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ISBN : 2812615834
Éditeur : Editions du Rouergue (02/05/2018)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Vous vous appelez Joseph Herrous. Cela fait trois semaines que votre femme vous a plaqué. Le soir, au boulot, vous trouvez toujours un truc à finir, une raison de ne pas rentrer dans cette maison où personne ne vous attend. Cette nuit-là, en quittant le bureau, vous avez décroché un homme de la clôture d’une usine ultra-sécurisée de la zone industrielle. C’est comme ça que tout a commencé. Comme ça que vous vous êtes retrouvé à Redon, face à une femme ravissante bie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
DreamBookeuse
  13 mai 2018
Un truc à finir, est un roman de Benjamin Desmares, un auteur que j'avais déjà lu en jeunesse avec Des poings dans le ventre, le roman ayant reçu le prix pépite 2017. Il m'avait fait battre le coeur puissance 1000 avec des mots d'une justesse inouïe. Et maintenant je me retrouve avec un petit o.v.n.i littéraire entre les mains.
Mon résumé
Joseph Herrous n'avait absolument rien demandé à personne. Il faut que ce soit dit. Un jour qu'il reste tard à son boulot pour ne pas rentrer chez lui et trouver sa maison vide, il lui prend l'envie soudaine d'aider un homme. Un homme coincé en haut d'une grille métallique, accroché par son jean, et qui semble tout bien considéré (après avoir cru à une chauve-souris géante) être un voleur de première catégorie. Qui se fait arrêter deux kilomètres plus loin par ce qui semble être la gendarmerie en lui laissant un joli petit souvenir : un paquet de gâteaux. Au coeur à la figue. Oui, mais voilà, ce n'était pas juste un paquet de gâteaux ordinaires, « tendes, plein de goût, parfumés. Juste la structure qu'il fallait. Un petit goût de revenez-y ». Non ils renfermaient des messages en papier, des petits messages envoyés de la providence peut-être. Et Joseph décida de jouer le jeu et de se rendre au « 2 bis, boulevard Bonne-Nouvelle. Redon ». Et c'est là que tout se péta la gueule.
Mon avis
A la fin de ce roman je me dis juste « waouh ». Mais aussi « ne faut-il pas être complètement fêlé pour imaginer un truc pareil ? ». Ou encore « non mais qu'est ce que je viens de lire au juste ? ». Parce que ce livre est une pure merveille de coïncidences, d'invraisemblances, de paradoxes et d'aventures grotesques. Et que, finalement, la couverture en est une excellente reproduction.
C'est comme si l'auteur en se réveillant un matin avait pris : un mec paumé, des gâteaux à la figue, un petit peu d'arts et de peinture, un Peintre à l'égo surdimensionné, une petite histoire d'amour, un bateau, un petit peu de fantastique, un petit peu d'enquête, un tueur psychopathe-mais-quand-même-vachement-drôle, et qu'il avait fait un petit milkshake parfaitement maîtrisé, sucré, avec juste ce qu'il faut de grain de folie et de punch (peunch pas ponch).
Mais regardons cela d'un peu plus près. le « héros », Joseph Herrous, a tout de l'anti-héros : il n'est pas particulièrement intelligent, ne brille pas par ses capacités physiques, et semble se retrouver démuni devant à peu près toutes les situations sauf celle de se verser un petit verre de pastis. Mais y a pas de doute possible, il en a une sacrée paire. Alors que rien ne présageait que j'allais pouvoir m'attacher à ce personnage grossier ET grotesque, j'ai petit à petit pris conscience que ce qui m'agaçait le plus était finalement ce qui faisait de lui un type tout à fait normal et humain et finalement qui donnait lieu à un personnage juste. Oui, il y avait bien comme une forme de justesse dans sa façon de s'énerver contre son destin, de vouloir tout envoyer paître, et de prononcer insultes sur insultes à tout va. Et ce qui lui arrive est si…comique. Et j'ai ris mais ris de très nombreuses fois devant des situations pourtant vraiment pas drôles pour Joseph qui en voit de toutes les couleurs !
Et puis il y a la multitude de personnages qui gravitent autour de lui : Serge, le vieux un peu fou, un peu sage, le peintre qui, le premier, a découvert ces gâteaux et trouvé les messages à l'intérieur ; Sarah, sa femme, qui officialisera sa rencontre avec Joseph d'un bon coup sur la tête, l'étendant pour le compte ; Clotilde qui n'a certes pas la langue dans sa poche mais qui sous ses airs de bravade et de femme forte cache une petite fille effrayée et admirative du travail de son père (Serge) ; le Peintre, celui que j'aurai peut-être le moins compris dans toute cette histoire, blessé dans son orgueil il y a des années par le père de Clotilde, et qu'il continue de faire souffrir ; et il y a aussi Henri et son bateau ; Jean-Charles Batailleur, artiste et tueur cannibale ; Max et son père, des forains ramenés là on ne sait pourquoi, etc., etc. Une toile cosmopolite, un patchwork dithyrambique remarquable.
Et il y a l'écriture de Benjamin Desmares, bien sûr. Peut-être un peu moins scandée, peut-être un peu moins poétique, mais tellement unique en son genre mélange de grossièreté et de tendresse, de traits d'esprit et de traits d'humour. Et toujours avec cette espèce de justesse sans faille qui vous fait réellement croire que c'est réel. Sans même que je ne le vois venir, j'étais partie, emportée dans son histoire sans queue ni tête, avec pour seul bagage des cookies auxquels je refuse désormais de toucher.
