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ISBN : 9791035201470
Éditeur : Thierry Magnier (18/04/2018)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Après avoir zoné au Mont-Royal une bonne partie de la journée, je me suis décidé à engager la conversation avec un mec assis dans l'herbe. Je lui trouvais une bonne tête. Une tête de petit garçon à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, sous ses cheveux longs tailladés à la Alice Cooper. - Tsé qu'ici, on les adore pô tellemint, les Frainçais ? - J'ai cru comprendre ça, ouais... - C'vot'fôçon d'êt...
Arrogain comme çô, l'nez levé, un peu... tsu vouô c'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
hashtagceline
  17 août 2018
Fred a quitté Strasbourg, sa ville natale, et vient d'arriver au Canada pour un mois.
La raison de sa venue : une fille.
Quand débute le roman, on comprend bien vite que la situation a tourné au vinaigre.
Résultat : au lieu d'un mois qu'il s'était imaginé idyllique, Fred va devoir le passer seul à se débrouiller pour trouver où dormir, de quoi manger et passer son temps. La douche froide.
De bonnes en mauvaises rencontres, de plans vraiment glauques en trajets en stop, Fred va sillonner un petit bout du Canada, passer par New York, les chutes du Niagara et bien d'autres endroits plus ou moins accueillants.
Pendant que l'on suit son parcours, Fred revient sur ce qui l'a amené au Canada et bien d'autres choses…
Car un mois, ça laisse aussi le temps de faire le point.

Claudine Desmarteau nous propose un road trip à sa façon. Et pour le coup, ça donne quelque chose de totalement déjanté.

Avec ce héros, on navigue entre une envie de rire (pas longtemps) et clairement une envie de le plaindre.
Il a été naïf, certes, il en a bien conscience. Et nous aussi. Mais bon, on fait tous des erreurs.
Si certaines situations prêtent à rire, bien vite, elles sont contrebalancées par des scènes bien plus tendues où le danger n'est pas loin.
On ne sait pas trop quoi penser de tout ca. Ce voyage va-t-il aider notre héros ? Ce n'est pas forcément l'impression que l'on a, non. du moins au début.
Il boit beaucoup, fume, mange mal (il se gave d'oeufs crus)… pour oublier son échec mais sans doute aussi pour d'autres raisons.
En même temps, c'est un ado un peu perdu au milieu d'un pays qu'il ne connaît pas qui vient de voir son rêve s'évanouir. Perdu, on le serait aussi à sa place.
Mais finalement, même s'il galère, il tient bon. Petit à petit, il se fait une raison, il se blinde. Il tient le choc. Et l'on sent que ce voyage ne lui laissera pas qu'un mauvais souvenir.
Comme je le disais plus haut, ce texte ne m'a pas mise mal à l'aise comme ses précédents mais il m'a tout de même un peu déstabilisée. A certains moments, je ne savais pas trop où l'autrice voulait en venir. Mais finalement, j'avais envie, comme Fred, de tenir bon.
Pour lui pas le choix d'avancer, pour moi si. Et je ne le regrette pas. Vraiment pas.
Je suis arrivée au bout du voyage avec Fred, un peu étourdie mais contente moi aussi de rentrer au pays.
Rétrospectivement, j'avais le sentiment que toutes ses rencontres, toutes ses bonnes et mauvaises choses qui lui étaient arrivées ne pourrait que l'avoir fait grandir et peut-être moi aussi un peu.
Les chapitres courts, le style saccadé et incisif de Claudine Desmarteau mettent les nerfs à rude épreuve. Cela donne beaucoup de rythme, les pages et les galères s'enchaînent.
J'aime vraiment son style. Alors oui c'est cru, parfois vulgaire, souvent violent mais il y a aussi des moments de grâce portés par une écriture vraiment puissante et brute.
Petites bulles d'air dans ce roman : les photographies en noir et blanc prises par le héros.
Elles sont apaisantes. On y ressent un certain calme et de la beauté.
Ce sont ces images qui resteront du voyage du héros. Finalement et paradoxalement, elles ne sont pas forcément représentatives des moments qu'il aura vécus. Bien souvent, on ne retient de certains voyages que les moments heureux, comme ceux figés, fixés par l'objectif d'un appareil.
Les photos trouvent tout naturellement leur place au coeur de ce roman décidément pas comme les autres.


Honnêtement, tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai adoré ce texte et que je vous invite fortement à le lire.
Certes, ce n'est pas un roman « passe-partout » qu'on lit pour se détendre mais c'est un texte très fort qui vous remuera, obligatoirement.
Je me rends compte en écrivant ma chronique qu'il m'est difficile d'en parler encore. C'est parfois le cas sur certains textes que j'aime beaucoup.

