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EAN : 9782757886830
576 pages
Éditeur : Points (01/10/2020)
3.96/5   126 notes
Résumé :
La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d'écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d'une ann... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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cascasimir
  26 janvier 2020
"Blue Whale Challenge" , un jeu lancé sur un réseau social via internet: "VKontakte" en Russie, qui s'est soldé par la mort de plusieurs jeunes...

De... plusieurs jeunes décérébrés... 50 défis à faire, le dernier étant le suicide...
Philip Fox, un des instigateurs du jeu, avait été condamné à 3 ans de prison, pour le suicide de 2 jeunes...
Une légende urbaine?

Ici, l'auteur parle de crétin digital et d'accros au numérique (1000 heures/ an pour un enfant en maternelle et 2400 heures pour un lycéen.)

Il nous parle de la démission des parents. C'est plus facile de coller son mioche devant une télévision, ou de s'en débarrasser, en lui donnant un smartphone...
C'est la première génération (les millenials) en recul sur le plan du Q.I et du Q.E (quotient intellectuel et émotionnel...)

Problèmes hallucinations audiovisuelles (on croit entendre la sonnerie de son portable), anxiété en ne retrouvant pas son téléphone (début de la maladie mentale?), le "Text neck", hernie du cou. Certaines villes ont installé des feux au ras du sol, aux carrefours et des lignes sur le trottoir, pour guider les accros au téléphone.
Ne pas oublier les décès idiots, en prenant un selfie près d'une falaise...

Avec un appauvrissement du langage (Les livres du "Club des 5" ont été expurgés des mots trop difficiles pour nos "as des jeux vidéo "...)
Ils ne comprenaient pas "repas dans un endroit champêtre ", on a traduit ce passage par pique-nique...

Il y a quelques jeunes qui fuguent, car on leur a confisqué leur smartphone, d'autres qui se replient sur eux-mêmes (comme les otakus " Hikikomori" au Japon)...
Un crétin, un rescapé du stade ultime du "Blue Whale Challenge", déclara qu'il croyait que la corde autour de son cou, allait se rompre, comme dans un jeu vidéo... Game over?

Mais, c'est peut-être encore une légende urbaine? Par contre, on a vendu 30,28 millions du jeu "Mario Bros", jeu de course de kart, cité dans le livre...

Il y a des jeux pires, en Amérique (sur le Dark net ?) que la Cour Suprême aimerait faire interdire: ..." les victimes sont démembrées, décapitées, éviscérées, enflammées et découpées en petits morceaux."
Ou des jeux où "on peut rejouer les meurtres commis par les tueurs du collège de Columbine et de Virginia Tech.
Un autre où le but est de violer des amérindiennes. Un jeu où on peut faire un nettoyage ethnique (de noirs, latinos et de juifs.) Un jeu où il faut loger une balle dans la tête de JFK, à Dallas..."

"Mais, tout cela est protégé par la liberté d'expression !"
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Rodin_Marcel
  24 mai 2020
Desmurget Michel – "La fabrique du crétin digital : les dangers des écrans pour nos enfants" – Seuil, 2019 (ISBN 978-2-02-142331-0)
– format 22x15cm, 430p. – Notes bibliogr. pp. 347-424

Grosse déception à la lecture de ce livre qui bénéficia d'un tapage médiatique disproportionné ; quant à l'attribution du prix "femina essai", elle résulte fort probablement de copinages, à moins qu'aucun membre du jury n'ait réellement lu ce piètre ouvrage.

La quatrième de couverture affirme que "ce livre [...] est celui d'un homme en colère" : il se trouve que ce livre m'a vraiment mis en colère, pour plusieurs raisons.

