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EAN : 9782221145944
528 pages
Éditeur : Robert Laffont (02/10/2014)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 238 notes)
Résumé :
Voila, vous y êtes.
Arrivés au point de rupture.
Depuis longtemps déjà, votre couple dérange. Parce qu'une belle et brillante jeune femme n'a pas pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari comme ça, sans être influencée. Ou vénale.
Parce qu'un séducteur avide de pouvoir n'a pu obtenir la totale dévotion de son épouse que par la tyrannie et la manipulation.
Comme tous les pervers narcissiques.
Oui les ragots vont bon tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  30 novembre 2016
Déborah est belle, très belle, élégante et gracile: un rêve pour tout les hommes , seulement un rêve car elle est entièrement dévouée à son mari. Lui aussi est un bel homme et sûr de lui, tellement sûr de lui qu'il est devenu un coach renommé en affirmation de soi et séduction.
Tout a l'air parfait dans ce monde bisounoursien quand le frère du mari débarque avec sa fille en catastrophe: sa femme, Laura, a disparu. Ce frère a tout du bad boy ténébreux: ex taulard, ex junkie, il est évidemment vite attiré par Déborah.
Le couple commence à flageolé.
Un flic borderline, empêtré jusqu'au cou dans une
histoire glauque impliquant un grand mafieux, enquête sur la disparition de Laura, rencontre Déborah et là.... le couple explose.
On ne peut pas reprocher à l'auteur d'avoir bossé, les personnages sont nombreux et complexes: ils ont tous un coté jekkil et un autre hyde, certains le savent et d'autres non.
L'intrigue démarre lentement, se perd un peu en route mais devient vite oppressante en nous culbutant de fausses pistes en impasses.
Un bon thriller psychologique que j'ai cependant trouvé trop confus.
Mais ce n'est que mon humble avis.
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nameless
  23 février 2016
Pour 20 euros, les admirateurs de David Pennac peuvent se procurer son livre “Tout pour plaire”, à paraître en octobre et disponible dans toutes les bonnes librairies, ce qui sous-entend qu'il en existe de mauvaises. Il y révèle des secrets sur sa vie ainsi que sur sa méthode de développement personnel, celle qui a fait son succès : “Il aide les autres hommes à gagner en “assertivité” afin de collectionner les conquêtes, rencontrer la femme de leur vie, ou encore obtenir une promotion qu'ils briguent” (p.19).
En dehors de sa carrière de gourou médiatique à la mode et à l'aplomb insolent, David est aussi l'époux de Déborah, paternalistement surnommée Bébé, qui a également tout pour plaire. Jolie femme fragile qui se promène vêtue de chemisiers transparents sans se douter un instant de l'effet qu'elle produit sur les hommes, elle se la joue victime de son pervers narcissique de mari, couverte de bleus, de brûlures de cigarettes, ce que ne manque pas de déplorer et commenter sa bienveillante voisine, Frederika Migneault, toujours derrière la fenêtre de sa cuisine à épier ses voisins, et prête à faire tout son possible pour ouvrir les yeux de cette pôvre Déborah.
C'est l'entrée en scène inattendue de Nicolas, frère de David, flanqué de sa petite fille de 4 ans qui va faire imploser le couple et servir de prétexte au démarrage de l'intrigue. Beau gosse ex-toxico-depuis-six-mois, partageant avec David des secrets anciens, il débarque chez son frère et sa belle-soeur à la suite de la disparition inquiétante, signalée à la police, de sa compagne Laura.
Il est temps pour Sacha Mendel, archétype du flic en vigueur dans les polars actuels, alcoolique, désabusé, marié à une emmerdeuse alcoolo aussi (qui se ressemble s'assemble ?), tête brûlée incontrôlable par sa hiérarchie, d'intervenir. Infiltré dans le clan mafieux de Gabriel Strano, sicilien qui respecte ses parents, va à l'église le dimanche et porte des pompes en croco blanches et noires histoire de passer inaperçu, Sacha se fait signifier par ses chefs, la fin de sa mission, en raison de la mort de l'un de ses collègues, et lui demandent de choisir une autre enquête. C'est donc sur la disparition de Laura que Sacha décide de se pencher. Puisque c'est bien connu, dans la police, on choisit l'enquête sur laquelle on souhaite s'investir !
Dès qu'il rencontre Déborah, tout comme Nicolas avant lui, Sacha tombe raide dingue amoureux d'elle. Coup de foudre qui se traduit par une masturbation vigoureuse sous la douche dès qu'il rentre chez lui. Où ça ne va pas se nicher l'amour ? le cerveau n'est donc pas le plus gros organe sexuel du corps humain ? Je le note.
Voilà un roman qui se lit bien, vite, et s'oublie tout aussi rapidement faute d'une empreinte personnelle unique et non-interchangeable. C'est dommage, car sans ces nombreux poncifs, il aurait pu être plus original et puissant. Deci-delà, on sent très bien à quel point Ingrid Desjours connaît ses sujets, la criminologie et la psychologie, à travers quelques pages bien documentées et très bien écrites. Malheureusement, des invraisemblances, incohérences, des dialogues sur-abondants réduits à quelques mots banals souvent en italique pour attirer l'attention du lecteur quand ils sont importants, affaiblissent la portée de son récit.