Le mot de la fin
Vous en dire plus sur les aventures de notre héros quadragénaire serait vous gâcher les délicieuses heures que vous passerez en sa compagnie. Mais sachez une chose : vous ne vous ennuierez pas. C'est drôle, trash, comique, tendre, vivifiant et bon dieu ce que cet o.v.n.i littéraire fait du bien !
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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LillyMaya
  29 octobre 2018
Aïe...
J'ai été au bout de ce récit totalement improbable et rocambolesque...mais avec un sentiment de malaise et d'écoeurement grandissant.
Ce n'est définitivement pas mon style d'histoire. D'une part, la grossièreté du personnage principal et de certains autres, et oui, j'entends suffisamment de gros mots dans les transports en communs ou dans la rue, pour ne pas avoir envie de les retrouver dans les livres que je lis pour m'évader ! D'autre part l'horreur de certains épisodes...
Le début m'a plu, mais j'espérais trouver un récit loufoque. Et ce que j'ai trouvé a basculé dans le glauque...
Ce qui est certain, c'est que je ne regarderais plus les biscuits aux figues de la même manière.
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SimonRoginski
  14 mai 2018
Formidable ! Un truc à finir nous embarque dans les tribulations de Joseph Herrous, son personnage principal et l'on est brinquebalé avec lui, jusqu'à la dernière page. Au cours des 400 pages de ce roman, on rencontre ainsi une brochette de personnages qui ont tous une épaisseur psychologique intéressante. Coup de coeur pour l'artiste-plasticien-psychopathe-cannibale, aux crimes effroyables, mais que l'auteur réussit le tour de force de rendre sympathique !
J'ai beaucoup aimé l'originalité et l'inventivité dans la description d'un milieu où les vedettes plasticiennes se livrent à de véritables duels artistiques. Mais l'idée la plus détonnante de ce roman reste l'irruption du fantastique (l'étrange ?) par l'intermédiaire de paquets de Figolus ! Une trouvaille qui m'a rappelé certains titres de Stephen King, où le fantastique peut jaillir des éléments les plus triviaux qui soient.
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sylviabustamante
  20 mai 2018
Des accidents de la vie, il en arrive fréquemment de nos jours, surtout aux quarantenaires...Mais sur Joseph Herrous, c'est un festival d'événements , d'accidents, de rebondissements ,une réaction en chaîne, qu'il ne maîtrise pas mais qu'il essaie de vivre comme il le peut et sans comprendre grand chose, qui déferlent sur lui.
J'ai été embarquée comme un bateau sur une vague par l'histoire riche d'imagination, de culture artistique, de personnages épais mais mystérieux. Et je n'ai abandonné ce livre qu'à la dernière page, orpheline de cette histoire et de son héros .
Un bon moment de lecture plaisir !
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Malatan
  30 juin 2018
J'ai fini ce "truc"... Ce que j'ai préféré c'est voyager sur ce vieux rafiot ! Maintenant je ne les verrais plus du même oeil... Je me plairais à croire qu'ils trouvent tous leur capitaine pour les emmener s'échouer au cimetière des bateaux. Et le coup du cake final ! Alors là ! ça m'a bien fait marrer tiens ! Ce roman m'a replongé dans cette veine décapante à la Boris Vian qui m'a tant fait délirer ado... Hâte d'en lire d'autres !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
DreamBookeuseDreamBookeuse   13 mai 2018
— Je vous ai tatoué une moustache.
— Putain ? Je le vois bien, mais pourquoi ? Pourquoi vous m’avez fait ça ?
— Ben, on en a parlé cette nuit, vous vous rappelez ? On s’est mis à parler tatouage et c’est vous-même qui avait dit que ce serait marrant, quelqu’un qui se ferait tatouer une moustache.
— J’ai jamais dit ça.
— Si, vous l’avez dit. Vous avez même parlé de la moustache d’Hitler. Alors, quand vous êtes tombé, quand vous vous êtes endormi, ça m’a démangé. Pour finir, je me suis dit, je sais pas, que ça pouvait être marrant. J’étais bourré, aussi.
— Marrant ? Ça pouvait être marrant ? Bordel ! Regardez-moi ! Vous m’avez défiguré !
Jean-Charles était jusque-là resté bien assis sur son siège, le regard droit à travers le pare-brise. Il se tourna vers moi, les traits transformés par la colère.
— Merde ! Vous faites chier ! Je vous ai fait la moustache d’Errol Flynn dans Robin des Bois. Vous avez une moustache de héros ! Elle est belle, cette moustache, j’ai fait du bon boulot. Avec cette moustache, Flynn a levé des centaines de nanas plus belles les unes que les autres. Et puis, oh ! Arrêtez de chialer ! N’oubliez pas que je suis un tueur, un psychopathe. Avec mon traitement et le pastis que j’ai bu, j’aurai aussi bien pu, je sais pas, vous découper les lèvres et m’en faire un bracelet.
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Video de Benjamin Desmares (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Desmares
Remis mercredi 29 novembre au Salon, 3 jurys de lecteurs ont décerné la Pépite Livre illustré à "Colorama" de Cruschiform (Gallimard ? Giboulées), la Pépite Roman à "Des poings dans le ventre" de Benjamin Desmares (Le Rouergue) et la Pépite Bande dessinée à "Momo" de Jonathan Garnier et Rony Hotin (Casterman), tandis que le jury professionnel a attribué la Pépite d'Or à "Nos Vacances" de Blexbolex (TrapèZe / Albin Michel)
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