D'abord, parce qu'il est – pour le moins et en restant poli – très mal écrit, alors que l'auteur n'est plus de première jeunesse, a déjà publié d'autres ouvrages grand public, et nous est présenté comme "docteur en neurosciences et directeur de recherche à l'INSERM".
Connaissant bien le milieu de la recherche scientifique franchouillarde, je me doute que ce personnage a la vilaine habitude d'assurer ses revenus et ses avancements en publiant le fruit de ses prodigieuses recherches exclusivement en anglais (un sabir anglais si relatif qu'Elsevier impose depuis quelques années une réécriture par un "nativ" des articles produits par nos chercheurs hexagonaux), mais ce n'est tout de même pas une raison pour tomber à un niveau si bas de formulation en français, la langue des contribuables qui assurent lesdits revenus.
Et je n'ose même pas penser à ce que doivent subir les patients d'un docteur en "neurosciences" formulant si maladroitement ses pensées dans sa langue d'origine. le fait de recourir ça et là à de lourdes antiphrases n'améliore pas la compréhension du texte : il faut disposer d'une plume leste et maligne lorsque l'on tient à mobiliser ce procédé d'écriture !
A moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'un texte quasiment à l'état de brouillon, non revu, non relu, bâclé ?

Ensuite parce que le texte est tellement mal construit qu'une bonne partie en est carrément hors sujet par rapport au titre racoleur s'étalant sur la couverture.
Toute la première partie (pp. 33-174, soit tout de même 141 pages, soit un bon tiers de l'ouvrage) est en effet consacrée au problème – certes important mais très marginal par rapport au sujet annoncé –, de la distorsion systématique voire de l'imposture consciente, pratiquées par les médias grand public lorsqu'il s'agit de torpiller les résultats solides des recherches scientifiques pour complaire à leurs bailleurs de fonds (les publicitaires et détenteurs des capitaux finançant lesdits médias).
L'auteur s'étend longuement sur ce point, s'égare en narrations verbeuses de cas fumeux, là où deux ou trois exemples bien choisis suffisent largement, car le lecteur n'est pas un crétin (les pages 15 à 32 n'avaient guère besoin d'être suivies de cette indigeste démonstration). La sixième phrase de son "épilogue" (p. 339) le reconnaît : "au début [ce livre n'était porté que par] une recherche bibliographique parcellaire".

Pire encore, l'auteur affaiblit lui-même considérablement son propos en l'étayant dans la majorité des cas d'études exclusivement états-unisiennes. Il s'en défend en prétendant que seuls les USA auraient procédé à des suivis de cohortes suffisamment nombreuses pour être pertinentes. Ce faisant, comme l'écrasante majorité de ses collègues européens, il avoue ne jamais consulter autre chose que les sources anglo-saxonnes limitées aux USA, avec quelques rares incursions au Canada, Royaume-Uni ou Australie (cf son invocation dans la note de la p.21 de Pubmed et du Web of science, ce que reflète la "bibliographie" figurant en fin de volume.

Car l'ouvrage se termine bel et bien par une séquence baptisée "bibliographie" s'étalant de la page 347 à la page 424, soit 77 pages de références bibliographiques !
Malheureusement, et un chercheur le sait fort bien, une liste de références des sources citées au fil du texte ne constitue en aucun cas une bibliographie : ces "notes bibliographique" figurent généralement là où elles doivent se trouver, c'est-à-dire en bas de la page concernée, de façon à ce que le lecteur puisse immédiatement vérifier la pertinence du propos énoncé.
Pour ne prendre qu'un exemple, le lecteur devrait fastidieusement se reporter aux notes de fin de volume pour connaître la nature exacte des statistiques citées pp. 191-198 : de quelle population parle l'auteur ?
Qui de l'éditeur ou de l'auteur a ainsi voulu "dégager" le texte pour le "simplifier" (dans le but certainement de "s'adapter" au lecteur pris pour un crétin) ? Admettons. Mais il n'en reste pas moins que ces "notes bibliographiques" auraient pu et du être suivies d'une véritable bibliographie critique, organisée et classifiée.

Reste donc la "deuxième partie" (s'étendant des pages 177 à 346, soit 169 pages, moins de la moitié de l'ouvrage) réservée – enfin – à l'étude du sujet annoncé.
Cette étude pêche encore une fois par l'abondance de références états-unisiennes.
C'est très gênant lorsque l'on prétend étudier les moeurs des jeunes générations : malgré la standardisation mondiale menée délibérément au pas de charge par nos "élites" hors sol largement subjuguées par le modèle états-unisien, les systèmes éducatifs et les moeurs locales assurent encore (pour combien de générations humaines ?) suffisamment de différenciation pour que le recours à des références principalement anglo-saxonnes suffise à affaiblir considérablement la valeur de la démonstration effectuée par l'auteur.
L'évocation d'études scientifiques d'origines à tout le moins européennes (les recherches menées dans d'autres pays de l'UE sont quasi totalement absentes), voire franco-françaises, seraient certainement plus convaincantes.