Une découverte donc en demies-teintes. J'ai regretté qu'un important potentiel évident, tant dans le style que dans la connaissance des thèmes abordés, le choix des personnages et de l'intrigue, ne soit pas mieux exploité avec davantage de finesse et de concision. Un roman un peu bâclé et/ou dilué à mon sens, et à mon sens seulement, ce qui ne m'empêchera nullement de lire un opus ultérieur à Tout pour plaire. J'attends la suite avec impatience.
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gruz
  11 octobre 2014
Ne vous fiez jamais aux apparences, même concernant des personnes que vous semblez connaître.
Ingrid Desjours, si lointaine et si proche (d'elle-même). Avec ce nouveau thriller psychologique, l'auteure s'est délibérément écartée de ce qu'elle avait proposé dans son précédent roman, Sa vie dans les yeux d'une poupée, pour mieux y apposer sa patte.
Pas de démarrage fracassant, on se croirait dans un épisode des Desperate Housewives, en compagnie de ce couple bien rangé qui cache néanmoins de lourds secrets.
Une trame classique que l'auteure s'amuse à dévoyer, des relations humaines qu'elle s'attache à corrompre, une histoire qu'elle manie pour mieux la pervertir.
Ingrid Desjours mélange les genres pour mieux s'affranchir des codes, entre drame psychologique et enquête policière, entre enfer domestique et flics et truands. Un récit tout en apparences.
L'intrigue y est foisonnante, durant ces 525 pages (un pavé assez inhabituel dans le genre), mais c'est dans la peinture des personnages que l'écrivain tire son épingle du jeu. Des personnages jusqu'au-boutistes, dont les émotions sont exacerbées tout au long de ce récit. Souvent excessifs dans leurs comportements et pourtant si humains, dans ce contexte pesant. Une atmosphère construite autour de faux-semblants et de déferlements de sentiments qui bousculent le lecteur.
Desjours joue avec les théories psychologiques à la mode, les tord, et brode autour pour mieux les prendre à contre-pied. Elle y privilégie la violence psychologique plutôt que les déchaînements physiques (même s'ils sont présents, inévitables).
Et ce qui fait toute la différence, c'est son écriture. Une plume alerte, très expressive et parfois superbement lyrique. Même si quelques dialogues m'ont paru forcés et un peu « too much », la plupart des autres passages sont envoûtants, déchirants et réellement enthousiasmants !
L'intelligence du propos et de son traitement montre une fois de plus qu'il faut réellement compter sur Ingrid Desjours dans le genre du thriller psychologique.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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isabelleisapure
  12 avril 2020
Deborah et David ont une vie de rêve. Lui, la quarantaine, beau, sexy. La séduction, c'est son fond de commerce. Sorte de coach, il vend à prix d'or lors de ses conférences des conseils de séduction à des mecs paumés.
Deborah, belle, intelligente, attire le regard des hommes et la jalousie des femmes.
« Tout pour plaire » en somme.
Une seule ombre dans ce tableau idyllique, le manque d'enfant que Déborah ressent cruellement.
La belle mécanique se grippe avec l'arrivée soudaine de Nicolas, le frère de David accompagné d'Emma sa fillette de cinq ans. le jeune homme désemparé ne sait où se trouve Emilie son épouse disparue et semble bien encombré d'une enfant que peu à peu Deborah traitera comme la sienne.
A partir de là, Ingrid Desjours nous entraîne dans une enquête passionnante pour tenter de retrouver Emilie. Aux manettes, Sacha Mendel, commandant de police triste et désabusé, souvent borderline qui a du mal à vivre avec un passé qui le hante.
Ingrid Desjours excelle dans la construction de l'histoire et la psychologie de ses personnages, qu'elle maîtrise parfaitement. Et tout cela pour nous forcer à nous poser ces questions : Qui manipule qui ? Qui est victime ? Les méchants le sont-ils autant qu'il y paraît ?
L'auteure nous guide dans les méandres de leurs pensées, pave notre route de doutes, puis de certitudes d'avoir tout compris, sauf que ce n'est jamais ce à quoi on s'attend. Et nous voilà reparti sur d'autres pistes, ballotés d'une probabilité à l'autre jusqu'au point final.
« Tout pour plaire » est un thriller passionnant et addictif.
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Ziliz
  18 janvier 2016
Déborah, délicieuse fée du logis qui a abandonné son métier de décoratrice d'intérieur pour satisfaire son mari.
David, ledit mari, coach en séduction.
Nicolas, le 'petit' frère de David, beau gosse sous des allures de bad boy. Donc craquant.
Les frangins sont brouillés depuis huit ans, mais quand sa femme disparaît, c'est à David que Nicolas vient demander de l'aide, notamment pour s'occuper de sa fillette de quatre ans.
