psychologique des différents protagonistes et par les extraits d'un journal intime, anonyme pour le lecteur, qui ponctuent le roman.
L'étude du traumatisme dans l'enfance et de l'influence sur l'évolution d'un être humain est intéressante, tout comme le jeu des apparences dans la vie d'adultes au sein de la société, a fortiori quand on fait partie des « people ». La psychologie étant le domaine professionnel de l'auteur, pas de souci de ce côté, elle connaît son sujet et le met très bien scène.
Par contre, je n'ai pas du tout, mais pas du tout accroché avec son personnage de Garance Hermosa. Antipathique au possible à mes yeux, le genre de nana qui doit sentir et asseoir son pouvoir de femme sur chaque homme qui passe, de 7 à 77 ans, par la séduction et le charme… Non merci!
J'aime les femmes de tête, intelligentes, professionnelles, modernes voire totalement décomplexées mais une bonne femme qui déboule en talons aiguilles et robe ultra courte sur une scène de crime… ça ne le fait pas!
Aussi torturée et meurtrie qu'elle soit par son passé, cette Garance n'est pas en odeur de sainteté avec moi… Cet aspect de sa personnalité la décrédibilise totalement à mes yeux. D'ailleurs elle a du mal à élever une barrière entre son travail et sa vie privée…
Et le commandant Vivier n'a aucune chance de lui échapper, il est grillé ce pauvre flic, qui sert d'ailleurs plus de faire-valoir dans ce polar que d'enquêteur à part entière. C'est dommage, j'aurais préféré un rapport plus équitable entre ces deux-là… Garance n'étant quand même qu'une consultante!
C'est le seul bémol mais un de taille puisque Garance est tout de même le perso principal de ce polar.
Un bon polar pour un bon premier roman… mais l'écho me dit que Garance n'a pas dit son dernier mot! Aïe!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   19 avril 2009
Pervers polymorphe insaisissable, caméléon génial se métamorphosant à l'infini pour coller à un environnement en sables mouvants, je traque, j'épuise, je flatte et je frappe.
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TatooaTatooa   18 juillet 2018
Plus tard, j'aurai plus à faire semblant d'aimer les gens et d'avoir envie de leur parler. Je pourrai tous les envoyer se faire foutre. Et s'ils me foutent pas la paix je leur casserai la gueule.
(Journal d'un garçon de 10 ans dont on ne connait pas le nom).
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AnalireAnalire   05 décembre 2012
Ma grand-mère aimait me répéter que l'homme aime ce qu'il désire tandis que la femme désire ce qu'elle aime...
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kuroinekokuroineko   23 mars 2017
L'atteinte à l'intégrité corporelle a ceci de choquant qu'elle vous met face à votre propre fragilité, expose ce qui doit rester occulte, ébranle votre naïf sentiment d'invulnérabilité. L'humain est fait de chair et son sang coule, ses veines se tranchent, ses os se brisent. Il meurt, pourrit, n'est pas un dieu, en somme.
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AnalireAnalire   04 décembre 2012
Puis faut pas oublier de sourire au bon moment. Pas trop souvent pour que ce soit comme un cadeau, mais quand tu souris, tu regardes l'autre comme si y avait que lui. Ça marche à tous les coups.
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Videos de Ingrid Desjours (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ingrid Desjours
Notre hypothèse : derrière chaque thriller se cache un fait divers.
L?auteure de la Prunelle de ses yeux nous parle de ceux à l?origine de son roman.
"Gabriel est aveugle. Maya est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l?entraîner dans ses ténèbres..." Si le pitch de la Prunelle de ses yeux, sorti en poche en octobre 2017 chez Pocket, cite ces deux personnages principaux, il en est un troisième : Victor. A 17 ans, le jeune homme intègre Métis, une école élitiste, et s?embarque dans une sombre affaire histoire de bizutage, qu?Ingrid Desjours met en parallèle avec l?expérience Milgram [ndlr : sur la soumission à l?autorité]. D?où lui est venue cette idée ? L?écrivaine nous l?explique.
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