Autre défaut majeur : l'auteur vitupère, mobilise un langage émotionnel, et tombe dans un verbiage envahissant qui limite drastiquement la place disponible pour l'exposé de données concrètes intéressant réellement le sujet. L'auteur se réfugie dans des statistiques générales, et ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes connues de tous les parents. Oui, la télévision est faite pour abrutir les gens, et les écrans de toute nature sont délibérément conçus pour renforcer, accentuer et amplifier le phénomène – le "temps de cerveau disponible" pour Coca-Cola remonte à quelques décennies !
Et l'hypocrisie du pseudo "effet éducatif" est un argument que tous les parents connaissent également : le web charrie 90% de contenus nauséabonds pour à peu près 10% de contenus intellectuels, ces derniers servant de justificatif à une emprise de plus en plus tentaculaire. Avec la crise du corona-virus, les GAFA se targuent même de sauver le monde en remplaçant carrément les contacts humains réels par des conférences virtuelles, et en assurant être à même d'espionner minute par minute les déplacements des connectés "pour mieux les connaître" et leur "suggérer" ce qui ne manquera pas de "faire leur bonheur". Tout cela est connu, il suffit par exemple de lire "la silicolonisation du monde".

De telle sorte que, tout à ses vitupérations, l'auteur se limite à des lieux communs, et ne procède à aucune contextualisation de son propos, ni dans la profondeur historique, ni dans les autres secteurs touchés.

Manque ainsi (pour ne prendre qu'un exemple), une mise en perspective historique étudiant le lien entre la création puis la diffusion de la télévision dans les années soixante de ma jeunesse (débuts de la massification de l'écran) et l'urbanisation massive des populations des pays dits développés, urbanisation accompagnée de la destruction systématique des emplois indépendants (artisans, commerçants, agriculteurs) et de la systématisation de l'emploi salarié urbain à l'origine du "temps libre" exploité pour abrutir une population travaillant désormais à heures fixes et confinée dans des cage-à-lapins pompeusement nommés "appartements".
L'irruption de l'écran de télévision coïncide avec la déresponsabilisation systématique de vastes franges populaires.

L'auteur faisant souvent allusion à l'hypocrite cynisme des publicitaires, on ne peut qu'être surpris de l'absence totale de la moindre allusion aux combines de l'industrie du tabac, comme l'archétypale campagne orchestrée par Edwards Bernay (torches of freedom – torches de la liberté), le cow-boy de Marlboro, l'utilisation cynique et délibérée du menthol pour faire fumer la jeunesse (il aura fallu plus de trente années pour que la France se décide à interdire cette saleté ce 20 mai 2020 !!!), avec pour point commun la complicité de toute la classe dominante même – surtout – "contestataire" (cf la célèbre photo de Brel, Brassens, Ferré ou encore – pour ces dames "libérées" – les Sagan et autres Beauvoir, sans oublier Sartre, le cigare de Castro etc).

Pas de réflexion approfondie non plus sur l'abyssale dégradation de l'accompagnement sonore (on ne parle plus de musique mais de bande son ou de la si bien dénommée "techno"), réduit à un vacarme épouvantable diffusé par des "murs de son".
Cconcernant plus spécifiquement l'endoctrinement de "la jeunesse" vers un système de valeurs privilégiant l'abrutissement, pas un mot non plus sur le lien entre ces jeux vidéo violents / pornographiques et le matraquage de ces stars et "concerts de rock" à la Madonna (encore la cigarette, en plus du jeté de culotte) et autres Rihanna/Shakira, les décibels accompagnant la consommation sous-jacente de "pétards", car la drogue a pris le relai de la cigarette comme corollaire de ces postures "libérées" sciemment manipulées par le pouvoir politique de tout bord.