Alors si vous n'avez jamais lu de romans de Claudine Desmarteau, tentez l'aventure.
Si vous avez déjà lu du Claudine Desmarteau, vous savez de quoi je parle et je n'ai pas besoin de vous convaincre.
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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asnico
  20 juillet 2018
Un Strasbourgeois, Fred, rencontre une étudiante canadienne venue passer quelques mois en France et tombe amoureux d'elle. Il prévoit un road-trip d'un mois cet été en Amérique du Nord. Génial, ils vont pouvoir roucouler ! Sauf qu'à son arrivée, il déchante grave notre petit Fred ! La belle Emma ne l'aime plus. Et là commence un mois d'errance… Car Fred n'est pas très riche et a eu l'idée de prendre des billets non remboursés et non échangés.
Le lecteur le suit au fil de son épopée en auto-stop ou en car. Il rencontre des gens plus ou moins intéressants. Moi, j'avais plutôt envie qu'il rentre dare-dare en France le Fred parce que franchement, il n'a éveillé aucun intérêt chez moi, contrairement par exemple aux 2 comparses de l'émission « nus et culottés ». Il y a un peu d'humour, de vulgarité aussi, de photos-souvenirs dans le livre mais la mayonnaise n'a pas pris. Dommage.
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apolineordonez
  04 août 2018
Après avoir rencontré cette québecoise à Strasbourg, Fred, 20 ans, décide de la rejoindre un mois au Canada durant les grandes vacances. Seulement tout ne se passe pas comme il l'avait rêvé et il va devoir se débrouiller pour être logé. Que va-t-il bien pouvoir faire durant ce long mois ?
Ce bouquin m'a réellement plu pour différentes bonnes raisons. Tout d'abord c'est l'écriture qui m'a conquise, la plume de l'auteure qui nous donne la sensation d'être en dialogue avec le personnage du début à la fin. Ensuite le format qui rend la lecture fluide avec des chapitres de 3-4 pages maximum, le tout ponctué de photographies de ce voyage en Amérique du Nord. Et pour finir, l'histoire intemporelle de ce jeune homme amoureux défaitiste qui nous raconte ses rencontres, ses galères et ses moments d'introspection. Bref, à mettre dans les mains de tout ado à partir de 15 ans !
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Jubell
  20 avril 2019
L'histoire se déroule au milieu des années 1980, comme Fred il faut être jeune et un peu fou pour passer ce « mois à l'ouest ». Parce qu'il aimé une jeune fille, Frédéric, notre narrateur, dépense tout son argent pour un billet direction le Canada. Bien-sûr il n'a rien prévu d'autre, puisque son seul objectif est de voir sa copine. Mais le soi-disant amour changera d'avis sur ce qu'elle éprouve vis à vis de Fred, le laissant seul pour se débrouiller.
C'est le premier livre que je lis de Claudine Desmarteau, son humour est présent à chaque page. Dans les situations absurdes ou dans les rocambolesques, dans les rencontres de doux ou moins doux dingues,dans l'accent à couper au couteau des Québecois, dans les réflexions du Strasbourgeois Fred, tout pour nous faire sourire . Mais en tout au long du livre en parallèle aux courts chapitres et aux photographies noir et blanc qui nous montre un regard sur les grandes villes américaines, se deroule un drame personnel. de mon avis de lectrice, peut-être était-ce le but, le voyage de Fred complètement burlesque va l'aider à faire son deuil. J'ai trouvé le livre réussi, le public cible et, je crois, plus "jeunes-adultes" mais je pense qu'on peut le lire à n'importe quel âge mais pas trop jeune non plus...
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AngeleLovebooks
  07 avril 2019
Parce que son séjour à Montréal débute par une grosse désillusion, Fred, Strasbourgeois d'une vingtaine d'années, repeint tout ce qui l'entoure aux couleurs de son cafard. Les multiples déboires de Fred de Montréal à New York sont décrits du point de vue de Fred, souvent par un monologue intérieur désabusé, découragé et décourageant….Cela fait penser au célèbre début d'Aden Arabie « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. » et, plus dans le registre de Fred, à l'adage de Jacques Chirac : « Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille. ». Malgré quelques mini-éclaircies, j'avoue avoir été un peu lassée par la continuelle négativité de Fred. On a envie de lui dire, sans la moindre chance bien sûr de succès: « Arrête de ressasser tes problèmes, regarde autour de toi au lieu de regretter tes bretzels alsaciens. ». Ceci montre d'ailleurs combien Claudine Desmarteau a su rendre bien réel son personnage. En tout cas, si vous n'avez pas assez d'argent pour vous payer le voyage de vos rêves en Amérique, lisez ce roman et vous ne regretterez plus de ne pas pouvoir partir !!!
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critiques presse (1)
Ricochet   29 octobre 2018
Comme toujours avec Claudine Desmarteau, l’humour acide couine à toutes les pages. Que ce soient les situations absurdes ou rocambolesques, les rencontres de doux ou moins doux dingues, l’accent à couper au couteau des Québecois, les réflexions in petto du jeune éconduit, tout concourt à faire hurler de rire le lecteur.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
asnicoasnico   16 juillet 2018
C'est dingue comment on les façonne, les gens, dans nos souvenirs. Les visages vivants, on les oublie, on les fige. Même en regardant une photo, on ne voit que ce qu'on a envie de voir. On sélectionne ce qui fait plaisir. Ce qui nous arrange. Le reste on l'efface en loucedé. (p 11)
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JubellJubell   20 avril 2019
« Et je me recroqueville sous ma veste en fermant les yeux. Sans pouvoir dormir. Une boule de peur dans le ventre, de la taille d’un embryon. Un monstre en pleine gestation, une hydre à plusieurs têtes. Peur de me faire agresser. De me faire dépouiller. De me retrouver à sec, obligé de faire la manche ou de sucer des bites. Peur de tomber malade – j’ai mal à la gorge. De mourir sur le sol américain d’une angine foudroyante. De ne pas revoir la France, jamais. Peur qu’elle revienne me hanter. L’image horrible. » (p. 79)
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Videos de Claudine Desmarteau (13) Voir plusAjouter une vidéo
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