En l'accueillant chez eux, Déborah et David ne font-ils pas entrer le loup dans la bergerie ?
Six-cents pages ultra efficaces qui m'ont prise dans leurs filets, malgré une impression de déjà-vu. On retrouve en effet des ingrédients en vogue dans un certain registre de polars : crises conjugales (chez les enquêteurs, les témoins, les suspects), amourettes tous azimuts (il n'y a pas que le Sig Sauer qui pèse lourd dans le pantalon d'un policier), enfance traumatisante, maladie mentale, mal d'enfant, etc.
On voit pas mal de rebondissements arriver si on est habitué à ce genre de thriller, et les dialogues sont parfois creux. Il n'empêche que l'intrigue fonctionne très bien, grâce à l'ambiguïté savamment entretenue autour de quelques personnages, un en particulier - vulnérable ou redoutable ? victime ou manipulateur ?
J'ai dévoré ce thriller machiavélique où l'on trouve des accents de Barbara Abel, Gillian Flynn, Lisa Gardner, et même, soyons fous, du binôme Boileau-Narcejac et de Hitchcock.
Pas vraiment un coup de coeur malgré tout, à cause de quelques énormités...
• avis : 4.5
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critiques presse (1)
LeMonde   13 octobre 2014
Voilà typiquement le type de livre où l'on entre à reculons, en se disant que les histoires de couples au bord du nervous breakdown relèvent d'un genre un poil éculé. Et puis s'installe, au fil des pages, une drôle d'atmosphère, avec des personnages dont on se demande s'ils sont victimes consentantes, pervers narcissiques ou frappadingues de l'amour vache.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   18 janvier 2016
« Ma belle »... Déborah a horreur qu'on l'affuble de ce genre de sobriquet. Ça pue le manque d'imagination et l'affection bon marché aussi sûrement qu'un désodorisant pour chiottes. Ça sonne faux, c'est dit uniquement pour se donner des airs de compassion et se gargariser de bons sentiments en toc.
(p. 505)
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namelessnameless   15 février 2016
Comment expliquer à la jeune femme que ce n'est pas ça, l'amour ? Comment lui démontrer que les brimades constantes ne sont pas destinées à l'aider mais à l'enfoncer, lui faire perdre toute confiance en elle, afin de mieux l'isoler et la contrôler ?

Page 15
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brinvilliersbrinvilliers   12 mai 2020
A cet instant précis, Déborah sait qu'elle peut encore avouer la supercherie, dire que la grossesse était inventée, que les conséquences de l'incendie ne sont pas si dramatiques que le croit son mari. Elle est consciente du fait que continuer de mentir pourrait avoir des effets délétères aussi bien pour la relation des deux frères que pour elle. Persister dans son mensonge serait jouer un jeu dangereux : si David vient à le découvrir, elle ne donne pas cher de sa peau..
La jeune femme s'absorbe dans ses réflexions, le regard dans le vague.
- Déborah, dis-le; l'encourage son mari. Dis à Nicolas pourquoi je ne le lui pardonnerai pas.
Il veut l'entendre, il veut qu'elle le dise. Qu'elle persiste et signe. A-t-elle le choix ?
- Parce que j'ai perdu mon bébé dans l'incendie.
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   19 janvier 2016
[...] Sacha a horreur de cette société où l'on n'a plus le droit de rien faire. Fumer des fausses clopes, baiser sous plastique ou par téléphone, manger des merdes bourrées de pesticides mais sans sucre, sans gras, et sans goût, très peu pour lui. C'est un jouisseur. Il se sent bien dans ce rade miteux, entouré de camés et de paumés, certes, mais au moins sont-ils vrais, authentiques.
(p. 204-205)
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rkhettaouirkhettaoui   06 octobre 2014
C’est un ambitieux qui se donne les moyens d’obtenir ce qu’il désire, quitte à jouer sur des apparences qui le servent mais, au fond, l’indiffèrent.
La séduction, c’est son fonds de commerce : il aide les autres hommes à gagner en « assertivité » afin de collectionner les conquêtes, rencontrer la femme de leur vie, ou encore obtenir une promotion qu’ils briguent.
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Vidéo de Ingrid Desjours
Notre hypothèse : derrière chaque thriller se cache un fait divers.
L?auteure de la Prunelle de ses yeux nous parle de ceux à l?origine de son roman.
"Gabriel est aveugle. Maya est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l?entraîner dans ses ténèbres..." Si le pitch de la Prunelle de ses yeux, sorti en poche en octobre 2017 chez Pocket, cite ces deux personnages principaux, il en est un troisième : Victor. A 17 ans, le jeune homme intègre Métis, une école élitiste, et s?embarque dans une sombre affaire histoire de bizutage, qu?Ingrid Desjours met en parallèle avec l?expérience Milgram [ndlr : sur la soumission à l?autorité]. D?où lui est venue cette idée ? L?écrivaine nous l?explique.
+ Lire la suite
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