Cet ouvrage lapidaire, mal écrit, mal construit, dessert totalement la cause qu'il prétend servir : c'est vraiment, vraiment dommage tant l'importance du sujet mérite des études autrement plus sérieuses, dans la continuité par exemple du livre de Sadin "La silicolonisation du monde : l'irrésistible expansion du libéralisme numérique".
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VincentGloeckler
  03 septembre 2019
Enfin, a-t-on envie de dire, un discours qui ne nous prend pas pour des imbéciles, démonte les mauvais arguties des charlatans du numérique, pseudo-scientifiques ou journalistes peu scrupuleux sur la valeur des preuves, ou des vendeurs de jeux vidéo, et démontre les considérables méfaits de l'extension de l'empire (récent, mais si puissant déjà !) des écrans sur nos cerveaux, le développement et la survie de l'intelligence, notre santé, et, en conséquence, à demi-mots, notre esprit critique, notre culture, notre capacité à vivre ensemble ! Après avoir déjà, magistralement, révélé le désastre causé aussi bien dans les têtes que dans les corps par la télévision, dans « TV Lobotomie », Michel Desmurget fait ici oeuvre de salut public, en avertissant des dangers que font peser les instruments et les contenus numériques sur nos esprits, et, en particulier, ceux de nos enfants. Une démonstration claire, appuyée sur ses propres recherches en neurosciences et sur une connaissance approfondie de la littérature scientifique dans le domaine, accompagnée, dans une première partie, d'un très appréciable travail de démystification à l'encontre de la litanie démagogique et commerciale des apologistes du digital. Et comme notre chercheur n'a pas sa langue dans sa poche, mais possède un vrai sens de la formule, comme il sait, oui, écrire, on dévore cette étude, de plus en plus accablé, au fil des pages, par l'effarant pouvoir de ces écrans, dans leurs usages de distraction, de plus en plus découragé face à la tâche difficile qui s'annonce pour essayer d'en limiter les effets néfastes pour les générations à venir. A l'heure où l'on remplace des heures de français, d'histoire-géographie ou de sciences exactes par un « apprentissage » des « sciences numériques » dans les programmes du lycée, on mesure le boulot de résistance à mener… Et comme Michel Desmurget montre que les principales victimes de la séduction numérique sont les classes défavorisées – rappelant, et c'est bien utile, que les grands industriels et propagandistes du numérique inscrivent, eux, leurs enfants dans des établissements d'élite, censurant les écrans, gardant vivant l'enseignement des sciences classiques et des humanités, sinon du latin et du grec…- , applaudissons aussi la parution d' « Enfances de classe », un ensemble d'études sociologiques, publiées sous la direction de Bernard Lahire (Seuil), montrant que l'école continue à reproduire les inégalités.

