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ISBN : 2080606344
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 44 notes)
Résumé :

Le 11 février 1971, René Desmaison entreprend avec Serge Gousseault une grande première hivernale sur la face nord des Grandes Jorasses : la voie directe qui mène à la pointe Walker (4 208 mètres). Dès les premiers jours, l'ascension se révèle difficile. La neige tombe sans discontinuer, les cordes, très endommagées par des chutes de pierres, sont presque inutilisables, les pitons manquent. Le 15 f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Fleitour
  30 septembre 2015
Ce récit de René Desmaison se déroule dans une décennie où les premières voies se font de plus en plus rares, mais il reste dans les Alpes encore des hivernales inviolées, c'est le cas des Grandes Jorasses .
Pour les meilleurs grimpeurs pas de doute pour se faire un nom, il faut réussir une grande 1ère .
Le climat à Chamonix est électrique car de plus en plus de non chamognards viennent damner le pion aux pionniers de l'alpinisme .
René Desmaison n'est pas du sérail mais ses qualités de rochassier sont exceptionnelles ( aiguisées sur les fameux grattons de fontainebleau).
Le récit est d'une intensité diabolique comme si le destin et surtout les éléments avaient conjugué leurs efforts pour le meurtrir jusqu'à le ridiculiser le jour de la sortie finale « à deux longueurs du sommet » P174.
Mais le drame est là, raconté dans la fièvre .
Il faut happer le vide qui enveloppe la cordée jusqu'à frémir avec eux .
Cette tragédie fera l'objet d'une couverture médiatique encore rarement connue pour un drame en montagne .
La personnalité de Maurice Herzog trouble le climat, tout a t il été fait pour sauver la cordée ?
Le récit se termine par un rapide survol des tentatives réussies ou des échecs douloureux , le linceul oui ! le linceul des Grandes Jorasses est tombé en 1968 , par qui ?
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Commenter  J’apprécie          81
cathe
  27 décembre 2017
Dans ce récit, nous suivons René Desmaison, alpiniste reconnu, qui souhaite faire la face Nord des Grandes Jorasses en hiver (ça s'appelle une « hivernale »…).
Il est expérimenté et prêt à affronter les conditions difficiles de cette expédition. le guide qui l'accompagne, Serge, est plus jeune mais aussi très aguerri aux conditions extrêmes. Ils partent pour une montée qui doit durer environ une semaine, avec le matériel et les vivres nécessaires. La première partie du livre est une description précise de leur montée avec tous les gestes techniques des alpinistes. Sans connaître du tout cet univers, j'ai toutefois suivi avec passion ces descriptions de gestes précis et leur avancée mètre par mètre sur ces parois raides et glissantes. Les nuits sont particulièrement éprouvantes puisqu'ils doivent s'arrimer sur des petits espaces pour pouvoir dormir sans tomber !
Quand on a lu le résumé, on sait que le drame va arriver, et en effet dans la seconde partie on sent que peu à peu Serge fatigue plus que lui alors que la montée s'avère plus difficile et plus longue que prévu. Alors que sa femme en bas à Chamonix demande qu'un hélicoptère les survole, une suite de malentendus entre eux et les secours vont les obliger à rester sur ce bout de paroi plusieurs jours et Serge ne va pas réussir à surmonter la fatigue et le froid…
René Desmaison mettra du temps à se remettre de ce drame, et une polémique éclatera sur la responsabilité des secours, alors dirigés par Maurice Herzog.
Un livre qu'on lit comme un thriller avec toutefois une grande émotion due au récit sobre de René Desmaison.
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petitours
  14 octobre 2011
Une aventure humaine, tragique et formidable à la fois. La première tentative hivernale d'ascension de la face nord des Grandes Jorasses par l'éperon Walker. Un livre éprouvant, il faut peut être avoir déjà goûté un peu à l'alpinisme pour comprendre les détails techniques de la montée, l'enjeu de la perte d'un piolet, la rupture d'une corde ou l'épreuve de pose de broches à glaces dans une paroi hostile. Pas pour partager la tension, l'espoir, l'angoisse et l'issue dramatique, alors que René Desmaison voit périr de froid et de fatigue son compagnon de cordée Serge Gousseault seulement 80 mètres sous le sommet. C'est un journal à la première personne écrit par l'un des plus grands alpinistes du siècle et l'on partage un peu l'incroyable tension nerveuse, la relation de la cordée et celle avec la compagne qui attend quotidiennement les points radios pour informer son homme de l'évolution de la météo. A l'occasion, Desmaison règle quelques comptes avec Maurice Herzog, alors responsable des secours en montagne, qui aura trop tardé à agir devant le péril évident que courraient les deux hommes.
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ninamarijo
  13 juillet 2015
Une belle aventure réelle et tragique. Du suspense pour cette ascension dans les Grandes Jorasses, une très belle écriture pour nous livrer son amour et sa passion des montagnes, mais, "cette montagne cruelle, idole sans pitié, merite-t-elle tant d'amour et de chagrin ?
Commenter  J’apprécie          110
Wyoming
  16 avril 2018
Très beau récit de René Desmaison sur sa tentative de première hivernale dans les Grandes Jorasses, endeuillée par la mort de son partenaire, Serge Gousseault. Il raconte cette aventure malheureuse avec la précision d'un alpiniste comportant tous les détails techniques permettant de comprendre ce qui est arrivé aux deux hommes. L'histoire donc d'un drame de la montagne, de ceux que ces conquérants de l'inutile ne peuvent regarder en face car leur destin c'est de grimper avant tout. Emotion et talent d'écriture au long de ces 342 heures haletantes.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
adelie_altitudeadelie_altitude   01 mars 2018
Glaciale et grise, traversée de courtes rafales de neige arrachée à la cime, c’est l’aube du onzième jour. Tout passe, même la nuit, même la vie… Serge est de plus en plus mal. Ses lèvres, son nez sont gonflés par le froid. Il ne sent rien, ne souffre pas. Il a faim et soif. Les vivres sont épuisés. Il ne nous reste plus rien. Juste un peu de gaz. Encore un demi-quart d’eau, et le réchaud s’arrête définitivement. Très doucement, je verse l’eau tiède entre les lèvres de mon compagnon.

Je n’éprouve moi-même aucune soif, aucune faim. Mon estomac est serré, dur comme une pierre. Je le sens douloureusement. L’angoisse ne me quitte plus. S’il ne se passe rien aujourd’hui, Serge est perdu. Pourra-t-il seulement tenir encore une nuit ?

Que font-ils dans la vallée ? Hier, il faisait beau. Ils ont bien vu que nous étions là, immobiles, bloqués sur cette minuscule corniche.

Quelle heure peut-il être ? Est-ce encore le matin ou déjà l’après-midi ?

Serge ne peut rester plus longtemps comme ça. Je dois partir chercher du secours. Aller au-devant de ceux qui montent peut-être par le versant sud. Descendre dans la vallée réunir des amis. Venez m’aider, Serge va mourir.
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FleitourFleitour   30 septembre 2015
Alain Frébault me répondra :
" Ce que j'ai fait un autre aurait pu le faire "
Mais il la fait, là est la différence. Elle est de taille.
P178
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Videos de René Desmaison (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Desmaison
Pour la sortie de leur livre René Desmaison et Christian Brincourt sont réunis à Chamonix pour raconter des histoires de montagne.
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