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Lorraine47
  09 avril 2020
Pour celles et ceux qui craindraient être remplacés par le numérique, la lecture de "La fabrique du crétin digital" se révélera plus que salutaire. Non messieurs, mesdames, les enseignants et enseignantes, n'ayez crainte: l'actuel confinement ne vous remisera pas au placard!
En effet, si à l'heure actuelle vous n'avez pas d'autre alternative que de prodiguer votre science via le net, sachez que ce n'est pas la panacée car rien ne pourra jamais remplacer l'interaction entre un enseignant et ses élèves pour acquérir des connaissances.
Je vais peut-être me faire de nombreux ennemis chez les adeptes du "tout numérique", mais je n'invente rien, tous les arguments sont avancés un à un par Michel Desmurget, appuyés par de solides études scientifiques.
Les écrans quels qu'ils soient (télévision comprise) sont nocifs avant six ans, après 6 ans et ce jusqu'à 12 ans pas plus d'une heure par jour (tout écran confondu). Pendant cette période où le cerveau est à sa plasticité maximale il convient de le préserver et de lui donner l'essentiel: une vraie communication avec des êtres humains en chair et en os, un sommeil et une alimentation de qualité et des activités motrices quotidiennes et diversifiées.
Pour les adolescents et les adultes, tout usage excessif est dangereux pour la santé au même titre que n'importe quelle substance psychoactive: drogue, alcool, tabac. Loin de nous libérer nos consommations numériques nous aliènent et nous débilitent.
Un ouvrage qui loin d'enfoncer des portes ouvertes nous donne à réfléchir sur nos pratiques.
Bref, ce n'est pas pour autant que je vais définitivement disparaître de Babelio, après une éclipse de plusieurs mois...
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Z3D
  08 janvier 2013
Je conseille la lecture de ce livre à tous les libéralistes et capitalistes d'Europe qui prennent les USA comme modèle alors qu'ils n'y ont jamais mis les pieds. Je le conseille surtout à ceux n'ayant pas un capital d'au moins 1 million d'euros.
Michel Desmurget est un neuroscientifique et a ce titre, il a travaillé et vecu outre-Atlantique pendant 8 années. En revenant en France, il a voulut comparer les 2 systèmes sociaux à travers 3 thèmes majeurs que sont la santé, la justice et l'éducation.
La conclusion est simple, les Etats-Unis ont le modèle parfait pour des personnes entre 20 ans et 45 ans sans enfant et en bonne santé! Si on sort de ces cases, mieux vaut avoir un super mega job!
Comme tout le monde le sait, c'est un système qui met au centre l'argent et qui entretient ceux qui en ont empêchant la majorité d'y accéder!
Personnellement, je ne veux pas d'un pays où ce sont les assureurs et non les médecins qui décident des soins à pratiquer (nous y tendons déjà), je ne veux pas qu'une opération coûte 10 fois plus cher à une personne pauvre qu'à une personne riche, je ne veux pas qu'on puisse licencier quelqu'un dès que ce dernier veut faire valoir ses droits! Je ne veux pas d'un pays où la peine encourue dépend du prix de l'avocat , où l'éducation n'est donnée qu'au plus riche alors que les plus pauvres apprennent grâce à Walt Disney!
Vous pensez que j'exagère, lisez ce livre très bien écrit et très bien documenté d'un chercheur en Neuroscience. Arprès cela, vous verrez que les impôts que nous payons ne sont pas si extravagants!
Malheureusement, la tendance veut que nous copions ce "parfait modèle". Je finirai en citant Mme Parisot illustrant la pente sur laquelle nous nous trouvons: "L'Amour est précaire, la vie est précaire, pourquoi le travail ne serait-il pas précaire ?"
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
MerikMerik   26 octobre 2020
D'un point de vue strictement épidémiologique, la conclusion à tirer de ces données se révèle assez simple : les écrans sont un désastre. Toute maladie qui afficherait le même pedigree (obésité, troubles du sommeil, tabagisme, difficultés attentionnelles, retards de langage, dépression, etc.) verrait une armée de chercheurs se lever sur sa route. Rien de tel concernant nos lucratifs joujoux digitaux. Juste, de-ci de-là, quelques timides mises en garde et appels à une « vigilance raisonnée ».
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LeMaedreLeMaedre   07 octobre 2020
Le bon sens souffre des mêmes infirmités chroniques que l'opinion. C'est sur ses cendres que s'est constituée la science.
Le bon sens, c'est ce qui nous dit que la Terre est plate et immobile. Il est l'intelligence de l'ignorant; une intelligence de première intention, forcément trompeuse et mutilée.

Affirmer le contraire, c'est omettre tant la complexité du monde que la grossière partialité des perceptions individuelles.

Ce qui est inacceptable, c'est de confondre opinion, bon sens et expertise. L'expert, n'en déplaise aux démagogues et pourfendeurs de l'élitisme, c'est celui qui maîtrise les savoirs fondamentaux de son champ d'intérêt.

Il faut « penser soi-même » nous dit-on. Qui en doute ? Toutefois, pour livrer ne serait-ce qu'un embryon de pensée pertinente, encore faut-il avoir des connaissances précises sur lesquelles s'appuyer. Penser dans le vide, ce n'est pas penser, c'est divaguer.

Comment quelqu'un pourrait-il, par exemple, parler avec intelligence du réchauffement climatique s'il ne sait rien des sciences du climat ? L'idée même est absurde.

Avant de révolutionner leur domaine, Picasso, Einstein, Kepler, Darwin ou Wegener ont passé des décennies à digérer les travaux de leurs prédécesseurs.
C'est ce patient labeur, et lui seul, qui leur a permis tout d'abord de penser, ensuite de penser par eux-mêmes et enfin de penser autrement.

Alors oui, j'en ai assez de ces spécialistes autoproclamés qui saturent l'espace médiatique de leur verbiage inepte. J'en ai assez de ces lobbyistes abjects, déguisés en experts, qui nieraient jusqu'à la sphéricité de la Terre si cela pouvait servir leur carrière et engraisser leurs intérêts.
J'en ai assez de ces journalistes inconséquents qui tendent plumes et micros vers le premier hâbleur venu, sans se demander si ce dernier connaît effectivement le sujet dont il parle.
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omarechalomarechal   17 novembre 2019
.. après quelques bla-bla d'usage sur les bienfaits du numériques, la discussion (avec une personnalité politique française porteuse de plusieurs mandats nationaux) s'est à peu près passée de la façon suivante :
Moi : Toutes les études montrent un affaissement majeur des compétences cognitives de ces jeunes, depuis le langage jusqu'aux capacités attentionnelles en passant par les savoirs culturels et fondamentaux les plus basiques. ...
Lui : On parle d'économie de la connaissance, mais c'est minoritaire. Plus de 90% des emplois de demain seront peu qualifiés, dans l'aide à la personne, les services, le transport, le ménage. Il ne faut pas pour ces emplois des gens trop éduqués.
Moi : Alors pourquoi les emmener tous à Bac+5 si c'est pour qu'ils finissent vendeurs chez Décathlon ?
Lui : Parce ce qu'un étudiant ça coûte moins cher qu'un chômeur et c'est socialement plus acceptable. On connaît tous le niveau de ces diplômes. C'est pour amuser la galerie. Il ne faut pas être naïf; et puis, plus on les garde longtemps à l'Université et plus on économise sur les retraites.
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LeMaedreLeMaedre   16 octobre 2020
L'atteinte faite au langage dépasse largement le cadre des évaluations académiques formelles. Elle s'incarne aussi dans la « vraie vie ».

En ce domaine il apparaît ainsi, par exemple, que les enfants d'aujourd'hui sont incapables d'absorber les ouvrages de la « Bibliothèque rose » que lisaient aisément leurs ascendants dans les années 1960-1970.

Pour ne pas condamner Fantômette et Le Club des Cinq aux oubliettes, nos amis éditeurs ont dû se lancer dans une vaste opération de réécriture.

Ainsi, entre l'édition originale du " Club des Cinq et le trésor de l'île" de 1962 et celle de 2006, la longueur du texte a été réduite de 45 % et le nombre de mots uniques de 42 % !

Tout est désormais court et concis. On ne précise plus « le pique-nique marqua une halte agréable, dans un cadre champêtre à souhait » ; on écrit « la famille s'arrête pique-niquer en haut d'une colline ».

Fini le passé simple, les mots sortant de l'ordinaire, les formes irrégulières, les descriptions fécondes : trop compliqués...
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Z3DZ3D   30 septembre 2012
Dans un superbe ouvrage, ce professeur de lettres (Jean-Paul Brighelli), normalien et agrégé, montre avec brio que le système pédagogique a récemment été réorganisé pour produire "une main- d'oeuvre bon marché, mise en concurrence avec un sous-prolétariat exotique, (...) formée à une tâche précise, et surtout débarrassée de la culture globale qui lui permettait, jadis, d'analyser le système, de se représenter dans ce système - et, in fine, de le critiquer. (...) Notre société a compris qu'il était de toute première importance de fabriquer les personnels acculturés dont le marché avait besoin. (...) Le rêve de l'industriel, c'est l'ilote, l'esclave sans conscience des sociétés antiques, le Crétin des sociétés modernes.
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Videos de Michel Desmurget (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Desmurget
La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d'écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d'une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires). Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d'écrans est loin d'améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d'atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes. « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l'histoire de l'humanité, une telle expérience de décérébration n'avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents !
Michel Desmurget est docteur en neurosciences et directeur de recherche à l'Inserm. Il est l'auteur de TV Lobotomie (Max Milo, 2011) et de L' Antirégime (Belin, 2015), qui ont tous deux remporté un large succès public.
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